NICARAGUA – Le projet du Canal accepté… sans consultation.

Le Centre Humboldt fait remarquer que le gouvernement viole la loi sur l’environnement : il n’y a jamais eu de véritable consultation citoyenne…

L’ingénieur Telémaco Talavera, porte parole du projet de Canal Interocéanique, a assuré lors d’une conférence tenue à Managua que le gouvernement publiera la résolution technique par laquelle il a approuvé les Etudes d’Impact Environnemental et Social ( EIAS) du projet du Canal, sans toutefois préciser la date de publication.…

La Commission du Grand Canal Interocéanique du Nicaragua a annoncé le 5 novembre qu’elle approuve  les EIAS, malgré  les critiques de  la communauté scientifique nationale et internationale, malgré également les organisations écologiques du pays qui considèrent nécessaire d’attendre les résultats des  nouvelles études recommandées par ERM, (Environmental  Resources Management) avant de trancher sur l’impact réel qu’aura l’œuvre sur le fragile écosystème nicaraguayen et sur la population qui vit sur le trajet du Canal.

Le porte-parole a exposé durant 45 minutes les « avantages et opportunités » de la construction du Grand Canal pour les Nicaraguayens . « C’est le Canal de tous », ajouta-t-il.

HKND Group reçut il y a deux ans la concession exclusive de construction et d’opération du Grand Canal, qui fut approuvée par l’Assemblée Nationale sans consultation citoyenne, sans études d’impact environnemental, et sans le consentement des populations indigènes et afro-descendantes, le tout en moins d’une semaine.

Le Président de l’Académie des Sciences  du Nicaragua, Manuel Ortega déclara que le fait d’avoir accepté  et approuvé le document de ERM sans avoir, auparavant, réalisé une étude basique du lac, relève d’une totale irresponsabilité.…

Monica Lopez, directrice exécutive de la Fondation Popol Na, remarque qu’on veut étudier les impacts du projet du Canal alors qu’on ne sait pas clairement comment on va le construire.

Le manque de clarté dans le document présenté par ERM invite à penser qu’il est difficile de comprendre comment on peut parler des dégâts déjà identifiés alors que les études de base n’ont pas été réalisées ni prises en compte.

« Le gouvernement doit tenir compte qu’il n’a pas réalisé de consultation citoyenne. Même l’approbation du permis environnemental s’est faite sans les personnes concernées. On n’a pas effectué un consensus avec les communautés, et ceci va à l’encontre des normes internationales ; cela peut nous nuire dans toute demande de financement  ultérieure… »

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