NICARAGUA : Les améliorations dans le domaine de la santé. (février 2014)

Information du Dr Toon BONGAERTS, de l’organisation PROSALUD, CIUDAD DARIO.

En général le système de santé s’est amélioré. La gratuité a été mise en place dans tous les services publics. Le budget de la santé a augmenté. La couverture géographique de la population s’est aussi étendue. On met en place le modèle MOSAFC ( modèle de santé familiale et communautaire ) pour atteindre les communautés et les familles et leur apporter des soins de santé intégrale.

La mortalité maternelle a diminué.Elle était en 2007 de 76,5 pour cent mille enfants nés vivants. En 2011 ce nombre baissait à 61,9, et la projection pour 2015 serait de 40.  La mortalité infantile aussi a baissé: 29 pour mille enfants nés vivants en 2007, et 19 en 2015.

Le taux de malnutrition a diminué de moitié : 11,6 % des enfants en souffrent encore.
Les programmes materno-infantiles, les vaccinations et les luttes contre les épidémies (dengue, leptospirose,…) continuent d’être une priorité et absorbent d’importantes ressources et beaucoup de temps. Mais il reste encore beaucoup d’insuffisances, et certains services nécessitent encore bien des progrès pour atteindre un développement satisfaisant : soins aux patients chroniques ( asthme, diabète…), odontologie, handicaps… La qualité des soins continue d’être un défi constant.

Les grossesses d’adolescentes continuent d’être un problème sérieux au Nicaragua : de 20 à 25 % des filles de moins de 18 ans se retrouvent enceintes. Là encore, il y a beaucoup à faire. L’éducation sexuelle existe par différentes possibilités mais en réalité on ne parvient pas à un impact suffisant, surtout dans les zones rurales et les familles très pauvres. Je ne pense pas que l’Eglise influe tellement sur la jeunesse, mais que c’est plutôt un problème de culture et de machisme. Malgré les pressions de certains secteurs, il n’y a toujours pas de perspectives de modification de la loi sur l’avortement.

Le Nicaragua améliore légèrement sa situation socio-économique . Les dernières années la croissance économique était entre 4 et 5 %. Le PIB per capita est passé de 1203,7 dollars en 2006 à 1606,9 dollars en 2011. La pauvreté (personnes vivant avec moins de 2 dollars par jour) est passée de 48,3% en 2005 à 42,5% en 2009. Quant à l’extrême pauvreté elle a baissé : de plus de 17,2 % en 2005 à 14,6 % en 2009.(personnes vivant avec moins de 1 dollar par jour).

Cependant, pour sortir à moyen terme de la pauvreté, le Nicaragua devrait avoir une croissance double, (environ 8 %). Les améliorations obtenues ont été possibles par une bonne utlisation de la macroéconomie, une bonne synergie avec le secteur privé, et les différents programmes sociaux que met en place le gouvernement (programme faim zéro; usure zéro; programme toit ; rues pour le peuple…)
Les exportations du pays ont aussi augmenté en volumes et en diversification, bien que cette année les prix de plusieurs produits (café, sucre,…) aient baissé au niveau  international, ce qui constitue une menace.Il existe aussi une meilleure ambiance pour des investissements étrangers plus importants.Toutefois, le Nicaragua continue d’être le second pays le plus pauvre d’Amérique Latine, mais le fossé avec les autres pays d’Amérique Centrale diminue progressivement.

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