Brèves (février 2015)

CUBA « Yo sí puedo! »

La pédagogue et écrivaine Leonela Relys Díaz est décédée le 17 janvier dernier à La Havane, victime d’un cancer. Elle était la créatrice de la méthode internationale d’alphabétisation « Yo sí puedo! » grâce à laquelle plus de huit millions de personnes adultes ont appris à lire et écrire. En 1961, une armée d’alphabétiseurs entreprit de sortir le Cuba de l’analphabétisme. Leonela, née à Camaguey le 20 avril 1947, n’avait alors que 15 ans et se joignit à eux.
Par la suite elle créa la fameuse méthode de lecture dont elle fut la coordinatrice, en Haiti puis au Venezuela. Puis elle contribua à la réalisation du programme dans d’autres pays : Bolivie, Nicaragua, Panama, République Dominicaine, Guinée Bissau et Colombie.
Cette pédagogue représenta la nation cubaine dans de nombreux congrès et évènements internes et publics. Elle a publié une vingtaine d’ouvrages sur l’éducation, et reçu de multiples récompenses honorifiques.
En 1965 l’Assemblée Générale de l’ONU institua le 8 septembre « Journée Internationale de l’Alphabétisation ». Cette date rappelle que la connaissance est le potentiel humain pour le progrès et pour une meilleure qualité de vie.
Dans chaque pays alphabétisé les constatations se rejoignent en ces termes : « Les niveaux élevés des inégalités sociales que l’on observe dans tous les pays sont déterminés par le classe sociale, l’origine ethnique, la situation géographique..… L’éducation est un droit humain fondamental et la base pour l’acquisition d’autres droits. La qualité de l’éducation pour tous est une condition essentielle pour faire face aux inégalités, éradiquer la pauvreté et créer des sociétés moins exclusives. »

MEXIQUE – Assassinats et disparitions dans le Guerrero (suite)

Depuis le 26 septembre 2014, (voir nos infos précédentes) la mobilisation n’a pas faibli pour connaître avec certitude le sort subi par les 43 normaliens de Ayotzinapa prétendument « disparus » avec la complicité d’agents de la police locale et de l’organisation criminelle Guerreros Unidos. Leurs parents se sont mobilisés et un vaste réseau de solidarité s’est constitué, dépassant largement l’Etat du Guerrero. Marches et actions diverses se poursuivent, y compris dans d’autres pays. Les démarches auprès des instances de justice, des responsables administratifs locaux se succèdent. Leur objectif demeure : « Con vida se los llevaron, con vida los queremos ! » dans le but d’obliger le pouvoir judiciaire à faire son travail.

Les quotidiens « La Jornada » et « Telesurtv » que nous consultons suivent fidèlement l’évolution des faits. Ainsi le 25 janvier, le Comité des Disparus de Iguala, – constitué à la suite de la disparition des 43 normaliens -, avait comptabilisé en deux mois un total de 235 personnes de cette localité disparues sans laisser d’adresse…. Dans le même temps, on dénombrait à Iguala un total de 39 nouveaux corps découverts dans les fosses clandestines qui abondent dans l’Etat de Guerrero.
La principale thèse du Procureur général sur la disparition des étudiants a été rejetée en décembre dernier par les scientifiques de deux universités du pays qui considèrent impossible que la décharge locale de Cocula ait pu servir de lieu d’incinération pour 43 corps. En janvier, les experts du laboratoire autrichien spécialisé, malgré l’utilisation d’une nouvelle technique et le recours de l’ADN, n’ont été d’aucun recours.

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