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	<title>Comité Amérique Latine du Jura</title>
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		<title>FEMMES D’AMERIQUE LATINE : GUATEMALA</title>
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		<pubDate>Wed, 08 May 2013 06:31:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Bernard</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Voix de femmes (Source : Bulletin Solidarité Guatemala, février 2013) Témoignage de l’association MTM (« Mujeres transformando el Mundo » = Femmes transformant  le monde) Lors de la célébration du changement de cycle dans le calendrier maya, une dirigeante communautaire &#8230; <a href="http://www.lecalj.com/2013/05/08/femmes-damerique-latine-guatemala/">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Voix de femmes (Source : Bulletin Solidarité Guatemala, février 2013) Témoignage de l’association MTM (« Mujeres transformando el Mundo » = Femmes transformant  le monde)</p>
<p>Lors de la célébration du changement de cycle dans le calendrier maya, une dirigeante communautaire :</p>
<p>« Nous représentons la voix des femmes !Car nous sommes discriminées de trois façons : naître pour être femmes, pour rester analphabètes, pour rester soumises. Ici nous allons renaître, ils se sont trompés sur notre compte ! Nous donnons la naissance comme la Terre Mère, et nous partageons les souffrances de notre Mère. Nous sommes mères et nous souffrons s’ils nous enlèvent nos terres, car nous ne pouvons plus nourrir nos enfants, nous ne savons pas où aller. Ce système nous opprime. Ce système ne nous dira pas  comment nous allons vivre, nous allons  lui dire comment nous voulons vivre !! »<span id="more-1783"></span>Le 24 septembre 2012, victimes et témoins de l’esclavage sexuel perpétré dans le détachement militaire de Sepur Zarco (1982-1986) dans le département de l’Alta Verapaz, témoignent des outrages des soldats. Une première internationale, car jamais un tribunal national n’avait jugé un tel cas avant ce jour. Les crimes d’esclavage sont systématiques au sein des stratégies contre-insurrectionnelles, complémentaires de la répression armée et beauoup plus difficiles à juger. Il s’agit d’un processus d’isolement et de destruction  physique et psychologique des femmes, des familles et des communautés. L’appareil d’Etat voulait ainsi s’attaquer aux insurgés en frappant indistinctement la population et en imposant l’exemple de ces pratiques comme réponse à la subversion. Au Guatemala, nous devons  cette première historique à un long processus d’identification, d’accompagnement psychologique et de reconstruction de l’Histoire à partir des mémoires profondément marquées des victimes et des témoins.</p>
<p>Devant le juge, 15 femmes et 4 hommes témoignent anonymement : en 1982, les forces armées régulières s’installent à Sepur Zarco avec l’aide de la population. Très vite, la tristement célèbre logique s’installe : les militaires accusent les familles d’appartenir à la  guérilla ou de coopérer avec elle. Sur ces accusations arbitraires, les hommes sont arrêtés, torturés et exécutés dans le secret des murs du détachement. Les  femmes et leurs filles sont violées et réduites à l’esclavage. De nombreuses femmes vivent dans le camp militaire, sur le lieu d’assassinat de leur père, de leur mari, de leurs amis  tout en subissant les plus basses volontés de leurs meurtriers  jusqu’en 1986. Une victime résume ainsi : « Veuves, nous étions les jouets des soldats ».</p>
<p>A la suite du tribunal de conscience organisé en mars 2012 à l’initiative de nombreuses associations guatémaltèques et porté par la volonté des victimes d’accèder à un procès, l’association MTM commence un travail juridique, non sans entraves. A l’occasion d’une  entrevue,  Paula Barrios de MTM nous explique que « les cas d’esclavage sexuel  sont indissociables du génocide, et de la responsabilité des instances gouvernementales de l’époque, et la recherche de la vérité subit les mêmes entraves et menaces que le procès contre les responsables du génocide. » Elle regrette qu’il existe « une politique du  pardon et de l’oubli, le refus de rechercher et d’accepter la vérité du conflit armé ».</p>
<p>Au niveau communautaire, la situation est tout aussi préoccupante car les victimes cohabitent avec les coupables dans un contexte de tensions et de divisions internes à  l’image de la société guatémaltèque : « justice » versus « silence, oubli et impunité ».</p>
<p>Le défi est d’autant plus grand que le viol demeure un sujet tabou, écrasé sous la pression sociale, le caractère patriarcal de la société et l’inconscient collectif qui attribue à la victime la faute du viol. Paula mentionne une série récente de viols au cœur de la capitale, à laquelle le Ministère de l’Intérieur aurait répondu par un communiqué appelant les femmes à &nbsp;&raquo; ne pas porter de tenues provocatrices&nbsp;&raquo;. Au-delà du sens immédiat de ce type de déclaration qui se passe de commentaire, s’installe la grave et séculaire menace de reproduire les raisonnements  inconscients qui favorisent la stigmatisation de la victime du viol.</p>
<p>Cécilia qui est chargée des problématiques des femmes indigènes de l’association Puente de Paz (Pont de Paix), ajoute deux grands freins au changement : l’influence de l’histoire et du droit.</p>
<p>« Le sexisme de notre société ne date pas seulement d’il y a 500 ans et du développement de la religion catholique au Guatemala. Si la féminité du divin dans la société  traditionnelle maya apportait un certain respect de la femme engendrant la vie à l’image de la Terre Mère, l’organisation de la communauté demeurait profondément masculine. Il serait faux de ne blâmer que la culture importée d’Europe … Les lois sont faites par les hommes, pour les hommes.<br />
Prenons les titres de propriété des terres : sur les documents notariés, seul le nom de l’homme est mentionné. Il est donc seul propriétaire, et la famille aux yeux de l’Etat, c’est l’homme. Si une femme fuit le foyer pour violences ou viol conjugal, avec ou sans ses enfants, elle n’aura aucun moyen de subsistance, aucune terre à cultiver. Elle est donc liée à  un foyer, et le droit n’est pas fait pour lui offrir l’opportunité de lutter contre cette situation. »</p>
<p>Devant tous ces défis, à  l’instar des jugements pour les crimes d’esclavage sexuel commis en Yougoslavie et au Rwanda, pourquoi le cas de Sepur Zarco n’a-t-il pas été présenté devant les instances internationales ? Paula nous répond : « Nous aurions pu présenter le cas à l’étranger ! … Mais c’est ICI que les barrières doivent tomber ! »</p>
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		<title>Brèves (mai 2013)</title>
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		<pubDate>Sun, 28 Apr 2013 13:09:50 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Bernard</dc:creator>
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		<description><![CDATA[(www.noticiasaliadas.org) NICARAGUA : La pauvre situation du monde éducatif. Au Nicaragua une institutrice gagne 3800 Cordobas soit environ 150 dollars, et un enseignant de collège quelque 200 dollars. Les enseignants du Nicaragua sont les plus mal payés d’Amérique Centrale : &#8230; <a href="http://www.lecalj.com/2013/04/28/breves-mai-2013/">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>(www.noticiasaliadas.org)</p>
<p><strong>NICARAGUA :</strong> La pauvre situation du monde éducatif.<br />
Au Nicaragua une institutrice gagne 3800 Cordobas soit environ 150 dollars, et un enseignant de collège quelque 200 dollars. Les enseignants du Nicaragua sont les plus mal payés d’Amérique Centrale : Au Honduras, pays qui connait des problèmes semblables à ceux du Nicaragua, les instituteurs gagnent 500 dollars par mois et les enseignants du secondaire 580. C’est le Nicaragua qui investit le moins dans l’éducation publique : 2,85 % du PIB, alors que le Honduras investit 5,40 de son PIB. C’est le Costa Rica qui investit le plus : 6,40 du PIB.<br />
<strong>GUANTANAMO :</strong> Grève de la faim.<br />
166 personnes y sont détenues actuellement. Le 6 février dernier, une centaine de prisonniers ont commencé une grève de la faim parce que le personnel de la prison leur avait confisqué des objets personnels : photos, lettres, copies du Coran, etc. Médecins et avocats sont préoccupés par l’état de santé des grévistes. <span id="more-1774"></span>Les avocats ont adressé une lettre ouverte au Secrétaire de la Défense des Etats-Unis pour l’alerter et exiger des mesures susceptibles de mettre fin à cette grève. Quant à l’ONU, elle a récemment émis un communiqué dans lequel elle déclare que les Etats-Unis violent la législation internationale des droits humains en maintenant indéfiniment prisonniers ces hommes contre lesquels aucune charge n’est retenue.  « Dans  un tel contexte, ces personnes emprisonnées, isolées les unes des autres, sans savoir si elles sortiront demain ou jamais, sont soumises à un stress psychologique extrême. »<br />
<strong>AMÉRIQUE DU SUD :</strong> Trafic de bois.<br />
Entre septembre et novembre 2012, une opération internationale dirigée par Interpol a permis l’arrestation de 200 personnes dans 12 pays d’Amérique Latine. Cinquante mille mètres cubes de bois furent saisis, et les services policiers inspectèrent véhicules et établissements commerciaux, ports et centres de transport. L’initiative avait pour objectif de combattre l’abattage illégal de bois  et les délits forestiers  qui ont un caractère transnational.<br />
<strong>COLOMBIE :</strong> Droits Humains ?<br />
Les attaques contre des défenseurs des droits humains ont augmenté de 49 % en 2012 par rapport à l’année précédente.AU total 357 militants des Droits Humains, en majorité indigènes, leaders communautaires et paysans, ont été victimes d’agressions individuelles, dont 69 assassinats et 5 disparitions.<br />
<strong>URUGUAY :</strong> Mariage pour tous.<br />
Le Sénat a approuvé le 2 avril un projet de loi autorisant le mariage entre personnes du même sexe, en leur accordant les mêmes droits qu’aux couples hétérosexuels. En outre, cette loi élimine les mots « homme et femme » en les remplaçant par « conjoints ». Elle inclut aussi les changements dans les normes d’adoption, de filiation et de liberté dans le choix de l’ordre des noms des enfants. Le texte fut approuvé en décembre mais les modifications réalisées par le Sénat devront être ratifiées par le Parlement.</p>
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		<title>COLOMBIE : Le troc, une pratique du « Bien Vivre » (mai 2013)</title>
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		<pubDate>Sun, 28 Apr 2013 13:06:35 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Bernard</dc:creator>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>(www.noticiasaliadas.org)</p>
<p>« Je me souviens du temps de mes parents, quand les gens montaient des zones chaudes jusqu’ici et qu’ils apportaient des platanos (bananes plantains), des oranges, des ananas, du manioc ; nous échangions avec des pommes de terre, du chou, des oignons, du lait et du fromage », raconte Lucina, qui avec son  mari et deux de ses sept enfants vit dans la zone indigène de Puracé. A 66 ans elle est l’une des participantes les plus enthousiastes du troc organisé tous les deux mois par l’Asociación de Cabildos (conseils communautaires) Genaro Sánchez, du département sud-ouest du Cauca.<span id="more-1772"></span><br />
Cette pratique fut réactivée par l’initiative des  communautés en 2003, et renforcée en 2009  par l’aide de la FAO (Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture), dans son  projet « Intégration des écosystèmes et adaptation au Changement Climatique dans le Macizo Colombien » mis en œuvre de 2008 à 2010.<br />
« Notre structure comprend 22 000 habitants de 10 cabildos indigènes  répartis dans les trois municipios de Popayán, Puracé et El Tambo. Popayán est la capitale départementale », explique Ricardo, qui coordonne les activités du troc dans sa communauté.<br />
« Au début, ajoute-t-il, il n’y avait que 150 participants pour échanger leurs produits, mais aujourd’hui ce sont de 600 à 1500 indigènes qui se réunissent tous les deux mois pour cette activité ».<br />
Avec l’augmentation de la participation, l’organisation s’est améliorée : en tenant compte du nombre approximatif de participants, de la nature des produits qui s’échangent, on tente de réaliser un équilibre afin que les produits alimentaires puissent être redistribués pour que personne n’en manque ou n’en ait en surplus.<br />
« Par chance, précise Ricardo, nous avons différents étages thermiques : de 1000 m jusqu’à 3800 m d’altitude. Ceci nous permet de disposer d’une grande variété de produits ».<br />
Ce processus, né d’une coutume ancestrale, permet aussi aux indigènes d’avoir un meilleur niveau de vie,  de consommer des aliments plus variés et sains car cultivés de manière écologique.  L’échange de semences permet aussi d’obtenir des aliments de zones différentes, de reboiser avec des espèces natives. Et peu à peu de nouvelles idées se concrétisent : faire des cultures sous abri échelonnées, réaliser des barrières en plantant des arbres, protéger les sources…<br />
« Le troc nous enracine, nous organise, nous rend plus forts. Il nous encourage à produire, à recréer les jardins de légumes traditionnels, à lutter pour ce qui nous appartient. Durant les trocs les liens d’amitié se renforcent, les connaissances s’échangent, les méthodes de travail aussi », conclut Ricardo.</p>
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		<title>AMÉRIQUE LATINE-CARAIBES : La santé publique (mai 2013)</title>
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		<pubDate>Sun, 28 Apr 2013 13:04:18 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[(www.rebelion.org) L’un des grands indicateurs du bien-être social d’un pays est l’état, le niveau et le fonctionnement de ses services de santé. Même si ce ne sont pas les uniques données à prendre en compte, elles sont une part décisive &#8230; <a href="http://www.lecalj.com/2013/04/28/amerique-latine-caraibes-la-sante-publique-mai-2013/">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>(www.rebelion.org)</p>
<p>L’un des grands indicateurs du bien-être social d’un pays est l’état, le niveau et le fonctionnement de ses services de santé. Même si ce ne sont pas les uniques données à prendre en compte, elles sont une part décisive pour mesurer l’importance des inégalités entre pays. Dans cette optique, des chercheurs de Colombie et d’Argentine ont évalué la qualité des différents systèmes de santé de 20 pays latino-américains et caribéens, en utilisant 16 indicateurs simples, objectifs et standardisés, tels que le taux de mortalité infantile ou la densité des médecins. Le résultat  de leurs analyses met en évidence une grande inégalité entre nations avec  des différences allant jusqu’à 17 ans d’espérance de vie moyenne.<span id="more-1769"></span><br />
L’indice utilisé pour comparer les différents paramètres révèle un groupe de tête avec Cuba suivi de l’Argentine, de l’Uruguay, du Chili et du Mexique. Le pays dont le système sanitaire est le plus déficient est Haïti, précédé dans le peloton de queue par  le Guatemala, la Bolivie, le Venezuela et le Honduras. « Le fossé entre pays latino-américains est assez large. Ces données sont des signaux d’alarme pour les Etats latino-américains », avertissent les auteurs de cette étude publiée dans la revue Gaceta Sanitaria.<br />
Parmi les indicateurs utilisés pour déduire la note totale de chaque pays, l’espérance de vie à la naissance est une donnée significative : elle est en moyenne de 73,7 ans pour l’ensemble de la région, mais elle passe de 61,5 ans à Haïti à 79 ans au Costa Rica et au Chili.<br />
73,7 ans d’espérance de vie en Amérique Latine, c’est 4 ans de moins qu’aux Etats-Unis, 6 de moins qu’en Allemagne et 8 de moins qu’en Espagne.<br />
Quant au taux de mortalité infantile, la moyenne régionale est de 20,5 pour mille enfants nés vivants. Mais ce nombre est peu représentatif, du fait de la grande hétérogénéité des nombres de chaque Etat : 64 décès d’enfants de moins d’un an pour mille en Haïti  mais 5 pour mille à Cuba.(11 en Espagne et 14 aux Etats-Unis).<br />
Haïti, à la situation sanitaire la plus précaire, a les nombres les plus alarmants dans bien d’autres paramètres ; comme la mortalité maternelle, le pourcentage d’accouchements assistés par une personne compétente, la vaccination contre la rougeole, les frais de santé per capita et la population ayant accès à l’eau potable.<br />
D’autres pays présentent des données médiocres comme le Nicaragua, qui a la plus faible répartition de médecins par habitant ; le Guatemala, avec la plus faible proportion de lits d’hôpital, et la Bolivie, qui consacre à la santé la proportion la plus réduite de son PIB. Le Venezuela, bien qu’il figure parmi les pays à fort PIB, se trouve dans le peloton de queue, du fait qu’il prévoit peu de ressources pour la santé.<br />
Des ajustements préjudiciables à la santé.<br />
« Pour diminuer les inégalités dans le domaine de la santé, avertit l’étude, il faudrait agir sur les facteurs structurels qui affectent en grande partie les conditions de vie des personnes. Ceux-ci, liés au contexte, résultent de la combinaison de politiques injustes, de situation économique précaire, et de mauvaise gestion politique ». Des études préalables ont démontré que ce contexte a marqué négativement, voire fait chuter les indicateurs de santé. « En Amérique Latine et aux Caraïbes, durant la décennie 1980, l’ajustement des politiques macroéconomiques a eu un effet négatif sur les indicateurs sociaux, en particulier sur ceux concernant la situation de la santé ».<br />
Une étude publiée en 2006 dans la Revista Panamericana de Salud Publica expliquait que la réduction de la dépense publique dans les pays d’Amérique Latine-Caraïbes au cours de la décennie 1980 avait provoqué « un ralentissement de l’augmentation de l’espérance de vie et de la décroissance de la mortalité infantile. C’est dans ces pays que l’on a constaté le plus tôt l’impact macrosocial de ces ajustements sur la santé, ce qui démontre qu’en une seule décennie d’ajustement, les politiques macroéconomiques peuvent causer des effets mesurables sur les indicateurs sociaux ».<br />
Malgré ce coup de frein souffert il y  deux décennies, la situarion dans la  région semble avancer très lentement. Enfin l’étude signale les inégalités criantes existant à  l’intérieur des pays eux-mêmes ; « Dans le cas du Mexique, en 5ème position après Cuba, l’Argentine, l’Uruguay et le Chili, on observe, d’un état à l’autre,  de grandes inégalités dans les indicateurs de santé ».</p>
<p>La santé cubaine, hégémonique et source de querelles.<br />
Cuba a toujours considéré son système sanitaire comme l ‘un des points forts du régime  et c’est un thème récurrent dans les controverses qui tentent de confronter des systèmes politiques comme si c’était des châteaux de cartes. Dans l’étude citée on a utilisé 16 paramètres distincts. Et les sources utilisées méritent toute crédibilité : l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) pour 10 paramètres, la Banque Mondiale pour 3 autres et la CEPAL (Commission Economique pour les pays d’Amérique Latine) pour le reste. « Le pays le mieux positionné est Cuba, une nation qui, bien qu’elle n’ait pas le plus fort PIB, montre les meilleurs indicateurs de santé et de ressources sanitaires de la région »  disent les auteurs.<br />
Il y a 3 ans, Science publiait une étude dans laquelle on applaudissait aux mérites de l’île, juste au moment où on constatait cinq décennies de blocus économique.. « Aux Etats-Unis nous avons l’opportunité d’apprendre de Cuba de précieuses leçons sur le développement d’un système de santé véritablement universel qui met l’accent sur les soins de santé primaire »  disaient les auteurs, chercheurs de l’Université de Stanford.<br />
Le 29 avril 2010, un jour après Science, une autre prestigieuse revue, The Lancet, publiait une analyse sur l’évolution de la mortalité des adultes entre 1970 et 2010. L’un des pays avec la plus mauvaise évolution dans cette comparaison était justement Cuba, qui était en 1970 le 3ème pays du monde avec la plus faible mortalité d’adultes, et qui en 2010, était tombé au 36ème rang.</p>
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		<title>HONDURAS : Beaucoup de victimes, peu de solutions.</title>
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		<pubDate>Sun, 28 Apr 2013 13:01:33 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[(prensa latina) Les statistiques révèlent une moyenne de un mort toutes les 74 minutes. Des organisations groupées dans l’Alliance pour la Paix et la Justice se sont adressées au Congrès pour obtenir que les autorités policières et judiciaires soient appelées &#8230; <a href="http://www.lecalj.com/2013/04/28/honduras-beaucoup-de-victimes-peu-de-solutions/">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>(prensa latina)</p>
<p>Les statistiques révèlent une moyenne de un mort toutes les 74 minutes. Des organisations groupées dans l’Alliance pour la Paix et la Justice se sont adressées au Congrès pour obtenir que les autorités policières et judiciaires soient appelées à rendre des comptes sur leurs interventions.<br />
Quelques chiffres : selon l’Organisation Mondiale de la Santé, la moyenne internationale des homicides est de 8,8 pour cent mille habitants. Au Honduras, cet indice a augmenté de manière accélérée : de 37 en 2005 il passe à 85,5 en 2012, soit près de dix fois la moyenne mondiale !!<br />
Le Honduras occupe le premier rang mondial pour les homicides. De nombreuses lois ont pourtant été approuvées par le Congrès, mais elles semblent avoir produit l’effet inverse.<span id="more-1766"></span><br />
Mais tous ces homicides ne se perpètrent pas sans moyens matériels. On apprend ainsi que 84 % des 20 515 morts violentes enregistrées de début 2010 à fin 2012 ont été causés par des armes à feu, selon le rapport de la CONADEH (Commission Nationale des Droits Humains).<br />
La législation hondurienne autorise chaque citoyen à détenir jusqu’à 5 armes à feu commerciales ! sans  compter les  650 000 armes illégales circulant dans le pays.<br />
Dans les 35 premiers mois du gouvernement Lobo, 53 magistrats ont été tués dont 49 avec  des armes à feu. Dans les 1118 assassinats de femmes perpétrés de début 2011 à fin 2012, les armes à feu furent utilisées dans 77 % des cas. Et dans 88 % des cas pour les assassinats de 34 journalistes et communicateurs sociaux, de début 2003 à fin 2012. Quant à l’année 2012, elle a vu l’assassinat de 84 chauffeurs de taxi qui refusaient de payer « l’impôt de guerre » exigé par des pandilleros ou par des membres de la police.<br />
Cette police est-elle à la hauteur de sa tâche ? Il semble que de graves problèmes internes affectent sa crédibilité et sa capacité d’action. Entre juin 2012 et mars 2013, des tests furent organisés par la Direction d’Investigation et d’Evaluation de la Carrière Policière (DIECP). Ayant contrôlé 1419 membres, la DIECP constata que 7 % d’entre eux consommaient un type de drogue.<br />
De plus, la Commission Nationale des Banques et Assurances (CNBS) a remis au DIECP des documents révélant un enrichissement suspect chez 73 membres de la Police, parmi les différents échelons…Depuis, un  processus d’épuration a été mis en œuvre, et des experts et responsables politiques exigent des contrôles identiques vis-à-vis des institutions du système judiciaire.</p>
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		<title>VENEZUELA : Après les élections présidentielles.</title>
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		<pubDate>Tue, 16 Apr 2013 08:21:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Bernard</dc:creator>
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		<description><![CDATA[(www.jornada.unam.mx / www.laprimerisima.com / www.rebelion.org)  Le 14 avril, le Venezuela a voté. Dans ce pays le vote n’est pas obligatoire. Le taux de participation a atteint 78,71 %. Nicolas Maduro est élu avec 50,66 % des voix devant son rival, &#8230; <a href="http://www.lecalj.com/2013/04/16/venezuela-apres-les-elections-presidentielles/">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
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<p><![endif]--><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"></b><i style="mso-bidi-font-style: normal;"><span style="font-size: 10.0pt; mso-bidi-font-size: 12.0pt;">(<a href="http://www.jornada.unam.mx/">www.jornada.unam.mx</a> / <a href="http://www.laprimerisima.com/">www.laprimerisima.com</a> / <a href="http://www.rebelion.org/">www.rebelion.org</a>)</span></i></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><i style="mso-bidi-font-style: normal;"><span style="font-size: 10.0pt; mso-bidi-font-size: 12.0pt;"> </span></i>Le 14 avril, le Venezuela a voté. Dans ce pays le vote n’est pas obligatoire. Le taux de participation a atteint 78,71 %. Nicolas Maduro est élu avec 50,66 % des voix devant son rival, Henrique Capriles, qui totalise 49,07 %.</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">Dès l’annonce des résultats, Maduro s’exprima par un appel à la paix : « <i style="mso-bidi-font-style: normal;">Au nom du Christ et en mémoire du commandant Chávez, j’appelle à la bonne administration des résultats, avec humilité, sans appel à la violence, dans le respect des institutions et<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>le respect des électeurs </i>». Confiant dans le système électoral du Venezuela, reconnu par les observateurs internationaux comme très performant, Maduro ajouta qu’il ne s’opposerait pas à d’éventuelles vérifications.<span id="more-1758"></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">Il est vrai que la campagne électorale s’était déroulée dans un climat tendu, plein d’alertes devant des sabotages possibles, et un plan auquel<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>participaient des mercenaires salvadoriens et des fonctionnaires étatsuniens dans l’intention de déstabiliser<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>le pays. Durant les dernières semaines une série d’actions violentes avaient été perpétrées par des groupes de prétendus « étudiants » de l’opposition, payés directement avec<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>l’argent de la CIA par un coordinateur employé <span style="mso-spacerun: yes;"> </span>à la « Universidad de los<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Andes ». Ce dernier utilisait les véhicules de l’université d’Etat pour éviter des contrôles policiers, et d’autres membres de l’opposition se chargeaient de la logistique. Chaque « étudiant » qui participait aux actes de violence recevait 300 dollars. Et ce n’est qu’un exemple parmi beaucoup d’autres.</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">La présidente du CNE (Conseil National Electoral) a signalé que l’on avait observé « <i style="mso-bidi-font-style: normal;">des éléments, des situations, des messages, qui tentaient de porter préjudice au processus électoral et donc à la démocratie ».</i></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">Maduro révèle qu’avant les résultats électoraux, il avait « <i style="mso-bidi-font-style: normal;">reçu la demande<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>d’un membre de la campagne des opposants, lui annonçant que le candidat Capriles désirait parler avec lui. »</i> Homme de dialogue, Maduro accepta. Capriles lui exposa sa vision des choses, et proposa à Maduro que tous deux délèguent leurs chefs de campagne pour conclure un pacte. Maduro refusa, disant que le Conseil National Electoral donnerait les résultats et <i style="mso-bidi-font-style: normal;">« si je perds par un seul vote, je te remets le pouvoir le lendemain ».</i> Mais il gagna par plus de trois cent mille voix.</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">A présent Maduro a un lourd agenda devant lui : combattre la corruption, la violence, la pauvreté, attirer les investissements et la technologie dans le pays. Promouvoir la croissance économique ne sera pas chose facile. Selon le dernier rapport de la Banque Centrale et du Ministère des Finances, le niveau de pénurie des produits alimentaires de base comme la farine, l’huile et le lait dépasse 50 %. La révision du système électrique national va être confiée aux Forces Armées, tant les pannes de courant dans les entreprises ressemblent à du sabotage. …A suivre donc.</p>
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		<title>NICARAGUA : Femmes &#8211; Rompre le silence. mars 2013</title>
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		<pubDate>Fri, 05 Apr 2013 14:52:35 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Bernard</dc:creator>
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		<description><![CDATA[(Cet article a pour sources le bulletin bimestriel PRESENTE, de l’organisation allemande Christliche Initiative Romero (CIR), Münster, et les informations mensuelles de LATEINAMERIKANACHRICHTEN, Berlin, janvier 2013. Le CIR soutient en Amérique Centrale plusieurs projets concernant les droits  humains : femmes, &#8230; <a href="http://www.lecalj.com/2013/04/05/nicaragua-femmes-rompre-le-silence-mars-2013-2/">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>(Cet article a pour sources le bulletin bimestriel PRESENTE, de l’organisation allemande Christliche Initiative Romero (CIR), Münster, et les informations mensuelles de LATEINAMERIKANACHRICHTEN, Berlin, janvier 2013. Le CIR soutient en Amérique Centrale plusieurs projets concernant les droits  humains : femmes, enfants, travailleurs exploités, etc.)</p>
<p>En juin 2012, le prix franco-allemand des Droits Humains a été  décerné par les ambassades de France et d’Allemagne du Nicaragua à l’organisation AGUAS BRAVAS NICARAGUA (ABN)</p>
<p>ABN a été créée il y a cinq ans, par  des  femmes résolues à  s’exprimer sur les abus sexuels subis dans l’enfance, phénomène largement répandu au Nicaragua. L’organisation allemande qui est à l’origine du projet a pour but d’aider les femmes qui  ont été victimes d’abus sexuels dans leur enfance à briser le silence sur ce sujet tabou et à envisager avec lucidité les actions possibles pour faire évoluer cette situation. <span id="more-1745"></span>Actuellement 18 groupes ABN ont pu se créer dans le pays, en zone urbaine. Le prix décerné à ABN a permis de dire à  l’opinion publique locale que les deux ambassades considèrent l’abus sexuel sur les enfants comme un problème sérieux pour le développement démocratique du Nicaragua.</p>
<p>Parler d’abus sexuel au Nicaragua est encore tabou. Comment les formatrices parviennent-elles à faire s’exprimer les femmes sur le traumatisme qu’elles ont vécu ? « Nous invitons les femmes à venir dans le groupe de parole. Là elles sont entre elles et peuvent partager leurs expériences de vie. Elles ont toutes vécu des choses semblables : éducation dans l’enfance,  problèmes de couple, explosions de colère soudaines et souvent injustifiées,  problèmes relationnels avec leurs enfants, problèmes de sexualité, problèmes avec les parents… et la question : que faire avec l’agresseur ? »</p>
<p>« La religiosité joue  un grand rôle : beaucoup de femmes pensent qu’en pardonnant à leur agresseur, elles retrouveront la paix intérieure et seront libérées des conséquences. Mais dans la réalité cela  ne fonctionne pas ainsi. Elles doivent prendre conscience que l’abus sexuel n’est pas un « péché » mais un acte répréhensible sanctionné par le code pénal. Nous voulons convaincre  les femmes que la culpabilité n’est pas de leur côté, et que c’est l’agresseur qui est coupable. Le premier pas que font les femmes est d’apprendre à briser le silence. »</p>
<p>En milieu rural l’abus sexuel est encore considéré comme « naturel » ou comme « la volonté de Dieu ». « Quand une gamine de 14 ans est enceinte  des suites d’un viol par un quinquagénaire et qu’il veut bien l’épouser, les parents voient dans ce mariage l’honneur sauvé de leur fille et dissimulent ainsi l’abus plutôt que de le dénoncer. »</p>
<p><em>Les groupes de femmes parlent-elles aussi des abus sexuels en tant que phénomène de société ?</em><br />
« Dans les groupes les femmes réfléchissent beaucoup sur leur propre éducation : enfant, on est élevé pour obéir et respecter les adultes. Puis vient l’éducation religieuse qui dit d’honorer père et mère, même si le père abuse de sa fille. Dans le groupe, les femmes réfléchissent sur leur éducation et ses conséquences. Elles découvrent qu’elles ont des droits, et que tant que le patriarcat n’est pas remis en question, il peut y avoir des abus sexuels. Car l’abus sexuel est avant tout un abus de pouvoir. »</p>
<p><em>La violence est vue comme un problème individuel de la femme alors qu’il s’agit ici d’une violence structurelle, qui fait partie de la culture patriarcale. Pourquoi le gouvernement  ne voit-il pas les problèmes structurels derrière la violence et l’abus sexuel ?</em></p>
<p>« Au Nicaragua on commence seulement à parler ouvertement de l’abus sexuel. L’importance des conséquences à long terme est quasiment ignorée. Pour le gouvernement l’abus sexuel n’est qu’un « problème intra-familial » qui devrait être résolu au sein de la famille et ne pas concerner l’opinion publique. Les  femmes n’ont pas conscience qu’elles peuvent user  de leurs droits. Elles sont  nées avant tout pour obéir à un homme, c’est un gros problème. Mais on ne peut pas dire non plus que l’Etat ne fait rien : Il a promulgué  la loi 779, « Loi contre les violences envers les femmes », et les mouvements de femmes ont salué cette initiative. Toutefois il faut encore  obtenir que le gouvernement mette à disposition des moyens financiers pour faire appliquer cette loi ! » Dans notre travail nous avons plus de questions que de réponses : où  sont les hommes qui font quelque chose contre l’abus sexuel ? Et où sont les pères des petites filles victimes d’abus ?</p>
<p>Le nouveau Code de la Famille est fortement critiqué par les féministes, car il semble ignorer la réalité des familles nicaraguayennes. Il contient de nombreuses contradictions. Le noyau  familial est présenté comme particulièrement important et devant être préservé à tout prix. Mais dans la loi contre les violences envers les femmes, il est écrit qu’ « une fille abusée par son père, ne doit pas vivre dans la même maison que l’agresseur. »  Le travail de ABN révèle que les abus sexuels sont commis le plus  souvent par des membres de la famille.</p>
<p>La loi de 2006, qui interdit toute forme d’avortement, est un retour d’un siècle en arrière. Les filles enceintes à la suite d’abus sexuels n’ont plus le recours de l’interruption de grossesse<br />
thérapeutique  même si leur vie est en péril. Situation difficile et douloureuse pour la mère et pour l’enfant à venir. Cette décision a valu au gouvernement nicaraguayen des critiques nombreuses de la part d’Amnesty International, de l’ONU ainsi que d’autres pays (voir nos infos ci-jointes : NICARAGUA : avancées et reculs).</p>
<p><em>Que faire pour amener un  changement des mentalités sur le thème des abus sexuels ?</em></p>
<p>« Ici et là-bas, il faut en parler, sortir du tabou, réaliser des actions qui réduisent cette forme de patriarcat abusif. Il existe en Allemagne des infrastructures très avancées pour accueillir les victimes d’abus sexuels. Au Nicaragua, par contre, pas de structures spécialisées mais ABN a acquis  la publication hebdomadaire d’articles sur ce thème dans un journal, ce que les militantes allemandes ne parviennent pas à obtenir dans leur pays ! En Europe comme au Nicaragua, il reste beaucoup à faire …… »</p>
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		<title>FEMMES DU NICARAGUA: Avancées et reculs. mars 2013</title>
		<link>http://www.lecalj.com/2013/04/01/femmes-du-nicaragua-avancees-et-reculs-avril-2013/</link>
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		<pubDate>Mon, 01 Apr 2013 08:20:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Bernard</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Selon le rapport annuel du Forum Economique Mondial, le Nicaragua est  au 5ème rang mondial pour l’égalité de genre et la prise de pouvoir  politique. Cette évaluation  le place bien avant les Etats-Unis  (22ème). Parmi les 135 pays que mentionne &#8230; <a href="http://www.lecalj.com/2013/04/01/femmes-du-nicaragua-avancees-et-reculs-avril-2013/">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Selon le rapport annuel du Forum Economique Mondial, le Nicaragua est  au 5ème rang mondial pour l’égalité de genre et la prise de pouvoir  politique. Cette évaluation  le place bien avant les Etats-Unis  (22ème). Parmi les 135 pays que mentionne ce rapport, le Nicaragua se  signale par la quantité de femmes députées (40 %  de la Chambre)  et  chargées ministérielles (50 %). Cette classification a été obtenue  essentiellement à la suite de l’application en mai 2012 d’une loi qui exige que 50 % des candidats des partis politiques soient des femmes.</p>
<p>Jusqu’ici cette avancée &#8211; en chiffres -ne semble pas avoir donné de résultats marquants dans la société. En février le Réseau de Femmes contre la Violence (RMCV) publiait son rapport annuel (Informe anual  de femicidio 2012) sur les assassinats de femmes, qui témoigne de  l’augmentation du nombre de ces assassinats et des insuffisances de la justice : 76 femmes assassinées en 2011 mais 85 en 2012, en majorité âgées de 20 à 30 ans, et dont 13 avaient présenté une dénonciation à la police pour maltraitance. Le rapport révèle des indices alarmants de carence dans l’accès à la justice et l’impunité : sur 140 000 dénonciations présentées à la justice  pour délits envers les femmes, seulement 15,44% ont été pris en compte par la justice. <span id="more-1726"></span>Le RMCV espère qu’avec la Commission interinstitutionnelle chargée de veiller à l’application de la loi 779, (loi intégrale contre les violences faites aux femmes), le grave problème de ce type de violence sera enfin attaqué à la racine.</p>
<p>Mais des difficultés surgissent qui limitent l’application de la loi : absence de ressources financières, absence de Commissariats de la Femme, censés travailler en lien avec la Commission, surtout dans les zones éloignées de la capitale, absence de défenseurs publics ou avocats…</p>
<p>Une plus forte représentation des femmes dans les instances de pouvoir sera-t-elle efficace ? Les enquêtes montrent que la présence plus nombreuse des femmes au pouvoir semble peu importer aux leaders des secteurs public et privé : les raisons pour  lesquelles cette décision fut prise sont étonnantes : « la finalité de cette décision n’était pas  de donner du pouvoir aux femmes, mais simplement – pour le gouvernement &#8211; d’acquérir plus de pouvoir, ou de déstabiliser l’opposition qui n’avait pas assez de candidates femmes »…</p>
<p>Actuellement les femmes représentent la moitié de la population nicaraguayenne et de la force de travail,  elles reçoivent 60 % des titres universitaires, elles investissent  &#8211; plus que les hommes -, leur argent dans la santé et l’alimentation de leur famille. Il dépend d’elles que leur nouvelle place dans les instances de pouvoir soit une occasion de s’affirmer et de créer le changement afin que le leaership ne reste pas une affaire d’hommes.</p>
<p>En mai 2012, Amnesty International présentait à Londres son rapport sur les Droits de l’Homme dans le monde : &laquo;&nbsp;Au Nicaragua, les violations et abus sexuels ont continué d’être généralisés. Selon les statistiques du Commissariat de la Femme et  de l’Enfance, deux tiers   des viols dénoncés entre janvier et août affectaient des jeunes de moins de 17 ans. Les efforts officiels pour combattre la violence sexuelle contre les femmes et les filles n’ont pas été efficaces. Le gouvernement n’a mis en marche aucun plan d’action pour éradiquer la violence sexuelle, protéger les survivant(e)s ou garantir l’accès de ceux-ci aux services d’appui psychosocial intégral. L’interdiction de l’avortement sous toutes ses formes est toujours en vigueur. La loi ne permet aucune exception. En février 2011, l’historique des Droits Humains du Nicaragua a été évalué dans l’Examen Périodique de l’ONU et 12 Etats membres ont recommandé que soit révoquée l’interdiction totale de l’avortement. En septembre, le Comité de l’ONU des Droits de l’Enfant a demandé à l’Etat nicaraguayen la dépénalisation de l’avortement. C’était le 5ème comité de l’ONU qui recommandait que soient  réformées les lois sur l’interdiction totale de l’avortement, et que  l’on mette fin à cette grave violation des droits humains des femmes et des filles. Malgré sa promesse de le faire avant mai 2009, la Cour Suprême de Justice n’a pas effectué le recours d’inconstitutionnalité de la loi qui interdit tout avortement. »</p>
<p>ENVIO, juin 2012.</p>
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		<title>Brèves (1) mars 2013</title>
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		<pubDate>Sat, 16 Mar 2013 10:04:52 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[VENEZUELA &#8211; ETATS UNIS :  (www.rlp.com.ni) Pour la 8ème année, c&#8217;est la solidarité du Venezuela qui tiendra chaud aux familles pauvres des Etats-Unis durant la mauvaise saison : une distribution de combustible pour chauffage bénéficiera à plus de cent mille &#8230; <a href="http://www.lecalj.com/2013/03/16/breves-1-mars-2013/">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>VENEZUELA &#8211; ETATS UNIS : </strong> (www.rlp.com.ni)<br />
Pour la 8ème année, c&rsquo;est la solidarité du Venezuela qui tiendra chaud aux familles pauvres des Etats-Unis durant la mauvaise saison : une distribution de combustible pour chauffage bénéficiera à plus de cent mille familles de 25 Etats. La première aide de ce type eut lieu en 2005 après l&rsquo;ouragan Katrina, sur l&rsquo;initiative de l&rsquo;ambassadeur venezuelien aux Etats-Unis, Bernardo Alvarez. Depuis, ce plan a bénéficié à plus de 1,7 million de personnes. Il a évolué en s&rsquo;unissant au projet de Joseph Kennedy, président de Citizens Energy Corporation, entreprise énergétique sans but lucratif.<br />
La valeur de ces donations annuelles de combustible est supérieure à 400 millions de dollars. <span id="more-1719"></span><br />
Joseph Kennedy, (fils aîné de Robert) rappelle qu&rsquo;il a réuni les principales entreprises pétrolières des Etats Unis et d&rsquo;autres pays producteurs de brut pour solliciter leur aide dans ce type d&rsquo;effort.Toutes ont répondu par la négative, exceptée Citgo, partenaire de PDVSA (Pétroles du Venezuela), le président Chávez et le peuple venezuelien.</p>
<p><strong>NICARAGUA &#8211; RUSSIE</strong> : (www.rlp.com.ni)<br />
Le Nicaragua renforce ses projets de coopération avec la Russie. Après la réunion de la Commission intergouvernementale entre les deux pays, les autorités et chefs d&rsquo;entreprises des deux pays décidèrent un approvisionnement en farine de blé  comme donation en 2013. La livraison se fera en quatre fois, à raison de 25 000 tonnes chaque fois, et débutera en mars.</p>
<p><strong>AMERIQUE LATINE :</strong>  Journalistes victimes. (www.rlp.com.ni)<br />
Selon la Fédération Latinoaméricaine du journalisme, en 2012, un total de 45 journalistes et professionnels de la presse ont été assassinés en Amérique Latine-Caraïbes. Les crimes se concentrent au Mexique (17), au Brésil (10), au Honduras (9), en Bolivie (4), en Colombie (2),en Argentine (1), en Equateur (1), et Haïti (1). Au Mexique et au Brésil, la majorité de  ces crimes serait le fait de bandes de  narcotrafiquants. Au Mexique, l&rsquo;impunité pour les assassins de journalistes serait de 81 %. Le Mexique occupe le 3e rang mondial, après la Syrie et la Somalie, pour les assassinats de personnel de  la communication. Au Honduras, les motivations seraient politiques, vu que les assassinats de journalistes et de militants se sont accrus après le coup d&rsquo;Etat qui renversa le président Manuel Zelaya en 2009.</p>
<p><strong>COSTA RICA :</strong> non aux transgéniques.(www.adital.org.br)<br />
Le 1er février dernier, la Salle Constitutionnelle a admis un recours présenté par différentes organisations qui durant des mois, se sont opposées avec ténacité à la demande de l&rsquo;entreprise D&amp;PL Semences Ltda (Monsanto) de semer 15 hectares de maïs transgénique dans la région de Guanacaste. La demande avait d&rsquo;abord été reçue favorablement par la Commission Technique Nationale de Biosécurité, ( CNTBio), organisme gouvernemental.</p>
<p>Les organisations protestataires constituées de paysans écologistes, universitaires, mouvements sociaux, partis de gauche, etc. effectuèrent une marche de 200 km sur une semaine, en direction de la capitale, recueillant des signatures et diffusant  des  informations auprès de la population.<br />
Le recours présenté à la Salle Constitutionnelle dénonçait l&rsquo;inconstitutionnalité de trois articles du règlement de la Loi de Protection Phytosanitaire que la CNTBio avait utilisés pour approuver la demande de Monsanto.<br />
Selon les associations, ces articles violent le droit constitutionnel à un environnement sain. Actuellement, l&rsquo;approbation émise par CNTBio est donc suspendue jusqu&rsquo;à la décision des magistrats. Un temps que les militants emploieront à sensibiliser la population. Pour le moment, sur les 81 municipalités que compte le pays, 26  se sont déjà déclarées &laquo;&nbsp;libres de transgéniques&nbsp;&raquo;.</p>
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		<title>Brèves (2) mars 2013</title>
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		<pubDate>Sat, 16 Mar 2013 09:58:58 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Bernard</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Amnesty International]]></category>
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		<description><![CDATA[AMÉRIQUE LATINE : Utilisation d&#8217;enfants dans les conflits armés. Dans plus de 35 pays, en particulier en Colombie, l&#8217;enrôlement d&#8217;enfants et adolescents dans les groupes armés est encore une réalité, malgré le protocole international datant du 12 février 2002, ajouté &#8230; <a href="http://www.lecalj.com/2013/03/16/breves-2-mars-2013/">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>AMÉRIQUE LATINE :</strong> Utilisation d&rsquo;enfants dans les conflits armés.<br />
Dans plus de 35 pays, en particulier en Colombie, l&rsquo;enrôlement d&rsquo;enfants et adolescents dans les groupes armés est encore une réalité, malgré le protocole international datant du 12 février 2002, ajouté à la Convention sur les Droits de l&rsquo;Enfant.  Ce protocole interdit le recrutement  de jeunes de moins de 18 ans. Mais la &laquo;&nbsp;Coalition Internationale pour en finir avec l&rsquo;utilisation d&rsquo;Enfants soldats&nbsp;&raquo; constate encore la présence de jeunes mineurs, garçons et filles, parmi les soldats. <span id="more-1717"></span>De nombreuses institutions ont attiré l&rsquo;attention des gouvernements  et des groupes militaires pour que le 12 février de cette année soit une occasion de réviser leurs méthodes et de respecter les droits basiques des jeunes mineurs, dont les vies se trouvent ainsi exposées aux dangers des conflits armés. En Amérique Latine, la Colombie est le pays où l&rsquo;on constate la présence de jeunes de moins de 18 ans, tant parmi les forces armées de l&rsquo;Etat que dans les groupes insurgés. Selon Amnesty International, leur nombre atteindrait 14 000.</p>
<p><strong>PARAGUAY :</strong> Brigade médicale cubaine.(www.adital.org.br)<br />
La Brigade médicale de 2012 était composée de trois chirurgiens ophtalmologues, un médecin généraliste,  cinq infirmiers, deux diplômés en pharmacie et laboratoire. Ils étaient accompagnés de deux personnes pour  leur transport et les repas et ont travaillé dans la zone de María Auxiliadora, département de Itapúa. Leur tâche était de donner des consultations d&rsquo;ophtalmologie, de pratiquer des opérations de la cataracte, des consultations de médecine générale avec interventions de petite chirurgie, des examens de laboratoire, etc.Ils ont soigné gratuitement 178 825 patients.</p>
<p><strong>AMÉRIQUE CENTRALE :</strong> La rouille attaque le café. (www.rlp.org)<br />
Le Guatemala est le plus affecté par cette maladie (70 % de son café), le Honduras, principal producteur de l&rsquo;isthme, et le Nicaragua : 32 %, le Salvador 20 % et le Costa Rica 10 %. L&rsquo;OIRSA (Organisme International Regional de Santé Agropastorale) estime que les basses températures (entre 19 et 28 °) s&rsquo;ajoutant aux pluies constantes ont favorisé l&rsquo;attaque des plants de café par la maladie. La perte de récolte entrainera des difficultés chez les petits producteurs. Sur les 43 000 producteurs nicaraguayens, au moins 35 000 sont en difficulté financière. Le secteur de production de café d&rsquo;Amérique Centrale risque de perdre 210 000 emplois pour le prochain cycle de récolte.</p>
<p><strong>COLOMBIE :</strong> Dialogue de Paix à La Havane (www.telesur.org/ www.adital.org.br).<br />
Les équipes des FARC et EP de Colombie ont repris début février leur quatrième cycle de dialogues pour la paix, après une interruption d&rsquo;une semaine. Les entretiens permettent de parvenir à des accords mais avec des différences, notamment sur l&rsquo;éradication de la pauvreté rurale, la mise en place de programmes destinés à démocratiser l&rsquo;accès à la terre. Le développement rural est en effet le premier des six points sur lesquels portent les dialogues. Mais alors que les membres des FARC-EP exigent une réforme rurale socio-écologique, démocratique et participative, le gouvernement défend une politique agraire &laquo;&nbsp;audacieuse et nouvelle, respectant le droit privé, respectant la propriété et les droits acquis de bonne foi&nbsp;&raquo;…</p>
<p><strong>HONDURAS :</strong> Situation alarmante des paysans. (www.adital.org.br)<br />
Depuis 1992 les paysans sont accablés par la loi de Modernisation pour le Développement du Secteur Agricole, qui a désarticulé le processus de réforme agraire tout en affectant le mouvement paysan. Cette loi a permis aux grandes entreprises, bananières et sucrières, orientées vers l&rsquo;exportation, de s&rsquo;emparer des meilleures terres du pays, car la politique de l&rsquo;Etat était de reconcentrer la terre aux mains du grand capital national et transnational, ce qui signifiait la spoliation des  paysans qui avaient beaucoup lutté pour obtenir quelques terres. Les organisations paysannes, dont Vía Campesina, affirment que les paysans poursuivront la lutte et exigeront du Congrès l&rsquo;approbation immédiate de la Loi de Transformation Agraire présentée en octobre 2011 par le mouvement paysan, tout en faisant appel aux trois pouvoirs de l&rsquo;Etat pour qu&rsquo;ils interviennent en faveur de la cause paysanne.</p>
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