CUBA – Un jour dans une école cubaine

(Source : lettre de CUBA Coopération France, mars 2016)

Le système éducatif de Cuba a été à plusieurs reprises distingué internationalement pour sa grande qualité, son professionnalisme et son esprit de justice sociale. Un rapport élaboré par le conseil économique et social de l’ONU a souligné en 2014 les réussites du système éducatif cubain conformément à la constitution actuelle approuvée en 1976.

Le gouvernement révolutionnaire considère l’instruction publique comme une des plus grandes réussites de la société socialiste.

Permettre l’accès à l’éducation primaire de tous les mineurs était une des mesures principales prises dès le début de la révolution. Pour cela, jusqu’en décembre 1960, on a construit approximativement dix mille nouvelles classes et 90 % des enfants de 6 à 12 ans ont été scolarisés.

Ont été converties en centres d’études générales des douzaines d’installations militaires construites par les gouvernements précédents sous la pseudo-république pour accueillir environ 40 000 élèves.

Les élèves de l’école primaire bénéficient du premier au cinquième grade de cours de mathématiques, espagnol, informatique, « le monde dans lequel nous vivons », éducation physique, artistique et anglais. A partir du cinquième et du sixième grades, les étudiants ont des cours – en plus des matières citées précédemment – d’éducation civique, d’histoire et de géographie de Cuba, des sciences naturelles et d’éducation au travail.

La réforme de l’enseignement de 1959 décréta que l’objectif premier de l’éducation était l’épanouissement de l’être humain. Un contingent de trente mille maîtres volontaires a été envoyé dans les campagnes pour éduquer les paysans.

Autres campagnes notables de cette initiative nationale d’alphabétisation :

La Brigade de maîtres d’avant-garde qui a travaillé dans les provinces de l’Oriente, Las Villas et Pinar del Río, le plan d’éducation pour les paysannes Ana Betencourt, au début de 1961, qui imposait des cours de coupe et de couture à La Havane. Le 6 juin 1961, la loi de nationalisation de l’enseignement a été promulguée, elle a supprimé l’éducation privée et toutes les vieilles méthodes d’enseignement et a imposé une éducation révolutionnaire.

Toutes ces réformes conçues par l’état socialiste ont donné satisfaction à des organismes comme l’OCDE, l’UNESCO et la Banque Mondiale en ce qui concerne les statistiques cubaines dans le domaine de l’instruction publique. Le fait est que dès le début de la révolution cubaine le nouveau gouvernement prit la décision de démanteler le vieux système éducatif et d’en construire un nouveau. Toutes les écoles et universités privées ont été fermées.

Le Ministère de l’éducation (MINED) assuma alors le contrôle et la responsabilité de toutes les écoles de l’île et le premier plan stratégique de grande envergure consista à éliminer l’analphabétisme; le MINED  décréta l’éducation primaire et secondaire obligatoires. Cette proposition obtint le consensus du peuple cubain.

Selon une étude internationale réalisée en 2013 par le laboratoire d’évaluation de la qualité de l’enseignement de l’ONU pour la Science, la culture et l’éducation,  l’UNESCO, les élèves cubains ont obtenu des résultats positifs en mathématiques et en langue appliquée  presque deux fois supérieurs à ceux de leurs condisciples des pays proches, selon les experts.

Selon le coordonnateur de cette étude, le niveau des enfants cubains de 3e et 4e grades en mathématiques et en langues étant bien supérieur comparé à celui d’autres pays, l’agence des Nations Unies qui gérait cet examen décida d’approfondir l’étude des conclusions.

Ce qui est sûr, c’est que le système d’éducation cubain, comme le système de santé, ont été des priorités pour le gouvernement national dès les premiers jours de la révolution et pendant 50 ans. Les résultats sont d’autant plus remarquables que l’île subit un blocus économique imposé par les Etats-Unis depuis un demi-siècle.

Des spécialistes affirment que les enquêtes de l’UNESCO devraient servir de stimulant aux pays voisins et aux gouvernements qui critiquent Cuba, surtout parce que l’île dépasse largement les résultats qu’obtiennent les écoles privées dans pratiquement tous les pays latino-américains.

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