Brèves (Juillet 2017) : Panama, Argentine, Honduras…

(Noticias Aliadas – 05/06/2017 – Trad. B. Fieux)

Panama – L’ex-dictateur du Panama, Manuel Antonio Noriega, est décédé récemment à 83 ans à  la suite d’une tumeur au cerveau. Il avait gouverné de 1983 à 1989 puis fut renversé par une invasion états-unienne. Transporté aux Etats-Unis il fut condamné à 40 ans de prison pour narcotrafic, crime organisé et blanchiment d’argent. Puis sa peine fut réduite à 20 ans pour « bonne conduite ». En 2009 les Etats-Unis décidèrent de l’envoyer en France où il fut jugé pour blanchiment d’argent. Fin 2011 il fut extradé au Panama pour y être jugé pour plusieurs délits de lèse -humanité.

Argentine. Le président Mauricio Macri a émis fin janvier un décret modifiant la Loi des Migrations. Les contrôles deviennent plus stricts pour éviter l’entrée dans le pays de personnes à antécédent pénal et accélérer l’expulsion de celles ayant commis des délits sur le territoire national. Selon le décret, la population de personnes étrangères en prison aurait augmenté, atteignant 21,3% de la population carcélaire totale, avec une augmentation de cas de narcotrafic. Amnesty International s’alarme de la mesure qui introduit des empêchements et réduit le phénomène de la migration à  » un débat sur la sécurité nationale, qui associe le migrant au délinquant ».

Honduras. La Police Fédérale Mexicaine a arrêté à Tamaulipas l’un des prévenus impliqués dans l’assassinat de Berta Caceres le 2 mars 2016 au Honduras. Huit personnes ont été arrêtées pour ce cas. Le crime aurait été ordonné  par Sergio Ramón Rodriguez Orellana, gérant de l’entreprise hondurienne Développement Energétique S.A. ( DESA ). Le tueur à gages qui tua Berta Caceres serait Edilson Duarte qui fut payé 2200 dollars. La famille de Berta ainsi que l’écologiste mexicain Gustavo Castro, survivant de l’attaque, ont demandé la détention des hauts responsables de DESA. Selon l’organisation Global Witness, au cours des 10 dernières années, 114 militants écologistes ont été assassinés au Honduras.

Chili. La Police chilienne a arrêté 43 personnes suspectées d’avoir  provoqué les pires incendies de forêts de l’histoire du pays. Depuis la mi-janvier, 118 incendies se sont produits, dont 59 ont été combattus, 51 contrôlés et 8 éteints.Cette catastrophe forestière a affecté sept régions du centre et du sud du pays. Selon les autorités, 90% des incendies ont été causés par l’action humaine, mais les sinistres ont été avivés par les températures élevées, les vents forts et la sécheresse présente depuis huit ans. Le feu a fait 3000 sinistrés et au moins onze victimes. Les grandes extensions de pins et d’eucalyptus pour la production de cellulose ont contribué à la propagation des incendies, car ce sont des espèces riches en huiles inflammables, selon les experts.

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