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	<title>Comité Amérique Latine du Jura &#187; développement</title>
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		<title>Des nouvelles de nos projets de solidarité au Nicaragua et en Bolivie</title>
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		<pubDate>Fri, 16 Dec 2011 08:41:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Bernard</dc:creator>
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		<description><![CDATA[1. NICARAGUA : Projet de santé PROSALUD, à Ciudad Darío. Ce projet  que nous soutenons depuis mars 1997 comprend trois pôles d’activités: Programme de médicaments essentiels Programme de santé communautaire Cliniques sociales Médicaments essentiels (VSM) Le réseau de ventes des &#8230; <a href="http://www.lecalj.com/2011/12/16/des-nouvelles-de-nos-projets-de-solidarite-au-nicaragua-et-en-bolivie/">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>1. NICARAGUA : Projet de santé PROSALUD, à Ciudad Darío.</strong><br />
Ce projet  que nous soutenons <strong>depuis mars 1997</strong> comprend trois pôles d’activités:</p>
<ul>
<li>Programme de médicaments essentiels</li>
<li>Programme de santé communautaire</li>
<li>Cliniques sociales</li>
</ul>
<p><strong>Médicaments essentiels (VSM)</strong><br />
Le réseau de ventes des médicaments essentiels compte maintenant 252 points de ventes, dans 8 départements du pays. Ce projet bénéficie actuellement à 540 000 habitants. Les médicaments sont de qualité et sont vendus en moyenne trois fois moins cher que dans les pharmacies traditionnelles. Le projet comprend un aspect éducatif pour l’usage rationnel des médicaments. PROSALUD travaille en lien avec d’autres associations pour la distribution des médicaments. Ce projet s’auto-finance.<span id="more-1225"></span><br />
<strong>Santé communautaire.</strong><br />
PROSALUD  est présente dans 15 municipios des départements de Matagalpa et Jinotega. Ce programme permet d’entreprendre des campagnes localisées sur des mesures d’hygiène préventive, de vaccinations, etc. La participation citoyenne est un objectif important, les gens sont incités à se responsabiliser. Les thèmes d’information sont en rapport avec le profil épidémiologique des municipios concernés. Actuellement s’effectue une campagne de détection du cancer du col de l’utérus, fréquente cause de mortalité chez les femmes au Nicaragua. Pour assurer le suivi, les médecins disposent d’équipements adéquats : colposcopie, criothérapie, et formation du personnel médical grâce à la collaboration avec l’Hôpital Bertha Calderón. En 2011, 547 femmes ont effectué  l’examen (test de Papanicolaou, ou Pap.), à la suite de quoi on enregistre 21 inspections visuelles, 32 colposcopies et 2 criothérapies.</p>
<p><strong>Cliniques sociales.</strong><br />
Celle de Ciudad Darío foncionne depuis le début du projet, après avoir été « Clinique maternelle », elle est devenue « clinique sociale » pour tous en raison des besoins. Celle de Terrabona fonctionne depuis 3 ans environ. Les services disponibles sont variés et permettent des soins de santé intégrale (= dans tous les domaines) : consultation de médecine générale, laboratoire, vente sociale de médicaments, odontologie, actes de prévention : vaccins, conrtôle du développement de l’enfant, contrôle prénatal, planification familiale… Toutes  les semaines le service d’échographie fonctionne, tous les 15 jours celui de chirurgie générale et d’endoscopie.<br />
Du 1/1/2011 au 31/10/2011 on a enregistré :<br />
10 233 consultations médicales<br />
12 755 examens de laboratoire<br />
1114 échographies<br />
1482 services d’odontologie<br />
105 consultations spécialisées<br />
904 cas de patients pris en charge financièrement.</p>
<p>En outre une initative appréciée des malades est le fonctionnement de groupes d’entraide pour certaines maladies chroniques : diabète, hypertension, asthme…Les patients se réunissent chaque trimestre, ils ont droit à une consultation mensuelle gratuite, des examens de laboratoire, des médicaments, en complément des services de santé publique. Ils reçoivent aussi des informations adaptées (style de vie, prévention de complications…) Ils ont constitué une association pour canaliser leurs inquiétudes et être solidaires entre eux.<br />
A Terrabona un nouveau projet concerne les handicapés, avec priorité aux enfants et ados. Cette activité est en  lien avec l’ONG nationale Los Pipitos, spécialisée pour les handicapés. L’objectif est d’encourager l’organisation et la participation active des parents. Sur 139 personnes handicapées, 89 relèvent de soins spécialisés qui seront dispensés par Los Pipitos.<br />
En lien avec le MINSA (Ministère de la Santé), PROSALUD apporte des soins à 60 patients atteints de tuberculose. Ce sont des patients vivant dans l’extrême pauvreté et outre les soins, une aide complémentaire est nécessaire pour améliorer leur qualité de vie (réparation de toits, élevage de volailles, cuisine au gaz…)</p>
<p>Toutes ces actions concernant la santé ne peuvent pas s’autofinancer. Elles nécessitent en moyenne 17 000 Euros par an. L’aide du CALJ  est une goutte d’eau qui se joint à d’autres…</p>
<p><strong>2. BOLIVIE : un nouveau  projet d’adduction d’eau.</strong><br />
Alimenter en eau potable une communauté des Andes boliviennes. Avec HSF (Hydraulique sans Frontières), une ONG dont le siège se trouve à Chambéry.</p>
<p>Tuni est une communauté de 40 indiens aymaras vivant sur l’Altiplano, au nord de La Paz. Face à  l’abandon de plusieurs mines, la communauté s’est tournée vers l’élevage de lamas et de moutons. Afin de fixer durablement les familles et d’améliorer les conditions de vie rude à 4300m, un écotourisme s’est développé à Tuni, avec entre autres projets :</p>
<p>-    l’alimentation en eau potable,<br />
-    le dispositif d’assainissement,<br />
-    la réhabilitation d’une centrale électrique.</p>
<p>Une maison communautaire a été construite en grande partie par  les villageois en 2009. 3 chambres sont réservées aux randonneurs.</p>
<p>L’alimentation en eau potable est prise en charge par HSF.</p>
<p>Jusqu’en 2009, l’eau était prélevée dans un puits souillé par les lamas et contaminé par des produits  miniers toxiques.<br />
La première visite d’Alain Malatray en 2009 a consisté à examiner les conditions de captage d’une petite source située à 1 km de l’estancia Tuni. Un tuyau provisoire a été tiré jusqu’à  la maison communautaire. Le projet défini par HSF comporte :</p>
<p>-    Un ouvrage de captage (altitude 4510 m),<br />
-    L’enfouissement d’une conduite PVC sur 1 km,<br />
-    La construction d’un réservoir de 10 m3,<br />
-    Le réseau de l’alimentation de deux bornes fontaines.</p>
<p>Le montant total du  projet est estimé à 15 500 Euros, sachant que  la main d’œuvre sera assurée par la communauté de Tuni.</p>
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		<title>Les “ narcomunicipios ” du Honduras (novembre 2011)</title>
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		<pubDate>Tue, 06 Dec 2011 07:55:56 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Bernard</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Dans son numéro d’août 2011, la revue ENVIO présente une vaste enquête sur le rôle du narcotrafic en Amérique Centrale. Nous en extrayons ici l’introduction et un passage sur le narcotrafic au Honduras. Introduction. “ Le narcotrafic, tant dans la &#8230; <a href="http://www.lecalj.com/2011/12/06/les-%e2%80%9c-narcomunicipios-%e2%80%9d-du-honduras-novembre-2011/">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Dans son numéro d’août 2011, la revue ENVIO présente une vaste enquête sur le rôle du narcotrafic en Amérique Centrale. Nous en extrayons ici l’introduction et un passage sur le narcotrafic au Honduras.</strong></p>
<p>Introduction.<br />
“ Le narcotrafic, tant dans la modalité de gros que de détail, a transformé les économies centroaméricaines, de plus en plus rentables et globalisées. Le trafic de drogue “ en gros ” a une incidence sur la politique et sur les hommes politiques, il contrôle les Etats. Le trafic “ de détail ” et sa narcophilantropie transforme les municipios, promeut le développement et fournit des emplois. Les narcos sont des entrepreneurs capitalistes, compétitifs et socialement responsables. Le prix à payer est la narcoviolence. Et le défi est démesuré. ”<span id="more-1197"></span></p>
<p style="text-align: center;">_________________</p>
<p>En mars 2011 on découvrit dans le secteur du Cerro Negro (près d’Omoa, Honduras) une “ cuisine ” ( narco-laboratoire) sophistiquée. D’autres “ cuisines ”, stands de coca à gogo et de fast-coca continuent leur vie souterraine, en générant des emplois et des infrastructures dans les hameaux et les municipalités (municipios) qui exultent de gratitude.</p>
<p>Les “ narco-municipios ” sont aisément identifiables. En tête, El Paraiso, autrefois coin arriéré de voleurs de bétail, et maintenant fréquenté par Miss Honduras et les groupes musicaux à la mode, est le municipio  le plus riche du très rural département de Copán. Protégé par 20 vigoureux gardes du corps, son jeune maire, Alexander Ardón, se dirige vers une étincelante Lexus blindée pour aller inaugurer une rue nouvellement pavée. Chacun de ses projets démarre avec de providentiels dons de centaines de milliers de lempiras (monnaie hondurienne). “ Je suis le roi du village ! ” proclame-t-il devant la perplexité des journalistes, tout en assurant que les fortunes copanèques proviennent de l’élevage et de la production laitière : c’est le liquide blanc et non la poudre blanche qui aurait apporté le développement au municipio.…</p>
<p>Cette poudre tombe comme une manne céleste et se  transforme en chemins, temples, centres commerciaux, gigantesques supermarchés, hôtels et parcs dans un Honduras où  les pauvres dollars des migrants et les narcodollars des “ cocaïneros ” se croisent et se renforcent. Huit décennies de banane dans la “ République bananière ” la plus connue ne parvenaient pas à un dixième de ce que la coca réussit aujourd’hui.</p>
<p>Les narcojets entrent et sortent des aéroports internationaux honduriens, avec ou sans autorisation, à la vue et avec la patience de quelques autorités dont le zèle à capturer des chargements de coca mécontente les officiels de la DEA. Le cas le plus fameux fut celui du jet qui atterrit le 24 février 2006 sur l’aéroport de Toncontín, pour amener le “ Chapo ” Guzmán, que la revue Forbes révèle comme l’un des 500 hommes  les plus riches du monde et que les experts présentent comme protégé par le maire de El Paraíso et client assidu des Iles de la Bahía et Copán Ruinas.</p>
<p>Et pendant que Luis Santos, évêque de Copán, dénonce courageusement  qu’il y a des chefs policiers compromis avec les narcos, le pouvoir judiciaire laisse libre “ Mamalicha ”, un capo qui se targue de protection internationale.…</p>
]]></content:encoded>
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		<title>BRESIL:  Novembre 2011</title>
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		<pubDate>Thu, 17 Nov 2011 13:20:33 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Bernard</dc:creator>
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		<description><![CDATA[ L’Amazonie aux mains du narcotrafic?  (www.noticiasaliadas.org) Entretien avec Roberto Jaramillo, jésuite et anthropologue vivant depuis 15 ans dans l’Amazonie brésilienne. En tant qu’anthropologue il étudie les problèmes relatifs aux « indigènes urbains ». L’idée que l’on a souvent de l’Amazonie &#8230; <a href="http://www.lecalj.com/2011/11/17/bresil-novembre-2011/">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong> L’Amazonie aux mains du narcotrafic?  </strong>(www.noticiasaliadas.org)</p>
<p><strong>Entretien avec Roberto Jaramillo, jésuite et anthropologue vivant depuis 15 ans dans l’Amazonie brésilienne. En tant qu’anthropologue il étudie les problèmes relatifs aux « indigènes urbains ».</strong></p>
<p><strong><em>L’idée que l’on a souvent de l’Amazonie ne correspond pas à  la réalité, êtes-vous d’accord avec cette affirmation ?</em></strong><br />
Oui, l’imaginaire de l’Amazonie ne coïncide pas avec la réalité. L’image est celle d’une terre sans hommes, alors qu’il y a 40 millions d’habitants, la plupart en zones urbanisées, avec tous les problèmes que présente l’urbanisation en Amérique Latine.<br />
Manaus a presque 2 millions d’habitants, mais 17 % seulement disposent d’un système d’égouts, par conséquent la grande majorité des résidus biologiques et chimiques se dispersent dans l’environnement, dans l’eau. Autre paradoxe : dans une ville située en bordure de rivière, seuls 32 % ont l’eau à domicile, tandis que le reste de la population doit se débrouiller avec de l’eau non purifiée. Ces faits soulignent un autre aspect : dans les villes amazoniennes, &#8211; Manaus, Santarém, Belém et d’autres plus petites -, la brèche entre riches et pauvres se manifeste plus que dans les villes côtières. En d’autres termes, en Amazonie la concentration de richesse est beaucoup plus importante.<span id="more-1183"></span></p>
<p><em><strong>Nous connaissons beaucoup de personnes provenant d’autres Etats du Brésil qui sont parties à Manaus pour travailler. Comment l’expliquez-vous ?</strong></em><br />
Dans la décennie 1980, la junte militaire (qui a gouverné entre 1964 et 1985) a institué la zone franche (où l’imposition fiscale est moindre) de Manaus, la seule zone franche du Brésil.</p>
<p>Nous parlons là de 500 implantations industrielles, &#8211; (en particulier de l’électronique : Sony, Thompson, Philips, mais aussi Honda avec ses motos, et beaucoup d’autres) – pour environ cent mille postes de travail, mais 90 % sont des travailleurs avec des contrats temporaires, surtout des femmes. Ce qui signifie que beaucoup travaillent deux ou trois mois puis sont licenciés sans avoir droit à aucune indemnisation. Quelques familles locales, celles qui  possèdent tout à Manaus, font des affaires avec des investisseurs de São Paulo, Rio de Janeiro, Paraná. En somme, l’argent ne vient  pas de Manaus et ne lui bénéficie même pas.</p>
<p>Le Brésil est un pays en rapide expansion, regardé avec admiration par beaucoup. Il existe des structures démocratiques comme le vote, les journaux, mais la manière de penser est prémoderne. Les gouvernements continuent d’être clientélistes. Pour revenir à l’Amazonie, il faut penser aux petites villes où le maire contrôle l’économie. Qui  osera le défier en votant contre lui, sachant qu’ensuite il pourrait perdre son travail ou celui des membres de sa famille ? Pour changer cette situation il doit y avoir toute une éducation…</p>
<p><em><strong>Outre l’urbanisation et le clientélisme politique, y a-t-il d’autres situations que vous, missionnaires, avez observées ?</strong></em><br />
Un autre grave problème que les gens n’imagninent pas, et peut-être un des pires, c’est que l’Amazonie est aux mains du narcotrafic. Les périphéries des villes sont otages du commerce et de la consommation de drogues. 50 % de la violence des villes provient de la drogue. Les jeunes des banlieues ne voient pas d’autre solution à leur existence que de fumer de la marihuana ou d’aspirer de la cocaïne.</p>
<p><em><strong>Vous parliez de 40 millions de personnes dans toute l’Amazonie. Combien sont indigènes ? Parce que nous avons trouvé des chiffres très discordants.</strong></em><br />
Dans le recensement (de l’Institut Brésilien de Géographie et Statistiques) de l’année 2000 il y avait 750 000 personnes qui se déclaraient indigènes . Mais dix ans plus tôt, c’était la moitié. Que s’est-il passé pour expliquer un changement de cette importance ? Quelque chose a changé dans la conscience politique nationale qui fait que les gens ont avantage à se déclarer indigènes.</p>
<p>Il s’est passé aussi une chose semblable dans le monde : avant, être indigène était considéré comme une humiliation, puis cela devint une caractéristique dont on  pouvait être fier. Eh bien, sur ces 750 000 personnes, la FUNAI (Fondation Nationale des Indigènes) en reconnaît comme indigènes 380 000 à 400 000. L’un des inconvénients de la politique indigéniste est qu’un indigène est censé vivre en territoire indigène. Par conséquent, la moitié  ne sont pas reconnus comme indigènes par l’Etat, cette moitié qui vit dans les villes : de Rio à São Paulo et Manaus.<br />
Ces personnes sont nées dans la ville, elles ne parlent pas de langue indigène. Il s’agit d’une réalité qui dérange les Blancs et le gouvernement, parce qu’ils ne savent pas comment agir avec eux.</p>
<p>Mais c’est une réalité qui produit souvent des problèmes y compris au sein des communautés indigènes :  ils sont accusés de ne pas parler la langue indigène, de ne pas avoir du sang totalement indigène, etc. En somme, il y a des problèmes qui  ne trouvent pas de solution, ni d’une part ni de l’autre.</p>
<p><em><strong>Pourriez-vous nous donner un exemple ?</strong></em><br />
C’est le cas des mariages mixtes : les enfants d’un indigène avec une blanche sont indigènes, mais les enfants d’une indigène avec un blanc ne sont pas indigènes.</p>
<p>Il y a plus d’indigènes en dehors de l’Amazonie brésilienne (Pérou, Equateur) qu’au Brésil. Pourquoi ?<br />
En général on peut affirmer que les Portugais furent beaucoup plus agressifs que les Espagnols avec les peuples indigènes. De plus, les indigènes de culture andine avaient atteint des niveaux de développement bien  plus élevés – pensons à la culture du maïs ou aux techniques de construction – par rapport aux indigènes des basses  terres.</p>
<p>Pour toutes ces raisons, l’impact entre envahisseurs blancs et indigènes fut beaucoup plus fort dans l’Amazonie brésilienne. A part que le climat eut une grande influence sur la propagation des maladies et malaises. Les anthropologues les plus optimistes disent qu’à l’époque de la colonie, il y avait ici quelque 7 millions d‘indigènes. Aujourd’hui, ils ne sont plus que deux millions dans toute l’Amazonie.</p>
<p><em><strong>Le gouvernement brésilien et les multinationales s’approprient les énormes richesses de l’Amazonie. Que reste-t-il pour les populations locales ?</strong></em><br />
Le pouvoir politique et économique, de même que les lois, sont au service du grand capital, qui est souvent étranger. Imaginez-vous la IIRSA (Initiative pour l ‘Intégration de l’Infrastructure Sud-américaine) qui avec ses mégaprojets est peu connue des  gens : canaux interocéaniques, routes de toutes parts, onze autres centrales hydroélectriques au lieu d’en moderniser certaines sur les 24 déjà existantes. Malheureusement, tous les grands projets amazoniens se dirigent vers un développement qui n’est pas équilibré ni en accord avec les populations.</p>
<p><em><strong>Quel est l’héritage des huit ans de présidence de Luiz Ignacio Lula da Silva ?</strong></em><br />
Lula a fait des merveilles, mais n’a pas fait ce qu’il avait promis. Son problème a été de faire confiance au capital international. Lula a remis 50 à 60 reales ( 31 à 37 dollars US) par mois à 4 millions de familles qui n’avaient jamais reçu d’argent de l’Etat.Sa redistribution des recettes a été impressionante, si on tient compte qu’un pays comme le Brésil ne change pas en huit ans.</p>
<p>Mais les hommes politiques brésiliens sont de plus en plus dans les mains du grand capital. Comme le démontre la philosophie du PAC ( Programme d’Accélération de Croissance) qui est « croissance, croissance, croissance » économique, sans aucun intérêt pour la santé, l’éducation, la participation, la démocratie. Toutefois la faute n’est pas imputable à Lula, mais aux mouvements sociaux qui sont arrivés avec lui, qui se sont assis près du pouvoir et se sont installés là. Même le Mouvement des Travailleurs sans Terre, comme le démontrent les occupations de terres, infiniment moins nombreuses et plus symboliques que réelles, qui eurent lieu durant le gouvernement de Lula.</p>
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		<title>BRESIL:  Novembre 2011</title>
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		<pubDate>Thu, 17 Nov 2011 13:14:02 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Bernard</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Belo Monte : le barrage interdit. (www.noticiasaliadas.org) Un juge de l’Etat de Pará, nord du Brésil, a ordonné l’arrêt de la construction du barrage de Belo Monte, sur la rivière Xingú, pour ses effets négatifs sur la pêche artisanale de &#8230; <a href="http://www.lecalj.com/2011/11/17/bresil-novembre-2011-belo-monte-le-barrage-interdit/">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: left;" align="center"><strong></strong><strong></strong> <strong>Belo Monte : le barrage interdit.</strong> (<a href="http://www.noticiasaliadas.org/">www.noticiasaliadas.org</a>)</p>
<p>Un juge de l’Etat de Pará, nord du Brésil, a ordonné l’arrêt de la construction du barrage de Belo Monte, sur la rivière Xingú, pour ses effets négatifs sur la pêche artisanale de la région. Le 29 septembre dernier, ce magistrat fédéral a interdit au Consorcio Norte Energia, chargé de la construction du barrage, d’altérer le río par « <em>l’implantation d’un port, de digues, les explosions, l’excavation de canaux, enfin, toute réalisation qui interférerait sur le cours naturel du río Xingú en entrainant une altération de la faune ictiologique »( des poissons).</em></p>
<p>Le juge a donné raison à l’Association d’Eleveurs et d’Exportateurs de Poissons de Altamira qui présentait la dénonciation en signalant que les travaux du barrage peuvent provoquer l’extinction des principales espèces de poissons de cette région.Toutefois, l’entreprise peut faire appel.</p>
<p>« <em>Il n’est pas raisonnable de permettre que d’innombrables familles dont la subsistance dépend exclusivement de la pêche de poissons effectuée dans le río Xingú, soient affectées directement par les travaux de l’entreprise hydro-électrique »</em> a déclaré le juge.<span id="more-1178"></span></p>
<p>Belo Monte, qui deviendrait la 3<sup>ème</sup> hydroélectrique la plus grande du monde après <em>Tres Gargantas</em> en Chine et <em>Itaipú </em>au Brésil/Paraguay, avec 11 200 MW de puissance et un coût de onze milliards de dollars US, est une pièce clé pour le développement énergétique du pays.</p>
<p>La ministre de l’Environnement , Izabella Teixeira, avait défendu le projet, qualifiant de « <em>techniquement irréprochable </em>» la licence environnementale pour sa construction qui avait été accordée en avril par le gouvernement.</p>
<p>Teixeira affirma en conférence de presse que « <em>la licence fut accordée après toutes les études techniques sur les possibles impacts environnementaux du  projet et elle incluait différentes recommandations dont la réalisation avait été vérifiée </em>».</p>
<p>Des groupes d’écologistes, d’indigènes et même la Commission Interaméricaine des Droits Humains (CIDH) de l’Organisation des Etats Américains ont remis en question le barrage pour les énormes impacts qu’il aurait sur le milieu environnant et ont demandé la réalisation d’une consultation préalable et informative, – l’un des piliers de l’accord 169 de l’Organisation Internationale du Travail sur les peuples indigènes et tribaux -, parmi les communautés indigènes qui pourraient se voir affectées. Dans le bassin du río Xingú vivent vingt mille indigènes appartenant à 28 ethnies différentes.</p>
<p><em>« </em><em> Outre qu’il affecterait la pêche de manière dramatique, il détruirait d’énormes étendues de forêts dont dépend le bien-être de milliers d’indigènes, dont certains isolés »,</em> signale un communiqué de Survival Internacional, organisation de défense des droits des peuples indigènes, et elle ajoute : « <em>les indigènes n’ont pas donné leur consentement à la construction du barrage et ont averti que si le projet se poursuit, le Xingú pourrait se convertir en « río de  sang ».</em></p>
<p><em> </em></p>
<p><em> </em></p>
<p><em> </em></p>
<p><em> </em></p>
<p><em> </em></p>
<p><em> </em></p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>BOLIVIE (1) Evo Morales, Président indigène parmi … les indigènes. (novembre 2011)</title>
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		<pubDate>Fri, 04 Nov 2011 08:18:21 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Bernard</dc:creator>
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		<description><![CDATA[(www.ipsnoticias.net/) La pression sociale obligea le président bolivien  Evo Morales à suspendre la construction d’une route de 177 km qui devait traverser un territoire protégé et riche en ressources  naturelles. Le territoire  concerné  est dénommé TIPNIS : Territoire Indigène et &#8230; <a href="http://www.lecalj.com/2011/11/04/bolivie-1-evo-morales-president-indigene-parmi-%e2%80%a6-les-indigenes-novembre-2011/">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>(www.ipsnoticias.net/)</p>
<p>La pression sociale obligea le président bolivien  Evo Morales à suspendre la construction d’une route de 177 km qui devait traverser un territoire protégé et riche en ressources  naturelles. Le territoire  concerné  est dénommé TIPNIS : Territoire Indigène et Parc National Isidoro Secure. Situé entre les départements du Beni et de Cochabamba, il s’étend sur environ 12 000 km2. Depuis 1990 il a le double statut de Zone Protégée et de Territoire Communautaire d’Origine (TCO).<br />
Actuellement sa population est de 9758 personnes, avec quatre groupes culturels : yuracaré, mojeños, chimanes, et le dernier groupe est constitué de “ colons ” andins, aymaras et quechuas venus de l’Altiplano. Les relations inter-ethniques ne sont pas toujours simples du  fait des différences culturelles et dans les pratiques productives. Mais actuellement un processus d’organisation socio-politique intéressant commence à se développer entre les trois premiers groupes.<span id="more-1152"></span><br />
Il est important de préciser que le projet de cette  route répondait à une réclamation historique de certains groupes indigènes et non à la volonté du Président Morales, comme l’ont affirmé quelques médias et groupes politiques qui avaient “ récupéré ” cette revendication indigène. Tous les groupes indigènes n’ont pas la même vision à ce sujet.<br />
Les travaux avaient été prévus avec l’appui d’un crédit de 330 millions de dollars, concédé par la banque brésilienne BNDES (Banque Nationale de Développement Economique et Social). La réalisation était confiée à une entreprise brésilienne. La route aurait pour ambition de faciliter l’accès aux communautés éloignées et serait un  facteur de développement.</p>
<p>Le 15 août dernier, 600 indigènes boliviens, appartenant à 60 communautés de trois ethnies différentes, entreprirent une marche en direction de La Paz pour refuser la seconde tranche de la construction de la route qui devait traverser le TIPNIS. Les indigènes signalent que cette construction affecterait la biodiversité du parc et leurs territoires ancestraux.</p>
<p>Le 25 septembre les marcheurs furent fortement réprimés par la police près de Yucuma ( Beni), opération qui déclencha la démission de 4 fonctionnaires du gouvernement.<br />
Le principe essentiel d’Evo Morales est de “ gouverner en écoutant le peuple ”. Quand il vit aux portes du gouvernement de La Paz  les centaines d’enfants, de  femmes et d’hommes habitant le TIPNIS qui arrivaient après avoir marché 600 km en 66 jours, Evo décida de suspendre les travaux jusqu’à la consultation de la population sur cette construction. Il créa aussi une commission de haut niveau pour enquêter sur la répression dont les marcheurs avaient été l’objet.</p>
<p>Dans un entretien avec des leaders de la marche, Morales évoqua l’idée de proposer une  loi  “ d’intangibilité ” établissant qu’aucune route ne devrait traverser ce parc-territoire indigène.<br />
Le fait de déclarer “ intangible ” (=qui doit rester intact)  les territoires indigènes  était surtout prévu à  l’intention des groupes de cultivateurs de coca qui étalent leurs activités jusque dans les parcs nationaux au lieu de se cantonner aux espaces qui leur sont légalement réservés.</p>
<p>A  l’intérieur du TIPNIS, les 22 groupes d’indigènes  répartis dans les plaines,  vallées et hauts  plateaux exigeront le respect de leurs territoires face à la convoitise de nouveaux venus qui recherchent des terres riches à exploiter. Mais pour eux, cette “ intangibilité ” serait aussi vécue comme l’interdiction d’user des ressources naturelles qui  les entourent.<br />
Une concertation aura lieu autour de la requête en 16 points établie par les indigènes. Outre le rejet de la construction de route à travers le TIPNIS, ce document demande le respect des Terres Communautaires d’Origine dans la nouvelle législation agraire.</p>
<p>La principale préoccupation des indigènes est l’application de leur droit à la consultation selon une norme, et cette condition n’avait pas été observée lors de la préparation du projet contesté à travers la zone protégée…</p>
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		<title>BOLIVIE (2) Pauvreté, routes et  développement (novembre 2011)</title>
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		<pubDate>Fri, 04 Nov 2011 08:15:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Bernard</dc:creator>
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		<description><![CDATA[( www.alainet.org) “ Celui qui vous parle ici n’est ni indigène ni paysan ni gouvernant, rien qu’un ancien de la tribu qui apporte quelques souvenirs instructifs. ” (Rafael Puente) La longue marche. La VIIIème marche indigène arrive enfin à La &#8230; <a href="http://www.lecalj.com/2011/11/04/bolivie-2-pauvrete-routes-et-developpement-novembre-2011/">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>( www.alainet.org)</p>
<p><em>“ Celui qui vous parle ici n’est ni indigène ni paysan ni gouvernant, rien qu’un ancien de la tribu qui apporte quelques souvenirs instructifs. ”</em> (Rafael Puente)</p>
<p><strong>La longue marche.</strong><br />
La VIIIème marche indigène arrive enfin à La Paz, et les 65 jours d’efforts se voient récompensés, non seulement par la satisfaction d’être arrivés,  mais aussi par la solidarité et la réception enthousiaste du peuple de La Paz. En outre les rancœurs sont calmées, et le Gouvernement arrive, montrant tout le respect que mérite la marche. Mieux encore, le Président a fait parvenir avant son arrivée, une invitation formelle pour le début du dialogue tant souhaité.</p>
<p>Jusqu’ici tout va bien, au moins beaucoup mieux qu’il y a trois semaines, mais le problème de fond demeure. Que sortira-t-il du dialogue ? D’après ce qu’on peut entendre des deux côtés,  les positions sont toujours irréductibles. D’une part les peuples indigènes continuent d’exiger que l’on ne sacrifie pas la Terre Mère pour une route, et d’autre part gouvernants et dirigeants paysans insistent sur le fait que la route génère le “ développement ”, et surtout sur le dramatique niveau de pauvreté des communautés indigènes qui vivent dans le TIPNIS  et sur l‘intérêt que montrent beaucoup de ces communautés pour une route qui leur permette d’améliorer leurs tristes conditions de vie.<span id="more-1150"></span></p>
<p><strong>Le peuple Yuracaré.</strong><br />
Si vous relisez les écrits de Jorge Alejandro Ovando Sanz, qui consacra une grande partie de son énergie à l’étude de nos peuples indigènes, vous trouverez des descriptions admiratives et enthousiastes sur la capacité culturelle et organisative du peuple Yuracaré, au point de le qualifier de “ peuple le plus remarquable ” parmi les peuples des Basses Terres. Cependant aujourd’hui le peuple Yuracaré se trouve  réduit à sa plus minime expression, diminué en nombre, dispersé géographiquement, avec une présence bien réduite dans la CIDOB  (Conférence des Peuples Indigènes de Bolivie). Que s’est-il passé ?</p>
<p>Il s’est passé qu’à son territoire ancestral arriva une route, rien moins que la route qui conduit de Cochabamba à Santa Cruz. Et avec la route, ce qui leur arriva, ce ne fut ni le développement ni la fin de leur pauvreté ; ce fut une avalanche de colonisateurs qui peu à peu finirent par les expulser de leurs terres d’origine, de sorte qu’aujourd’hui il ne reste plus ici de famille Yuracaré, ils ont dû émigrer, se réfugier dans le TIPNIS, parce que ce “ développement ” que supposait la route était pour d’autres, mais pas pour eux. Où iront-ils maintenant, si le TIPNIs à son tour bénéficie d’une autre route de “ développement ”, également pensée pour d’autres ?</p>
<p><strong>Que s’est-il passé avec Ascensión de Guarayos ?</strong><br />
En 1978 j’ai connu la capitale du peuple Guarayo, il m’a fallu arriver en avion vu qu’il n’y avait pas de route. Elle était peuplée par un total de 600 familles Guarayas, plus 17 karayanas clairement identifiés. En 1991, 13 ans après seulement, je revins à Ascensión pour l’inauguration de la nouvelle province de Guarayos, et je me rendis compte que le peuple de cette province s’était converti en population presque totalement quechua, laissant les familles guarayas reléguées à l’écart.</p>
<p>Que s’était-il passé ? La même chose, la route était arrivée, et avec la route les camions, et avec les camions les entreprises de Cochabamba, et  dans leur bourse les dollars nécessaires pour acheter aux Guarayas leurs maisons, de sorte qu’en peu de temps le village avait changé de propriétaires. Une fois de plus il s’agissait d’une route qui n’était pas prévue pour le “ développement ” d’un  peuple qui vivait tout simplement bien, en harmonie avec la nature, mais pour une conception colonisatrice, assoiffée d’accumulation, de croissance économique, de besoin de vivre mieux.<br />
Quelqu’un a-t-il une garantie que l’expérience de Yuracaré et de Guarayos ne se répétera pas dans le TIPNIS ? Qu’il nous dise son secret !</p>
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		<title>NICARAGUA: Elections présidentielles et législatives le 6 novembre 2011.</title>
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		<pubDate>Wed, 12 Oct 2011 16:58:14 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Bernard</dc:creator>
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			<content:encoded><![CDATA[<p>Actuellement il est encore difficile de faire des pronostics sur le résultat des élections nicaraguayennes. Le président sortant, le sandiniste Daniel Ortega, allié d&#8217;Hugo Chavez et des frères Castro, domine les sondages, quoiqu&#8217;avec à peine plus de 30% des intentions de vote, grâce à la perpétuelle division des libéraux.<br />
Mais sa nouvelle candidature présidentielle, entérinée par une décision de justice très polémique, viole la Constitution qui prohibe notamment la réélection immédiate.</p>
<p>Daniel Ortega semble assuré de sa victoire, ayant sous sa coupe les principales institutions dont le Conseil Suprême Electoral, la Police, l’Armée et la Justice. Le souvenir des fraudes perpétrées durant les municipales de 2008 est encore dans les mémoires. Le Nicaragua s’était vu retirer l’appui financier de plusieurs pays d’Europe. Cette fois, après avoir longtemps rejeté énergiquement la présence d’observateurs internationaux, il a fini par en accepter le principe, tout en prévenant que lesdits observateurs devraient se montrer “ respectueux de la culture nicaraguayenne ”.<span id="more-1125"></span>Depuis des mois, Rosario Murillo, l’épouse de Daniel Ortega, &#8211; et en quelque sorte son “ premier ministre ” -, est omniprésente et porte aux nues les réalisations “ chrétiennes, socialistes et solidaires ” du gouvernement sandiniste. Avec emphase elle glorifie ce gouvernement et ses réalisations sociales. Beaucoup reprochent à Daniel Ortega d’être sous influence, en l’occurrence celle de sa femme, qui, sans jamais avoir été élue, s’est retrouvée Coordinatrice du Conseil de Communication et de Citoyenneté, entre autres responsabilités.</p>
<p>Les réalisations sociales du gouvernement sandiniste de 2007 à 2011 .</p>
<p>Depuis la prise de pouvoir par Daniel Ortega (janvier 2007) et grâce essentiellement à sa participation à l’ALBA, le Nicaragua a réussi à redonner à la population pauvre de meilleures conditions de vie : soins hospitaliers gratuits, brigades de santé avec des médecins cubains et nicaraguayens, Maisons Maternelles pour accueillir les femmes qui vont accoucher, distribution de fauteuils roulants aux handicapés… L’éducation est enfin réellement gratuite comme l’annonce la Constitution. Des bourses sont attribuées aux étudiants de secondaire et d’université. Des médailles récompensent les meilleurs enseignants et les orchestres  locaux. Le logement a bénéficié de “ l’Opération  Toit ” : distribution de plaques de zinc à 270 000 familles, tout en reconnaissant que beaucoup vivent encore dans des conditions infra-humaines et que cette initiative va se poursuivre dans les mois qui viennent. Et ce qui frappe d’abord le touriste à l’arrivée dans le pays, c’est l’amélioration de l’état des routes principales et des transports urbains de la capitale.</p>
<p>Fin septembre le Président procédait à des remises de titres de propriété ( 3500 pour la seule capitale)  tout en précisant que “ ceci n’est pas une faveur ni un cadeau, c’est un droit et c’est la volonté de Dieu ”… D’autres titres seront remis en différentes régions du pays, dix mille au total. A cette généreuse distribution participe Son Eminence Révérendissime le Cardinal Miguel Obando y Bravo, qui félicite le couple présidentiel :“Vous avez allumé une lumière au lieu de maudire l’obscurité ! ”</p>
<p>Il faut signaler une particularité du Nicaragua par rapport à ses pays voisins d’Amérique Centrale ( Honduras, El Salvador, Guatemala). Dès 1979, année du “ triomphe sandiniste ”, fut créée la Police Communautaire Proactive, basée sur des relations stratégiques avec la communauté et sur la prévention du délit. Par la suite le Nicaragua a maintenu ce système policier avec sa doctrine de service à  la population et de prévention du délit, alors que dans les autres pays  ce sont les politiques répressives qui ont prévalu.<br />
Selon un rapport du PNUD, (Programme des Nations Unies pour le Développement), le taux des homicides en 2010 a été, pour cent mille habitants,  de 78 au Honduras, 62 en El Salvador, 41 au Guatemala et seulement 13 au Nicaragua.</p>
<p><strong>Ortega et Murillo “ convaincus de leur divinité ”.</strong><br />
(Bulletin trimestriel “ Presente “  de l’association allemande “ Christliche Initiative Romero ” &#8211; Le religieux dominicain Rafael Aragón, éditeur de la publication de théologie  “ Alternatives ” s’entretient avec María Lopez Vigil,  théologienne, écrivaine et journaliste cubano-nicaraguayenne. Extraits)</p>
<p><em>Question : croyez-vous qu’en utilisant les symboles et les textes religieux le Président Ortega veut provoquer la hiérarchie catholique ?</em><br />
MLV : Je ne pense pas que ce soit son principal objectif. Pour moi ce qui est fondamental  c’est que Daniel Ortega et Rosario Murillo sont convaincus d’avoir une sorte de mission divine, d’être ce qu’en langage religieux  on appelle des Messies. Le terme de Messie a comme équivalent en politique le mot “ caudillo ”.</p>
<p>Ortega et Murillo sont-ils  vraiment convaincus de leur divinité ?<br />
Le caudillo se sent indispensable, il pense qu’il est le seul qui sait, qui peut conduire le pays, et en conséquence il ne respecte pas les lois, ni  les institutions ni les personnes.Ortega et Murillo disent : “ Le Front Sandiniste c’est Daniel ” et “ nous sommes deux ”. Cela signifie que ce sont eux deux qui gouvernent le pays. Ce sont des idées très typiques du caudillisme qui est un concept politique, et du messianisme qui est un concept religieux . En second lieu, je crois qu’ils ont peur. La religion est associée, dans l’esprit humain, à la peur : peur de l’inconnu, peur de la fatalité,  peur de l’au-delà, peur de la mort. Aussi, d’une certaine manière, invoquer Dieu publiquement peut être une manière d’exorciser cette peur, une sorte d’ amulette.</p>
<p><em>Pourquoi, selon vous, l’image de Daniel Ortega a-t-elle tant de pouvoir ?</em><br />
Il est un symbole des années de la Révolution, il a été le président du Nicaragua, et il est devenu le symbole national et international de cette révolution qui fit de grandes erreurs mais aussi qui réalisa de grandes avancées, et cela pèse beaucoup dans la mémoire collective d’un large secteur du peuple nicaraguayen. Dans les années 80 Daniel Ortega fut une référence.</p>
<p><em>Pourquoi les partis politiques du Nicaragua sont-ils si enclins à se mêler du religieux ?</em><br />
La religion est un ensemble de croyances et de vérités qui se présentent comme uniques et incontestables. La religion est une hiérarchie à laquelle il faut obéir et qui détient la vérité révélée. Dans les partis politiques qui ne sont pas démocratiques il y a une hiérarchie qui agit comme si elle détenait la vérité et celui qui pense différemment est un traître, en religion celui qui pense différemment est un hérétique. Que fait-on d’un traître en politique ? On l’exclut, on lui impose silence. Que fait-on d’un hérétique dans l’Eglise ? Autrefois on le brûlait. Dogmes, rites et hiérarchie de la religion se reflètent dans la vie des partis qui sont devenus une religion.</p>
<p><em>Pensez-vous qu’en utilisant les symboles religieux Ortega et Murillo  sont conscients de la manipulation ou qu’il s’agit de leur part  d’une véritable conviction ?</em><br />
Pour moi ils ont la conviction qu’ils ont été élus pour quelque chose de grand au Nicaragua et qu’ils méritent tout ce qu’ils ont, les privilèges dont ils jouissent et leur manière de vivre, parce que ceux qui ont une telle mission doivent avoir une cour. En outre dans ce pays il existe une religiosité très traditionnelle. Dans un secteur du peuple les gens croient que c’est Dieu qui met en place ou écarte les gouvernements, envoie des maladies ou accorde la guérison. Donc quand Rosario dit que le Président fait des miracles, les gens retiennent l’idée que c’est Dieu qui a mis Daniel en place et qui lui permet de “ multiplier les pains ” pour cette campagne.<br />
Cependant, je crois aussi qu’un autre secteur de la population ressent comme quelque chose de mal ces abus des symboles religieux, ils pensent que ce sont des choses pour les prêtres mais pas pour les hommes politiques. Aussi, ce que ces militants ont fait par conviction, par peur ou manipulation pourrait se retourner sous forme de rejet. Il ne faut pas trop “ tirer sur la corde ”,  ne pas user et abuser de la religiosité des gens.…</p>
<p>( Le 11 octobre le quotidien El Nuevo Diario signale qu’une  lettre pastorale de la Conférence épiscopale incite les fidèles à voter massivement et avec responsabilité pour un candidat qui respecte la Constitution, qui ne soit ni intolérant ni corrompu…)</p>
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		<title>BRESIL: “ Mouvement des Sans Terre ” (Octobre 2011)</title>
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		<pubDate>Wed, 12 Oct 2011 16:52:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Bernard</dc:creator>
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		<description><![CDATA[“ La lutte pour la terre nous oblige aujourd’hui à repenser notre tactique ” Source : ALAI &#8211; //alainet.org  &#8212; Sergio Ferrari et l’ONG suisse E-CHANGER En ayant pu établir 400.000 familles dans 24 Etats du Brésil, le Mouvement des &#8230; <a href="http://www.lecalj.com/2011/10/12/bresil-%e2%80%9c-mouvement-des-sans-terre-%e2%80%9d-octobre-2011/">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>“ La lutte pour la terre nous oblige aujourd’hui à repenser notre tactique ”<br />
Source : ALAI &#8211; //alainet.org  &#8212; Sergio Ferrari et l’ONG suisse E-CHANGER</p>
<p>En ayant pu établir 400.000 familles dans 24 Etats du Brésil, le Mouvement des travailleurs ruraux sans terres (MST) est aujourd’hui l’un des principaux acteurs sociaux, représentant une référence pour la société civile latino-américaine. Néanmoins, après 27 ans d’existence, “ les défis du futur sont énormes pour nous, notamment celui de devenir une réelle organisation de masse et de nous adapter à la nouvelle étape que vit notre pays ”, souligne Salete Carollo, membre de la coordination nationale du MST et coopér-actrice brésilienne de E-CHANGER, lors d’une visite en Suisse. Carollo est l’une des responsables du travail international du MST.<br />
“ La nature de la lutte pour les mouvements sociaux de la campagne change au Brésil ”, relève Salete Carollo. “ Il y a encore quelques années,  nous affrontions les latifundistes autochtones, aujourd’hui nous sommes confrontés à de grandes multinationales étrangères installés sur notre territoire . Disputer la terre à ces grandes entreprises  nous oblige à repenser notre tactique ”. Le MST est en train d’en définir les nouvelles modalités.<span id="more-1121"></span>Dispute différente à la campagne</p>
<p>Les occupations de terre ne peuvent plus être petites, mais grandes. “ Auparavant, nous réalisions une occupation avec 300 familles, aujourd’hui il faut le faire avec 3000 familles ”. Une dimension qui  doit nous donner un autre rapport de forces pour aboutir à des victoires effectives  grâce à ces actions , en réduisant leur nombre et en améliorant leur qualité.<br />
Cette stratégie exige en plus une articulation avec d’autres secteurs sociaux de la campagne brésilienne, d’où la signification d’impulser des actions non seulement comme MST mais en tant que VIA CAMPESINA, qui regroupe d’autres organisations rurales. D’autre part, dans l’étape actuelle, nous devons occuper des terres propres à être expropriées, et donc réellement transférées aux paysans, et ne pas utiliser l’occupation seulement comme moyen de pression politique.<br />
“ En complément de cette nouvelle logique, explique Salete Carollo, “ nous menons un dialogue actif avec des secteurs urbains, du monde académique, des mouvements sociaux dans les villes pour obtenir une articulation plus intégrale de nos objectifs et de nos luttes communes . Par exemple, le MST  prépare une grande campagne de mobilisation sociale ces prochaines semaines pour dénoncer l’utilisation de produits toxiques dans l’agriculture. Cette campagne se base sur une enquête universitaire prouvant  que chaque Brésilien/ne consomme annuellement 5 litres de poison dans ses aliments .Aujourd’hui, le Brésil est sans aucun doute  le principal consommateur mondial de produits toxiques, qui nous arrivent comme partie du paquet intégral des grandes multinationales vouées à l’agro-exportation. Une situation qui préoccupe aussi bien le paysan que le consommateur urbain ”.</p>
<p>La surprise de Dilma.</p>
<p>“ Durant les premiers mois du nouveau gouvernement dirigé par Dilma Rousseff entré en fonction le 1er janvier 2011, nous avons ressenti un certain désenchantement car nos revendications n’étaient pas entendues. Nous voyions une continuité par rapport aux 8 années du gouvernement de Lula, qui n’a jamais mis à l’ordre du jour la réforme agraire et les revendications les plus urgentes des sans-terre .<br />
Néanmoins, après une longue journée de mobilisation sociale en août 2011, avec 50.000 personnes présentes à Brasilia,  nous avons été entendus par la nouvelle présidente , qui semble vouloir changer de politique envers la campagne.<br />
Nous avons obtenu des succès inattendus. Dilma a intégré le thème de la réforme agraire à son agenda personnel. Elle a décidé d’affecter 400 millions de reales (autour de 200 millions de francs) pour exproprier des parcelles afin que celles-ci soient livrées aux sans-terre, montant qui pourrait même augmenter d’ici la fin de l’année. Et, comme troisième conquête, elle accepté un programme d’éducation que nous exigions depuis des années. C’est même bien plus que ce que nous espérions ”, précise Salete Carollo.<br />
Ces signes positifs néanmoins  ne nous démobilisent pas. Pour les mouvements sociaux, le défi consiste à ne pas rester les bras croisés en attendant des promesses, mais à se mobiliser pour que celles-ci se concrétisent ”. Et malgré le projet “ développementiste ” du nouveau gouvernement brésilien, “ nous pensons que Dilma comprend qu’à la campagne il n’y pas place seulement pour le modèle agro-exportateur – privilégié de manière univoque par Lula -, mais aussi pour la production familiale paysanne préconisée par le MST. C’est l’unique alternative réelle pour combattre la misère et la marginalisation rurale et urbaine au Brésil ”, conclut Salete Carollo.</p>
<p><strong>Des nouvelles de l’Ecole Nationale Florestan Fernandes.</strong><br />
<strong>(Source : Frères des Hommes, resonances@fdh.org)</strong></p>
<p>Dans nos infos de mai 2004, nous annoncions que le CALJ allait soutenir financièrement la construction de l’Ecole Nationale Florestan Fernandes (ENFF)  par les membres du Mouvement des Sans Terre dans la région de São Paulo pour accueillir des stages diversifiés destinés à leurs adhérents. Nous avons participé à ce projet par l’intermédiaire de l’organisation Frères des Hommes (FDH). Depuis, l’Ecole fonctionne et  le dernier bulletin d’information de FDH nous apporte des détails intéressants sur l’évolution de cette structure :</p>
<p>Le Mouvement des Sans Terre (MST) a développé une technique d’habitation écologique : la maison en bambou. L’objectif est d’innover dans l’éco-construction et de montrer qu’il est possible de construire des habitats avec des matériaux naturels, durables et respectueux de l’environnement. Aujourd’hui, le MST organise une visite pour présenter la maison en bambou aux groupes d’étudiants, nouvellement arrivés à l’Ecole nationale Florestan Fernandes.Cette expérimentation est une grande première pour le MST.</p>
<p>Depuis décembre 2010, une maison écologique a vu le jour au sein de l’ENFF. Au départ, un simple projet de rénovation qui est devenu une expérience inédite pour le MST. La décision a été prise collectivement par la coordination de l’école et les membres du département du secrétariat national du MST. La maison a été construite avec des matériaux venant en grande partie de l’école : bambou, herbes, terre, etc. Le bambou est une des matières que l’on retrouve le plus sur le terrain de l’école. De plus il offre, grâce à ses tiges creuses, une grande capacité de captation et de récupération des eaux de pluie.</p>
<p>Dans la continuité du processus d’apprentissage mis en place à l’ENFF, le lien entre la théorie et la pratique a été la base de la création de la maison en bambou. Ce travail collectif est devenu un espace de formation où tout un chacun, avec des niveaux de formation divers, a participé à la construction d’une maison d’un nouveau type. L’aspect “ apprentissage ” de cette expérimentation est fondamental du fait que les paysans peuvent désormais bâtir des maisons en matières naturelles dans leurs régions respectives. Ce travail a mêlé plusieurs corps de métiers tels que la tuilerie, la maçonnerie, l’électricité et a permis aux travailleurs de diversifier les tâches. L’habitation fait également office de lieu d’exposition, puisque des visites sont organisées pour informer et initier les universitaires et intellectuels brésiliens aux techniques de construction et à l’architecture originale de cette demeure.</p>
<p>Ce centre d’éducation et de formation contribue au maintien et au développement d’une agriculture paysanne familiale. Par la participation aux travaux pratiques ( entretien des pépinières, du potager et du jardin ) les “ étudiants ” comprennent mieux l’impact du système agro-écologique et constatent les possibilités d’autonomie alimentaire. Le projet actuel est la création, sur les 10,5 ha de terrain que possède  l’Ecole, d’une ferme modèle avec un verger, un potager, un poulailler, une porcherie, 3 étangs pour la pêche, un espace de recyclage et un espace de transformation d’huile. Le soutien de FDH ( 15 000 Euros) sera destiné à l’entretien de pépinières d’arbres fruitiers pour le reboisement de huit mille hectares ; la fourniture d’outils de  maraichage pour les étudiants, et l’installation de nouveaux systèmes de stockage d’eau pour la pépinière et le jardin (construction de citernes, capitalisation de l’eau de pluie et forage de puits)</p>
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		<title>HONDURAS: Une Cité Modèle dans une société en haillons ?</title>
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		<pubDate>Wed, 12 Oct 2011 16:48:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Bernard</dc:creator>
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			<content:encoded><![CDATA[<p>(revue Envío, avril 2011)</p>
<p>Le Honduras sera le laboratoire expérimental des idées extrémistes de l’économiste néolibéral Paul Romer, qui propose d’établir, pour une durée de cent ans ou plus, des espaces économiques, politiques, juridiques et sociaux dans des zones du territoire hondurien, en marge des lois et des autorités nationales. De petits Etats autonomes à  l’intérieur de l’Etat, totalement ouverts à  l’investissement des capitaux multinationaux. “ Ciudad Modelo ” (Cité Modèle) est le nouveau masque de l’enclave. Le Honduras, “ la République bananière ”, connaît bien cette forme d’exploitation des terres, des ressources et des personnes.<span id="more-1119"></span>L’exemple asiatique.<br />
Fin février, une cinquantaine de membres de l’administration hondurienne accompagnait le président Porfirio Lobo dans le sud-est asiatique pour voir de près les expériences réussies en Corée du Sud, à Singapour, Hong Kong ainsi qu’au Koweit. Il s’agissait d’établir des alliances pour la mise en œuvre d’une initiative de l‘économiste étatsunien Paul Romer connue sous le nom de “ Ciudades Modelo ” (Cités Modèles). Un mois plus tôt, les législateurs honduriens, de l’extrême droite putchiste à la prétendue gauche, (dénommée anti-putschiste) avaient approuvé cette initiative.</p>
<p>“ Ciudad Modelo ”<br />
Cité Modèle, ce titre sonne bien. Pour concrétiser ce projet, il faut actualiser la législation, car il s’agit de mettre en place une authentique enclave, avec les lois d’autres pays, avec les lois commerciales des multinationales qui ont besoin d’avoir la voie libre pour fonctionner à plein rendement.<br />
Pour les législateurs, fonctionnaires et chefs d’entreprises honduriens, la Cité Modèle n’est pas quelque chose de vraiment nouveau : c’est une modalité élargie du fonctionnement des maquilas, (usines d’assemblage) qui existent depuis les années 90. Les maquilas, exemptées d’impôts, sont de vrais paradis fiscaux où se pratique la traite des travailleurs. Leur fonctionnement ignore le Code du Travail. On y licencie les ouvrier(e)s de manière arbitraire. Sur ces territoires, les Hondurien(ne)s sont traités comme des animaux domestiques.</p>
<p>Le passé : la “ République  bananière ”<br />
Rien de très nouveau pour  les Honduriens : les compagnies  bananières étaient déjà des enclaves,  avec les maquilas et la restauration rapide. Elles étaient un Etat au sein d’un autre Etat. Et cet autre Etat qui occupait le territoire de l’Etat hondurien finissait par définir la politique, l’économie, la législation et même les coutumes de l’Etat occupé qui fournissait ses services à l’occupant. La caractéristique de cette période fut la consolidation du capital étatsunien dans l’industrie bananière de la Côte Nord, l’intervention croissante des compagnies bananières dans la vie politique nationale et une crise récurrente dans la stabilité du régime politique.</p>
<p>“ Si la Tela était ici !… ”<br />
Dans les plantations de bananiers de la Vallée de Sula (au nord) il n’était pas rare d’entendre : “ Tout irait mieux si la Tela était ici. Avec eux on avait du travail, des écoles, l’électricité, le chemin de fer et même ils nous nettoyaient les patios de nos baraques. ” La Tela, multinationale bananière qui imposa son empire économique de 1912 presque jusqu’à la fin du siècle, prit prétexte de l’ouragan Mitch en 1998 pour abandonner l’investissement bananier. Elle imposait une culture d’enclave : la population dépendait de ses décisions, et celles-ci influaient sur l’élection des autorités municipales, départementales et nationales.</p>
<p>Tout se décidait à La Lima.<br />
Au centre de la Vallée de Sula, La Lima était le siège de la Tela. Les décisions politiques et économiques du pays se prenaient à La Lima. Et tout le monde attendait que les autorités de la Tela se prononcent pour savoir dans quel sens s’orienterait le gouvernement. Tout tournait autour de la Compagnie bananière.<br />
La Compagnie imposait sa manière de voir, d’agir, de décider. Et c’était une reproduction de la vie aux Etats Unis, transférée dans les chaleurs tropicales de notre Côte Nord. Beaucoup de gens de cette région regrettent le temps de la Tela, continuent de vivre dans la nostalgie d’un passé qui, avec le temps, s’est défiguré, faisant apparaître comme générosité ce qui n’était que stricte exploitation, et comme une vie digne les abus patronaux, conséquences d’une société dépendante et d’une économie nationale ayant perdu tout contrôle.</p>
<p>La cerveza (bière) Salvavida.<br />
Les années de 1912 à 1930 furent celles de la consolidation de l’enclave bananière. Entre 1920 et 1930, le Honduras occupait le premier rang au monde comme pays exportateur de bananes. A cette période d’effacement de la souveraineté nationale, surgirent des symboles patriotiques. Par exemple, dans la seconde décennie du 20ème siècle, la bananière étatsunienne Vaccaro Fruit Company commença à diversifier sa production en installant une brasserie à La Ceiba, sur le littoral atlantique. La première bière produite là-bas fut baptisée des initiales des deux chefs d’entreprise, l’un italien et l’autre étatsunien, Salvador Vaccaro et Vicente d’Antoni. La bière s’appela Salvavida. Sur l’étiquette on mit le drapeau  national et aujourd’hui  encore cette bière est un symbole hondurien.</p>
<p>Un morceau du pays pendant un siècle…<br />
Paul Romer, économiste étatsunien, défenseur de la théorie de la croissance, est le protagoniste du projet de Cité Modèle. Il donne comme exemples Hong Kong et Singapour. Pour le Honduras, il propose que l’Etat fasse une concession pour cent ans d’une zone d’environ mille km2 pour une administration autonome. Les Cités Modèles du Honduras seraient “ une zone territoriale régulée par ses propres règles pour attirer l’investissement, générer des emplois et gérer leurs systèmes de santé et d’éducation spécifiques, tout en promouvant le développement technologique de pointe ”.<br />
A Tegucigalpa, Romer présenta son  projet en réunion publique. Derrière lui se trouvait un grand écran avec la photo d’un match de foot. Et il dit : “ Vous ne pouvez pas changer les règles du jeu au milieu du match. Ce qu’il faut faire c’est créer un nouveau terrain de jeu et voir si quelqu’un est intéressé. ”</p>
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		<title>Réunion du 20 septembre 2011: compte-rendu et nouvelles de nos projets</title>
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		<pubDate>Mon, 26 Sep 2011 10:26:51 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Bernard</dc:creator>
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		<description><![CDATA[1.Bilan tournée Canto Sur. Le groupe de sept musiciens a été accueilli à Belfort, Besançon, Dole, Arbois, St-Amour puis dans la région lyonnaise. Il a rencontré partout un accueil enthousiaste. En Allemagne où il est très connu, il a fait &#8230; <a href="http://www.lecalj.com/2011/09/26/reunion-du-20-septembre-2011-compte-rendu-et-nouvelles-de-nos-projets/">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>1.Bilan tournée Canto Sur.</strong><br />
Le groupe de sept musiciens a été accueilli à Belfort, Besançon, Dole, Arbois, St-Amour puis dans la région lyonnaise. Il a rencontré partout un accueil enthousiaste.<br />
En Allemagne où il est très connu, il a fait 40 interventions (concerts et scolaires) . La recette totale s’élève à 31 000 Euros. Nous devons recevoir le détail de l’utilisation de ces fonds en Bolivie.</p>
<p><strong>2. L’association mexicaine ERRAC.</strong><br />
ERRAC sollicite en urgence une somme de 2350 Euros  pour l’achat d’une nouvellle camionnette, l’autre étant hors d’usage vu l’état des chemins. Sans ce véhicule, le personnel d’ERRAC ne peut plus intervenir dans les différents lieux des projets. Cet achat sera co-financé par les partenaires du jumelage Panticosa ( Espagne)-Angoulins (17), l’association AFC-Amérique Latine (17) et le CALJ.</p>
<p><strong>3. Fête de la Courge.</strong><br />
Cette fête,  organisée par Adapemont, aura lieu à Arinthod le samedi 23 octobre. Les associations sont invitées à participer par des stands d’expo-vente sous les Arcades de 10h à 18h. Le CALJ présentera un stand d’artisanat.<span id="more-1092"></span><strong>4. Festival de ciné Latino à LONS, salle Renoir</strong> (pour cette année encore MJC)<br />
Le programme complet vous sera adressé après notre prochaine réunion du 18 octobre. Les films choisis :<br />
Première semaine : Même la pluie (Mexique-Espagne-Bolivie) – Abel ( Mexique) – L’œil invisible (Argentine)<br />
Deuxième semaine : Chico et Rita (Cuba-Espagne) – Mal día para pescar (Uruguay-Espagne) – Octubre (Pérou)<br />
Ciné-débat : Les Héritiers ( Mexique)<br />
Présentation par l’ingénieur Alain Malatrait du projet d’adduction d’eau à Tuni (Bolivie).</p>
<p><strong>5. Marché de Noël.</strong><br />
Il aura lieu le samedi 3 décembre au Puits Salé comme l’an dernier. Cette date coïncide avec  celle du Téléthon, ce que nous avions évité jusqu’ici, mais cette année les autres réservations de la salle du Puits Salé ne nous ont pas laissé le choix. Nous ne pourrons donc pas participer au Téléthon en tant qu’association.</p>
<p><strong>DES NOUVELLES DE NOS PROJETS ET PARTENAIRES</strong></p>
<ul>
<li> <strong>Solidarité NICARAGUA : Centre Préscolaire Joël Fieux</strong></li>
</ul>
<p>Lettre de Amada Ramirez, directrice, juillet 2011.</p>
<p>“ Finalement nous avons eu 237 inscriptions d’enfants qui sont répartis ainsi : une classe avec 41 enfants de 3 ans ; deux autres avec 40 enfants chacune ; une classe avec 36 enfants de 4 ans ; une autre avec 40 ; et une classe avec 40 enfants de 5-6 ans. Nous sommes douze enseignantes et cinq personnes auxiliaires qui se répartissent dans les six salles pour apporter leur aide. Les enfants sont serrés, mais nous sommes contentes que les parents aient choisi notre centre.<br />
Il existe un Comité d’Alimentation qui gère le repas quotidien des enfants et les questions d’hygiène. Ce comité doit s’assurer que tous les enfants reçoivent un repas.<br />
Le Ministère de l’Education (MINED) met en œuvre le Programme intégral de Nutrition Scolaire (PINE)* et une distribution alimentaire est effectuée à intervalles réguliers pour chaque établissement. Au cours de la première distribution, notre école a reçu 600 livres de riz, 600 de céréales, 450 de frijoles (haricots rouges), 700 de maïs, et 73 litres d’huile. Des parents d’élèves emportent les produits chez eux pour les cuisiner, enrichir le menu, et ils font cela bénévolement.<br />
Ici il y a un petit kiosque où nous pouvons faire des photocopies à 1 cordoba. Le kiosque nous accorde 20 cordobas par jour, aussi comme nous n’avons ni ordinateur ni photocopieur à l’école, et que la délégation municipale de l’éducation nous demande parfois des photocopies, nous les faisons dans ce kiosque. C’est une petite aide supplémentaire. …”<br />
* Le programme PINE a été sélectionné par la FAO parmi les 4 meilleurs du monde car il comprend les quatre phases  qui assurent la sécurité alimentaire (distribution d’aliments – mise en place de potagers scolaires- critères de sécurité alimentaire – participation de la communauté au programme)</p>
<ul>
<li><strong>Solidarité MEXIQUE: ERRAC</strong></li>
</ul>
<p>Le dernier rapport d’activité de l’association ERRAC concerne les initiatives de développement des paysannes dans l’Etat de Hidalgo, où la moitié de la population (1 173 000 habitants) vit dans des communautés rurales et indigènes, dispersées et  très isolées.<br />
ERRAC avait travaillé avec une vingtaine de hameaux. Le projet terminé, cinq groupes de femmes ont rappelé ERRAC pour les aider à commercialiser  leurs produits basés sur la flore locale. Ce projet s’adresse à une centaine de familles soit au total 500 personnes. Les bénéficiaires indirects seront environ 1500.<br />
L’objectif du projet est d’abord de renforcer la formation :<br />
•    Formation de six animatrices qui agiront auprès des groupes  de femmes et de jeunes dans les hameaux. Les participantes réaliseront un diagnostic communautaire sur l’état social et économique des familles et des jeunes, puis élaboreront un plan d’action pour améliorer les conditions de vie familiale, communautaire et scolaire.<br />
•    Formation d’agents commerciaux. Chaque groupe élira deux agents commerciaux qui seront chargés des contrôles de ventes et de services aux clients. Ils calculeront le coût de la commercialisation et actualiseront le prix des produits. Ils seront chargés de la présentation et de la conception d’emballages pratiques et attirants.<br />
•    Education écologique. Les groupes réaliseront un diagnostic des ressources naturelles du point de vue de leur évolution et des soins de conservation.<br />
•    Formation des groupes d’épargne, chacun ayant ses dirigeants et son règlement.</p>
<p>&nbsp;</p>
<ul>
<li><strong>Solidarité NICARAGUA avec l’association ESTELI-Solidarité.</strong></li>
</ul>
<p>L’association a tenu son Assemblée Générale le 18 juin dernier. A cette date elle comptait 122 adhérents, presque tous issus du groupe de correspondants de Jean Loison. L’association nicaraguayenne partenaire &nbsp;&raquo; San Juan Bautista &nbsp;&raquo; venait d’être agréée par l’Assemblée Nationale du Nicaragua. Elle est animée par des personnes qui travaillent avec Jean Loison .</p>
<p>Activité de l’association depuis sa création:<br />
Les étudiants de première année de l’Institut national des Télécommunications d’Évry apportent leur concours depuis 12 ans à l’œuvre deJean Loison en participant à la construction des maisons pendant leurs vacances d’été avec l’argent qu’ils se sont procuré au cours de l’année dont les montants sont loin d’être négligeables : 11000 € en 2010, 12000 € pour 2011, ce qui permet de construire 5 à 6 maisons. Des contacts fructueux ont été pris avec des anciens élèves de cet Institut qui ont participé à cette action au cours d’une précédente année et qui désirent s’impliquer à nouveau dans des actions au Nicaragua. Ils ont déjà préparé un logo et un site internet pour l’association et établi un projet d’action qui va être présenté à l’Assemblée.<br />
Des contacts ont été pris également avec des associations ou des groupes plus ou moins informels dont un ou plusieurs membres sont au nombre des correspondants et amis de Jean Loison et souvent à celui des donateurs.<br />
L’association s’interroge sur la constitution d’un éventuel &nbsp;&raquo; réseau  Nica &nbsp;&raquo; à partir de ces contacts.<br />
Dès sa création, l’association a demandé son habilitation à délivrer des reçus fiscaux. Cette habilitation lui a été refusée le 10 mai dernier. Le Conseil d’administration a décidé de déposer un recours de cette décision surprenante. Les dons destinés au financement de l’œuvre de Jean Loison peuvent néanmoins être adressés à l’association ou continuer à être envoyés au CEFAL qui délivre des reçus fiscaux.</p>
<p>Bilan de l’action au Nicaragua en 2010 (présenté par le président):<br />
Le dispensaire a continué à fonctionner à plein régime en recevant 4 456 patients et a même agrandi ses locaux. 16 maisons ont été construites : 8 de 6&#215;7 m (la taille habituelle), 6 plus petites de 6&#215;5 m et 2 de 9,5&#215;3,5 m, une taille particulière tenant compte des dimensions du terrain disponible. Il a été délivré 18 bourses aux élèves infirmiers/ères de l’école de La Trinidad.<br />
Le coût total de ces réalisations s’élève à 69 000 €; une partie de cette somme &#8211; 16 600 € &#8211; a été couverte par les bénéficiaires des maisons auxquels est demandé, pour une raison de dignité, de contribuer financièrement, à la mesure de leur moyen, à la construction, et par les patients du dispensaire qui sont invités à payer, s’ils le peuvent, tout ou partie des médicaments qui leur sont distribués.</p>
<p>Projets (présentés par Marc Décombas):<br />
Marc Décombas précise qu’il a participé il y a deux ans à l’action menée au Nicaragua par les élèves de l’Institut des Télécommunications d’Evry et qu’il en a retiré, non seulement un excellent souvenir empreint de quelques émotions,  mais aussi l’envie d’y développer de nouvelles actions en faveur des pauvres de ce pays. Il expose que de nombreuses écoles d’ingénieurs ont inscrit dans leur programme de formation des stages à l’étranger qui n’ont<br />
pas toujours été suivis d’effets. Lui-même et plusieurs de ses amis<br />
étudiants ou anciens étudiants, ont donc pensé qu’il serait intéressant de présenter à ces écoles ce qui se fait depuis de nombreuses années au Nicaragua, actions auxquelles participent les élèves de l’Institut des Télécommunications d’Evry et qui sont conduites et soutenues par deux structures associatives partenaires, San Juan Bautista au Nicaragua et Esteli Solidarité en France. Plusieurs de ces écoles  pourraient ainsi décider de choisir ce projet nicaraguayen pour leurs stages à l’étranger.<br />
Des contacts avec ces écoles ont été pris et déjà plusieurs d’entre elles se sont déclarées très favorables à ce projet. Ils seront poursuivis dans les prochains mois. Il se constitue donc un réseau à partir duquel les actions menées au Nicaragua pourront se renforcer et se développer.<br />
L’assemblée unanime applaudit à ce projet et encourage très vivement ceux qui l’ont lancé de poursuivre dans cette voie.</p>
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