HONDURAS : 25 novembre, journée internationale contre les violences faites aux femmes.

(www.adital.org.br)

Cette initiative date de 1981 : des organisations de femmes étaient venues du monde entier à Bogotá, (Colombie), pour faire le bilan des luttes menées contre les violences envers les femmes. La date du 25 novembre a été choisie en hommage aux sœurs Mirabal, de République Dominicaine, qui furent assassinées en 1961 pour avoir milité contre les problèmes sociaux sous la dictature dominicaine du général Trujillo (1930-1961).

Le CDM (Centre des Droits des Femmes) annonce que cette année, plus de 328 femmes ont été assassinées au Honduras, soit en moyenne, une femme assassinée toutes les 18 heures, et 98 % des cas demeurent impunis. Le Honduras est considéré comme l’un des pays les plus violents du monde.

Récemment, María José Alvarado, 19 ans, – élue Miss Honduras -, et sa sœur Sofía, disparurent après une fête d’anniversaire. On retrouva leurs corps dans une fosse commune au bord d’un cours d’eau, près de la ville de Santa Barbara, toutes deux abattues par jalousie.

Betty est membre du « Réseau de Femmes de Santa Barbara »; selon elle, la femme est considérée comme un objet, comme un butin à posséder : « Il s’est créé un mythe selon lequel les femmes de Santa Barbara sont les plus belles du Honduras, mais voir cette beauté physique et l’exposer devant le patriarcat, c’est vraiment prendre un risque! » Selon l’Observatoire de la Violence de l’Université Nationale Autonome du Honduras, de 2005 à 2013 le taux d’assassinats de femmes (feminicidios) a augmenté de 260 % dans ce pays …

Le plus récent document du CDM constate qu’une femme sur quatre déclare avoir souffert de violences physiques. La majorité des auteurs des délits sont des membres de la famille ou des amis des victimes, et généralement, l’actuel compagnon ou l’ex- compagnon.

Autre problème grave : les disparitions de femmes. Selon les organisations de Droits Humains, il n’est pas possible de parvenir à des statistiques précises, car le manque d’attention des autorités
est tel que c’est comme si les disparues n’avaient jamais existé.

D’après les investigations, les victimes sont surtout des jeunes filles mineures, mais aussi des femmes de différents âges. Plus de la moitié des cas sont destinés à l’exploitation sexuelle. Des réseaux ont été démantelés : ils offraient des jeunes filles à un groupe de clients, dont des policiers et des militaires en activité.

On découvre constamment des cimetières clandestins avec plusieurs victimes, probablement des femmes disparues. En octobre dernier, par exemple, dans le municipio de Choloma, (dép. de Cortès, au nord-ouest du Honduras) on a trouvé six corps. En juin 2013, huit corps furent découverts à Villanueva, dans la même région. En 2012 on trouva trois cimetières clandestins dans la zone nord du pays, à Tela, Ceiba et San Pedro Sula. En 2011 on avait identifié treize fosses communes.…

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