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	<title>Comité Amérique Latine du Jura</title>
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		<title>EL SALVADOR: Mauricio Funes, Président de El Salvador : « Je demande pardon au nom de l’Etat salvadorien… »</title>
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		<pubDate>Sat, 06 Mar 2010 18:21:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Bernard</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Dans son discours historique du 16 janvier, 18ème anniversaire de la signature des Accords de Paix qui  mirent fin au conflit militaire salvadorien, le Président a demandé pardon aux victimes de cette guerre cruelle.
(Source : Envío, janvier-février 2010), p.41.C’est un honneur pour moi de présider cette célébration et de me sentir accompagné par les plus [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Dans son discours historique du 16 janvier, 18ème anniversaire de la signature des Accords de Paix qui  mirent fin au conflit militaire salvadorien, le Président a demandé pardon aux victimes de cette guerre cruelle.</p>
<p>(Source : Envío, janvier-février 2010), p.41.<span id="more-583"></span>C’est un honneur pour moi de présider cette célébration et de me sentir accompagné par les plus hautes autorités de notre pays, par des représentants du corps diplomatique et des organismes internationaux, par les légitimes représentants du peuple, maires, député(e)s, par les directions d’entreprises et d’organisations syndicales et sociales.<br />
A tous, sincèrement, j’adresse mes remerciements pour leur présence ici aujourd’hui.  Je remercie aussi les milliers de Salvadoriens et Salvadoriennes qui depuis leur foyer nous accompagnent par l’intermédiaire des médias. Je remercie tout spécialement tous ceux qui ont souffert directement ou indirectement des conséquences du conflit armé qui a pris fin précisément avec les accords de paix dont nous évoquons le souvenir en ce jour et dont les signataires m’accompagnent aujourd’hui.</p>
<p>Quand la majorité du peuple salvadorien a voté pour que j’accède à la Présidence de la République, elle ne m’a pas seulement accordé son soutien. Elle m’a aussi donné le mandat d’avancer sur le sentier du changement.  Elle ne nous a pas demandé de marcher sur la voie de  l’affrontement, de la lutte, des transformations violentes, et moins encore d’aggraver l’antagonisme entre frères et sœurs.</p>
<p>Le peuple salvadorien n’a pas demandé non plus de suivre le sentier de l’inégalité, de l’injustice, du retard et de la pauvreté. Le peuple salvadorien a voulu regarder en face sa réalité, son passé et son présent, mais surtout son futur, pour entreprendre un chemin d’unité et de progrès pour tous, pour parvenir à une réconciliation qui ne s’obtient pas par la négation de l’histoire. Elle se réalise au contraire par la vérité et la justice.</p>
<p>Comme l’affirmait Louis Joinet, rapporteur des Nations Unies dans la lutte contre l’impunité, “ pour tourner la page, il faut d’abord l’avoir lue ”.Je crois par conséquent que cette célébration  reflète la volonté des Salvadoriens et des Salvadoriennes pour souligner l’importance de ce 16 janvier comme date-clé pour retrouver l’esprit de ces Accords qui constituèrent le plus grand contrat social de l’Histoire avec El Salvador.<br />
La vérité et  la justice, fondements de la réconciliation, nous obligent à reconnaître les avancées décisives qu’ont signifié les Accords de Paix dans la pacification et dans la démocratisation de la vie politique du pays, tout comme ils nous amènent à admettre des dettes qui, n’étant pas soldées, constituent un obstacle pour l’unité et la fraternité du peuple salvadorien. C’est cela, mon intention d’aujourd’hui : lire une page importante de notre passé récent pour avancer vers le futur avec les blessures guéries, avec le passé résolu et avec la paix qui suppose, pour l’esprit, de laisser en arrière une étape aussi douloureuse que tragique.</p>
<p>Le message que je veux vous transmettre aujourd’hui est une part de la dette que l’Etat salvadorien a contracté il y a 18 ans avec tous ses citoyens. Et il est de ma responsabilité, actuellement, de reconnaître cette dette et de commencer à la solder. En vertu d’une lecture consciente, impartiale et responsable de la lettre et de l’esprit de ces Accords, j’ai pris une résolution que je tiens à vous transmettre et à  laquelle j’attache une véritable transcendance historique.</p>
<p>Comme titulaire de l’organe exécutif de la Nation et au nom de l’Etat salvadorien, en relation avec le contexte du conflit armé interne qui prit fin en 1992, je reconnais que des agents appartenant alors à des organisme de l’Etat, dont les forces armées et les corps de sécurité publique, ainsi que d’autres organisations para-nationales, ont commis de graves violations des droits humains et des abus de pouvoir, pratiqué un usage illégitime de la violence, transgressé l’ordre constitutionnel  et violé les normes élémentaires de la cohabitation pacifique.</p>
<p>Parmi les crimes commis on relève des massacres, des exécutions arbitraires, des disparitions forcées, des tortures, des abus sexuels, des privations arbitraires de liberté, et différents actes de répression. Tous ces abus furent commis, en  majorité, contre des civils sans défense étrangers au conflit.</p>
<p>Je reconnais publiquement la responsabilité de l’Etat devant ces faits, tant par action que par omission, étant donné qu’il est de l’obligation de l’Etat de protéger ses citoyens et de garantir leurs droits humains.</p>
<p>Pour tout  cela, au nom de l’Etat salvadorien, je demande pardon.  Je demande pardon au nom de l’Etat salvadorien aux enfants, aux jeunes, aux femmes, aux hommes, aux anciens, aux religieux, aux paysans, aux ouvriers, aux étudiants, aux intellectuels, aux opposants politiques et aux militants des droits humains. Je demande pardon à ceux qui n’ont pas pu vivre leur deuil parce qu’ils ignorent le lieu où reposent leurs êtres chers. Je demande pardon aux martyrs qui ont payé de leur vie la défense de la paix, et n’ont jamais vu leur sacrifice reconnu. Je demande pardon aux mères, aux pères, aux fils et filles, aux frères et sœurs. Je demande pardon à tous et à chacune des personnes affectées ainsi qu’à leur famille, à tous ceux qui, durant des années, ont porté ce drame dans leur cœur sans le soutien des institutions. A certaines de ces victimes les tribunaux internationaux ont déjà reconnu leur droit au  pardon. Ma demande s’adresse aussi à elles. A tous j’exprime mon respect le plus grand.</p>
<p>Que ce pardon rende leur dignité aux victimes, qu’il les aide à apaiser leur douleur, et qu’il contribue à guérir leurs plaies et celles de tout le pays. Que ce geste contribue à  renforcer la paix, à cimenter l’unité nationale et à construire un futur plein d’espérance.</p>
<p>Le 16 janvier 1992, El Salvador signa avec ces Accords de Paix l’engagement de dire «  Plus jamais »  à beaucoup de choses. Plus jamais aux violations de droits  humains. Plus jamais à  l’usage de la violence. Plus jamais à  l’abus des institutions. Plus jamais à la répression pour faire taire les idées. Aujourd’hui nous ajoutons un autre “ plus jamais ” à cette liste : ne plus jamais tourner le dos aux victimes, ne plus jamais nier notre réalité.</p>
<p>Cette reconnaissance et cette demande de pardon que nous formulons aujourd’hui nous amène, dès maintenant, à assumer comme objectif stratégique de la gestion gouvernementale, la restitution de leur dignité aux victimes , sans laquelle cette célébration n’aurait pas de sens et ajouterait une nouvelle frustration. C’est avec cet objectif que j’ai décidé la création d’une commission, dont la finalité unique sera de proposer à  la Présidence de la République l’adoption de mesures pour la réparation morale, symbolique et matérielle, dans la mesure des possibilités que les finances del’Etat nous offrent et avec l’obligation de fournir des résultats concrets en temps et en forme. Feront partie de cette commission : des représentants des ministères : de la défense nationale, des relations extérieures, de la santé, des finances et du secrétariat de l’inclusion sociale de la Présidence. Et le Procureur sera invité pour la défense des droits humains afin qu’il agisse en qualité d’observateur avec statut consultatif.</p>
<p>La voie de la dignité retrouvée pour les victimes a commencé dans le nouveau El Salvador et aujourd’hui elle a son expression  la plus déterminée. Ce gouvernement a déjà mis en évidence une nouvelle vision de la gouvernabilité du pays, en revivifiant l’esprit de la démocratisation et des droits humains dans les Accords de Paix. La création du Conseil Economique et Social reprend l’esprit du Forum Economique et Social contenu dans les accords de paix.<br />
Nous avons ouvert des espaces institutionnels de dialogue dans la Chancellerie avec les organisations défenseurs des droits des victimes et nous sommes parvenus à des accords importants avec elles.</p>
<p>Par décision de la Présidence de la République, l’Etat salvadorien a décerné l’ordre José Matías Delgado, grade Grand Croix et plaque d’or aux prêtres jésuites assassinés en 1989. Ce fut dans le salon d’honneur de la maison présidentielle, le 16 novembre, le jour  même où ils furent assassinés avec deux de leurs collaboratrices, que j’ai eu l’honneur de remettre cette distinction à  leurs familles et amis. Je tiens à vous annoncer qu’aujourd’hui même je signerai le décret de création de la commission nationale de recherche  des enfants disparus, commission qui réunira les conditions requises par la Cour Interaméricaine des Droits de l’Homme. Cette décision n ‘est pas seulement un acte symbolique.</p>
<p>C’est un acte exécutif de réconfort et de réparation à  l’un des secteurs des victimes qui ont le plus lutté pour leurs droits et qui incarnait  de nombreuses années d’efforts de notre frère disparu, le Père Jon Cortina, à qui aujourd’hui nous rendons  notre hommage et exprimons notre gratitude.</p>
<p>Le pouvoir Exécutif s’engage à assurer la collaboration la plus  large et la plus active avec les autorités compétentes, nationales et internationales, qui effectuent des recherches sur les causes provenant de la violation des droits humains. C’est une obligation de l’Etat de le faire et ce Président n’éludera pas sa responsabilité.</p>
<p>Un autre chapitre des Accords de Paix dans lequel l’Etat salvadorien s’est engagé à agir et ne l’a pas fait, c’est de garantir les droits et de satisfaire les demandes des handicapés de guerre. Il existe une dette laissée par les administrations antérieures qui n’ont pas effectué le paiement obligatoire des pensions. Mon gouvernement s’occupera de cette légitime demande dans les délais que permettent nos finances et à partir d’un accord avec les personnes concernées.</p>
<p>A cet effet je mettrai en place, à partir de la semaine prochaine, une table de dialogue et de négociation avec les représentants des organisations de blessés et handicapés par suite du conflit armé et avec des délégués du gouvernement pour établir le montant de la dette et les modalités de paiement. Je veux informer aussi que dans les jours prochains le fond de protection des blessés et handicapés par suite du conflit armé sera pleinement opératif, avec des programmes de  réinsertion sociale et productive, en matière de formation, d’appui à la production, de santé mentale, d’insertion par le travail, de construction d’un atelier de fabrication de prothèses et d’un système de crédit institutionnel.</p>
<p>Chers Salvadoriens et Salvadoriennes, à partir d’aujourd’hui, comme date symbolique, nous commençons une nouvelle relation de l’Etat avec les organisations de droits humains et celles protectrices de blessés et handicapés : à partir de maintenant elles auront dans ce gouvernement un allié qui collaborera activement à  leur tâche. Cette reconnaissance des procédés illicites, sa conséquente acceptation de responsabilité et la nécessaire demande de pardon que nous formulons aujourd’hui ne doivent être mis à profit par aucun secteur minoritaire pour tenter de semer la discorde et les divisions au sein de la communauté salvadorienne. Il nous faut des actes d’amour, plus jamais de haine . Nous avons besoin d’actes  qui restaurent la dignité, plus jamais de destruction. Nous avons besoin d’actes de solidarité, plus jamais d’égoïsme.</p>
<p>Nous sommes conscients que les causes structurelles qui  ont amené au conflit armé, surtout celles de nature économique et sociale, sont encore – pour beaucoup d’entre elles – sans solution, sans réponse. Ce gouvernement du changement a commencé un processus dont la finalité est  le développement économique, la distribution équitable de la richesse, et l’inclusion sociale totale, Je considère ma tâche comme une réponse à l ‘esprit qui animait la signature des Accords de Paix en 1992, dans le sens le plus plein : approfondir les valeurs de la démocratie, de l’union et de la concertation nationale et de l’engagement social, particulièrement avec les plus indigents et les plus vulnérables. Pour cela, je réaffirme aussi  aujourd’hui mon option préférentielle pour les pauvres, comme l’enseignait notre évêque martyr et guide spirituel de la nation, Monseigneur Oscar Arnulfo Romero.</p>
<p>Notre pays a encore besoin de cheminer sur le chemin de la démocratie totale, qui implique non seulement l’exercice systématique du vote, mais aussi la garantie de l’égalité des chances et de la justice sociale. Il n’y aura pas de paix durable, il n’y aura pas de concorde, tant que persistent les différentes formes de l’inéquité, la misère, le retard et l’exclusion des grandes majorités de l’éducation et de la santé de qualité, du marché du travail, de la culture et du progrès social.</p>
<p>Ce cap ne sera possible que dans le cadre de l’union nationale. Les luttes politiques pour la démocratie ne peuvent ni ne doivent compromettre cette voie, qui est celle que le peuple salvadorien a choisie : la voie de la paix, la cohabitation, la fraternité, l’amour du  prochain. Comme toujours j’ai dit : chaque Salvadorien est notre frère, chaque Salvadorienne est notre sœur.<br />
Encore merci à tous pour votre présence dans cette célébration. Et merci aux victimes et à leurs familles de recevoir ma demande de pardon au nom de l’Etat salvadorien. Que Dieu les bénisse, qu’il bénisse le peuple  salvadorien, que Dieu bénisse El Salvador.</p>
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		<title>Haiti: Quelles perspectives après la catastrophe ?</title>
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		<pubDate>Mon, 01 Mar 2010 08:29:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Bernard</dc:creator>
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1er février 2010
Lettre des organisations et plateformes haitiennes.  Sony Esteus, et al.
A tous nos Partenaires
Le 12 Janvier 2010 un séisme d’une rare violence a frappé notre pays avec des conséquences dramatiques sur les populations de plusieurs communes des Départements de l’Ouest, du Sud-est et sur l’ensemble du pays. Ce tremblement de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>ALAI, América Latina en Movimiento<br />
1er février 2010</p>
<p>Lettre des organisations et plateformes haitiennes.  Sony Esteus, et al.</p>
<p>A tous nos Partenaires<br />
Le 12 Janvier 2010 un séisme d’une rare violence a frappé notre pays avec des conséquences dramatiques sur les populations de plusieurs communes des Départements de l’Ouest, du Sud-est et sur l’ensemble du pays. Ce tremblement de terre d’une magnitude de 7.3 sur l’échelle de Richter et son cortège de pertes irréparables ont endeuillé notre pays tout en créant des douleurs insoutenables. <span id="more-575"></span>Ce drame qui nous affecte aujourd’hui est sans aucun doute l’un des plus graves de toute notre histoire et cause un profond traumatisme qui marquera le 21ème siècle haïtien.</p>
<p>Les bilans partiels communiqués jusqu’ici tentent passablement d’exprimer une réalité effroyable et indicible, c’est-à-dire l’horreur que nous avons vécu ensemble durant ces interminables 35 secondes qui, le 12 janvier, nous ont arraché un lourd tribut de douleurs et de larmes. Plus de 150.000 morts, 500.000 blessés, plus d’un million de sans abris, des dizaines de milliers d’amputés, plus de 300.000 personnes réfugiées en province, plus de 3 millions de sinistrés dévastés qui, en une minute, ont vu se transformer à jamais leurs vies, leurs familles et leurs sociétés. Une société entière traumatisée vivant dans la terreur permanente de probables répliques ou d’un nouveau séisme.</p>
<p>Nos organisations ont toutes été profondément bouleversées par cet événement. Nous avons perdu des proches parents, des camarades de travail, des enfants, des jeunes, des professionnels bourrés de promesses de rêves et de compétences, des édifices, des équipements, des outils de travail et une immense documentation basée sur plus de 30 années d’expériences collectives avec les organisations et les communautés de base. Les pertes sont immenses et irréparables.</p>
<p>Il est indispensable malgré la douleur que nous ressentons tous et toutes de réfléchir sur ce qui vient de se passer et de tirer de cette tragique expérience les leçons et les orientations qui nous permettront de poursuivre notre inlassable travail de construction d’un autre pays capable de vaincre le cycle de l’effondrement et la dépendance et de se placer à la hauteur des rêves d’émancipation universelle de ses fondateurs et de tout le peuple haïtien.</p>
<p>L’ampleur du désastre est sans aucun doute liée à la nature de l’État dans notre pays, un héritage historique colonial et néocolonial et la mise en place des politiques néolibérales au cours des 3 dernières décennies. L’hypercentralisation autour de la “ République de Port-au-Prince ” décidée par l’occupation américaine de 1915 est certainement un des facteurs déterminants. En particulier, la complète libéralisation du marché de l’immobilier a ouvert un espace de spéculation débridé aux flibustiers de tout poil.</p>
<p>Nous sommes très émus par l’extraordinaire élan de solidarité manifesté par la population de la région métropolitaine qui pendant les 3 premiers jours suivant le sinistre ont su répondre par l’auto-organisation en construisant 450 camps de réfugiés qui ont contribué à sauver des milliers de personnes prisonnières des décombres et a rendu possible la survie de 1.5 millions de personnes grâce au partage communautaire de toutes les ressources disponibles (nourriture, eau, vêtements). Honneur et respect à la population de Port-au-Prince ! Ces mécanismes spontanés de solidarité doivent jouer un rôle essentiel dans le processus de reconstruction et de re-conceptualisation de l’espace national.</p>
<p>Nous adressons cette correspondance à nos partenaires et aux différents réseaux nationaux et internationaux auxquels nous participons afin de les informer des démarches que nous avons entreprises et de nos objectifs à court, moyen et long terme.</p>
<p>En effet, depuis plus d’une semaine un groupe d’organisations et de plateformes se réunissent régulièrement afin de faire face à cette nouvelle situation tout en mettant en place de nouvelles stratégies et manières de travailler. Ainsi, nous les responsables des organisations et plateformes suivantes, à la suite de plusieurs rencontres pour analyser la nouvelle situation et définir des stratégies communes adoptons un positionnement qui se fonde sur les éléments d’orientation suivants :</p>
<p>Contribuer à préserver les principaux acquis des mouvements sociaux et populaires haïtiens menacés par la nouvelle situation<br />
Contribuer à répondre aux besoins urgents de la population en mettant en place des centres de services communautaires disposant de capacités adéquates pour répondre aux besoins suivants : alimentation, soins de santé primaire, assistance médicale et psychologique suite aux chocs subis lors du séisme<br />
Profiter des projecteurs de la grande presse braqués sur notre pays pour diffuser une image différente de celle projetée par les forces impérialistes<br />
Mettre en place de nouvelles façons de faire visant à dépasser l’atomisation et la dispersion qui constituent l’une des principales faiblesses de nos organisations.  Ce processus de rapprochement doit démarrer avec la structuration d’un espace commun devant accueillir provisoirement nos 6 équipes qui continueront à travailler de façon autonome tout en veillant à la mise en place de mécanismes permanents d’échanges et de travaux mutualisés. Nous veillerons à ce que puisse être imposée une démarche collective dans la recherche de réponses communes à nos problèmes et la construction d’alternative démocratique populaire réelle et viable</p>
<p>En ce qui a trait à la situation d’urgence, nous sommes en train de mettre en place des centres de services de quartiers. Un de nos centres est déjà pleinement opérationnel au Numéro 59 de l’avenue Poupelard, dans les locaux d’une école populaire dirigée par l’organisation SAJ/VEYE YO (Solidarite Ant Jèn). Il accueille près de 300 personnes qui sont nourries 2 fois par jour et abritées sous des tentes. Le centre leur offre aussi des consultations, des médicaments et un accompagnement psychologique. Ces services sont offerts aussi à ceux et celles qui résident dans des camps de réfugiés aménagés spontanément dans la zone. Ce centre fonctionne grâce à l’appui d’une équipe bénévole de professionnels haïtiens (médecins, infirmières, psychologues, travailleurs sociaux) appuyés par des médecins allemands de l’organisation de secours Cap Anamur. Nous essayons d’étendre l’établissement de centres similaires à d’autres quartiers de la région métropolitaine durement éprouvés par le séisme et dans lesquels aucune offre de services de cette nature n’existe. Ils seront quatre à être mis en place dans les quartiers de Carrefour (Martissant, Fontamara) et de Gressier. Nous comptons sur la solidarité de tous nos partenaires afin d’assurer leur fonctionnement efficace.</p>
<p>En même temps, nos 2 plateformes et les 4 organisations impliquées ont mis en place un point focal de rencontres et de coordination au local de FIDES-Haïti, situé au No 6 de l’Impasse Gabriel – Rue Fernand au Canapé Vert. Cet espace est disposé à accueillir de nouvelles plateformes et organisations du mouvement démocratique et populaire. Nous nous engageons à mobiliser les différentes composantes de ce mouvement en vue, d’une part, d’élargir les efforts de secours d’urgence aux rescapés et, d’autre part, d’aboutir à la formulation d’un plan commun d’orientation pour la réhabilitation de nos institutions et organisations. Ce plan et les projets concrets qui l’accompagnent seront soumis dans un délai relativement bref à l’attention de nos partenaires.</p>
<p>L’aide d’urgence à laquelle nous participons se veut alternative et nous comptons développer un travail de plaidoyer afin de dénoncer les pratiques traditionnelles dans le champ des interventions humanitaires qui ne respectent pas la dignité des victimes et qui s’inscrivent dans le cadre d’un processus de renforcement de notre dépendance. Nous plaidons pour une aide humanitaire adaptée, respectueuse de notre culture et de notre environnement et qui ne détruit pas les constructions d’économie solidaire mises en place depuis plusieurs décennies par les organisations de base avec lesquelles nous travaillons.</p>
<p>Nous tenons pour finir à saluer encore une fois l’extraordinaire élan de générosité qui a animé l’opinion publique mondiale autour du drame que nous vivons. Nous en sommes reconnaissants et nous croyons que c’est le moment d’inventer un nouveau regard sur notre pays qui permette de construire une authentique solidarité délivrée des réflexes paternalistes de pitié et d’infériorisation. Nous devrions travailler pour maintenir ce vigoureux élan de solidarité au-delà des effets de mode et de surenchère médiatique. La réponse à la crise prouve que dans certaines situations les peuples du monde peuvent dépasser les lectures hâtives guidées par des stéréotypes et le sensationnalisme. L’aide humanitaire massive est aujourd’hui indispensable compte tenu de l’ampleur de la catastrophe, mais elle doit être structurante en s’articulant avec une vision différente du processus de reconstruction. Elle doit s’inscrire en rupture avec les paradigmes dominant les circuits traditionnels de l’aide internationale. Nous souhaiterions voir naître des brigades internationalistes de solidarité travaillant en compagnie de nos organisations à la lutte pour la réalisation d’une réforme agraire et d’une réforme foncière urbaine intégrée, à la lutte contre l’analphabétisme et pour la reforestation, à l’édification de nouveaux systèmes universels, décentralisés et modernes d’éducation et de santé publique.</p>
<p>Nous devons aussi proclamer notre colère et notre indignation face à l’instrumentalisation qui est faite de la crise haïtienne pour justifier une nouvelle invasion de 20.000 marines américains. Nous dénonçons ce qui risque de devenir une nouvelle occupation militaire, la troisième de notre histoire par des troupes étatsuniennes. Elle entre clairement dans la stratégie de remilitarisation du bassin de la Caraïbe dans le cadre de la réponse de l’impérialisme américain à la révolte croissante des Peuples du continent face à la mondialisation néolibérale. Elle s’inscrit aussi dans une stratégie de guerre préventive face à un éventuel éclatement social venant d’un Peuple écrasé par la misère et se retrouvant dans une situation de désespoir. Nous dénonçons le modèle appliqué par le Gouvernement américain et la réponse militaire face à une tragique crise humanitaire. La mainmise sur l’aéroport Toussaint Louverture et d’autres infrastructures stratégiques du pays a conduit à priver le Peuple haïtien d’une partie des contributions venant de la CARICOM, du Venezuela et de certains pays européens. Nous dénonçons la méthode adoptée et refusons que notre pays soit transformée en une nouvelle base militaire.</p>
<p>Nous, dirigeants des organisations et plateformes initiatrices de cette démarche, nous vous écrivons aujourd’hui pour vous transmettre notre première analyse de la situation. Nous sommes convaincus, comme vous l’avez déjà manifesté, que vous continuerez à accompagner notre travail et nos combats dans le cadre de la construction d’une alternative nationale, source de renaissance de notre pays éprouvé par une horrible catastrophe et se battant pour sortir du cycle de la dépendance.</p>
<p>Port-au-Prince, le 27 Janvier 2010</p>
<p>Pour le Comité de coordination :<br />
Sony Estéus, Directeur SAKS<br />
Camille Chalmers, Directeur Exécutif PAPDA<br />
Marie Carmelle Fils-Aimé, Officier de Programme à ICKL</p>
<p>Pour les organisations et plateformes partie prenante de cette initiative :</p>
<p>Marc Arthur Fils-Aimé, Institut Culturel Karl Léveque (ICKL)<br />
Maxime J. Rony, Programme alternatif de Justice (PAJ)<br />
Sony Estéus, Sosyete Animasyon ak Kominikasyon Sosyal (SAKS)<br />
Chenet Jean Baptiste, Institut de Technologie et d’animation (ITECA)<br />
Antonal Mortimé, Plateforme des Organisations Haïtiennes de Droits Humains (POHDH) qui regroupe :<br />
Justice et Paix (JILAP), Centre de recherches Sociales et de Formation pour le Développement (CRESFED), Groupe Assistance Juridique (GAJ), Institut Culturel Karl Léveque (ICKL), Programme pour une Alternative de Justice (PAJ), Sant Karl Lévèque (SKL), Réseau National de Défense des Droits Humains (RNDDH), Conférence haïtienne des Religieux (CORAL-CHR)</p>
<p>Camille Chalmers, Plateforme haïtienne de Plaidoyer pour un Développement Alternatif (PAPDA) qui regroupe :<br />
Institut de Technologie et d’animation (ITECA), Solidarite Fanm Ayisyèn (SOFA), Centre de Recherches Actions pour le Développement (CRAD), Mouvaman Inite Ti Peyizan Latibonit (MITPA), Institut Culturel Karl Léveque (ICKL), Association Nationale des Agroprofessionnels Haïtiens (ANDAH)</p>
<p>http://alainet.org/active/35881&amp;lang=es</p>
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		<title>Réunion du 26 février 2010</title>
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		<pubDate>Mon, 01 Mar 2010 08:18:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Bernard</dc:creator>
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		<description><![CDATA[1. Fonctions du Bureau Co-responsable et personnes cooptées.
Sur les 15 membres que compte le  C.A. (Collectif d’Animation), trois sont volontaires pour constituer le Bureau :
Marc : conserve la trésorerie, Isabelle : animation, Bernard : réception du courrier au Centre Social, gestion du site CALJ, contact avec nos partenaires Canto Sur et Errac, entre autres.Les autres membres [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h3>1. Fonctions du Bureau Co-responsable et personnes cooptées.</h3>
<p>Sur les 15 membres que compte le  C.A. (Collectif d’Animation), trois sont volontaires pour constituer le Bureau :</p>
<p><strong>Marc </strong>: conserve la trésorerie,<strong> Isabelle </strong>: animation,<strong> Bernard </strong>: réception du courrier au Centre Social, gestion du site CALJ, contact avec nos partenaires Canto Sur et Errac, entre autres.<span id="more-569"></span>Les autres membres ont tous des activités en fonction de leurs propositions, ce qui n’exclut pas que tout le monde puisse participer à ces activités :</p>
<p><strong>Anne-Marie </strong>:  démarches administratives.</p>
<p><strong>Jacques</strong> : gestion du stock de livres.</p>
<p><strong>Richard </strong>: gestion des animations, accueil de Canto Sur sur Dole.</p>
<p><strong>Annie </strong>: gestion de l’artisanat.</p>
<p><strong>Pierre</strong> : ciné latino.</p>
<p><strong>Eliane </strong>: préparation des Belles Latinas, accueil de Canto Sur sur Dole.</p>
<p><strong>Martine</strong> : initiative vente de livres sur les campings.</p>
<p><strong>Bernadette</strong> : rédaction des informations aux adhérents.</p>
<p><strong>Fernand</strong> : envoi de ces informations, par courrier postal et par internet.</p>
<h3>2. Premières décisions :</h3>
<p>La fréquence des réunions : la quantité de nos activités ne nécessite pas une réunion par mois, une toutes les six semaines est un rythme suffisant.</p>
<p>Les adhérents continueront de recevoir des infos dix fois par an.</p>
<p>On trouvera  aussi parfois sur le site des infos supplémentaires.</p>
<p>Le montant de la cotisation, après de nombreuses années sans changement, a été porté à <strong>18</strong> <strong>Euros</strong>, <strong>6 Euros</strong> pour étudiants et cas de précarité.</p>
<p>La prochaine vente de livres aura lieu au Carrefour de la Marjorie à Lons en juin.</p>
<p>La vente de livres de Salins est maintenue (dernier samedi de juillet)</p>
<p>Les cotisations et dons doivent être adressées à :</p>
<p>Marc BAUDOT – 10 rue du Collège –39800 POLIGNY.</p>
<p>Les autres courriers  à : Centre social, Rue de Pavigny 39000 LONS LE SAUNIER</p>
<h3>3. Haïti</h3>
<p>Il apparaît nécessaire de bien se renseigner avant de décider d’accorder une aide, sachant que nous ne pouvons pas intervenir en urgenciers. Les initiatives fleurissent, nous sommes sollicités par des organisations diverses qui parlent au nom des Haïtiens, Par ailleurs les organisations sociales haïtiennes prennent elles aussi la parole ( <em>voir sur notre site</em>). Nous nous informons et nous remettons à la prochaine réunion la décision de verser notre aide.</p>
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		<title>COLOMBIE : découverte d’une fosse commune de 2000 corps (27 janvier2010)</title>
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		<pubDate>Mon, 01 Mar 2010 07:51:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Bernard</dc:creator>
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Dans le petit village de La Macarena, à 200 km au sud de Bogotá, l’une des zones les plus chaudes du conflit colombien, on a découvert la plus grande fosse commune de l’histoire récente du continent. Elle contient environ 2000 cadavres répertoriés “ NN ” : enterrés là sans identification. Depuis 2005, l’armée dont les [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>(www.rebelion.org)</p>
<p>Dans le petit village de La Macarena, à 200 km au sud de Bogotá, l’une des zones les plus chaudes du conflit colombien, on a découvert la plus grande fosse commune de l’histoire récente du continent. Elle contient environ 2000 cadavres répertoriés “ NN ” : enterrés là sans identification. <span id="more-552"></span>Depuis 2005, l’armée dont les forces d’élite étaient déployées dans les environs, déposait derrière le cimetière local des centaines de cadavres en ordonnant de les inhumer sans identification.</p>
<p>Le juriste Jairo Ramírez est secrétaire du Comité Permanent pour la Défense des Droits Humains. Il accompagnait une délégation de parlementaires britanniques sur les lieux quand on découvrit l’importance de  la fosse. “  Ce que nous avons vu est terrifiant, “  dit-il. “ Une infinité de corps et à la surface des centaines de plaques de bois blanches portant l’inscription : “ NN ”.Le commandant de l’armée nous a dit qu’il s’agissait de guérilleros “ tombés au combat ”, mais les gens du lieu parlent d’une multitude de leaders sociaux, de paysans et de militants des communautés disparus sans laisser de traces ”.<br />
Alors que le Procureur annonce des enquêtes “ à partir de mars ”, après les élections législatives et présidentielles, une délégation parlementaire espagnole arrive en Colombie pour étudier le cas et rédiger un rapport pour le Congrès.</p>
<p>Les paramilitaires : une stratégie d’Etat financée par l’Etat, les multinationales et l’oligarchie.<br />
L’horreur de La Macarena rappelle à la Colombie et au monde l’effroyable quantité de fosses communes, dont les coordonnées ont été obtenues récemment, après les audiences des paramilitaires qui, acceptant la loi de “ Justice et Paix ”, reconnaissent leurs crimes et livrent les coordonnées de fosses et autres détails de leur rôle dans la sale guerre menée par l’Etat. La loi “ Justice et Paix ” a été conçue par le Président Uribe, pour que ses paramilitaires bénéficient de l’impunité, ou d’une peine minime. Ainsi des centaines d’entre eux, auteurs de milliers d’assassinats, sont exonérés de la prison, après avoir exprimé leur “ repentir ” et donné des coordonnées de fosses communes. Mais les fortunes qu’ils ont accumulées par ces massacres leur restent acquises.</p>
<p>L’extradition enterre la vérité.<br />
Certains ayant donné trop de détails, et dénoncé que leur formation, leur armement et leur protection venaient de l’Etat colombien, ont été extradés vers les Etats-Unis : ainsi ne pourront-ils pas citer les hommes d’Etat et les multinationales responsables des massacres, et on évitera que les noms de la grande oligarchie et des multis soient dévoilés dans leur rôle de financeurs et créateurs de l’horrible phénomène paramilitaire.<br />
Pour les “ auteurs intellectuels ”, l’extradition des paramilitaires évite que toute la vérité soit connue. Ils envoient les paramilitaires aux Etats-Unis pour qu’ils soient jugés pour des délits mineurs et ainsi on fait silence sur les génocides et sur les noms des financeurs.</p>
<p>La dissuasion par la Terreur.<br />
La stratégie de “ dissuader par la terreur ” est expliquée dans les manuels de contre-insurrection de l’Etat (cadeau des Etats-Unis). Elle consiste à inspirer une intense panique à travers les tortures et les démembrements publics pour faire taire les revendications sociales, économiques ou écologiques. En dissuadant par la terreur on déplace des populations entières. La formation des AUC (Autodéfenses unies de Colombie, groupe paramilitaire) comprenait entre autres des cours de démembrement, mis en pratique sur des gens encore vivants : d’abord un bras, puis la tête… “ Un chef des AUC dit :“ Quand nous sommes arrivés à Uraba, nous avons décapité beaucoup de gens, c’était une stratégie pour créer la terreur ”.</p>
<p>Armée et paramilitaires.<br />
Les AUC ne sont pas l’armée. Ce même chef explique : “ A Uraba, quand nous avons commencé, nous laissions les corps sur place. Au bout de quelque temps le pouvoir public commença à faire pression en nous disant qu’ils nous laisseraient continuer notre travail mais que nous devions faire disparaître  les personnes. C’est ainsi qu’on a commencé  à faire des fosses communes. Nous avons assassiné des gens tous les jours, dans toutes les communautés de Uraba. ” Puis se référant à l’armée il ajoute : “ Nous étions dans l’illégalité, eux sont plus coupables que nous parce qu’ils représentaient l’Etat et qu’ils étaient obligés de protéger ces communautés, ils nous utilisaient pour combattre  la guerilla. Nous avons commis beaucoup d’homicides et nous devons en répondre mais eux aussi, ils doivent en répondre. ”</p>
<p>Devant l’inertie de l’Etat, la détermination des mères de La Candelaría.<br />
Le ministère public a plus de 4200 coordonnées de fosses communes, mais a fait des recherches pour à peine 300. Les recherches d’ADN ont été utilisées dans une très faible mesure, sous prétexte que l’Etat “ manque de ressources ”alors qu’il a endetté le pays pour payer les dépenses militaires et paramilitaires. Aussi, début 2007, une délégation de Mères de La Candelaria tint plusieurs réunions avec des chefs paramilitaires – aujourd’hui extradés aux Etats-Unis – et ceux-ci leur localisèrent approximativement les fosses. Dans la commune 13 de Medellin, plusieurs familles décidèrent de se munir d’outils et d’essayer de déterrer leurs morts.</p>
<p>La commission britannique qui visita récemment la Colombie écouta de multiples témoignages de violations de droits, d’exécutions extra-judiciaires, d’assassinats, de déplacements forcés, de disparitions, de criminalisation de l’opposition politique, de vols des terres des paysans au profit de multinationales. La commission conclut : “ Après avoir entendu de tels témoignages nous pensons que l’armée colombienne est responsable de la plupart des violations de droits humains contre la population civile… L’activité paramilitaire persiste surtout dans les zones rurales et à  l’évidence des liens existent toujours entre paramilitaires et forces armées. ”</p>
<p>Quelques données :</p>
<ul>
<li>au moins 50 000 personnes (séquestrées et torturées) ont disparu sous la logique de “ dissuader la revendication par la terreur ”.</li>
<li>plus de 4 millions de personnes ont été déplacées de leurs terres par les massacres des militaires et paramilitaires, dans le contexte de la “ terre brûlée ” pour vider la campagne de sa population et offrir ainsi aux multinationales des terrains de haut rendement économique, sans habitants ni revendications.</li>
<li>6 millions d’ha ont ainsi été dérobés aux victimes et déplacés,</li>
<li>plus de 2649 syndicalistes assassinés,</li>
<li>plus de 7500 prisonniers politiques, dont beaucoup sont victimes de montages judiciaires.</li>
</ul>
<p>Sans l’énorme “ aide ” belliciste reçue de l’extérieur, sans ses appuis militaires et médiatiques, sans sa stratégie paramilitaire de terrorisme d’Etat, l’Etat colombien n’aurait pas pu perpétrer une telle barbarie. Et le peuple colombien aurait pu marcher vers sa véritable indépendance, loin de tant de mort et de douleur.</p>
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		<title>BRÉSIL : Contre les barrages. (Février 2010)</title>
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		<pubDate>Mon, 01 Mar 2010 07:48:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Bernard</dc:creator>
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		<description><![CDATA[(Source : www.rebelion.org)
La frénésie de construire des barrages pour générer de l’énergie électrique a débuté dans les années 70.  Durant cette décennie on construisait en moyenne 5400 digues ou retenues par an au plan mondial. Le résultat est qu’aujourd’hui plus de la moitié des cours d’eau de la planète sont canalisés par des barrages et que [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>(Source : <a href="http://www.rebelion.org/">www.rebelion.org</a>)</em></p>
<p>La frénésie de construire des barrages pour générer de l’énergie électrique a débuté dans les années 70.  Durant cette décennie on construisait en moyenne 5400 digues ou retenues par an au plan mondial. <span id="more-550"></span>Le résultat est qu’aujourd’hui plus de la moitié des cours d’eau de la planète sont canalisés par des barrages et que 80 millions de personnes ont été déplacées de leurs terres. Même si, en Europe et aux Etats-Unis, cette ardeur est retombée du fait de raisons économiques et de critiques sur l’impact environnemental de ces mégaprojets, au sud du continent américain des pays comme le Brésil s’obstinent à poursuivre ce modèle.</p>
<p>Les grands complexes hydroélectriques des années 70 au Brésil avaient comme finalité de générer de l’énergie pour un processus d’industrialisation rapide. Pour cela il était nécessaire d’exproprier de vastes zones rurales dans un temps relativement court, et des populations entières furent obligées d’abandonner logement, terres et emplois. <em>“ </em><em>Dans bien des cas, ce déplacement physique fut involontaire et s’effectua par la pression et la force ”</em></p>
<p>“ Avec la crise du capitalisme des années 70, plusieurs secteurs, comme la métallurgie, aux capitaux japonais ou européens, commencent à investir dans des pays en voie de développement. Le Brésil a acccueilli ces entreprises dans le but d’apporter le progrès dans le pays. Ces entreprises ont  besoin d’une énorme quantité d’énergie électrique pour effectuer  leur production. Comme nous avons une grande abondance de cours d’eau, nous avons privilégié l’énergie hydro-électrique : par rapport à d’autres sources d’énergie celle-ci est beaucoup moins onéreuse, ce qui est fondamental aux yeux du capital. ”</p>
<p>Les personnes déplacées doivent faire face à quantité de risques : se retrouver sans terre, sans travail, sans habitation, sans sécurité alimentaire ni mesures sanitaires. Jusqu’aux années 90, les entreprises qui contrôlaient les barrages étaient sous contrôle de l’Etat, il y avait donc possibilité de faire pression pour que les personnes déplacées soient réorientées dans des conditions semblables à ce qu’elles avaient dû quitter. Mais vers 1995, commence la privatisation du secteur électrique au Brésil.</p>
<p>A partir de là, <em>“ </em><em>commence une étape où il n’y a plus  possibilité de faire reconnaître ses droits et de réclamer ”.</em> C’est alors que les populations affectées se mettent à réaliser des actions diverses, telles qu’occupations de terres, marches, affrontements sur les chantiers  ou les propriétés publiques. En réponse, l’Etat recourt à la persécution et la criminalisation des militants et de leurs organisations. Le rapport de forces est très inégal. <em>“ Mes compagnons occupèrent une zone de construction près de Tucurui, ils revendiquaient une surface à cultiver pour pouvoir survivre. Pour avoir osé demander cela ils furent fortement réprimés, certains emprisonnés 50 jours sans processus judiciaire. Il y a une grande persécution politique et policière ”.</em></p>
<p>Les retenues d’eau sont présentées comme une attraction touristique et naturelle par les gouvernements locaux. Lacs artificiels avec activités sportives  ou de distraction, il s’agit de générer le consensus à partir d’un marketing “ vert ” sur une infrastructure qui est loin de se concilier avec la nature.</p>
<p>Les retenues d’eau peuvent engendrer des altérations significatives dans le régime du cours d’eau, en altérant la température de l’eau. Les grands barrages ont causé la perte de la biodiversité aquatique. En utilisant le double argument de la propagande verte et du “ développement ”, les retenues d’eau continuent d’avancer pour les intérêts de l’industrie et en laissant de côté les autres formes d’énergie (biomasse, énergie éolienne, solaire, géothermique, océanique…)</p>
<p>Au Brésil ce thème fait de plus en plus l’objet de débat car dans les dix prochaines années, le gouvernement prétend construire 78 barrages hydroélecriques dans le cadre de son “ PAC ” ( Programme d’accélération économique). Ce plan implique plus de 30 barrages pour la région amazonienne. Deux méga-barrages sont déjà en cours de réalisation, l’un sur le río Madeira, qui va affecter 25 000 personnes. L’autre est plus connu à cause de la forte résistance des populations locales : le barrage hydro-électrique de Belo Monte ( bassin du río Xingú, Etat de Para) qui sera la 3<sup>ème</sup> retenue mondiale par l’importance de sa production. Elle nécessitera le déplacement de 30 000 personnes.</p>
<p>La région amazonienne ( y compris au Pérou et en Colombie) devient le champ d’action  des entreprises transnationales, non seulement pour la construction de barrages hydroélectriques mais aussi pour la recherche de minéraux, le contrôle de la biodiversité, de l’eau, et tout ceci provoque l’expulsion des populations riveraines et paysannes dont l’unique moyen de transport était fluvial.</p>
<p>Dans l’Etat de Para le gouvernement s’efforce de donner un maquillage “ vert ” au projet en prévoyant des réserves–témoins. Et l’IBAMA ( Institut Brésilien de l’Environnement et des Ressources Naturelles Renouvelables ) a récemment annoncé qu’il donnerait son accord à la réalisation du projet.</p>
<p>Les organisations indigènes assurent que leurs droits sont violés, malgré la Constitution Fédérale et l’accord 169 de l’Organisation Internationale du Travail. <em>(“ Les Gouvernements devront respecter l’importance spéciale que revêt, pour les cultures et valeurs spirituelles des peuples intéressés, leur relation avec les terres ou territoires qu’ils occupent, et en particulier les aspects collectifs de cette relation. ”)</em></p>
<p>Les lois prévoient en effet la consultation préalable des populations concernées puis la réalisation d’audiences publiques dans chaque localité affectée pour évaluer les impacts de grands travaux sur l’environnement. Le projet de Belo Monte comporte déjà de nombreuses irrégularités.</p>
<p>Pour affronter ces menaces, les mouvements sociaux tentent de se regrouper au  maximum, la plupart d’entre eux font déjà partie de Vía Campesina comme le Mouvement des Travailleurs sans Terre ( MST), le Mouvement des Petits Agriculteurs, le Mouvement des Femmes Paysannes, la Fédération des Etudiants en Agronomie.…</p>
<p>Le collectif recherche une alliance avec les peuples originaires qui ont une forte tradition de résistance, surtout dans la région amazonienne. Joindre les efforts pour renforcer  la résistance…</p>
<h2>BOLIVIE : le gaz à domicile.</h2>
<p>Il y a 20 ans, la Bolivie riche en gaz naturel avait envisagé la distribution de ce combustible dans les foyers de Santa Cruz. L’entreprise SERGAS s’était adjugé le contrat mais depuis lors, seulement neuf mille connexions avaient été réalisées. En fait l’entreprise avait privilégié l’accès au gaz pour les entreprises industrielles et négligé le service à domicile.</p>
<p>La décision politique du Président Morales, suivi du candidat au titre de gouverneur, Justiniano Talavera, vise à connecter progressivement, en quelques années, tous les foyers  et à très bas prix ( la bonbonne au tiers de son prix habituel).</p>
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		<title>Compte-rendu de l’Assemblée Générale</title>
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		<pubDate>Mon, 01 Feb 2010 15:06:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Bernard</dc:creator>
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		<description><![CDATA[22 Janvier 2009
1. L’Assemblée Générale a été précédée d’une Assemblée Générale extraordinaire, car le Conseil d’Administration ayant fait le choix de fonctionner désormais de manière collégiale, il faut modifier les statuts de l’association. L’ensemble des adhérents élus en Assemblée constitue toujours le C.A., ou Collectif d’Animation, et les responsabilités sont maintenant partagées entre plusieurs personnes [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>22 Janvier 2009</strong></p>
<p><strong>1. L’Assemblée Générale</strong> a été précédée d’une Assemblée Générale extraordinaire, car le Conseil d’Administration ayant fait le choix de fonctionner désormais de manière collégiale, il faut modifier les statuts de l’association. L’ensemble des adhérents élus en Assemblée constitue toujours le C.A., ou Collectif d’Animation, et les responsabilités sont maintenant partagées entre plusieurs personnes qui constituent le Bureau Co-responsable. La composition de ce Bureau sera confirmée lors de notre réunion de février.<span id="more-516"></span>Ce fut une assemblée très participative dans la préparation des nouveaux statuts. Outre la vingtaine d’adhérents présents, soulignons que vingt autres avaient envoyé leur pouvoir.</p>
<p><strong>2. Bilan des activités.</strong><br />
Chaque activité est présentée succinctement par un membre du CALJ qui en est responsable :<br />
Bernard :<br />
* mise à jour du site internet chaque mois, réponse aux courriers éventuels.<br />
* interventions en milieu scolaire à partir de films réalisés en voyages solidaires.<br />
* contacts avec le groupe bolivien CANTO SUR en vue de la prochaine tournée début 2011<br />
Pierre :<br />
* Ciné latino, bilan du festival 2009 et perspectives du festival 2010 (du 10 au 23/11/2010 )<br />
* Perspectives de coordination avec Dole (MJC) et Louhans (Ciné Eden).<br />
Jacques :<br />
Ventes de livres : activité maintenue sur deux ou trois points de vente (Salins, Marjorie à Lons)  et en initiatives moins lourdes sur Dole par exemple.<br />
Annie :<br />
chargée de la gestion et de la vente de l’artisanat, stock à réapprovisionner souvent.<br />
Bernadette :<br />
* Chargée de la rédaction et de l’expédition des infos mensuelles.<br />
* Rapport d’activités du projet PROSALUD au Nicaragua et du projet MEDICUBA.</p>
<p><strong>3. Bilan financier.</strong><br />
Marc nous le présente de manière très attrayante. Le bilan avec ses graphiques et ses précisions peut être communiqué à toute personne intéressée. Retenons que plus de 50 % de nos dépenses sont allés aux projets de solidarité (Nicaragua, Mexique, Cuba, Bolivie) avec la somme totale de 10 620 Euros. L’information (envois mensuels) ne représente que 5 %. Il faut souligner que les dons de nos adhérents et amis sont actuellement notre ressource principale.</p>
<p><strong>4. Collectif d’Animation.</strong><br />
BARNIER Isabelle – BAUDOT Marc – CAUTARD Eliane &#8211; FIEUX Bernadette – FIEUX Fernand – FOTIA Serge – GUIGNARD Martine –<br />
MEUDRE Anne-Marie – MONNERET Maryse – MATEOS Catherine – MATEOS Richard – ROLAND Jacques – SIMANDRE Pierre &#8211; VANNIER Annie – VANNIER Bernard</p>
<p><strong>5. HAITI.</strong><br />
Le  CALJ  contacte “ Les Amis d’Haïti ” pour participer à leur action en faveur des rescapés et de la reconstruction.</p>
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		<item>
		<title>Projet  au NICARAGUA : la santé avec l’organisation PROSALUD</title>
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		<pubDate>Mon, 01 Feb 2010 14:59:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Bernard</dc:creator>
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		<description><![CDATA[(12/10/2009)
Le rapport que nous adresse PROSALUD définit un plan stratégique allant de 2010 à 2012 pour les trois secteurs du projet :
- Vente de Médicaments Essentiels, (VME)
- Consultations en Cliniques Sociales à Ciudad Darío et Terrabona,
- Programme de santé Communautaire. 
1. Programme avec Vente de Médicaments Essentiels (VME). 
L’objectif est de former la population à l’utilisation [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>(12/10/2009)</strong></p>
<p>Le rapport que nous adresse PROSALUD définit un plan stratégique allant de 2010 à 2012 pour les trois secteurs du projet :</p>
<p>- Vente de Médicaments Essentiels, (VME)</p>
<p>- Consultations en Cliniques Sociales à Ciudad Darío et Terrabona,</p>
<p>- Programme de santé Communautaire. <strong><span id="more-513"></span></strong></p>
<p><span style="text-decoration: underline;">1. Programme avec Vente de Médicaments Essentiels (VME). </span></p>
<p>L’objectif est de former la population à l’utilisation adéquate de médicaments peu nombreux mais essentiels, et vendus à un prix très modique (40 % moins chers que dans les pharmacies). La participation de la communauté doit être active. La VME est organisée sur presque tout le territoire avec de nombreuses organisations participantes. Les accords passés sont authentifiés par un acte notarié, établissant les fonctions et responsabilités de chaque participant. La formation des participants est assurée par PROSALUD et d’autres ONG.</p>
<p>Ce programme s’autofinance totalement.</p>
<p>Dans tous les secteurs d’action de PROSALUD, les patients participent financièrement, même très peu, mais par le principe que <em>“ </em><em>rien n’est  gratuit </em>”. Les  cas d’extrême pauvreté sont cependant pris en charge par un fonds d’assistance créé par PROSALUD et la municipalité de C. Darío.</p>
<p><span style="text-decoration: underline;">2. Cliniques Sociales de Ciudad Darío et Terrabona.</span></p>
<p>Elles proposent des services pour lesquels le système public de santé (MINSA) est déficient.  Elles couvrent tous les aspects de la santé avec les soins, la prévention, l’éducation : Consultation ordinaire, prénatale, contraception, vaccinations, échographie, cardiologie, soins dentaires, etc. Les soins sont dispensés “ <em>avec qualité et chaleur humaine </em>”. Chaque clinique a un comité d’usagers et fonctionne avec des évaluations trimestrielles.</p>
<p>Les deux Cliniques reçoivent ensemble plus de 1500 patients par mois. Elles parviennent à s’autofinancer à 80 % minimum.</p>
<p>PROSALUD a aussi créé les <em>“ </em><em>groupes d’appui </em>” : les personnes souffrant de maladies chroniques (asthme, diabète, hypertension…) se réunissent trimestriellement pour échanger leurs expériences, recevoir une information complète et des conseils sur leur maladie. Elles bénéficient gratuitement d’une visite mensuelle et de certains examens de laboratoire. La création de ces “ <em>groupes d’appui </em>” est une initiative très appréciée par les malades.</p>
<p>Le projet des “ groupes d’appui ” nécessite un financement extérieur et c’est à ce secteur d’activités que le soutien financier du CALJ sera destiné.</p>
<p><span style="text-decoration: underline;">3. Programme de Santé Communautaire.</span></p>
<p>Dans 12 municipalités des départements de Matagalpa et Jinotega, PROSALUD intervient en coordination avec une ONG belge (Fondation DAMIAN) et avec le MINSA. Il s’agit d’un processus de formation, de suivi, de visites et d’évènements festifs sur le thème de la santé, en coordination avec les services de santé publique. La difficulté de communication routière entre villages explique la nécessité de ce type d’action.</p>
<p>Ce processus est en lien avec le réseau de brigadistes de santé, de sages-femmes et autres responsables locaux de la santé. Parmi  les actions du programme communautaire, PROSALUD a aussi inclu la lutte contre la tuberculose et la leishmaniose, très répandues là-bas.</p>
<p>Le MINSA a conçu une stratégie qui décentralise les soins dans les communautés et les familles, avec des visites par une équipe de base : un médecin + une infirmière. Mais la mise en pratique de ce processus demande des ressources humaines et financières, ainsi qu’une motivation qui n’est pas toujours présente parmi le personnel du MINSA.</p>
<p>De plus le budget du MINSA est limité, et ses membres se comportent parfois de manière très “ fermée ” : ils veulent être les seuls protagonistes et se “ politisent ” trop. C’est un défi pour PROSALUD  de coopérer  avec le MINSA mais la volonté de PROSALUD est d’avancer vers une meilleure alliance au bénéfice de tous les patients.</p>
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		<title>Leaders syndicaux nord-américains en visite à Cuba.</title>
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		<pubDate>Mon, 01 Feb 2010 14:54:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Bernard</dc:creator>
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		<description><![CDATA[(Source : prensa ecumenica (www.ecupress.org)
Un groupe de leaders syndicaux des Etats-Unis qui visitait Cuba de sa propre initiative a plaidé pour la levée du blocus et la mise en place de “ relations diplomatiques et commerciales avec Cuba ”. L&#8217;intention de la visite était “ d’ouvrir des lignes de communication entre nos peuples à travers [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>(Source : prensa ecumenica (www.ecupress.org)</strong></p>
<p>Un groupe de leaders syndicaux des Etats-Unis qui visitait Cuba de sa propre initiative a plaidé pour la levée du blocus et la mise en place de “ relations diplomatiques et commerciales avec Cuba ”. <span id="more-509"></span>L&#8217;intention de la visite était “ d’ouvrir des lignes de communication entre nos peuples à travers le débat honnête et courageux sur des thèmes contestés. ” La déclaration insiste sur le fait que “en matière économique, culturelle et spirituelle nous avons beaucoup de choses à partager et à apprendre les uns des autres ” …“ nous sommes d’avis que la levée du blocus et l’élimination des restrictions sur les voyages seraient bénéfiques pour nos deux pays ”.<br />
On y réaffirme aussi  “ notre appui à l’augmentation des envois de fonds depuis les Etats Unis aux familles cubaines “  et on plaide pour “ la levée des restrictions de voyages pour les citoyens nord-américains et autres résidents qui voudraient visiter l’île ”.<br />
Nous voulions obtenir des informations de première main  sur l’impact qu’exerce le blocus des Etats-Unis sur Cuba et pour une meilleure compréhension de ses effets sur la population…<br />
Nous avons été les témoins d’exemples humains concrets montrant que le blocus économique a porté préjudice à l’acquisition d’équipement médical de pointe, de ressources pour l’éducation, de moyens de transport adéquats, d’accès aux aliments de base et à d’autres services essentiels … cette situation génère de grandes difficultés dans la qualité de vie du peuple “<br />
C’est aussi avec grand plaisir qu’ils ont pu “ contacter des étudiants nord-américains de l’ELAM  ( Ecole Latino-Américaine de Médecine ) de Cuba qui étudient “ avec des jeunes d’autres pays, totalement gratuitement, sans aucun frais pour leur famille ou leur pays ”.</p>
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		<title>Un an plus tard, Guantánamo est toujours  ouverte…</title>
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		<pubDate>Mon, 01 Feb 2010 14:51:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Bernard</dc:creator>
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		<description><![CDATA[(01/2010)(Source : www.rebelion.org)
Il y a un an, Obama signait un décret qui fixait à janvier 2010 la fermeture de Guantánamo, ce camp de concentration où les Etats-Unis ont confiné, à partir de 2002, des individus capturés dans diverses parties du monde pour leurs supposées activités terroristes&#8230;Mais dès septembre dernier, Obama annonçait que la promesse ne [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>(01/2010)(Source : www.rebelion.org)</strong></p>
<p>Il y a un an, Obama signait un décret qui fixait à janvier 2010 la fermeture de Guantánamo, ce camp de concentration où les Etats-Unis ont confiné, à partir de 2002, des individus capturés dans diverses parties du monde pour leurs supposées activités terroristes&#8230;<span id="more-507"></span>Mais dès septembre dernier, Obama annonçait que la promesse ne pourrait être tenue. Elle avait pourtant suscité des espoirs dans la population : des groupes de Vétérans avaient manifesté devant le Capitole, disant que la prison met en péril la vie des troupes déployées en Irak et en Afghanistan. Obama lui-même disait que Guantánamo est l’un des meilleurs instruments d’Al Qaeda pour recruter des activistes.</p>
<p>Une réflexion  partagée par les organisations de Défense des Droits Humains, qui  manifestèrent entre la Maison Blanche et le Capitole, vêtus de combinaisons oranges comme les prisonniers, avec des pancartes “ Promesses non tenues ”, “ Vies brisées ”, “ Lois cassées ”.</p>
<p>Pour fermer Guantánamo, il faut recaser les 198 prisonniers qu’elle héberge encore. Environ la moitié d’entre eux iront au Centre Correctionnel de Thomson, une prison fédérale de haute sécurité dans le Nord-Ouest de l’Illinois.</p>
<p>Le Congrès a approuvé une loi interdisant que les détenus de Guantánamo soient emmenés sur le territoire continental, sauf pour y être jugés. Les démocrates avaient prévu de lever la restriction si le gouvernement présentait un plan acceptable pour transporter les prisonniers.<br />
Mais les Républicains s’y opposèrent catégoriquement, assurant que le transfert constituait une menace  pour la sécurité des populations voisines.</p>
<p>Et c’est dans leurs mains que réside l’approbation des centaines de milliers de dollars nécessaires pour aménager la prison et garantir la sécurité des jugements. En premier lieu, celui du “ cerveau ” auto-proclamé du 11 septembre, Khalid Sheikh Mohammed.</p>
<p>De plus, l’attentat manqué de Detroit, à Noël dernier, a paralysé le processus et donné des munitions aux opposants. En outre, la confession de l’activiste disant qu’il avait été entraîné au Yemen, a freiné le rapatriement de la moitié des 91 Yéménites qui se trouvent à Guantánamo. Et plus encore, le fait de savoir qu’un libéré sur 5 réintègre Al Qaeda.</p>
<p>Certains individus que les Etats-Unis voudraient remettre en liberté ne souhaitent pas retourner dans leur pays, de crainte d’être torturés là-bas. Des hommes considérés comme de dangereux terroristes ne peuvent être jugés par manque de preuves de la part du gouvernement nord-américain.</p>
<p>C’est peut-être cela,  le pire héritage de cette prison : la présence des 70 détenus qui  ne peuvent être jugés parce que leurs confessions furent arrachées sous la torture et qu’il n’existe pas de preuves à présenter au tribunal. Leurs déclarations compromettraient la sécurité de l’Etat. Leur dangerosité ne permet pas non plus à l’administration Obama de les libérer ou de les rapatrier.</p>
<p>La fermeture de ce centre de détention n’est pas une affaire de parti politique : les sénateurs républicains de l’Arizona et de Caroline du Sud ont rendu publique leur appui à la fermeture de Guantánamo. Fermer ce centre et rendre la base à Cuba serait considéré internationalement comme une action fondamentale de bonne volonté qui appuierait les promesses de l’administration Obama d’établir de nouvelles relations envers Cuba et l’Amérique Latine. Cela aiderait en même temps à restaurer, devant la communauté internationale,  l’image et la crédibilté états-uniennes, si érodées par les déplorables pratiques des droits civils et  humains de l’administration de George W. Bush.</p>
]]></content:encoded>
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		<title>Assemblée générale</title>
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		<pubDate>Mon, 28 Dec 2009 09:31:26 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Bernard</dc:creator>
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		<description><![CDATA[ASSEMBLÉE GÉNÉRALE EXTRAORDINAIRE
VENDREDI 22 JANVIER 2010 à 20h
Centre Social rue de Pavigny – Salle 302
Le Conseil d’Administration décide du type de fonctionnement à adopter désormais. Si le fonctionnement avec une équipe de co-responsables est adopté, proposition de nouveaux statuts.
ASSEMBLÉE GÉNÉRALE ORDINAIRE
VENDREDI 22 JANVIER 2010 à 20H30.
ORDRE DU JOUR
1. PARTIE ADMINISTRATIVE :
 Bilan des activités réalisées [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><strong>ASSEMBLÉE GÉNÉRALE EXTRAORDINAIRE</strong></p>
<p style="text-align: center;"><strong>VENDREDI 22 JANVIER 2010 à 20h</strong><br />
<strong>Centre Social rue de Pavigny – Salle 302</strong></p>
<p>Le Conseil d’Administration décide du type de fonctionnement à adopter désormais. Si le fonctionnement avec une équipe de co-responsables est adopté, proposition de nouveaux statuts.</p>
<p style="text-align: center;"><strong>ASSEMBLÉE GÉNÉRALE ORDINAIRE</strong></p>
<p style="text-align: center;"><strong>VENDREDI 22 JANVIER 2010 à 20H30.</strong></p>
<p style="text-align: center;"><strong>ORDRE DU JOUR<span id="more-483"></span></strong></p>
<p style="text-align: left;"><strong>1. PARTIE ADMINISTRATIVE :</strong></p>
<p><strong> Bilan des activités </strong>réalisées au cours de l’année : chaque activité sera présentée succinctement par un membre du CALJ qui en est responsable :<br />
Bernard : Mise à jour du site internet, interventions en milieu scolaire, projets Mexique et Bolivie  -  Pierre : Cinéma   -  Annie : Vente d’artisanat  &#8211; Jacques : Vente de livres<br />
Bernadette : Envoi des informations aux adhérents, projets Nicaragua et Cuba</p>
<p><strong>Bilan financier</strong> : Marc.</p>
<p><strong>Elections au Conseil d’Administration</strong> : Tout adhérent à jour de sa cotisation peut être candidat au Conseil d’Administration pour participer selon ses possibilités aux activités du CALJ.</p>
<p><strong>2. INFORMATION ET SOLIDARITE :</strong></p>
<p>Nous visionnerons deux  DVD aimablement prêtés<br />
par le Collectif ALBA-  GRENOBLE :</p>
<p>* Ah ! ta santé Cuba ( 11’) sur le système de santé cubain</p>
<p>* La révolution bolivienne ( 20’) documentaire réalisé par le C.A.L. de CAEN <strong> </strong></p>
<p style="text-align: center;"><strong>POT DE L&#8217;AMITIE</strong></p>
<p style="text-align: center;">_____________________</p>
<p style="text-align: left;">Partie à détacher, à remplir et retourner à l’adresse du CALJ :<br />
CALJ – Centre Social –2 rue de Pavigny &#8211; 39000 LONS-LE-SAUNIER</p>
<p style="text-align: left;">Nom et Prénom : ……………………………………………………………………………………………………………<br />
Adresse : ……………………………………………………………………………………………………………</p>
<p>Candidature :<br />
O – Je propose ma candidature au Conseil d’Administration<br />
Pouvoir :<br />
O – Je ne peux participer à l’Assemblée Générale du 22 janvier 2010 et donne pouvoir à :<br />
M……………………………………………………………………………………… pour me représenter.</p>
<p>Signature :                                                                                   Date :</p>
]]></content:encoded>
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