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	<title>Comité Amérique Latine du Jura &#187; eau</title>
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	<description>28 ans d&#039;information et de solidarité avec l&#039;Amérique Latine</description>
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		<title>Réunion du 9 décembre 2011</title>
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		<pubDate>Fri, 16 Dec 2011 08:50:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Bernard</dc:creator>
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		<description><![CDATA[1. Bilan du ciné latino: 1416 entrées dont 376 scolaires , donc assistance très satisfaisante ( 410  pour le film inaugural « Même la pluie»). Il faut remercier la presse locale qui a couvert l’événement pendant toute la durée du festival, &#8230; <a href="http://www.lecalj.com/2011/12/16/reunion-du-9-decembre-2011/">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>1. Bilan du ciné latino:</strong><br />
1416 entrées dont 376 scolaires , donc assistance très satisfaisante ( 410  pour le film inaugural « Même la pluie»). Il faut remercier la presse locale qui a couvert l’événement pendant toute la durée du festival, également signaler l’engagement des enseignants   qui ont préparé leurs élèves à la projection grâce au dossier pédagogique proposé par Bernard. La qualité et la diversité des films expliquent aussi largement ce résultat. Les frais de transport des films n’étant pas encore facturés, le bilan financier ne peut être dressé avec précision mais le solde devrait être positif.<span id="more-1227"></span></p>
<p>Pour l’année prochaine, compte tenu de l’ouverture de la médiathèque , nous devrons négocier une nouvelle convention avec la municipalité.</p>
<p><em>L’association louhannaise « Tous au ciné » invite le CALJ à présenter le film « Même la pluie » au cinéma l’Eden de Louhans le jeudi 19 janvier à 20h30.</em></p>
<p><strong>2. Vente de livres:</strong></p>
<p>Une vente  organisée par la nouvelle responsable, Eliane, dans le hall de la faculté des Lettres de Besançon, a rapporté 160 Euros.</p>
<p>Le tri des livres en fonction du public : livres d’histoire, littérature, poésie, et aussi la vente à très bas prix (5 euros la cagette) semblent de bons moyens pour relancer la vente, ce qui avait déjà été expérimenté avec succès à Salins. A renouveler dans d’autres lieux.</p>
<p><strong>Comme notre stock semble à nouveau diminuer, nous accueillons à nouveau les dons de livres. Il suffit de nous contacter  (03 84 47 39 41)</strong></p>
<p><strong>3. Vente d&#8217;artisanat:</strong></p>
<p>470 euros pour la troisième vente de l’année au Marché de Noël Solidaire du Puits Salé. Une vente à la fête de la Courge à Arinthod  et une autre à Clairvaux ont été également fructueuses.</p>
<p><strong>4. Questions diverses:</strong></p>
<p>- Situation financière : mise au point et répartition des responsabilités dans le cadre de la gestion collégiale de l’association. Les comptes sont en ordre mais nous puisons dans nos réserves pour financer les projets que nous soutenons ; il est donc nécessaire de diversifier nos activités pour faire rentrer de l’argent.</p>
<p>- Don de 200 Euros à RCF qui diffuse nos informations et organise des émissions en partenariat avec le CALJ  sur les problèmes d’Amérique Latine.</p>
<p>-préparation de l’AG : ordre du  jour habituel, Bernard présentera le film qu’il a réalisé sur son dernier séjour en Bolivie.</p>
<p><strong>Les membres du CALJ vous remercient de votre fidélité et vous souhaitent une fin d’année paisible et chaleureuse ainsi qu’un bon départ dans  l’année 2012.</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Des nouvelles de nos projets de solidarité au Nicaragua et en Bolivie</title>
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		<pubDate>Fri, 16 Dec 2011 08:41:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Bernard</dc:creator>
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		<description><![CDATA[1. NICARAGUA : Projet de santé PROSALUD, à Ciudad Darío. Ce projet  que nous soutenons depuis mars 1997 comprend trois pôles d’activités: Programme de médicaments essentiels Programme de santé communautaire Cliniques sociales Médicaments essentiels (VSM) Le réseau de ventes des &#8230; <a href="http://www.lecalj.com/2011/12/16/des-nouvelles-de-nos-projets-de-solidarite-au-nicaragua-et-en-bolivie/">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>1. NICARAGUA : Projet de santé PROSALUD, à Ciudad Darío.</strong><br />
Ce projet  que nous soutenons <strong>depuis mars 1997</strong> comprend trois pôles d’activités:</p>
<ul>
<li>Programme de médicaments essentiels</li>
<li>Programme de santé communautaire</li>
<li>Cliniques sociales</li>
</ul>
<p><strong>Médicaments essentiels (VSM)</strong><br />
Le réseau de ventes des médicaments essentiels compte maintenant 252 points de ventes, dans 8 départements du pays. Ce projet bénéficie actuellement à 540 000 habitants. Les médicaments sont de qualité et sont vendus en moyenne trois fois moins cher que dans les pharmacies traditionnelles. Le projet comprend un aspect éducatif pour l’usage rationnel des médicaments. PROSALUD travaille en lien avec d’autres associations pour la distribution des médicaments. Ce projet s’auto-finance.<span id="more-1225"></span><br />
<strong>Santé communautaire.</strong><br />
PROSALUD  est présente dans 15 municipios des départements de Matagalpa et Jinotega. Ce programme permet d’entreprendre des campagnes localisées sur des mesures d’hygiène préventive, de vaccinations, etc. La participation citoyenne est un objectif important, les gens sont incités à se responsabiliser. Les thèmes d’information sont en rapport avec le profil épidémiologique des municipios concernés. Actuellement s’effectue une campagne de détection du cancer du col de l’utérus, fréquente cause de mortalité chez les femmes au Nicaragua. Pour assurer le suivi, les médecins disposent d’équipements adéquats : colposcopie, criothérapie, et formation du personnel médical grâce à la collaboration avec l’Hôpital Bertha Calderón. En 2011, 547 femmes ont effectué  l’examen (test de Papanicolaou, ou Pap.), à la suite de quoi on enregistre 21 inspections visuelles, 32 colposcopies et 2 criothérapies.</p>
<p><strong>Cliniques sociales.</strong><br />
Celle de Ciudad Darío foncionne depuis le début du projet, après avoir été « Clinique maternelle », elle est devenue « clinique sociale » pour tous en raison des besoins. Celle de Terrabona fonctionne depuis 3 ans environ. Les services disponibles sont variés et permettent des soins de santé intégrale (= dans tous les domaines) : consultation de médecine générale, laboratoire, vente sociale de médicaments, odontologie, actes de prévention : vaccins, conrtôle du développement de l’enfant, contrôle prénatal, planification familiale… Toutes  les semaines le service d’échographie fonctionne, tous les 15 jours celui de chirurgie générale et d’endoscopie.<br />
Du 1/1/2011 au 31/10/2011 on a enregistré :<br />
10 233 consultations médicales<br />
12 755 examens de laboratoire<br />
1114 échographies<br />
1482 services d’odontologie<br />
105 consultations spécialisées<br />
904 cas de patients pris en charge financièrement.</p>
<p>En outre une initative appréciée des malades est le fonctionnement de groupes d’entraide pour certaines maladies chroniques : diabète, hypertension, asthme…Les patients se réunissent chaque trimestre, ils ont droit à une consultation mensuelle gratuite, des examens de laboratoire, des médicaments, en complément des services de santé publique. Ils reçoivent aussi des informations adaptées (style de vie, prévention de complications…) Ils ont constitué une association pour canaliser leurs inquiétudes et être solidaires entre eux.<br />
A Terrabona un nouveau projet concerne les handicapés, avec priorité aux enfants et ados. Cette activité est en  lien avec l’ONG nationale Los Pipitos, spécialisée pour les handicapés. L’objectif est d’encourager l’organisation et la participation active des parents. Sur 139 personnes handicapées, 89 relèvent de soins spécialisés qui seront dispensés par Los Pipitos.<br />
En lien avec le MINSA (Ministère de la Santé), PROSALUD apporte des soins à 60 patients atteints de tuberculose. Ce sont des patients vivant dans l’extrême pauvreté et outre les soins, une aide complémentaire est nécessaire pour améliorer leur qualité de vie (réparation de toits, élevage de volailles, cuisine au gaz…)</p>
<p>Toutes ces actions concernant la santé ne peuvent pas s’autofinancer. Elles nécessitent en moyenne 17 000 Euros par an. L’aide du CALJ  est une goutte d’eau qui se joint à d’autres…</p>
<p><strong>2. BOLIVIE : un nouveau  projet d’adduction d’eau.</strong><br />
Alimenter en eau potable une communauté des Andes boliviennes. Avec HSF (Hydraulique sans Frontières), une ONG dont le siège se trouve à Chambéry.</p>
<p>Tuni est une communauté de 40 indiens aymaras vivant sur l’Altiplano, au nord de La Paz. Face à  l’abandon de plusieurs mines, la communauté s’est tournée vers l’élevage de lamas et de moutons. Afin de fixer durablement les familles et d’améliorer les conditions de vie rude à 4300m, un écotourisme s’est développé à Tuni, avec entre autres projets :</p>
<p>-    l’alimentation en eau potable,<br />
-    le dispositif d’assainissement,<br />
-    la réhabilitation d’une centrale électrique.</p>
<p>Une maison communautaire a été construite en grande partie par  les villageois en 2009. 3 chambres sont réservées aux randonneurs.</p>
<p>L’alimentation en eau potable est prise en charge par HSF.</p>
<p>Jusqu’en 2009, l’eau était prélevée dans un puits souillé par les lamas et contaminé par des produits  miniers toxiques.<br />
La première visite d’Alain Malatray en 2009 a consisté à examiner les conditions de captage d’une petite source située à 1 km de l’estancia Tuni. Un tuyau provisoire a été tiré jusqu’à  la maison communautaire. Le projet défini par HSF comporte :</p>
<p>-    Un ouvrage de captage (altitude 4510 m),<br />
-    L’enfouissement d’une conduite PVC sur 1 km,<br />
-    La construction d’un réservoir de 10 m3,<br />
-    Le réseau de l’alimentation de deux bornes fontaines.</p>
<p>Le montant total du  projet est estimé à 15 500 Euros, sachant que  la main d’œuvre sera assurée par la communauté de Tuni.</p>
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		<title>Le Brésil et le Plan Condor (décembre 2011)</title>
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		<pubDate>Fri, 16 Dec 2011 08:27:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Bernard</dc:creator>
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		<description><![CDATA[(Source : www.adital.org.br) C’est durant l’époque sanglante des dictatures militaires d’Amérique Latine que fut créé le plus grand réseau terroriste international du vingtième siècle, sous le nom de “ Plan Condor ”. Son nom faisait trembler de terreur les exilés &#8230; <a href="http://www.lecalj.com/2011/12/16/le-bresil-et-le-plan-condor-decembre-2011/">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>(Source : www.adital.org.br)</p>
<p>C’est durant l’époque sanglante des dictatures militaires d’Amérique Latine que fut créé le plus grand réseau terroriste international du vingtième siècle, sous le nom de “ Plan Condor ”. Son nom faisait trembler de terreur les exilés et les persécutés brésiliens,  argentins,  chiliens,  uruguayens, paraguayens et boliviens.</p>
<p>Ce plan qui secoua le monde quand il fut découvert, était un accord signé en 1975 pour la répression politique entre  les gouvernements du Chili, du Brésil, de l’Argentine, du Paraguay, de l’Uruguay, de Bolivie et du Pérou. Il consistait en échange d’informations sur les dissidents de chacun de ces pays pour ensuite les séquestrer, les échanger, les faire disparaître, les ramener à leur pays d’origine ou les assassiner sur place. En Argentine et au Chili les auteurs de ces délits sont en cours de jugement et bientôt le long bras de la justice va arriver au Brésil.<span id="more-1222"></span><br />
Les auteurs du coup d’Etat au Brésil en 1964 , Mariscal Humberto Castello Branco et les généraux Arthur da Costa Silva, Emilio Garastazú  Médici Ernesto Geisel et Joao Baptista Figueiredo, qui gouvernèrent le pays par la terreur jusqu’en 1985, n’avaient jamais imaginé que la roue de l’Histoire leur jouerait un tour et que ceux qu’ils avaient persécutés parviendraient un jour à être présidents du pays.</p>
<p>Pourtant c’est ce qui arriva. En 1995 le Dr Enrique Cardoso, expulsé par la junte militaire du pays fut élu président. En 2003, il fut remplacé par un ex-détenu dirigeant du Parti des Travailleurs, Luis Inácio Lula da Silva et finalement cette année, une ex-guérillera arrêtée, emprisonnée et torturée durant la dictature, Dilma Vana Rousseff fut élue présidente du Brésil.</p>
<p>Il est fréquent que le retour à la démocratie ne signifie pas immédiatement l’application de la justice aux crimes commis dans le passé. Les militaires brésiliens, avant de quitter le pouvoir, promulguèrent la Loi d’Amnistie qui les exonérait de toute responsabilité pour la répression  entre 1964 et 1985 et en particulier pour leur participation au Plan Condor.</p>
<p>Dans le contexte de la Guerre Froide entre Etats-Unis et URSS, le Brésil occupait une place spéciale.Ce fut l’un des rares pays qui avait des relations diplomatiques avec l’Union Soviétique, qui considérait que seuls Cuba et le Brésil de Goulart étaient des “ pays progressistes ” en Amérique Latine, ce qui produisait l’irritation de Washington. Après le coup d’Etat ces relations avec l’URSS se refroidirent jusqu’aux années 70 et de nombreux communistes brésiliens, y compris le Secrétaire Général du Parti Communiste Luiz Carlos Orestes, s’exilèrent à Moscou.</p>
<p>Cependant à partir de 1975, justement quand le Condor commençait son vol répressif sur l’Amérique Latine, il y eut un rapprochement pragmatique et strictement commercial entre le Brésil qui commençait à chercher l’indépendance économique  par rapport aux Etats-Unis, et l’URSS qui cherchait de nouveaux marchés fournisseurs de blé durant le blocus étatsunien. Ainsi les intérêts économiques se superposaient aux intérêts idéologiques, le Comité Central du Parti Communiste de l’URSS fermant les yeux face à la persécution de ses camarades brésiliens.</p>
<p>Très peu de gens savent que le Brésil fut le précurseur  de ce sinistre Plan Condor , qui ne portait pas encore ce nom, et qui commença à s’appliquer et se perfectionner dès 1964. Malgré tant d’années passées et malgré les changements politiques, les militaires brésiliens ont toujours su occulter ou justifier les crimes de la dictature, faire disparaitre les statistiques et protéger de l’épée de Damoclès de la Justice les oppresseurs ainsi que toute l’institution.</p>
<p>L’influence des Forces Armées est telle qu’au Brésil il n’y a jusqu’à présent aucun condamné pour abus des droits humains entre 1964 et 1985. Du peu que l’on sait, il y eut plus de 600 personnes assassinées, quelque 150 disparus, plus de 50 000 détenus, 2000 cas de tortures et dix mille Brésiliens en exil. Les véritables chiffres des victimes doivent être beaucoup plus élevés mais les militaires n’ont pas la volonté  d’ouvrir leurs archives si toutefois elles ne sont pas détruites.</p>
<p>Tel est leur pouvoir dans le Brésil démocratique que même Lula durant sa présidence  (2003-2011) n’osa pas créer une Commission de la Vérité comme ce fut le cas dans la plupart des pays d’Amérique Latine. Il y a deux semaines la présidente Dilma Rousseff, après une longue indécision, et sous la pression du Parti des Travailleurs auquel elle appartient, osa signer la Loi de la Commission de la Vérité qui donne un délai de deux ans à ses sept membres pour conclure un rapport sur  les abus des droits humains au Brésil durant les années de dictature.</p>
<p>Elle signa aussi la Loi d’Accès à  l’Information qui établit une limite de 50 ans pour ouvrir les archives ultra-secrètes. C’est dire que la vérité ne serait finalement connue qu’en 2035. En attendant, la Loi d’Amnistie pour les militaires, promulguée en 1979, reste en vigueur et les protège malgré tous les abus des droits humains commis entre 1946 et 1988.</p>
<p>Les militaires ne veulent pas que l’opinion publique sache comment, en 1964, ils reçurent les instructions du président nord-américain Lyndon B. Johnson, afin d’éloigner du pouvoir le président Joao Goulart pour sa sympathie envers l’URSS.</p>
<p>L’attaché militaire nord-américain, avec l’un des hommes les plus sinistres et intelligents de la CIA, le colonel Vernon Walter, élabora le plan du coup d’Etat et élut le général Humberto Castello Branco comme leader, le séduisant avec l’idée que le Brésil se convertirait en bras droit des Etats Unis en Amérique Latine. L’histoire du “ bras droit ” ne se concrétisa pas, simplement le pays fut transformé en laboratoire d’essai du Plan Pré-Condor.</p>
<p>Pour entrainer les cariocas aux techniques de tortures, on envoya au Brésil le fameux agent du FBI recruté par la CIA, Daniel Mitrione, considéré comme le meilleur spécialiste en matière de torture. C’est là qu’il créa son laboratoire pour les futurs tortionnaires latino-américains et qu’il inventa sa fameuse “ chaise du dragon ”, utilisant pour ses expériences les mendiants de Bello Horizonte. Par la suite il reçut l’aide du général français Paul Aussaresses qui perfectionna son art sinistre en Algérie.</p>
<p>Depuis 1964 déjà, les agents brésiliens passaient par l’Argentine comme par leur maison pour séquestrer les opposants à  la dictature. Henri Kissinger et Walter Vernon décidèrent d’utiliser  leur expérience de persécution des dissidents dans d’autres pays pour créer en 1975 l’internationale de la terreur sous le nom de “ Plan Condor ”.<br />
Mais depuis un certain temps déjà, les agents et “ diplomates ” brésiliens travaillaient en Argentine, Uruguay, Paraguay, Chili et Bolivie, sous prétexte de lutter contre le communisme qui n’avait pas de frontières, préparant de futurs coups d’Etat en Amérique Latine.</p>
<p>Les Forces Armées brésiliennes continuent d’occulter l’Histoire, de protéger les auteurs de répressions et d’imposer le pardon et l’oubli. Seulement, une question surgit : et les torturéss, pourront-ils oublier et pardonner ? et les familles des disparus et des assassinés ? ?<br />
(Spécial pour Argenpress.info – 5 décembre 2011 – Comcosur / Montevideo)</p>
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		<title>Amérique Centrale (Novembre 2011)</title>
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		<pubDate>Tue, 06 Dec 2011 08:04:48 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[6 novembre : deux élections dans des contextes différents mais avec un ennemi commun : la pauvreté. (www.rebelion.org / www.noticiasaliadas.org) GUATEMALA. Le général en retraite Otto Pérez Molina, du Parti Patriote, a été élu. Il fut l’un des responsables de &#8230; <a href="http://www.lecalj.com/2011/12/06/amerique-centrale-novembre-2011/">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>6 novembre : deux élections dans des contextes différents mais avec un ennemi commun : la pauvreté.</strong><br />
(www.rebelion.org / www.noticiasaliadas.org)</p>
<p><strong>GUATEMALA.</strong><br />
Le général en retraite Otto Pérez Molina, du Parti Patriote, a été élu. Il fut l’un des responsables de la politique de la “ terre brûlée ” dans la région du Quiché pendant la guerre civile qui a ensanglanté le pays pendant 36 années (de 1960 à 1996).<br />
Molina  a proposé  la politique de la “ mano dura ” face à la violence et la délinquance, et “ cette orientation rejoignait les tendances conservatrices et autoritaires enracinées dans la structure sociale guatémaltèque”, tendances qui se voient renforcées par le succès électoral de Molina. La première intention du nouveau Président est de revenir à une plus forte participation de l’armée pour combattre les cartels de la drogue. Le retour aux Patrouilles d’Autodéfense Civile (PAC)* et  l’apparition d’accusations contre les militants d’organisations “ révolutionnaires ” rappellent déjà le Guatemala  des années de conflit armé interne.<span id="more-1205"></span><br />
Dans la situation sociale actuelle, l’augmentation du problème chronique de la pauvreté entraine l’accroissement de la migration vers les Etats-Unis malgré les mesures de plus en plus restrictives de ce pays. 60 % des enfants de 1 à 5 ans souffrent de malnutrition. Cette réalité liée étroitement au modèle néolibéral existant pousse des secteurs paysans à produire du pavot pour gagner de l’argent. Le pouvoir du  narcotrafic s’est affirmé ces dernières années dans diverses zones du  pays : drogues et armes deviennent “ un binôme inséparable ”<br />
* PAC : Les Patrouilles d’Autodéfense Civile furent l’un des instruments-clés dans la lutte contre-insurrectionnelle menée par l’armée du Guatemala durant le Conflit armé interne. Elles furent responsables de nombreuses violations des droits humains.</p>
<p><strong>NICARAGUA.</strong><br />
Daniel Ortega est triomphalement  élu avec 64 % des voix. A  l’Assemblée le FSLN compte 62 députés, (dont 33 femmes) alors que le PLI n’en a que 26 et le PLC 2. Le Président promet de poursuivre ses actions sociales contre la pauvreté. L’opposition des partis traditionnels à Ortega est fragile, velléitaire et timorée. Mais à  l’issue du scrutin, les contestations n’ont pas manqué : le PLI, dont le leader octogénaire Fabio Gadea crie à la fraude, et les remarques fondées de diverses personnalités non impliquées dans la course aux voix :</p>
<p>“ Le Nicaragua ne peut continuer avec cet artifice médiéval selon lequel chaque élection est une dispute entre le Bien et le Mal, entre le Ciel et l’Enfer. Manipuler la conscience citoyenne et,  pis encore, la foi, est une fraude de basse intensité ” (El Nuevo Diario, Opinions).</p>
<p>“ Le peuple du Nicaragua a montré sa volonté de paix en venant aux urnes et en défendant son vote  par sa mobilisation. Mais cette volonté a été violée par le Président de la République à travers son contrôle absolu sur le Conseil Suprême Electoral. Nous ne reconnaissons pas ces élections nationales.Leur déroulement a été une insulte aux Nicaraguayens et a provoqué une juste indignation ”(Coordinadora Civil, décembre 2011)</p>
<p>“ Il y avait dans ces élections douze mille bureaux de vote et dans près de quatre mille d’entre eux le parti officiel est resté seul au moment de compter les votes, sans un seul représentant de l’opposition. Dans toutes les structures, de bas en  haut, le parti officiel avec ses mille mains et ses mille visages, jusqu’au Conseil Suprême Electoral, tout entier constitué de magistrats du parti officiel… Une grande mise en scène, une grande farce… ”(Sergio Ramírez, écrivain, ancien membre du gouvernement dans les années 80).</p>
<p>“ Ce que le FSLN a offert au pays durant ces 5 années n’est pas le pluralisme et ne répond pas au changement. C’est une option d’assistencialisme social de masse, avec l’esprit quasi religieux de la “ charité ” traditionnelle, installant chez ses militants, sympathisants et dans le reste de la société une “ pensée unique ” qui ne connaît plus la loi mais seulement le gouvernant qui la supplante. ” (Envío, décembre 2011)</p>
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		<title>Les “ narcomunicipios ” du Honduras (novembre 2011)</title>
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		<pubDate>Tue, 06 Dec 2011 07:55:56 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Bernard</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Dans son numéro d’août 2011, la revue ENVIO présente une vaste enquête sur le rôle du narcotrafic en Amérique Centrale. Nous en extrayons ici l’introduction et un passage sur le narcotrafic au Honduras. Introduction. “ Le narcotrafic, tant dans la &#8230; <a href="http://www.lecalj.com/2011/12/06/les-%e2%80%9c-narcomunicipios-%e2%80%9d-du-honduras-novembre-2011/">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Dans son numéro d’août 2011, la revue ENVIO présente une vaste enquête sur le rôle du narcotrafic en Amérique Centrale. Nous en extrayons ici l’introduction et un passage sur le narcotrafic au Honduras.</strong></p>
<p>Introduction.<br />
“ Le narcotrafic, tant dans la modalité de gros que de détail, a transformé les économies centroaméricaines, de plus en plus rentables et globalisées. Le trafic de drogue “ en gros ” a une incidence sur la politique et sur les hommes politiques, il contrôle les Etats. Le trafic “ de détail ” et sa narcophilantropie transforme les municipios, promeut le développement et fournit des emplois. Les narcos sont des entrepreneurs capitalistes, compétitifs et socialement responsables. Le prix à payer est la narcoviolence. Et le défi est démesuré. ”<span id="more-1197"></span></p>
<p style="text-align: center;">_________________</p>
<p>En mars 2011 on découvrit dans le secteur du Cerro Negro (près d’Omoa, Honduras) une “ cuisine ” ( narco-laboratoire) sophistiquée. D’autres “ cuisines ”, stands de coca à gogo et de fast-coca continuent leur vie souterraine, en générant des emplois et des infrastructures dans les hameaux et les municipalités (municipios) qui exultent de gratitude.</p>
<p>Les “ narco-municipios ” sont aisément identifiables. En tête, El Paraiso, autrefois coin arriéré de voleurs de bétail, et maintenant fréquenté par Miss Honduras et les groupes musicaux à la mode, est le municipio  le plus riche du très rural département de Copán. Protégé par 20 vigoureux gardes du corps, son jeune maire, Alexander Ardón, se dirige vers une étincelante Lexus blindée pour aller inaugurer une rue nouvellement pavée. Chacun de ses projets démarre avec de providentiels dons de centaines de milliers de lempiras (monnaie hondurienne). “ Je suis le roi du village ! ” proclame-t-il devant la perplexité des journalistes, tout en assurant que les fortunes copanèques proviennent de l’élevage et de la production laitière : c’est le liquide blanc et non la poudre blanche qui aurait apporté le développement au municipio.…</p>
<p>Cette poudre tombe comme une manne céleste et se  transforme en chemins, temples, centres commerciaux, gigantesques supermarchés, hôtels et parcs dans un Honduras où  les pauvres dollars des migrants et les narcodollars des “ cocaïneros ” se croisent et se renforcent. Huit décennies de banane dans la “ République bananière ” la plus connue ne parvenaient pas à un dixième de ce que la coca réussit aujourd’hui.</p>
<p>Les narcojets entrent et sortent des aéroports internationaux honduriens, avec ou sans autorisation, à la vue et avec la patience de quelques autorités dont le zèle à capturer des chargements de coca mécontente les officiels de la DEA. Le cas le plus fameux fut celui du jet qui atterrit le 24 février 2006 sur l’aéroport de Toncontín, pour amener le “ Chapo ” Guzmán, que la revue Forbes révèle comme l’un des 500 hommes  les plus riches du monde et que les experts présentent comme protégé par le maire de El Paraíso et client assidu des Iles de la Bahía et Copán Ruinas.</p>
<p>Et pendant que Luis Santos, évêque de Copán, dénonce courageusement  qu’il y a des chefs policiers compromis avec les narcos, le pouvoir judiciaire laisse libre “ Mamalicha ”, un capo qui se targue de protection internationale.…</p>
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		<title>Brèves (1) Novembre 2011</title>
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		<pubDate>Thu, 17 Nov 2011 13:35:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Bernard</dc:creator>
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		<description><![CDATA[(www.agenciapulsar.org) ARGENTINE. Elections générales La présidente argentine Cristina Kirchner a été brillamment réélue avec 53,96 % des voix. Lors de ces élections  générales, son parti, le Front pour  la Victoire, a également obtenu le contrôle de la Chambre des Députés &#8230; <a href="http://www.lecalj.com/2011/11/17/breves-1-novembre-2011/">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>(www.agenciapulsar.org)<br />
<strong>ARGENTINE. Elections générales</strong><br />
La présidente argentine Cristina Kirchner a été brillamment réélue avec 53,96 % des voix. Lors de ces élections  générales, son parti, le Front pour  la Victoire, a également obtenu le contrôle de la Chambre des Députés et du Sénat, ainsi que 8 gouverneurs sur neuf provinces.<br />
La présidente doit sa victoire à ses mesures visant la justice sociale, à l’activité économique en ascension, à la satisfaction de la population en matière de droits humains et à l’indépendance de ce pays par rapport au monde. Et ce capital s’est trouvé encore valorisé par le discrédit des propositions de l’opposition, qui avait dilapidé les fonds réunis en juin 2009.<span id="more-1191"></span></p>
<p><strong>AMÉRIQUE LATINE . Le 12 octobre.…</strong><br />
Eduardo Galeano, l’écrivain de la dignité, écrit à propos de la « Découverte »  de l’Amérique Latine le 12 octobre 1492 : « Ce jour-là, l’Amérique découvrait le capitalisme. Christophe Colomb, financé par les rois d’Espagne et les banquiers de Gènes, apportait la nouveauté aux îles de la Mer des Caraïbes… Au bout de cinq siècles de négoce avec toute la chrétienté, un tiers des forêts d’Amérique est anéanti, bien des terres fertiles sont devenues stériles et plus de la moitié de la population ne mange pas à sa faim. »<br />
Mais depuis plusieurs décennies, les mouvements indigènes, afro-américains, paysans et ouvriers d’Amérique Latine et des Caraïbes sont passés de la résistance pour la survie à la résistance pour la récupération de leurs territoires, la dignité et la décolonisation de la pensée et des lieux. C’est un processus lent mais imparable…</p>
<p><strong>ARGENTINE. 26ème rencontre nationale des Femmes (ENM).</strong><br />
Ce fut une participation  massive du 8 au 10 octobre dans la ville argentine de San Carlos de Bariloche. Rencontre nationale mais avec la présence de délégations des autres pays d’Amérique Latine. 56 ateliers étaient prévus sur les divers thèmes intéressant les femmes. Une étudiante en Médecine, membre de la Commission  organisative de l’ENM, souligne que : « C’est une expérience unique au monde. Pour beaucoup de femmes c’est le seul lieu où elles peuvent raconter ce qu’elles vivent, et parfois s’organiser localement. Certains pensent que cette rencontre est un lieu où les femmes se rassemblent pour se lamenter,  mais les initiatives qui en résultent montrent le rôle positif de cette rencontre. »<br />
L’année prochaine la rencontre aura lieu à Misiones pour deux raisons locales : le cas d’une fille de 14 ans qui fut violée et à qui on n’a pas permis d’interrompre la grossesse résultant de ce viol,  et la traite des femmes qui est importante dans cette province. La rencontre se termina par une marche avec toutes les présentes et la banderole : « Education sexuelle pour décider, Contraceptifs pour ne pas avorter, Avortement Légal pour ne pas mourir. »</p>
<p><strong>URUGUAY. Finie l’impunité…</strong><br />
Les crimes perpétrés en Uruguay durant la dictature miitaire  (1973 – 1985 ) n’avaient pas été classés « crimes de lèse-humanité » et pour cette raison, devaient être prescrits à partir du 1er novembre 2011. Or le pouvoir législatif uruguayen décida, le 26 octobre dernier, de promulguer une nouvelle loi déclarant ces délits imprescriptibles. Cette loi s’oppose donc à la Loi de Caducité en vigueur depuis 1986  qui permettait l’impunité de militaires responsables de violations des Droits de l’Homme. Le jugement des responsables  de morts, tortures et disparitions de plus de 200 personnes durant le régime militaire devient enfin possible.</p>
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		<title>Brèves (2) Novembre 2011</title>
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		<pubDate>Thu, 17 Nov 2011 13:31:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Bernard</dc:creator>
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		<description><![CDATA[CUBA. Non au blocus, mais toujours sans succès…(www.rebelion.org) Le 26 octobre dernier, pour la vingtième année consécutive, les Nations Unies ont condamné le blocus imposé par les Etats-Unis à Cuba, et exigé la levée de cette mesure inique. Les votes &#8230; <a href="http://www.lecalj.com/2011/11/17/breves-2-novembre-2011/">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong><br />
</strong><strong>CUBA. Non au blocus, mais toujours sans succès…</strong>(www.rebelion.org)<br />
Le 26 octobre dernier, pour la vingtième année consécutive, les Nations Unies ont condamné le blocus imposé par les Etats-Unis à Cuba, et exigé la levée de cette mesure inique. Les votes de l’ONU contre ce blocus ont commencé en 1992. A cette époque, 59 pays votaient en faveur du blocus, 3 contre, et 71 s’abstenaient. En 2011, ce sont 186 pays qui exigent de mettre fin au blocus, deux seulement sont contre, &#8211; comme toujours Etats-Unis et Israel -, et trois îles s’abstiennent (Iles Marshall, Palau et Micronésie). L’information sur Cuba a progressé en 20 ans !…<br />
Le gouvernement cubain souligne que l’actuel gouvernement des Etats-Unis a adopté quelques mesures positives mais limitées et sans réelle intention de modifier l’enchevêtrement de lois, régulations et dispositions qui, année après année, ont constitué la politique de blocus contre Cuba. Dans la réalité, Cuba ne peut ni importer ni exporter librement des produits ou services des Etats-Unis ou de pays en lien avec eux, ni utiliser le dollar américain dans des transactions financières internationales, ni avoir des comptes  bancaires dans cette monnaie, ni accéder à un crédit de banque ou d’institution internationale…<span id="more-1188"></span></p>
<p><strong>ARGENTINE. Enfin la justice passe…</strong> (www.prensamercosur.com.ar)<br />
Après 22 ans de débat et l’audition de plus de 250 témoins, furent condamnés à la prison à perpétuité 12 membres de la ESMA  (Ecole Supérieure de la Marine,  symbole de l’horreur durant la dictature, et aujourd’hui reconvertie en Musée). Parmi eux, Alfredo Astiz et Jorge « Tigre » Acosta. Ce jugement emblématique réunit les cas de deux religieuses françaises disparues en Argentine, Alice Domon et Léonie Duquet, des fondatrices des Mères de la Place de Mai, et de 79 autres victimes.</p>
<p><strong>PANAMA . TLC avec les Etats-Unis.</strong> (www.noticiasaliadas.org)<br />
Le gouvernement de Panama a manifesté sa satisfaction pour la ratification le 12 octobre par le Congrès Etatsunien du traité de libre commerce (TLC) avec les Etats-Unis. En fait cet accord commercial fut signé en 2007 par les deux pays mais le pouvoir législatif étatsunien refusa de le ratifier en protestation pour la désignation cette année-là de Pedro Miguel Gonzalez comme Président de l’Assemblée Nationale du Panama : Gonzalez avait donné la mort à un soldat étatsunien en 1992…<br />
Le Congrès approuva ce même jour les TLC avec la Colombie et avec la Corée du Sud.</p>
<p><strong>VENEZUELA. L’opposition se prépare.</strong> (www.noticiasaliadas.org)<br />
Henrique Capriles émerge comme le principal rival du Président Chávez et se positionne déjà pour les prochaines présidentielles du 7 octobre 2012. Chávez est au pouvoir depuis 1999, actuellement il est en traitement pour un cancer ; il a annoncé qu’il serait à nouveau candidat. Capriles dit n’être ni de droite ni de gauche  mais vouloir réunir les forces de ce pays «profondément divisé ». Les partis d’opposition au Président Chávez n’avaient pas participé aux présidentielles de 2005, alléguant qu’elles ne seraient pas transparentes. Mais l’opposition à Chávez a repris des forces lors des législatives de 2010… A suivre !</p>
<p><strong></p>
<p></strong></p>
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		<title>BRESIL:  Novembre 2011</title>
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		<pubDate>Thu, 17 Nov 2011 13:20:33 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Bernard</dc:creator>
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		<description><![CDATA[ L’Amazonie aux mains du narcotrafic?  (www.noticiasaliadas.org) Entretien avec Roberto Jaramillo, jésuite et anthropologue vivant depuis 15 ans dans l’Amazonie brésilienne. En tant qu’anthropologue il étudie les problèmes relatifs aux « indigènes urbains ». L’idée que l’on a souvent de l’Amazonie &#8230; <a href="http://www.lecalj.com/2011/11/17/bresil-novembre-2011/">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong> L’Amazonie aux mains du narcotrafic?  </strong>(www.noticiasaliadas.org)</p>
<p><strong>Entretien avec Roberto Jaramillo, jésuite et anthropologue vivant depuis 15 ans dans l’Amazonie brésilienne. En tant qu’anthropologue il étudie les problèmes relatifs aux « indigènes urbains ».</strong></p>
<p><strong><em>L’idée que l’on a souvent de l’Amazonie ne correspond pas à  la réalité, êtes-vous d’accord avec cette affirmation ?</em></strong><br />
Oui, l’imaginaire de l’Amazonie ne coïncide pas avec la réalité. L’image est celle d’une terre sans hommes, alors qu’il y a 40 millions d’habitants, la plupart en zones urbanisées, avec tous les problèmes que présente l’urbanisation en Amérique Latine.<br />
Manaus a presque 2 millions d’habitants, mais 17 % seulement disposent d’un système d’égouts, par conséquent la grande majorité des résidus biologiques et chimiques se dispersent dans l’environnement, dans l’eau. Autre paradoxe : dans une ville située en bordure de rivière, seuls 32 % ont l’eau à domicile, tandis que le reste de la population doit se débrouiller avec de l’eau non purifiée. Ces faits soulignent un autre aspect : dans les villes amazoniennes, &#8211; Manaus, Santarém, Belém et d’autres plus petites -, la brèche entre riches et pauvres se manifeste plus que dans les villes côtières. En d’autres termes, en Amazonie la concentration de richesse est beaucoup plus importante.<span id="more-1183"></span></p>
<p><em><strong>Nous connaissons beaucoup de personnes provenant d’autres Etats du Brésil qui sont parties à Manaus pour travailler. Comment l’expliquez-vous ?</strong></em><br />
Dans la décennie 1980, la junte militaire (qui a gouverné entre 1964 et 1985) a institué la zone franche (où l’imposition fiscale est moindre) de Manaus, la seule zone franche du Brésil.</p>
<p>Nous parlons là de 500 implantations industrielles, &#8211; (en particulier de l’électronique : Sony, Thompson, Philips, mais aussi Honda avec ses motos, et beaucoup d’autres) – pour environ cent mille postes de travail, mais 90 % sont des travailleurs avec des contrats temporaires, surtout des femmes. Ce qui signifie que beaucoup travaillent deux ou trois mois puis sont licenciés sans avoir droit à aucune indemnisation. Quelques familles locales, celles qui  possèdent tout à Manaus, font des affaires avec des investisseurs de São Paulo, Rio de Janeiro, Paraná. En somme, l’argent ne vient  pas de Manaus et ne lui bénéficie même pas.</p>
<p>Le Brésil est un pays en rapide expansion, regardé avec admiration par beaucoup. Il existe des structures démocratiques comme le vote, les journaux, mais la manière de penser est prémoderne. Les gouvernements continuent d’être clientélistes. Pour revenir à l’Amazonie, il faut penser aux petites villes où le maire contrôle l’économie. Qui  osera le défier en votant contre lui, sachant qu’ensuite il pourrait perdre son travail ou celui des membres de sa famille ? Pour changer cette situation il doit y avoir toute une éducation…</p>
<p><em><strong>Outre l’urbanisation et le clientélisme politique, y a-t-il d’autres situations que vous, missionnaires, avez observées ?</strong></em><br />
Un autre grave problème que les gens n’imagninent pas, et peut-être un des pires, c’est que l’Amazonie est aux mains du narcotrafic. Les périphéries des villes sont otages du commerce et de la consommation de drogues. 50 % de la violence des villes provient de la drogue. Les jeunes des banlieues ne voient pas d’autre solution à leur existence que de fumer de la marihuana ou d’aspirer de la cocaïne.</p>
<p><em><strong>Vous parliez de 40 millions de personnes dans toute l’Amazonie. Combien sont indigènes ? Parce que nous avons trouvé des chiffres très discordants.</strong></em><br />
Dans le recensement (de l’Institut Brésilien de Géographie et Statistiques) de l’année 2000 il y avait 750 000 personnes qui se déclaraient indigènes . Mais dix ans plus tôt, c’était la moitié. Que s’est-il passé pour expliquer un changement de cette importance ? Quelque chose a changé dans la conscience politique nationale qui fait que les gens ont avantage à se déclarer indigènes.</p>
<p>Il s’est passé aussi une chose semblable dans le monde : avant, être indigène était considéré comme une humiliation, puis cela devint une caractéristique dont on  pouvait être fier. Eh bien, sur ces 750 000 personnes, la FUNAI (Fondation Nationale des Indigènes) en reconnaît comme indigènes 380 000 à 400 000. L’un des inconvénients de la politique indigéniste est qu’un indigène est censé vivre en territoire indigène. Par conséquent, la moitié  ne sont pas reconnus comme indigènes par l’Etat, cette moitié qui vit dans les villes : de Rio à São Paulo et Manaus.<br />
Ces personnes sont nées dans la ville, elles ne parlent pas de langue indigène. Il s’agit d’une réalité qui dérange les Blancs et le gouvernement, parce qu’ils ne savent pas comment agir avec eux.</p>
<p>Mais c’est une réalité qui produit souvent des problèmes y compris au sein des communautés indigènes :  ils sont accusés de ne pas parler la langue indigène, de ne pas avoir du sang totalement indigène, etc. En somme, il y a des problèmes qui  ne trouvent pas de solution, ni d’une part ni de l’autre.</p>
<p><em><strong>Pourriez-vous nous donner un exemple ?</strong></em><br />
C’est le cas des mariages mixtes : les enfants d’un indigène avec une blanche sont indigènes, mais les enfants d’une indigène avec un blanc ne sont pas indigènes.</p>
<p>Il y a plus d’indigènes en dehors de l’Amazonie brésilienne (Pérou, Equateur) qu’au Brésil. Pourquoi ?<br />
En général on peut affirmer que les Portugais furent beaucoup plus agressifs que les Espagnols avec les peuples indigènes. De plus, les indigènes de culture andine avaient atteint des niveaux de développement bien  plus élevés – pensons à la culture du maïs ou aux techniques de construction – par rapport aux indigènes des basses  terres.</p>
<p>Pour toutes ces raisons, l’impact entre envahisseurs blancs et indigènes fut beaucoup plus fort dans l’Amazonie brésilienne. A part que le climat eut une grande influence sur la propagation des maladies et malaises. Les anthropologues les plus optimistes disent qu’à l’époque de la colonie, il y avait ici quelque 7 millions d‘indigènes. Aujourd’hui, ils ne sont plus que deux millions dans toute l’Amazonie.</p>
<p><em><strong>Le gouvernement brésilien et les multinationales s’approprient les énormes richesses de l’Amazonie. Que reste-t-il pour les populations locales ?</strong></em><br />
Le pouvoir politique et économique, de même que les lois, sont au service du grand capital, qui est souvent étranger. Imaginez-vous la IIRSA (Initiative pour l ‘Intégration de l’Infrastructure Sud-américaine) qui avec ses mégaprojets est peu connue des  gens : canaux interocéaniques, routes de toutes parts, onze autres centrales hydroélectriques au lieu d’en moderniser certaines sur les 24 déjà existantes. Malheureusement, tous les grands projets amazoniens se dirigent vers un développement qui n’est pas équilibré ni en accord avec les populations.</p>
<p><em><strong>Quel est l’héritage des huit ans de présidence de Luiz Ignacio Lula da Silva ?</strong></em><br />
Lula a fait des merveilles, mais n’a pas fait ce qu’il avait promis. Son problème a été de faire confiance au capital international. Lula a remis 50 à 60 reales ( 31 à 37 dollars US) par mois à 4 millions de familles qui n’avaient jamais reçu d’argent de l’Etat.Sa redistribution des recettes a été impressionante, si on tient compte qu’un pays comme le Brésil ne change pas en huit ans.</p>
<p>Mais les hommes politiques brésiliens sont de plus en plus dans les mains du grand capital. Comme le démontre la philosophie du PAC ( Programme d’Accélération de Croissance) qui est « croissance, croissance, croissance » économique, sans aucun intérêt pour la santé, l’éducation, la participation, la démocratie. Toutefois la faute n’est pas imputable à Lula, mais aux mouvements sociaux qui sont arrivés avec lui, qui se sont assis près du pouvoir et se sont installés là. Même le Mouvement des Travailleurs sans Terre, comme le démontrent les occupations de terres, infiniment moins nombreuses et plus symboliques que réelles, qui eurent lieu durant le gouvernement de Lula.</p>
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		<title>BOLIVIE (1) Evo Morales, Président indigène parmi … les indigènes. (novembre 2011)</title>
		<link>http://www.lecalj.com/2011/11/04/bolivie-1-evo-morales-president-indigene-parmi-%e2%80%a6-les-indigenes-novembre-2011/</link>
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		<pubDate>Fri, 04 Nov 2011 08:18:21 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Bernard</dc:creator>
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			<content:encoded><![CDATA[<p>(www.ipsnoticias.net/)</p>
<p>La pression sociale obligea le président bolivien  Evo Morales à suspendre la construction d’une route de 177 km qui devait traverser un territoire protégé et riche en ressources  naturelles. Le territoire  concerné  est dénommé TIPNIS : Territoire Indigène et Parc National Isidoro Secure. Situé entre les départements du Beni et de Cochabamba, il s’étend sur environ 12 000 km2. Depuis 1990 il a le double statut de Zone Protégée et de Territoire Communautaire d’Origine (TCO).<br />
Actuellement sa population est de 9758 personnes, avec quatre groupes culturels : yuracaré, mojeños, chimanes, et le dernier groupe est constitué de “ colons ” andins, aymaras et quechuas venus de l’Altiplano. Les relations inter-ethniques ne sont pas toujours simples du  fait des différences culturelles et dans les pratiques productives. Mais actuellement un processus d’organisation socio-politique intéressant commence à se développer entre les trois premiers groupes.<span id="more-1152"></span><br />
Il est important de préciser que le projet de cette  route répondait à une réclamation historique de certains groupes indigènes et non à la volonté du Président Morales, comme l’ont affirmé quelques médias et groupes politiques qui avaient “ récupéré ” cette revendication indigène. Tous les groupes indigènes n’ont pas la même vision à ce sujet.<br />
Les travaux avaient été prévus avec l’appui d’un crédit de 330 millions de dollars, concédé par la banque brésilienne BNDES (Banque Nationale de Développement Economique et Social). La réalisation était confiée à une entreprise brésilienne. La route aurait pour ambition de faciliter l’accès aux communautés éloignées et serait un  facteur de développement.</p>
<p>Le 15 août dernier, 600 indigènes boliviens, appartenant à 60 communautés de trois ethnies différentes, entreprirent une marche en direction de La Paz pour refuser la seconde tranche de la construction de la route qui devait traverser le TIPNIS. Les indigènes signalent que cette construction affecterait la biodiversité du parc et leurs territoires ancestraux.</p>
<p>Le 25 septembre les marcheurs furent fortement réprimés par la police près de Yucuma ( Beni), opération qui déclencha la démission de 4 fonctionnaires du gouvernement.<br />
Le principe essentiel d’Evo Morales est de “ gouverner en écoutant le peuple ”. Quand il vit aux portes du gouvernement de La Paz  les centaines d’enfants, de  femmes et d’hommes habitant le TIPNIS qui arrivaient après avoir marché 600 km en 66 jours, Evo décida de suspendre les travaux jusqu’à la consultation de la population sur cette construction. Il créa aussi une commission de haut niveau pour enquêter sur la répression dont les marcheurs avaient été l’objet.</p>
<p>Dans un entretien avec des leaders de la marche, Morales évoqua l’idée de proposer une  loi  “ d’intangibilité ” établissant qu’aucune route ne devrait traverser ce parc-territoire indigène.<br />
Le fait de déclarer “ intangible ” (=qui doit rester intact)  les territoires indigènes  était surtout prévu à  l’intention des groupes de cultivateurs de coca qui étalent leurs activités jusque dans les parcs nationaux au lieu de se cantonner aux espaces qui leur sont légalement réservés.</p>
<p>A  l’intérieur du TIPNIS, les 22 groupes d’indigènes  répartis dans les plaines,  vallées et hauts  plateaux exigeront le respect de leurs territoires face à la convoitise de nouveaux venus qui recherchent des terres riches à exploiter. Mais pour eux, cette “ intangibilité ” serait aussi vécue comme l’interdiction d’user des ressources naturelles qui  les entourent.<br />
Une concertation aura lieu autour de la requête en 16 points établie par les indigènes. Outre le rejet de la construction de route à travers le TIPNIS, ce document demande le respect des Terres Communautaires d’Origine dans la nouvelle législation agraire.</p>
<p>La principale préoccupation des indigènes est l’application de leur droit à la consultation selon une norme, et cette condition n’avait pas été observée lors de la préparation du projet contesté à travers la zone protégée…</p>
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		<title>BOLIVIE (2) Pauvreté, routes et  développement (novembre 2011)</title>
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		<pubDate>Fri, 04 Nov 2011 08:15:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Bernard</dc:creator>
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		<description><![CDATA[( www.alainet.org) “ Celui qui vous parle ici n’est ni indigène ni paysan ni gouvernant, rien qu’un ancien de la tribu qui apporte quelques souvenirs instructifs. ” (Rafael Puente) La longue marche. La VIIIème marche indigène arrive enfin à La &#8230; <a href="http://www.lecalj.com/2011/11/04/bolivie-2-pauvrete-routes-et-developpement-novembre-2011/">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>( www.alainet.org)</p>
<p><em>“ Celui qui vous parle ici n’est ni indigène ni paysan ni gouvernant, rien qu’un ancien de la tribu qui apporte quelques souvenirs instructifs. ”</em> (Rafael Puente)</p>
<p><strong>La longue marche.</strong><br />
La VIIIème marche indigène arrive enfin à La Paz, et les 65 jours d’efforts se voient récompensés, non seulement par la satisfaction d’être arrivés,  mais aussi par la solidarité et la réception enthousiaste du peuple de La Paz. En outre les rancœurs sont calmées, et le Gouvernement arrive, montrant tout le respect que mérite la marche. Mieux encore, le Président a fait parvenir avant son arrivée, une invitation formelle pour le début du dialogue tant souhaité.</p>
<p>Jusqu’ici tout va bien, au moins beaucoup mieux qu’il y a trois semaines, mais le problème de fond demeure. Que sortira-t-il du dialogue ? D’après ce qu’on peut entendre des deux côtés,  les positions sont toujours irréductibles. D’une part les peuples indigènes continuent d’exiger que l’on ne sacrifie pas la Terre Mère pour une route, et d’autre part gouvernants et dirigeants paysans insistent sur le fait que la route génère le “ développement ”, et surtout sur le dramatique niveau de pauvreté des communautés indigènes qui vivent dans le TIPNIS  et sur l‘intérêt que montrent beaucoup de ces communautés pour une route qui leur permette d’améliorer leurs tristes conditions de vie.<span id="more-1150"></span></p>
<p><strong>Le peuple Yuracaré.</strong><br />
Si vous relisez les écrits de Jorge Alejandro Ovando Sanz, qui consacra une grande partie de son énergie à l’étude de nos peuples indigènes, vous trouverez des descriptions admiratives et enthousiastes sur la capacité culturelle et organisative du peuple Yuracaré, au point de le qualifier de “ peuple le plus remarquable ” parmi les peuples des Basses Terres. Cependant aujourd’hui le peuple Yuracaré se trouve  réduit à sa plus minime expression, diminué en nombre, dispersé géographiquement, avec une présence bien réduite dans la CIDOB  (Conférence des Peuples Indigènes de Bolivie). Que s’est-il passé ?</p>
<p>Il s’est passé qu’à son territoire ancestral arriva une route, rien moins que la route qui conduit de Cochabamba à Santa Cruz. Et avec la route, ce qui leur arriva, ce ne fut ni le développement ni la fin de leur pauvreté ; ce fut une avalanche de colonisateurs qui peu à peu finirent par les expulser de leurs terres d’origine, de sorte qu’aujourd’hui il ne reste plus ici de famille Yuracaré, ils ont dû émigrer, se réfugier dans le TIPNIS, parce que ce “ développement ” que supposait la route était pour d’autres, mais pas pour eux. Où iront-ils maintenant, si le TIPNIs à son tour bénéficie d’une autre route de “ développement ”, également pensée pour d’autres ?</p>
<p><strong>Que s’est-il passé avec Ascensión de Guarayos ?</strong><br />
En 1978 j’ai connu la capitale du peuple Guarayo, il m’a fallu arriver en avion vu qu’il n’y avait pas de route. Elle était peuplée par un total de 600 familles Guarayas, plus 17 karayanas clairement identifiés. En 1991, 13 ans après seulement, je revins à Ascensión pour l’inauguration de la nouvelle province de Guarayos, et je me rendis compte que le peuple de cette province s’était converti en population presque totalement quechua, laissant les familles guarayas reléguées à l’écart.</p>
<p>Que s’était-il passé ? La même chose, la route était arrivée, et avec la route les camions, et avec les camions les entreprises de Cochabamba, et  dans leur bourse les dollars nécessaires pour acheter aux Guarayas leurs maisons, de sorte qu’en peu de temps le village avait changé de propriétaires. Une fois de plus il s’agissait d’une route qui n’était pas prévue pour le “ développement ” d’un  peuple qui vivait tout simplement bien, en harmonie avec la nature, mais pour une conception colonisatrice, assoiffée d’accumulation, de croissance économique, de besoin de vivre mieux.<br />
Quelqu’un a-t-il une garantie que l’expérience de Yuracaré et de Guarayos ne se répétera pas dans le TIPNIS ? Qu’il nous dise son secret !</p>
]]></content:encoded>
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