COLOMBIE – Le « cacerolazo » des enseignants mécontents.

(Aporrea, 12/06/2017 – Trad. B. Fieux)

Le corps enseignant de Colombie est entré à la date ci-dessus dans un mois de grève continue, et a invité tous ses membres à un vaste « cacerolazo » * en protestation pour les revendications présentées au gouvernement et non suivies d’effet.

La Fédération colombienne des Educateurs ( FECODE) a signalé dans un communiqué aux médias que le cacerolazo national a pour slogan : « pour la défense de l’Ecole Publique du Pays ».

Elle ajoute que la manifestation se poursuivra par une marche aux flambeaux des enseignants, avec départ à la tombée de la nuit. Les participants devront se présenter avec des instruments de cuisine métalliques : casserole, fait-tout, couvercle, cuillères, « pour voir si le gouvernement nous entend », ajoute la convocation.

Les marches reprendront l’après-midi avec départ de la Place Bolivar en direction du Collège Manuela Beltran, avenue Caracas, puis du Service National d’Apprentissage et du collège Nicolás Esquerra, ces deux centres situés dans des points différents de la capitale.

« Ce qui se passe avec l’éducation du pays n’est pas acceptable, il est temps que le Ministère de l’Education se souvienne de nous ! » dit l’un des militants de la nouvelle marche revendicative.

Les manifestants apprennent que le Maire Principal du District Capitale, Enrique Peñaloza, s’est excusé auprès du corps enseignant pour les excès commis deux jours plus tôt par l’ESMAD (Escadron Mobile Anti-émeutes).

Cette force répressive avait attaqué avec des jets d’eau, des gaz lacrymogènes, et des pétards assourdissants un « planton » réalisé par des éducateurs dans la rue 26, la voie qui relie le centre de Bogotá à l’aéroport El Dorado.

A la veille des vacances, plus de huit millions d’élèves de l’enseignement public et 350 mille enseignants se trouvent sans classes.

Le Président de la Fédération Colombienne des Educateurs, Carlos Rivas, a rappelé au quotidien El Espectador que les motivations de la grève ne sont  pas seulement de nature salariale, mais que « les enseignants exigent pour  les élèves alimentation, transport et infrastructure » afin d’assurer leur protection.

 

* Cacerolazo : pour exprimer leur mécontentement les participants réunis dans un lieu public frappent sur une casserole avec  une cuillère, un couvercle, etc, le but étant de faire le plus de bruit possible…

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