CUBA – L’enfance à Cuba

(Lettre de Cuba-Coopération-France, 19/10/2017)

L’enfance à Cuba est une fête dont les enfants profitent avec les jouets accessibles, bien souvent produits de l’économie durable et écologique.
Par Sofía D. Iglesias.

Les enfants de Cuba jouissent d’une enfance avec quelques carences, mais avec une liberté et une sécurité absolues pour jouer et se promener dans les rues. Comme le dit si bien une chanson de Silvio Rodríguez, l’enfance à Cuba est synonyme de liberté. Ce n’est peut-être pas la meilleure du monde ou la plus parfaite, mais en règle générale, c’est une enfance heureuse.

Les gens grandissent, mûrissent, émigrent, vieillissent, en se remémorant toujours ces moments d’enfance, d’innocence, ce libre arbitre… Ces souvenirs sont très vifs chez les Cubains. L’ingénuité, les rêves et la joie caractérisent cette étape de la vie et si à certains endroits ou moments elle ne peut pas être vécue pleinement, à Cuba en tout cas, elle se vit comme une fête.

La liberté qui accompagne les jeux des enfants dans les rues cubaines est, sans aucun doute, enviable. Dans la capitale et dans les autres villes, mais surtout dans les villages, on peut les voir se promener seuls, jouer dans les aires de jeux, courir dans les parcs, explorer et inventer mille péripéties pour transformer le temps en un jeu infini.

Ce n’est pas que Cuba soit exempt d’actes délictueux de toutes sortes, mais il n’y a pas de tendance aux violences contre les enfants, aux séquestrations ou à la délinquance chez les mineurs, comme cela arrive fréquemment dans d’autres pays du monde.
S’il est vrai que dans certains quartiers de La Havane, les touristes peuvent rencontrer un enfant faisant la manche, il s’agit de cas isolés, et les responsables sont des adultes qui se cachent des autorités.

Les conditions économiques à Cuba, soyons réalistes, ne sont pas les plus favorables du monde. Cependant, l’enfance a toujours été la priorité du projet social cubain, qui donne une importance de premier ordre à l’éducation et la santé. .A Cuba, la sécurité permet aux enfants de se promener librement dans les rues sans avoir peur d’être agressés.

Divertissements

Quant aux propositions de divertissements, divers points pourraient être développés. D’un côté, les jouets sont difficiles à trouver, surtout ceux produits à Cuba.Ceux qui sont importés sont vendus dans les magasins en CUC à des prix qui vont bien au-delà du pouvoir d’achat des Cubains. Face à ces manques, encore plus importants durant les années de la Période spéciale, les Cubaines et les Cubains ont laissé libre court à leur imagination et à leur créativité et ont inventé des jouets qui perdurent encore.

L’artisanat a pallié le manque de hochets, de poupées, de décorations pour les chambres d’enfants avec la fabrication de poupées en pans de tissus, de jouets en papier mâché et d’autres en bois. De nos jours, de nombreux artisans installés à leur compte travaillent avec ces techniques et vendent des articles ludiques et éducatifs pour enfants. On trouve par exemple le magasin Tin Marín, géré par un groupe de femmes entreprenantes qui propose une gamme de jouets pour enfants.

Finalement, les petits s’amusent avec pas grand-chose et ce sont les familles qui aspirent à leur acheter le meilleur des jouets qui leur inculquent l’habitude de consommer.
D’autre part, les spectacles pour enfants, les films, les concours, les entraînements sportifs auxquels la majorité des gens peuvent accéder sont présents sur tout le territoire. De la même façon, chaque année, des centaines de livres pour ce public sont publiés et sont vendus à des prix dérisoires dans les librairies cubaines.

Les jeux

L’enfance étant synonyme de liberté, les jeux préférés des enfants sont ceux qui se pratiquent en plein air.
Rien n’est plus commun qu’au détour d’une rue, il faille se pousser pour laisser passer le but d’un petit ou un lancer de baseball d’un autre enfant qui rêve de jouer dans l’équipe nationale quand il sera grand.

Le baseball et le football sont les deux sports les plus courants parmi les enfants, même si on trouve aussi le jeu du palet, les courses de vitesse, les devinettes, la toupie… Et pour ceux qui vivent à la campagne, il y a aussi grimper aux arbres, raconter des histoires au bord de la rivière, se lancer le défi de celui qui arrivera à cueillir le plus de mangues et en manger le plus…

Mais toutes ces activités sont libres, sans pression et sans préoccupations majeures si ce n’est celle d’être un enfant et de vouloir grandir vite… pour ensuite se souvenir, un pincement au cœur, de ces années de bonheur.

Traduction : F. Lamarque

 

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