Breves: septembre 2013

(Noticias Aliadas)

BOLIVIE : 2013, année Internationale de la (du) Quinoa.
Masculin d’après notre dictionnaire, féminin pour les latinos qui la consomment, la quinoa fut longtemps méprisée comme « aliment des indios »; mais aliment sacré des Incas, elle reste pour ceux qui la consomment depuis plus de 7000 ans, le « grain d’or des Andes »,  le cadeau vital de la Pachamama. L’Assemblée Générale de l’ONU et la FAO ont pour objectif de faire connaitre au monde entier tous les bénéfices nutritifs de cet aliment semblable à une céréale mais qui fait partie des plantes voisines de la betterave et de l’épinard. La quinoa est la seule culture qui peut croitre sur les hauts plateaux de Bolivie, mais aussi au Pérou, en Equateur et au Chili. Les nutritionnistes nord-américains soulignent son contenu protéique exceptionnel, ainsi que des acides aminés essentiels, du magnésium et du potassium. C’est cette composition qui a déterminé la NASA à s’intéresser à cet aliment pour ses missions spatiales à long terme. Les principaux importateurs de quinoa sont les Etats-Unis, la France, la Hollande, le Canada, le Japon et le Royaume Unis. Elle est vendue dans les organisations de « commerce équitable ».
Des infos récentes la considèrent comme victime de son succès. D’autres pays ont commencé à la cultiver, des moyens techniques modernes permettent de réduire considérablement le temps de préparation à la vente, et de nouveaux exportateurs apparaissent. Son prix augmente. Sera-t-elle encore longtemps l’aliment des pauvres ?

MEXIQUE : Des groupes d’auto-défense fortement armés ont proliféré au Mexique pour combattre la violence et des militants masqués appartenant à un groupe de l’Etat de Michoacán ont demandé au gouvernement de libérer 44 de leurs compagnons qui avaient été détenus une semaine après avoir été accusés d’appartenir au crime organisé. Ces derniers ont assuré dans une conférence de presse qu’ils agissaient pour se défendre contre le cartel des drogues  connu sous le nom de Los Caballeros Templarios. Raúl Plascencia, président de la Commission Nationale des Droits Humains, a averti que ces groupes continueraient d’apparaitre si l’Etat ne réagissait pas face à la situation d’abandon de la sécurité publique.

AMERIQUE LATINE : Trafic d’organes.
La Direction Générale des Migrations du Costa Rica a signalé dans un récent rapport que sur 20 cas de délits concernant le trafic de personnes, 9 relevaient de l’exploitation sexuelle, 7 du trafic d’organes et 4 de l’exploitation au travail, voire de l’esclavage. Selon l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), c’est le trafic d’organes le plus difficile à dépister. Il est en augmentation avec l’apparition d’intermédiaires qui recevraient jusqu’à deux cent mille dollars pour organiser une transplantation en faveur d’un patient fortuné. Cette tendance à  la hausse est liée à  l’augmentation des cas de maladies des reins, du foie, du cœur et du pancréas dans le monde entier.Le « tourisme de transplantation  » est le déguisement élégant  pour dire « trafic illicite d’organes ». La plupart des pays d’Amérique Latine sont concernés. Un rapport du Consortium International du Journalisme d’Investigation cite  la Bolivie, le Brésil, le Mexique et le Pérou comme des pays où le trafic d’organes est devenu un important négoce illégal. Le document soutient que l’augmentation est due à la demande d’organes humains aux Etats-Unis, qui seraient le principal pourvoyeur et marché pour ce type d’activité. « La traite de personnes ne connait pas de frontières et affecte toutes les régions du monde », commente la spécialiste. » Le principal obstacle pour combattre ce délit est qu’il n’existe pas de convention internationale pour y faire face: ni la communauté internationale ni les ONG ne disposent d’un cadre légal spécifique pour poursuivre les trafiquants ».

(ADITAL – Noticias aliadas)

CHILI : Le Chili et ses engagements internationaux.
AI  (Amnesty International) a demandé au gouvernement du Chili, dans un communiqué daté du 11 juillet, d’autoriser un appui psychologique et médical, incluant éventuellement l’option de l’avortement, à une fillette de onze ans, nommée Belén, enceinte après les viols par son beau-père de 32 ans. Durant la dictature de Pinochet, (1973-90), le Chili a éliminé la possibilité d’avortement thérapeutique, devenant ainsi l’un des rares pays du monde où ce processus est pénalisé en toutes circonstances, ce qui ne respecte pas la législation internationale sur les droits humains. « Nous appelons  le gouvernement chilien à respecter ses obligations internationales, en s’assurant que Belén  pourra avoir accès à tout l’appui que mérite son cas et auquel elle a droit, en tenant compte qu’il s’agit d’une enfant ».
Selon l’organisation « Femmes pour le Droit de Décider », une vingtaine de fillettes au Chili présentent un cas similaire à celui de Belén, dans 70 % des cas dû à l’inceste.
L’Organisation Mondiale de la Santé, la Cour Européenne des Droits Humains, AI, Human Rights Watch, le Comité de l’ONU contre la Torture, entre autres, ont déclaré que « la pénalisation de l’avortement, quand la vie ou  la santé de la mère est en danger ou quand la grossesse est le fruit d’un viol, constitue un acte de torture qui viole les droits élémentaires des femmes ».

PEROU – PARAGUAY  : L’ONU et la législation  sur l’avortement.
Le Comité des Droits Humains de l’Organisation des Nations Unies a incité le gouvernement péruvien à « adopter un protocole national qui régule la pratique de l’avortement thérapeutique, et à accroître ses efforts pour réduire les grossesses d’adolescentes et la mortalité maternelle, surtout dans les zones rurales ».
Dans le cas du Paraguay, le Comité à incité le gouvernement à modifier sa législation sur l’avortement et à y inclure des exceptions concernant l’interdiction de l’interruption de grossesse en cas de viol ou d’inceste. Le Comité a également insisté sur la nécessité de multiplier les programmes d’éducation sur l’importance de l’usage des contraceptifs. Il a exprimé aussi sa préoccupation quant au niveau de violences domestiques, de harcèlement et d’abus sexuels envers les femmes en général, surtout du fait que l’Etat n’a pas de loi  effective dans ce domaine.

AMERIQUE LATINE – CARAIBES  :  L’OIT et le travail informel.
Même si la croissance économique constatée dans la région au cours des dernières années a permis aux indicateurs du travail de montrer une évolution positive, cette relative amélioration reflétée dans les moyennes statistiques ne doit pas occulter que beaucoup de familles, d’hommes et de femmes, dans tous les pays de la région, se trouvent dans une situation critique ou très vulnérable : 15 millions de personnes sont sans travail, 48 % de la population non agricole n’a qu’un emploi informel qui permet à peine la subsistance, et n’a ni couverture médicale ni droit à la retraite. Selon l’OIT (Organisation Internationale du Travail) et la CEPAL ( Commission Economique pour  l’Amérique Latine et les Caraïbes),  » la croissance économique n’est pas suffisante pour créer davantage d’emplois. Trop de personnes restent en marge du marché du travail, ne pouvant trouver un emploi adéquat ou accéder à un système éducatif qui leur donne des outils pour le futur. La lutte contre l’informalité sera l’objectif stratégique fondamental de l’OIT dans cette région pour les prochaines années ».

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