Brèves ( Juin 2010 )

(Sources : www.noticiasaliadas.org /www.rebelion.org / www.prensamercosur.org)

HAITI : l’aide de Monsanto…

La multinationale Monsanto a offert à Haïti 475 tonnes de maïs transgénique avec le soutien de l’ambassade des Etats-Unis en Haïti et du gouvernement haïtien. Les organisations sociales informent les agriculteurs des risques de dépendance liés à ce “ cadeau empoisonné ” : fertilisants et pesticides indispensables, et pas de réutilisation possible des semences de deuxième génération. La distribution a commencé. La société civile et les organisations paysannes, dont Vía Campesina, dénoncent ce type de “ solidarité ” en conseillant aux paysans de brûler et enterrer les semences maudites. Une marche de protestation se prépare pour le 5 juin, journée mondiale de l’Environnement.

BOLIVIE : rattrapé par la justice.

Une juge bolivienne a ordonné l’arrestation de Gary Prado, général retraité qui captura le révolutionnaire argentin Ernesto “ Che ” Guevara dans la forêt bolivienne en 1967. Il est  actuellement accusé d’avoir des liens avec un groupe séparatiste d’extrême droite sévissant dans la région orientale du pays et qui aurait été impliqué l’an dernier dans une conspiration pour assassiner Evo Morales.

GUATEMALA : mine meurtrière ?

La Commission Interaméricaine des Droits Humains ( CIDH) a ordonné au gouvernement du Guatemala de paralyser les opérations de la mine Marlin, propriété de l’entreprise canadienne Gold Corp Inc., pour dégâts dans l’environnement et pour le risque sanitaire qu’elle représente pour la population indigène maya du département de San Marcos. Dans un communiqué daté du 21 mai, la CIDH donnait un délai de 20 jours pour effectuer la suspension des activités minières, après une investigation de l’Université du Michigan (Etats-Unis) qui a trouvé des résidus de mercure, cuivre, arsenic, zinc et plomb dans des échantillons de sang et d’urine prélevés sur des habitants du lieu.

MEXIQUE : la pilule quand même !

Une loi fédérale voulait obliger tous les centres de santé du pays à délivrer la pilule du lendemain aux femmes victimes d’abus sexuels. Un magistrat conservateur avait voté, seul contre tous, contre cette loi. La Cour Suprême de Justice de Mexico a tranché en confirmant le caractère constitutionnel de la délivrance du contraceptif d’urgence.

COLOMBIE : du danger de défendre les Droits Humains.

Le bureau colombien du Haut Commissariat des Nations Unies pour les Droits Humains a dénoncé les assassinats survenus en mai de deux défenseurs des Droits Humains. L’un travaillait avec des Colombiens déplacés par les paramilitaires, l’autre était un survivant du massacre de Alto Naya survenu en 2001. En 2009, 32 militants de défense des Droits Humains ont été assassinés en Colombie.

ARGENTINE : séquestration et prostitution dans les zones d’activité économique.

La traite de femmes et de filles de plus en plus jeunes est un fléau croissant qui se répand surtout dans les zones productrices de soja et les zones pétrolières. Une responsable du programme “ Esclavage zéro ” de la Fondation El Otro, qui se consacre à promouvoir la participation citoyenne aux affaires publiques, met sur le même plan “ la route du soja, la route du tourisme sexuel et la route des évènements sportifs nationaux ou internationaux ”. Deux procédés sont utilisés : la séquestration et l’offre d’emploi mensongère. Depuis fin 2008, plus de 600 femmes et filles ont disparu. Dans le système des maisons de tolérance existantes, les filles sont souvent gérées par la mafia japonaise ou russe, qui les loue pour de courtes périodes aux lieux de “ rencontre ” qui ont l’aspect de maisons de massage, cabarets, clubs de whisky, clubs nocturnes… En Argentine l’exploitation sexuelle pour le profit est interdite depuis 1913 et les maisons de tolérance depuis 1937. Ce qui n’empêche pas la publicité ouverte pour les lieux ci-dessus. L’Argentine a ratifié en 2002 le Protocole des Nations Unies pour prévenir et sanctionner la traite de personnes et surtout de mineures, mais les lois s’avèrent sans effet quand “ la corruption institutionnelle généralisée implique tant les hauts responsables des forces de sécurité que les fonctionnaires du pouvoir politique et judiciaire ”.

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