BREVES (février 2012)

BOLIVIE : Déclaration du nouveau chef des Forces Armées.
(www.prensa-latina.cu)
Le commandant en chef Gandarillas, lors de la célébration du deuxième centenaire des Forces Armées Boliviennes, a déclaré que « la  Constitution prévoit que l’armée se présente comme une institution socialiste, communautaire. » Il rappela aussi que jusqu’en 2005, l’armée avait été mal utilisée par les classes dominantes, ajoutant que « on ne doit pas permettre que d’autres puissances viennent et décident pour nous, ceci est impossible ».  Pour Gandarillas, être socialiste signifie « vivre bien » en réduisant les différences abyssales entre les pauvres et les riches du pays, entre les classes aisées et celles qui ne possèdent rien. « Le plus important pour les Forces Armées est de participer au développement intégral du pays. La Bolivie a besoin non seulement de ses Forces Armées mais aussi de tous les Boliviens, qu’ils soient mineurs, paysans, ou d’autres professions… » Il remercia le Président Morales pour avoir rendu à l’armée son véritable rôle social. Depuis son arrivée au pouvoir en 2006, Evo Morales a pratiqué une politique de gauche, nationaliste et indigène, qui a conduit à changer la position des Forces Armées de Bolivie, historiquement sous la coupe des Etats-Unis.  

MEXIQUE :
La sécheresse et la faim
(www.jornada.unam.mx)
Une sécheresse exceptionnelle affecte 19 Etats du nord et du centre du pays, soit en tout mille neuf cents municipios. Presque un million d’hectares de cultures et des milliers de têtes de bétail ont été perdus.
Le gouvernement a approuvé un programme intégral pour affronter ce phénomène climatique qui met en péril la sécurité alimentaire de la population. Selon le chef de l’Etat, Felipe Calderón, l’urgence est de garantir l’approvisionnement en eau potable et en aliments. Le programme prévoit également d’améliorer l’entretien des sources et des nappes aquifères, ainsi que de prendre des mesures pour réduire les risques de maladies associées à la sécheresse.
Deux mille cultivateurs et éleveurs ont entrepris une marche, la Caravana del Hambre (Caravane de la Faim) jusqu’à la capitale pour exiger un appui économique. Parmi eux les indigènes rarámuris, une ethnie du Chihuahua, qui souffrent depuis trois ans de carences alimentaires encore aggravées par la sécheresse actuelle.

VENEZUELA
Selon la Commission Economique pour l’Amérique Latine et les Caraïbes (CEPAL), le Venezuela est le troisième pays avec le moins de pauvreté en Amérique Latine. ( ALAI, janvier 2012)Dans son rapport « Panorama social de l’Amérique Latine 2011 », la CEPAL signale que durant 2010 les nations qui ont présenté les taux les plus bas de pauvreté sont : l’Argentine et l’Uruguay (8,6 %), suivies du Panama ( 25,8 %), du Venezuela (27,8 %) et du Pérou :31,3 Par contre, parmi les pays qui comptent le plus d’habitants en situation de pauvreté, on note : le Honduras ( 67,4 %), le Paraguay (54,8 %), El Salvador (46,6 %) et la Colombie ( 44,3 %).La CEPAL précise que dans le cas du Venezuela, les investissements du gouvernement dans le domaine social ont été un facteur fondamental dans l’évolution de cette situation. Avec l’arrivée du gouvernement Chávez, l’investissement social est passé de 36 % à 62 % du budget national. Et durant les douze dernières années, le Gouvernement a maintenu une politique constante d’augmentation du salaire  minimum qui compense le montant de l’inflation. Dans le secteur agraire, durant les 10 dernières années, un million 38 mille hectares ont été attribués par le gouvernement national à 37 mille paysans grâce à la régularisation de la propriété de la terre. Par la Banque Publique Sociale, cent vingt huit mille crédits ont été accordés. Une augmentation de la production de 70 % a été enregistrée malgré des revers d’ordre climatique et la diminution de quelques secteurs de production ( canne à sucre, – 11%, soja, – 24 %, platano, – 4 %)

NICARAGUA  (www.rebelion.org)
L’existence d’une relation directe entre criminalité et pauvreté divise depuis longtemps gouvernants et spécialistes. L’absence de réponse définitive est encore plus frappante dans le cas du Nicaragua. Malgré les violences intra-familiales, ce pays, l’un des plus pauvres de l’Amérique Latine, affiche des résultats très positifs en ce qui concerne le crime organisé, le trafic de drogues, l’organisation de bandes organisées ou  « maras ». Au Nicaragua on enregistre 13 homicides pour cent mille habitants quand le Honduras en a 78, le Salvador 69 et le Guatemala 42. Et cela avec seulement 9 policiers pour cent km2, quand le Salvador en a 100 par km2. Selon Miriam Torres, du Secrétariat Exécutif de la Police Nationale du Nicaragua, « L’histoire de la police sandiniste y est sans doute pour quelque chose : Durant presque un demi-siècle, le dictature sanglante de Somoza (1934-1979) attribua à sa Guardia Nacional le rôle de Police et d’Armée. Quand la lutte révolutionnaire réussit à renverser la dictature (1979), il fallut détruire le système existant et en construire un nouveau. La nouvelle Police fut formée au milieu du processus révolutionnaire, avec la participation directe des combattant(e)s et d’autres secteurs de la population insurgée. Elle est donc née directement du peuple et maintenant elle garde ses racines, sans perdre sa relation constante avec les gens et les communautés ».

AMERIQUE LATINE   (www.adital.org.br)
Le rapport sur la Sécurité Citoyenne et les Droits Humains, élaboré par la Commission Interaméricaine des Droits Humains (CIDH) de l’Organisation des Etats Américains (OEA) signale que la moyenne des homicides en Amérique Latine est de 25,6 pour cent mille habitants. Taux élevé ( 8,9 en Europe et 5,8 au sud-est asiatique. Dans la tranche d’âge des 15 à 29 ans, le taux d’homicides grimpe à 68,9 pour cent mille habitants. L’Institut Sangari qui publie au Brésil une Carte de la Violence 2011, affirme que l’indice élevé de violence en Amérique Latine est dû surtout à deux facteurs : l’héritage culturel, (colonisation, esclavage et conflits), et la forte concentration des richesses. Les jeunes sont les plus sensibles aux injustices sociales et aux difficultés d’insertion. Or dans de nombreux pays, les politiques orientées vers la jeunesse sont encore en processus de construction. Pour bien des sociologues, le cadre de violence ne changera – à long terme – qu’avec davantage d’éducation. Dans l’immédiat, il faut signaler que des jeunes de différents pays, préoccupés par cette violence, se mobilisent en campagnes et actions contre ce phénomène social. Des jeunes du Guatemala  ont créé le mouvement « Jeunes contre la Violence »  pour réaliser des projets de prévention de la violence juvénile et  garantir davantage d’opportunités pour la jeunesse. Au Honduras existe aussi un « Mouvement de Jeunes contre la Violence ». Au Brésil existent quatre Pastorales : de la Jeunesse, des Etudiants, du Milieu Populaire et du Milieu Rural. Elles promeuvent depuis 2009 la « Campagne Nationale contre la Violence et l’Extermination des Jeunes ». Discussions, marches, manifestations pour dénoncer la violence et proposer des politiques publiques adaptées à ce secteur de la population.

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