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	<title>Comité Amérique Latine du Jura &#187; formation</title>
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	<description>28 ans d&#039;information et de solidarité avec l&#039;Amérique Latine</description>
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		<title>Réunion du 9 décembre 2011</title>
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		<pubDate>Fri, 16 Dec 2011 08:50:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Bernard</dc:creator>
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		<description><![CDATA[1. Bilan du ciné latino: 1416 entrées dont 376 scolaires , donc assistance très satisfaisante ( 410  pour le film inaugural « Même la pluie»). Il faut remercier la presse locale qui a couvert l’événement pendant toute la durée du festival, &#8230; <a href="http://www.lecalj.com/2011/12/16/reunion-du-9-decembre-2011/">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>1. Bilan du ciné latino:</strong><br />
1416 entrées dont 376 scolaires , donc assistance très satisfaisante ( 410  pour le film inaugural « Même la pluie»). Il faut remercier la presse locale qui a couvert l’événement pendant toute la durée du festival, également signaler l’engagement des enseignants   qui ont préparé leurs élèves à la projection grâce au dossier pédagogique proposé par Bernard. La qualité et la diversité des films expliquent aussi largement ce résultat. Les frais de transport des films n’étant pas encore facturés, le bilan financier ne peut être dressé avec précision mais le solde devrait être positif.<span id="more-1227"></span></p>
<p>Pour l’année prochaine, compte tenu de l’ouverture de la médiathèque , nous devrons négocier une nouvelle convention avec la municipalité.</p>
<p><em>L’association louhannaise « Tous au ciné » invite le CALJ à présenter le film « Même la pluie » au cinéma l’Eden de Louhans le jeudi 19 janvier à 20h30.</em></p>
<p><strong>2. Vente de livres:</strong></p>
<p>Une vente  organisée par la nouvelle responsable, Eliane, dans le hall de la faculté des Lettres de Besançon, a rapporté 160 Euros.</p>
<p>Le tri des livres en fonction du public : livres d’histoire, littérature, poésie, et aussi la vente à très bas prix (5 euros la cagette) semblent de bons moyens pour relancer la vente, ce qui avait déjà été expérimenté avec succès à Salins. A renouveler dans d’autres lieux.</p>
<p><strong>Comme notre stock semble à nouveau diminuer, nous accueillons à nouveau les dons de livres. Il suffit de nous contacter  (03 84 47 39 41)</strong></p>
<p><strong>3. Vente d&#8217;artisanat:</strong></p>
<p>470 euros pour la troisième vente de l’année au Marché de Noël Solidaire du Puits Salé. Une vente à la fête de la Courge à Arinthod  et une autre à Clairvaux ont été également fructueuses.</p>
<p><strong>4. Questions diverses:</strong></p>
<p>- Situation financière : mise au point et répartition des responsabilités dans le cadre de la gestion collégiale de l’association. Les comptes sont en ordre mais nous puisons dans nos réserves pour financer les projets que nous soutenons ; il est donc nécessaire de diversifier nos activités pour faire rentrer de l’argent.</p>
<p>- Don de 200 Euros à RCF qui diffuse nos informations et organise des émissions en partenariat avec le CALJ  sur les problèmes d’Amérique Latine.</p>
<p>-préparation de l’AG : ordre du  jour habituel, Bernard présentera le film qu’il a réalisé sur son dernier séjour en Bolivie.</p>
<p><strong>Les membres du CALJ vous remercient de votre fidélité et vous souhaitent une fin d’année paisible et chaleureuse ainsi qu’un bon départ dans  l’année 2012.</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Des nouvelles de nos projets de solidarité au Nicaragua et en Bolivie</title>
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		<pubDate>Fri, 16 Dec 2011 08:41:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Bernard</dc:creator>
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		<description><![CDATA[1. NICARAGUA : Projet de santé PROSALUD, à Ciudad Darío. Ce projet  que nous soutenons depuis mars 1997 comprend trois pôles d’activités: Programme de médicaments essentiels Programme de santé communautaire Cliniques sociales Médicaments essentiels (VSM) Le réseau de ventes des &#8230; <a href="http://www.lecalj.com/2011/12/16/des-nouvelles-de-nos-projets-de-solidarite-au-nicaragua-et-en-bolivie/">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>1. NICARAGUA : Projet de santé PROSALUD, à Ciudad Darío.</strong><br />
Ce projet  que nous soutenons <strong>depuis mars 1997</strong> comprend trois pôles d’activités:</p>
<ul>
<li>Programme de médicaments essentiels</li>
<li>Programme de santé communautaire</li>
<li>Cliniques sociales</li>
</ul>
<p><strong>Médicaments essentiels (VSM)</strong><br />
Le réseau de ventes des médicaments essentiels compte maintenant 252 points de ventes, dans 8 départements du pays. Ce projet bénéficie actuellement à 540 000 habitants. Les médicaments sont de qualité et sont vendus en moyenne trois fois moins cher que dans les pharmacies traditionnelles. Le projet comprend un aspect éducatif pour l’usage rationnel des médicaments. PROSALUD travaille en lien avec d’autres associations pour la distribution des médicaments. Ce projet s’auto-finance.<span id="more-1225"></span><br />
<strong>Santé communautaire.</strong><br />
PROSALUD  est présente dans 15 municipios des départements de Matagalpa et Jinotega. Ce programme permet d’entreprendre des campagnes localisées sur des mesures d’hygiène préventive, de vaccinations, etc. La participation citoyenne est un objectif important, les gens sont incités à se responsabiliser. Les thèmes d’information sont en rapport avec le profil épidémiologique des municipios concernés. Actuellement s’effectue une campagne de détection du cancer du col de l’utérus, fréquente cause de mortalité chez les femmes au Nicaragua. Pour assurer le suivi, les médecins disposent d’équipements adéquats : colposcopie, criothérapie, et formation du personnel médical grâce à la collaboration avec l’Hôpital Bertha Calderón. En 2011, 547 femmes ont effectué  l’examen (test de Papanicolaou, ou Pap.), à la suite de quoi on enregistre 21 inspections visuelles, 32 colposcopies et 2 criothérapies.</p>
<p><strong>Cliniques sociales.</strong><br />
Celle de Ciudad Darío foncionne depuis le début du projet, après avoir été « Clinique maternelle », elle est devenue « clinique sociale » pour tous en raison des besoins. Celle de Terrabona fonctionne depuis 3 ans environ. Les services disponibles sont variés et permettent des soins de santé intégrale (= dans tous les domaines) : consultation de médecine générale, laboratoire, vente sociale de médicaments, odontologie, actes de prévention : vaccins, conrtôle du développement de l’enfant, contrôle prénatal, planification familiale… Toutes  les semaines le service d’échographie fonctionne, tous les 15 jours celui de chirurgie générale et d’endoscopie.<br />
Du 1/1/2011 au 31/10/2011 on a enregistré :<br />
10 233 consultations médicales<br />
12 755 examens de laboratoire<br />
1114 échographies<br />
1482 services d’odontologie<br />
105 consultations spécialisées<br />
904 cas de patients pris en charge financièrement.</p>
<p>En outre une initative appréciée des malades est le fonctionnement de groupes d’entraide pour certaines maladies chroniques : diabète, hypertension, asthme…Les patients se réunissent chaque trimestre, ils ont droit à une consultation mensuelle gratuite, des examens de laboratoire, des médicaments, en complément des services de santé publique. Ils reçoivent aussi des informations adaptées (style de vie, prévention de complications…) Ils ont constitué une association pour canaliser leurs inquiétudes et être solidaires entre eux.<br />
A Terrabona un nouveau projet concerne les handicapés, avec priorité aux enfants et ados. Cette activité est en  lien avec l’ONG nationale Los Pipitos, spécialisée pour les handicapés. L’objectif est d’encourager l’organisation et la participation active des parents. Sur 139 personnes handicapées, 89 relèvent de soins spécialisés qui seront dispensés par Los Pipitos.<br />
En lien avec le MINSA (Ministère de la Santé), PROSALUD apporte des soins à 60 patients atteints de tuberculose. Ce sont des patients vivant dans l’extrême pauvreté et outre les soins, une aide complémentaire est nécessaire pour améliorer leur qualité de vie (réparation de toits, élevage de volailles, cuisine au gaz…)</p>
<p>Toutes ces actions concernant la santé ne peuvent pas s’autofinancer. Elles nécessitent en moyenne 17 000 Euros par an. L’aide du CALJ  est une goutte d’eau qui se joint à d’autres…</p>
<p><strong>2. BOLIVIE : un nouveau  projet d’adduction d’eau.</strong><br />
Alimenter en eau potable une communauté des Andes boliviennes. Avec HSF (Hydraulique sans Frontières), une ONG dont le siège se trouve à Chambéry.</p>
<p>Tuni est une communauté de 40 indiens aymaras vivant sur l’Altiplano, au nord de La Paz. Face à  l’abandon de plusieurs mines, la communauté s’est tournée vers l’élevage de lamas et de moutons. Afin de fixer durablement les familles et d’améliorer les conditions de vie rude à 4300m, un écotourisme s’est développé à Tuni, avec entre autres projets :</p>
<p>-    l’alimentation en eau potable,<br />
-    le dispositif d’assainissement,<br />
-    la réhabilitation d’une centrale électrique.</p>
<p>Une maison communautaire a été construite en grande partie par  les villageois en 2009. 3 chambres sont réservées aux randonneurs.</p>
<p>L’alimentation en eau potable est prise en charge par HSF.</p>
<p>Jusqu’en 2009, l’eau était prélevée dans un puits souillé par les lamas et contaminé par des produits  miniers toxiques.<br />
La première visite d’Alain Malatray en 2009 a consisté à examiner les conditions de captage d’une petite source située à 1 km de l’estancia Tuni. Un tuyau provisoire a été tiré jusqu’à  la maison communautaire. Le projet défini par HSF comporte :</p>
<p>-    Un ouvrage de captage (altitude 4510 m),<br />
-    L’enfouissement d’une conduite PVC sur 1 km,<br />
-    La construction d’un réservoir de 10 m3,<br />
-    Le réseau de l’alimentation de deux bornes fontaines.</p>
<p>Le montant total du  projet est estimé à 15 500 Euros, sachant que  la main d’œuvre sera assurée par la communauté de Tuni.</p>
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		<title>Le Brésil et le Plan Condor (décembre 2011)</title>
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		<pubDate>Fri, 16 Dec 2011 08:27:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Bernard</dc:creator>
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		<description><![CDATA[(Source : www.adital.org.br) C’est durant l’époque sanglante des dictatures militaires d’Amérique Latine que fut créé le plus grand réseau terroriste international du vingtième siècle, sous le nom de “ Plan Condor ”. Son nom faisait trembler de terreur les exilés &#8230; <a href="http://www.lecalj.com/2011/12/16/le-bresil-et-le-plan-condor-decembre-2011/">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>(Source : www.adital.org.br)</p>
<p>C’est durant l’époque sanglante des dictatures militaires d’Amérique Latine que fut créé le plus grand réseau terroriste international du vingtième siècle, sous le nom de “ Plan Condor ”. Son nom faisait trembler de terreur les exilés et les persécutés brésiliens,  argentins,  chiliens,  uruguayens, paraguayens et boliviens.</p>
<p>Ce plan qui secoua le monde quand il fut découvert, était un accord signé en 1975 pour la répression politique entre  les gouvernements du Chili, du Brésil, de l’Argentine, du Paraguay, de l’Uruguay, de Bolivie et du Pérou. Il consistait en échange d’informations sur les dissidents de chacun de ces pays pour ensuite les séquestrer, les échanger, les faire disparaître, les ramener à leur pays d’origine ou les assassiner sur place. En Argentine et au Chili les auteurs de ces délits sont en cours de jugement et bientôt le long bras de la justice va arriver au Brésil.<span id="more-1222"></span><br />
Les auteurs du coup d’Etat au Brésil en 1964 , Mariscal Humberto Castello Branco et les généraux Arthur da Costa Silva, Emilio Garastazú  Médici Ernesto Geisel et Joao Baptista Figueiredo, qui gouvernèrent le pays par la terreur jusqu’en 1985, n’avaient jamais imaginé que la roue de l’Histoire leur jouerait un tour et que ceux qu’ils avaient persécutés parviendraient un jour à être présidents du pays.</p>
<p>Pourtant c’est ce qui arriva. En 1995 le Dr Enrique Cardoso, expulsé par la junte militaire du pays fut élu président. En 2003, il fut remplacé par un ex-détenu dirigeant du Parti des Travailleurs, Luis Inácio Lula da Silva et finalement cette année, une ex-guérillera arrêtée, emprisonnée et torturée durant la dictature, Dilma Vana Rousseff fut élue présidente du Brésil.</p>
<p>Il est fréquent que le retour à la démocratie ne signifie pas immédiatement l’application de la justice aux crimes commis dans le passé. Les militaires brésiliens, avant de quitter le pouvoir, promulguèrent la Loi d’Amnistie qui les exonérait de toute responsabilité pour la répression  entre 1964 et 1985 et en particulier pour leur participation au Plan Condor.</p>
<p>Dans le contexte de la Guerre Froide entre Etats-Unis et URSS, le Brésil occupait une place spéciale.Ce fut l’un des rares pays qui avait des relations diplomatiques avec l’Union Soviétique, qui considérait que seuls Cuba et le Brésil de Goulart étaient des “ pays progressistes ” en Amérique Latine, ce qui produisait l’irritation de Washington. Après le coup d’Etat ces relations avec l’URSS se refroidirent jusqu’aux années 70 et de nombreux communistes brésiliens, y compris le Secrétaire Général du Parti Communiste Luiz Carlos Orestes, s’exilèrent à Moscou.</p>
<p>Cependant à partir de 1975, justement quand le Condor commençait son vol répressif sur l’Amérique Latine, il y eut un rapprochement pragmatique et strictement commercial entre le Brésil qui commençait à chercher l’indépendance économique  par rapport aux Etats-Unis, et l’URSS qui cherchait de nouveaux marchés fournisseurs de blé durant le blocus étatsunien. Ainsi les intérêts économiques se superposaient aux intérêts idéologiques, le Comité Central du Parti Communiste de l’URSS fermant les yeux face à la persécution de ses camarades brésiliens.</p>
<p>Très peu de gens savent que le Brésil fut le précurseur  de ce sinistre Plan Condor , qui ne portait pas encore ce nom, et qui commença à s’appliquer et se perfectionner dès 1964. Malgré tant d’années passées et malgré les changements politiques, les militaires brésiliens ont toujours su occulter ou justifier les crimes de la dictature, faire disparaitre les statistiques et protéger de l’épée de Damoclès de la Justice les oppresseurs ainsi que toute l’institution.</p>
<p>L’influence des Forces Armées est telle qu’au Brésil il n’y a jusqu’à présent aucun condamné pour abus des droits humains entre 1964 et 1985. Du peu que l’on sait, il y eut plus de 600 personnes assassinées, quelque 150 disparus, plus de 50 000 détenus, 2000 cas de tortures et dix mille Brésiliens en exil. Les véritables chiffres des victimes doivent être beaucoup plus élevés mais les militaires n’ont pas la volonté  d’ouvrir leurs archives si toutefois elles ne sont pas détruites.</p>
<p>Tel est leur pouvoir dans le Brésil démocratique que même Lula durant sa présidence  (2003-2011) n’osa pas créer une Commission de la Vérité comme ce fut le cas dans la plupart des pays d’Amérique Latine. Il y a deux semaines la présidente Dilma Rousseff, après une longue indécision, et sous la pression du Parti des Travailleurs auquel elle appartient, osa signer la Loi de la Commission de la Vérité qui donne un délai de deux ans à ses sept membres pour conclure un rapport sur  les abus des droits humains au Brésil durant les années de dictature.</p>
<p>Elle signa aussi la Loi d’Accès à  l’Information qui établit une limite de 50 ans pour ouvrir les archives ultra-secrètes. C’est dire que la vérité ne serait finalement connue qu’en 2035. En attendant, la Loi d’Amnistie pour les militaires, promulguée en 1979, reste en vigueur et les protège malgré tous les abus des droits humains commis entre 1946 et 1988.</p>
<p>Les militaires ne veulent pas que l’opinion publique sache comment, en 1964, ils reçurent les instructions du président nord-américain Lyndon B. Johnson, afin d’éloigner du pouvoir le président Joao Goulart pour sa sympathie envers l’URSS.</p>
<p>L’attaché militaire nord-américain, avec l’un des hommes les plus sinistres et intelligents de la CIA, le colonel Vernon Walter, élabora le plan du coup d’Etat et élut le général Humberto Castello Branco comme leader, le séduisant avec l’idée que le Brésil se convertirait en bras droit des Etats Unis en Amérique Latine. L’histoire du “ bras droit ” ne se concrétisa pas, simplement le pays fut transformé en laboratoire d’essai du Plan Pré-Condor.</p>
<p>Pour entrainer les cariocas aux techniques de tortures, on envoya au Brésil le fameux agent du FBI recruté par la CIA, Daniel Mitrione, considéré comme le meilleur spécialiste en matière de torture. C’est là qu’il créa son laboratoire pour les futurs tortionnaires latino-américains et qu’il inventa sa fameuse “ chaise du dragon ”, utilisant pour ses expériences les mendiants de Bello Horizonte. Par la suite il reçut l’aide du général français Paul Aussaresses qui perfectionna son art sinistre en Algérie.</p>
<p>Depuis 1964 déjà, les agents brésiliens passaient par l’Argentine comme par leur maison pour séquestrer les opposants à  la dictature. Henri Kissinger et Walter Vernon décidèrent d’utiliser  leur expérience de persécution des dissidents dans d’autres pays pour créer en 1975 l’internationale de la terreur sous le nom de “ Plan Condor ”.<br />
Mais depuis un certain temps déjà, les agents et “ diplomates ” brésiliens travaillaient en Argentine, Uruguay, Paraguay, Chili et Bolivie, sous prétexte de lutter contre le communisme qui n’avait pas de frontières, préparant de futurs coups d’Etat en Amérique Latine.</p>
<p>Les Forces Armées brésiliennes continuent d’occulter l’Histoire, de protéger les auteurs de répressions et d’imposer le pardon et l’oubli. Seulement, une question surgit : et les torturéss, pourront-ils oublier et pardonner ? et les familles des disparus et des assassinés ? ?<br />
(Spécial pour Argenpress.info – 5 décembre 2011 – Comcosur / Montevideo)</p>
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		<title>MEXIQUE  (novembre 2011)</title>
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		<pubDate>Tue, 06 Dec 2011 08:01:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Bernard</dc:creator>
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		<description><![CDATA[L’Etat mexicain accusé de torturer, faire disparaître et exécuter en toute impunité… (www.rebelion.org) L’organisation Human Rights Watch (HRW) publie un rapport prouvant que dans la lutte contre la délinquance organisée au Mexique, les trois pouvoirs de l’Etat ont commis des &#8230; <a href="http://www.lecalj.com/2011/12/06/mexique-novembre-2011/">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>L’Etat mexicain accusé de torturer, faire disparaître </strong><strong>et exécuter en toute impunité…</strong> (www.rebelion.org)</p>
<p>L’organisation Human Rights Watch (HRW) publie un rapport prouvant que dans la lutte contre la délinquance organisée au Mexique, les trois pouvoirs de l’Etat ont commis des violations de droits humains généralisées et presque aucun cas n’a fait l’objet d’une enquête sérieuse.</p>
<p>Ce rapport de 229 pages s’intitule “ Ni sécurité, ni droits : exécutions, disparitions et tortures dans la “ guerre contre le  narcotrafic ” du Mexique. Dans des investigations exhaustives réalisées dans les cinq Etats les plus “ violents ” du pays, ( Basse Californie, Chihuahua, Guerrero, Nuevo León et Tabasco) HRW a rencontré des évidences suggérant fortement que des membres des forces de sécurité auraient participé à plus de 170 cas de torture, 39 “ disparitions ” et 24 exécutions extra-judiciaires depuis que Calderón a assumé la présidence en décembre 2006.<span id="more-1202"></span></p>
<p>“ Au lieu de réduire la violence, la “ guerre contre le narcotrafic ” du Mexique a provoqué une augmentation dramatique des assassinats, tortures et autres terribles abus de la part des forces de sécurité, qui  ne font que contribuer à aggraver le climat de terreur et d’absence de contrôle qui prédomine dans de nombreuses zones du pays ” déclare Miguel Vivanco, directeur de HRW pour les Amériques.</p>
<p>Peu après son accession à la présidence, Calderón déclara la “ guerre ” à la délinquance organisée et incita l’armée mexicaine à participer à la lutte contre les cartels, malgré les antécédents d’abus et d’impunité de cette institution. Plus de 50 000 soldats furent assignés à cette initiative, outre des milliers de membres de la Marine, de la Police Fédérale et des forces de police locales.</p>
<p>Dans les cinq Etats visités, HRW constata que les forces de sécurité appliquent systématiquement des tortures pour obtenir que les détenus fournissent des informations sur les cartels. Le  rapport d’HRW fait état de cas flagrants de “ disparitions ” et d’exécutions extra-judiciaires, perpétrés par soldats et policiers, et dans bien des cas, des mesures ont été prises pour occulter ces délits.</p>
<p>Les soldats qui commetttent des violations de droits humains contre des civils continuent d’être jugés par la juridiction militaire, même quand la Cour Suprême de Justice du Mexique et la Cour Interaméricaine des Droits Humains ont exprimé que ces abus doivent être traités par la juridiction pénale ordinaire, et que les tribunaux militaires manquent de l’impartialité nécessaire pour juger leurs propres membres. Le résultat de cette pratique est une impunité casi totale, selon HRW.</p>
<p>De 2007 à janvier 2011 :<br />
Sur 35 000 assassinats liés à la délinquance organisée, on relève :<br />
1649 cas ( 5 % ) qui ont fait l’objet d’investigations pour homicides par le Procureur Général de la République,<br />
326 cas ( 1 % ) d’investigations dans lesquelles des personnes ont été impliquées<br />
22 cas ( 0,06 %) d’investigations dans lesquelles des personnes ont été condamnées !</p>
<p>En différentes occasions, le Président Calderón a déclaré publiquement que 90 % de ces victimes étaient des délinquants. Cependant les données obtenues par HRW permettent de douter de la fiabilité de ces affirmations. Le Procureur Général de la République que la Constitution autorise à enquêter sur les homicides liés à la délinquance organisée, a indiqué à HRW qu’il n’avait entrepris que 997 enquêtes sur ce type d’homicides entre 2007 et 2011. Et les juges fédéraux n’ont condamné que 22 personnes accusées d’homicide et autres délits liés à la délinquance organisée.</p>
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		<title>Brèves (2) Novembre 2011</title>
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		<pubDate>Thu, 17 Nov 2011 13:31:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Bernard</dc:creator>
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			<content:encoded><![CDATA[<p><strong><br />
</strong><strong>CUBA. Non au blocus, mais toujours sans succès…</strong>(www.rebelion.org)<br />
Le 26 octobre dernier, pour la vingtième année consécutive, les Nations Unies ont condamné le blocus imposé par les Etats-Unis à Cuba, et exigé la levée de cette mesure inique. Les votes de l’ONU contre ce blocus ont commencé en 1992. A cette époque, 59 pays votaient en faveur du blocus, 3 contre, et 71 s’abstenaient. En 2011, ce sont 186 pays qui exigent de mettre fin au blocus, deux seulement sont contre, &#8211; comme toujours Etats-Unis et Israel -, et trois îles s’abstiennent (Iles Marshall, Palau et Micronésie). L’information sur Cuba a progressé en 20 ans !…<br />
Le gouvernement cubain souligne que l’actuel gouvernement des Etats-Unis a adopté quelques mesures positives mais limitées et sans réelle intention de modifier l’enchevêtrement de lois, régulations et dispositions qui, année après année, ont constitué la politique de blocus contre Cuba. Dans la réalité, Cuba ne peut ni importer ni exporter librement des produits ou services des Etats-Unis ou de pays en lien avec eux, ni utiliser le dollar américain dans des transactions financières internationales, ni avoir des comptes  bancaires dans cette monnaie, ni accéder à un crédit de banque ou d’institution internationale…<span id="more-1188"></span></p>
<p><strong>ARGENTINE. Enfin la justice passe…</strong> (www.prensamercosur.com.ar)<br />
Après 22 ans de débat et l’audition de plus de 250 témoins, furent condamnés à la prison à perpétuité 12 membres de la ESMA  (Ecole Supérieure de la Marine,  symbole de l’horreur durant la dictature, et aujourd’hui reconvertie en Musée). Parmi eux, Alfredo Astiz et Jorge « Tigre » Acosta. Ce jugement emblématique réunit les cas de deux religieuses françaises disparues en Argentine, Alice Domon et Léonie Duquet, des fondatrices des Mères de la Place de Mai, et de 79 autres victimes.</p>
<p><strong>PANAMA . TLC avec les Etats-Unis.</strong> (www.noticiasaliadas.org)<br />
Le gouvernement de Panama a manifesté sa satisfaction pour la ratification le 12 octobre par le Congrès Etatsunien du traité de libre commerce (TLC) avec les Etats-Unis. En fait cet accord commercial fut signé en 2007 par les deux pays mais le pouvoir législatif étatsunien refusa de le ratifier en protestation pour la désignation cette année-là de Pedro Miguel Gonzalez comme Président de l’Assemblée Nationale du Panama : Gonzalez avait donné la mort à un soldat étatsunien en 1992…<br />
Le Congrès approuva ce même jour les TLC avec la Colombie et avec la Corée du Sud.</p>
<p><strong>VENEZUELA. L’opposition se prépare.</strong> (www.noticiasaliadas.org)<br />
Henrique Capriles émerge comme le principal rival du Président Chávez et se positionne déjà pour les prochaines présidentielles du 7 octobre 2012. Chávez est au pouvoir depuis 1999, actuellement il est en traitement pour un cancer ; il a annoncé qu’il serait à nouveau candidat. Capriles dit n’être ni de droite ni de gauche  mais vouloir réunir les forces de ce pays «profondément divisé ». Les partis d’opposition au Président Chávez n’avaient pas participé aux présidentielles de 2005, alléguant qu’elles ne seraient pas transparentes. Mais l’opposition à Chávez a repris des forces lors des législatives de 2010… A suivre !</p>
<p><strong></p>
<p></strong></p>
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		<title>BRESIL: “ Mouvement des Sans Terre ” (Octobre 2011)</title>
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		<pubDate>Wed, 12 Oct 2011 16:52:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Bernard</dc:creator>
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		<description><![CDATA[“ La lutte pour la terre nous oblige aujourd’hui à repenser notre tactique ” Source : ALAI &#8211; //alainet.org  &#8212; Sergio Ferrari et l’ONG suisse E-CHANGER En ayant pu établir 400.000 familles dans 24 Etats du Brésil, le Mouvement des &#8230; <a href="http://www.lecalj.com/2011/10/12/bresil-%e2%80%9c-mouvement-des-sans-terre-%e2%80%9d-octobre-2011/">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>“ La lutte pour la terre nous oblige aujourd’hui à repenser notre tactique ”<br />
Source : ALAI &#8211; //alainet.org  &#8212; Sergio Ferrari et l’ONG suisse E-CHANGER</p>
<p>En ayant pu établir 400.000 familles dans 24 Etats du Brésil, le Mouvement des travailleurs ruraux sans terres (MST) est aujourd’hui l’un des principaux acteurs sociaux, représentant une référence pour la société civile latino-américaine. Néanmoins, après 27 ans d’existence, “ les défis du futur sont énormes pour nous, notamment celui de devenir une réelle organisation de masse et de nous adapter à la nouvelle étape que vit notre pays ”, souligne Salete Carollo, membre de la coordination nationale du MST et coopér-actrice brésilienne de E-CHANGER, lors d’une visite en Suisse. Carollo est l’une des responsables du travail international du MST.<br />
“ La nature de la lutte pour les mouvements sociaux de la campagne change au Brésil ”, relève Salete Carollo. “ Il y a encore quelques années,  nous affrontions les latifundistes autochtones, aujourd’hui nous sommes confrontés à de grandes multinationales étrangères installés sur notre territoire . Disputer la terre à ces grandes entreprises  nous oblige à repenser notre tactique ”. Le MST est en train d’en définir les nouvelles modalités.<span id="more-1121"></span>Dispute différente à la campagne</p>
<p>Les occupations de terre ne peuvent plus être petites, mais grandes. “ Auparavant, nous réalisions une occupation avec 300 familles, aujourd’hui il faut le faire avec 3000 familles ”. Une dimension qui  doit nous donner un autre rapport de forces pour aboutir à des victoires effectives  grâce à ces actions , en réduisant leur nombre et en améliorant leur qualité.<br />
Cette stratégie exige en plus une articulation avec d’autres secteurs sociaux de la campagne brésilienne, d’où la signification d’impulser des actions non seulement comme MST mais en tant que VIA CAMPESINA, qui regroupe d’autres organisations rurales. D’autre part, dans l’étape actuelle, nous devons occuper des terres propres à être expropriées, et donc réellement transférées aux paysans, et ne pas utiliser l’occupation seulement comme moyen de pression politique.<br />
“ En complément de cette nouvelle logique, explique Salete Carollo, “ nous menons un dialogue actif avec des secteurs urbains, du monde académique, des mouvements sociaux dans les villes pour obtenir une articulation plus intégrale de nos objectifs et de nos luttes communes . Par exemple, le MST  prépare une grande campagne de mobilisation sociale ces prochaines semaines pour dénoncer l’utilisation de produits toxiques dans l’agriculture. Cette campagne se base sur une enquête universitaire prouvant  que chaque Brésilien/ne consomme annuellement 5 litres de poison dans ses aliments .Aujourd’hui, le Brésil est sans aucun doute  le principal consommateur mondial de produits toxiques, qui nous arrivent comme partie du paquet intégral des grandes multinationales vouées à l’agro-exportation. Une situation qui préoccupe aussi bien le paysan que le consommateur urbain ”.</p>
<p>La surprise de Dilma.</p>
<p>“ Durant les premiers mois du nouveau gouvernement dirigé par Dilma Rousseff entré en fonction le 1er janvier 2011, nous avons ressenti un certain désenchantement car nos revendications n’étaient pas entendues. Nous voyions une continuité par rapport aux 8 années du gouvernement de Lula, qui n’a jamais mis à l’ordre du jour la réforme agraire et les revendications les plus urgentes des sans-terre .<br />
Néanmoins, après une longue journée de mobilisation sociale en août 2011, avec 50.000 personnes présentes à Brasilia,  nous avons été entendus par la nouvelle présidente , qui semble vouloir changer de politique envers la campagne.<br />
Nous avons obtenu des succès inattendus. Dilma a intégré le thème de la réforme agraire à son agenda personnel. Elle a décidé d’affecter 400 millions de reales (autour de 200 millions de francs) pour exproprier des parcelles afin que celles-ci soient livrées aux sans-terre, montant qui pourrait même augmenter d’ici la fin de l’année. Et, comme troisième conquête, elle accepté un programme d’éducation que nous exigions depuis des années. C’est même bien plus que ce que nous espérions ”, précise Salete Carollo.<br />
Ces signes positifs néanmoins  ne nous démobilisent pas. Pour les mouvements sociaux, le défi consiste à ne pas rester les bras croisés en attendant des promesses, mais à se mobiliser pour que celles-ci se concrétisent ”. Et malgré le projet “ développementiste ” du nouveau gouvernement brésilien, “ nous pensons que Dilma comprend qu’à la campagne il n’y pas place seulement pour le modèle agro-exportateur – privilégié de manière univoque par Lula -, mais aussi pour la production familiale paysanne préconisée par le MST. C’est l’unique alternative réelle pour combattre la misère et la marginalisation rurale et urbaine au Brésil ”, conclut Salete Carollo.</p>
<p><strong>Des nouvelles de l’Ecole Nationale Florestan Fernandes.</strong><br />
<strong>(Source : Frères des Hommes, resonances@fdh.org)</strong></p>
<p>Dans nos infos de mai 2004, nous annoncions que le CALJ allait soutenir financièrement la construction de l’Ecole Nationale Florestan Fernandes (ENFF)  par les membres du Mouvement des Sans Terre dans la région de São Paulo pour accueillir des stages diversifiés destinés à leurs adhérents. Nous avons participé à ce projet par l’intermédiaire de l’organisation Frères des Hommes (FDH). Depuis, l’Ecole fonctionne et  le dernier bulletin d’information de FDH nous apporte des détails intéressants sur l’évolution de cette structure :</p>
<p>Le Mouvement des Sans Terre (MST) a développé une technique d’habitation écologique : la maison en bambou. L’objectif est d’innover dans l’éco-construction et de montrer qu’il est possible de construire des habitats avec des matériaux naturels, durables et respectueux de l’environnement. Aujourd’hui, le MST organise une visite pour présenter la maison en bambou aux groupes d’étudiants, nouvellement arrivés à l’Ecole nationale Florestan Fernandes.Cette expérimentation est une grande première pour le MST.</p>
<p>Depuis décembre 2010, une maison écologique a vu le jour au sein de l’ENFF. Au départ, un simple projet de rénovation qui est devenu une expérience inédite pour le MST. La décision a été prise collectivement par la coordination de l’école et les membres du département du secrétariat national du MST. La maison a été construite avec des matériaux venant en grande partie de l’école : bambou, herbes, terre, etc. Le bambou est une des matières que l’on retrouve le plus sur le terrain de l’école. De plus il offre, grâce à ses tiges creuses, une grande capacité de captation et de récupération des eaux de pluie.</p>
<p>Dans la continuité du processus d’apprentissage mis en place à l’ENFF, le lien entre la théorie et la pratique a été la base de la création de la maison en bambou. Ce travail collectif est devenu un espace de formation où tout un chacun, avec des niveaux de formation divers, a participé à la construction d’une maison d’un nouveau type. L’aspect “ apprentissage ” de cette expérimentation est fondamental du fait que les paysans peuvent désormais bâtir des maisons en matières naturelles dans leurs régions respectives. Ce travail a mêlé plusieurs corps de métiers tels que la tuilerie, la maçonnerie, l’électricité et a permis aux travailleurs de diversifier les tâches. L’habitation fait également office de lieu d’exposition, puisque des visites sont organisées pour informer et initier les universitaires et intellectuels brésiliens aux techniques de construction et à l’architecture originale de cette demeure.</p>
<p>Ce centre d’éducation et de formation contribue au maintien et au développement d’une agriculture paysanne familiale. Par la participation aux travaux pratiques ( entretien des pépinières, du potager et du jardin ) les “ étudiants ” comprennent mieux l’impact du système agro-écologique et constatent les possibilités d’autonomie alimentaire. Le projet actuel est la création, sur les 10,5 ha de terrain que possède  l’Ecole, d’une ferme modèle avec un verger, un potager, un poulailler, une porcherie, 3 étangs pour la pêche, un espace de recyclage et un espace de transformation d’huile. Le soutien de FDH ( 15 000 Euros) sera destiné à l’entretien de pépinières d’arbres fruitiers pour le reboisement de huit mille hectares ; la fourniture d’outils de  maraichage pour les étudiants, et l’installation de nouveaux systèmes de stockage d’eau pour la pépinière et le jardin (construction de citernes, capitalisation de l’eau de pluie et forage de puits)</p>
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		<item>
		<title>Réunion du 20 septembre 2011: compte-rendu et nouvelles de nos projets</title>
		<link>http://www.lecalj.com/2011/09/26/reunion-du-20-septembre-2011-compte-rendu-et-nouvelles-de-nos-projets/</link>
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		<pubDate>Mon, 26 Sep 2011 10:26:51 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Bernard</dc:creator>
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		<description><![CDATA[1.Bilan tournée Canto Sur. Le groupe de sept musiciens a été accueilli à Belfort, Besançon, Dole, Arbois, St-Amour puis dans la région lyonnaise. Il a rencontré partout un accueil enthousiaste. En Allemagne où il est très connu, il a fait &#8230; <a href="http://www.lecalj.com/2011/09/26/reunion-du-20-septembre-2011-compte-rendu-et-nouvelles-de-nos-projets/">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>1.Bilan tournée Canto Sur.</strong><br />
Le groupe de sept musiciens a été accueilli à Belfort, Besançon, Dole, Arbois, St-Amour puis dans la région lyonnaise. Il a rencontré partout un accueil enthousiaste.<br />
En Allemagne où il est très connu, il a fait 40 interventions (concerts et scolaires) . La recette totale s’élève à 31 000 Euros. Nous devons recevoir le détail de l’utilisation de ces fonds en Bolivie.</p>
<p><strong>2. L’association mexicaine ERRAC.</strong><br />
ERRAC sollicite en urgence une somme de 2350 Euros  pour l’achat d’une nouvellle camionnette, l’autre étant hors d’usage vu l’état des chemins. Sans ce véhicule, le personnel d’ERRAC ne peut plus intervenir dans les différents lieux des projets. Cet achat sera co-financé par les partenaires du jumelage Panticosa ( Espagne)-Angoulins (17), l’association AFC-Amérique Latine (17) et le CALJ.</p>
<p><strong>3. Fête de la Courge.</strong><br />
Cette fête,  organisée par Adapemont, aura lieu à Arinthod le samedi 23 octobre. Les associations sont invitées à participer par des stands d’expo-vente sous les Arcades de 10h à 18h. Le CALJ présentera un stand d’artisanat.<span id="more-1092"></span><strong>4. Festival de ciné Latino à LONS, salle Renoir</strong> (pour cette année encore MJC)<br />
Le programme complet vous sera adressé après notre prochaine réunion du 18 octobre. Les films choisis :<br />
Première semaine : Même la pluie (Mexique-Espagne-Bolivie) – Abel ( Mexique) – L’œil invisible (Argentine)<br />
Deuxième semaine : Chico et Rita (Cuba-Espagne) – Mal día para pescar (Uruguay-Espagne) – Octubre (Pérou)<br />
Ciné-débat : Les Héritiers ( Mexique)<br />
Présentation par l’ingénieur Alain Malatrait du projet d’adduction d’eau à Tuni (Bolivie).</p>
<p><strong>5. Marché de Noël.</strong><br />
Il aura lieu le samedi 3 décembre au Puits Salé comme l’an dernier. Cette date coïncide avec  celle du Téléthon, ce que nous avions évité jusqu’ici, mais cette année les autres réservations de la salle du Puits Salé ne nous ont pas laissé le choix. Nous ne pourrons donc pas participer au Téléthon en tant qu’association.</p>
<p><strong>DES NOUVELLES DE NOS PROJETS ET PARTENAIRES</strong></p>
<ul>
<li> <strong>Solidarité NICARAGUA : Centre Préscolaire Joël Fieux</strong></li>
</ul>
<p>Lettre de Amada Ramirez, directrice, juillet 2011.</p>
<p>“ Finalement nous avons eu 237 inscriptions d’enfants qui sont répartis ainsi : une classe avec 41 enfants de 3 ans ; deux autres avec 40 enfants chacune ; une classe avec 36 enfants de 4 ans ; une autre avec 40 ; et une classe avec 40 enfants de 5-6 ans. Nous sommes douze enseignantes et cinq personnes auxiliaires qui se répartissent dans les six salles pour apporter leur aide. Les enfants sont serrés, mais nous sommes contentes que les parents aient choisi notre centre.<br />
Il existe un Comité d’Alimentation qui gère le repas quotidien des enfants et les questions d’hygiène. Ce comité doit s’assurer que tous les enfants reçoivent un repas.<br />
Le Ministère de l’Education (MINED) met en œuvre le Programme intégral de Nutrition Scolaire (PINE)* et une distribution alimentaire est effectuée à intervalles réguliers pour chaque établissement. Au cours de la première distribution, notre école a reçu 600 livres de riz, 600 de céréales, 450 de frijoles (haricots rouges), 700 de maïs, et 73 litres d’huile. Des parents d’élèves emportent les produits chez eux pour les cuisiner, enrichir le menu, et ils font cela bénévolement.<br />
Ici il y a un petit kiosque où nous pouvons faire des photocopies à 1 cordoba. Le kiosque nous accorde 20 cordobas par jour, aussi comme nous n’avons ni ordinateur ni photocopieur à l’école, et que la délégation municipale de l’éducation nous demande parfois des photocopies, nous les faisons dans ce kiosque. C’est une petite aide supplémentaire. …”<br />
* Le programme PINE a été sélectionné par la FAO parmi les 4 meilleurs du monde car il comprend les quatre phases  qui assurent la sécurité alimentaire (distribution d’aliments – mise en place de potagers scolaires- critères de sécurité alimentaire – participation de la communauté au programme)</p>
<ul>
<li><strong>Solidarité MEXIQUE: ERRAC</strong></li>
</ul>
<p>Le dernier rapport d’activité de l’association ERRAC concerne les initiatives de développement des paysannes dans l’Etat de Hidalgo, où la moitié de la population (1 173 000 habitants) vit dans des communautés rurales et indigènes, dispersées et  très isolées.<br />
ERRAC avait travaillé avec une vingtaine de hameaux. Le projet terminé, cinq groupes de femmes ont rappelé ERRAC pour les aider à commercialiser  leurs produits basés sur la flore locale. Ce projet s’adresse à une centaine de familles soit au total 500 personnes. Les bénéficiaires indirects seront environ 1500.<br />
L’objectif du projet est d’abord de renforcer la formation :<br />
•    Formation de six animatrices qui agiront auprès des groupes  de femmes et de jeunes dans les hameaux. Les participantes réaliseront un diagnostic communautaire sur l’état social et économique des familles et des jeunes, puis élaboreront un plan d’action pour améliorer les conditions de vie familiale, communautaire et scolaire.<br />
•    Formation d’agents commerciaux. Chaque groupe élira deux agents commerciaux qui seront chargés des contrôles de ventes et de services aux clients. Ils calculeront le coût de la commercialisation et actualiseront le prix des produits. Ils seront chargés de la présentation et de la conception d’emballages pratiques et attirants.<br />
•    Education écologique. Les groupes réaliseront un diagnostic des ressources naturelles du point de vue de leur évolution et des soins de conservation.<br />
•    Formation des groupes d’épargne, chacun ayant ses dirigeants et son règlement.</p>
<p>&nbsp;</p>
<ul>
<li><strong>Solidarité NICARAGUA avec l’association ESTELI-Solidarité.</strong></li>
</ul>
<p>L’association a tenu son Assemblée Générale le 18 juin dernier. A cette date elle comptait 122 adhérents, presque tous issus du groupe de correspondants de Jean Loison. L’association nicaraguayenne partenaire &nbsp;&raquo; San Juan Bautista &nbsp;&raquo; venait d’être agréée par l’Assemblée Nationale du Nicaragua. Elle est animée par des personnes qui travaillent avec Jean Loison .</p>
<p>Activité de l’association depuis sa création:<br />
Les étudiants de première année de l’Institut national des Télécommunications d’Évry apportent leur concours depuis 12 ans à l’œuvre deJean Loison en participant à la construction des maisons pendant leurs vacances d’été avec l’argent qu’ils se sont procuré au cours de l’année dont les montants sont loin d’être négligeables : 11000 € en 2010, 12000 € pour 2011, ce qui permet de construire 5 à 6 maisons. Des contacts fructueux ont été pris avec des anciens élèves de cet Institut qui ont participé à cette action au cours d’une précédente année et qui désirent s’impliquer à nouveau dans des actions au Nicaragua. Ils ont déjà préparé un logo et un site internet pour l’association et établi un projet d’action qui va être présenté à l’Assemblée.<br />
Des contacts ont été pris également avec des associations ou des groupes plus ou moins informels dont un ou plusieurs membres sont au nombre des correspondants et amis de Jean Loison et souvent à celui des donateurs.<br />
L’association s’interroge sur la constitution d’un éventuel &nbsp;&raquo; réseau  Nica &nbsp;&raquo; à partir de ces contacts.<br />
Dès sa création, l’association a demandé son habilitation à délivrer des reçus fiscaux. Cette habilitation lui a été refusée le 10 mai dernier. Le Conseil d’administration a décidé de déposer un recours de cette décision surprenante. Les dons destinés au financement de l’œuvre de Jean Loison peuvent néanmoins être adressés à l’association ou continuer à être envoyés au CEFAL qui délivre des reçus fiscaux.</p>
<p>Bilan de l’action au Nicaragua en 2010 (présenté par le président):<br />
Le dispensaire a continué à fonctionner à plein régime en recevant 4 456 patients et a même agrandi ses locaux. 16 maisons ont été construites : 8 de 6&#215;7 m (la taille habituelle), 6 plus petites de 6&#215;5 m et 2 de 9,5&#215;3,5 m, une taille particulière tenant compte des dimensions du terrain disponible. Il a été délivré 18 bourses aux élèves infirmiers/ères de l’école de La Trinidad.<br />
Le coût total de ces réalisations s’élève à 69 000 €; une partie de cette somme &#8211; 16 600 € &#8211; a été couverte par les bénéficiaires des maisons auxquels est demandé, pour une raison de dignité, de contribuer financièrement, à la mesure de leur moyen, à la construction, et par les patients du dispensaire qui sont invités à payer, s’ils le peuvent, tout ou partie des médicaments qui leur sont distribués.</p>
<p>Projets (présentés par Marc Décombas):<br />
Marc Décombas précise qu’il a participé il y a deux ans à l’action menée au Nicaragua par les élèves de l’Institut des Télécommunications d’Evry et qu’il en a retiré, non seulement un excellent souvenir empreint de quelques émotions,  mais aussi l’envie d’y développer de nouvelles actions en faveur des pauvres de ce pays. Il expose que de nombreuses écoles d’ingénieurs ont inscrit dans leur programme de formation des stages à l’étranger qui n’ont<br />
pas toujours été suivis d’effets. Lui-même et plusieurs de ses amis<br />
étudiants ou anciens étudiants, ont donc pensé qu’il serait intéressant de présenter à ces écoles ce qui se fait depuis de nombreuses années au Nicaragua, actions auxquelles participent les élèves de l’Institut des Télécommunications d’Evry et qui sont conduites et soutenues par deux structures associatives partenaires, San Juan Bautista au Nicaragua et Esteli Solidarité en France. Plusieurs de ces écoles  pourraient ainsi décider de choisir ce projet nicaraguayen pour leurs stages à l’étranger.<br />
Des contacts avec ces écoles ont été pris et déjà plusieurs d’entre elles se sont déclarées très favorables à ce projet. Ils seront poursuivis dans les prochains mois. Il se constitue donc un réseau à partir duquel les actions menées au Nicaragua pourront se renforcer et se développer.<br />
L’assemblée unanime applaudit à ce projet et encourage très vivement ceux qui l’ont lancé de poursuivre dans cette voie.</p>
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		<title>PEROU : quand débarque la modernité… (septembre 2011)</title>
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		<pubDate>Mon, 26 Sep 2011 10:18:30 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Bernard</dc:creator>
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		<description><![CDATA[(Source : REBELION – Alerte Amazonienne) Le 23 août dernier le Congrès péruvien adoptait une loi  historique, la “ Ley de Consulta ” qui oblige le gouvernement à une large consultation des peuples indigènes avant de concéder un quelconque territoire &#8230; <a href="http://www.lecalj.com/2011/09/26/perou-quand-debarque-la-modernite%e2%80%a6-septembre-2011/">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>(Source : REBELION – Alerte Amazonienne)</p>
<p>Le 23 août dernier le Congrès péruvien adoptait une loi  historique, la “ Ley de Consulta ” qui oblige le gouvernement à une large consultation des peuples indigènes avant de concéder un quelconque territoire aux compagnies extractrices. Cette loi pourrait enfin mettre un terme à une longue série d’interprétations erronées, de duperies et de manipulations réalisées par les compagnies pétrolières envers les peuples amazoniens.<br />
Il existe jusqu’ici, dans l’Amazonie péruvienne, des parcelles exploitables où l’on permet à des entreprises comme Repsol, Pluspetrol ou Perenco d’exporter le  gaz et le pétrole grâce à un  processus de consentement informel de la part des communautés qui hébergent ces lucratives réserves. Mais quels mécanismes d’acceptation ont été mis en œuvre ? Quelles compensations offertes aux indigènes ? Quel futur leur prépare-t-on ?<span id="more-1089"></span><br />
Pour répondre à ces questions, une petite équipe de l’organisation “ Alerte Amazonienne ” s’est rendue en juillet 2011 dans la parcelle (Lote) 57 exploitée par Repsol YPF depuis 5 ans. Cette parcelle, entre les ríos Urubamba et Tambo, est peuplée par des communautés Matsiguengas, Yines, Amahuacas et Kakintes. (Ces dernières, isolées dans la montagne à deux jours de route du premier port, ont récemment rejeté les dernières manœuvres de Repsol sur leur territoire.)</p>
<p>Il semblerait que Repsol YPF ait réussi à acheter chacune des personnes directement concernées par la privatisation des terres communales. C’est du moins l’impression de l’équipe de Alerte Amazonienne durant son bref séjour à Nuevo Mundo où Repsol a établi son camp de base. Plusieurs hectares de la communauté ont été clôturés pour y installer un dépôt de combustibles liquides, un aéroport aux vols réguliers, un héliport, un port fluvial et des dizaines de maisons pour loger des centaines de travailleurs.</p>
<p>Ni le bruit ininterrompu du générateur, que l’on entend depuis l’intérieur des salles du centre scolaire, ni les décollages et atterrissages continuels des hélicos qui transportent matériel et personnel au nouveau puits Pozo Kinteroni, ne semblent gêner les personnes rencontrées. “ L’entreprise nous donne du travail ”, est le commentaire unanime dans cette communauté. Avec ses toits de zinc, son éclairage public et ses nombreux édifices de béton, cette communauté est l’une des mieux loties de la zone.</p>
<p>Parmi les compensations, Repsol a construit l’officine communale, avec radio et ordinateurs, service internet et l’unique point d’accueil de la communauté. Le logo de Repsol figure sur  toutes les constructions. L’existence prouvée d’énormes poches de gaz dans le Lote 57 a amené Repsol à concevoir un projet ambitieux d’industrialisation de la forêt.Le projet actuel concerne 2360 km2 de forêt de la réserve communautaire Machiguenga, mais on envisage aussi la construction de 22 puits supplémentaires qui s’ajouteront au puits  Kinteroni I, ainsi qu’une connexion de gazoducs entre les puits des Lotes 57, 56 et 88.</p>
<p>Mais le développement apparent généré par Repsol-YPF à Nuevo Mundo a-t-il un impact culturel ? Les deux infirmières du poste médical affirment : “ Presque tous les hommes travaillent pour l’entreprise, mais la moitié de leur salaire part en boisson ”. L’équipe d’Alerte Amazonienne déambule dans les rues et remarque en effet des groupes d’hommes autour de caisses de bière. Les responsables de Repsol sont formels : au sein du campement, pas de boisson alcoolisée. Mais quand les ouvriers franchissent  la porte à la fin de la journée, ils sont libres. Commentaire d’un commerçant : “ Avec les premiers salaires, ils ont tous acheté un téléviseur et un frigo, question de statut. Mais après, comme ils n’ont pas la pratique de l’épargne, l’attrait de la boisson est de plus en plus fort. ”</p>
<p>Les habitudes alimentaires ont changé. Peu à peu, les gens délaissent leurs arpents de terre et achètent des produits industriels comme des boissons gazeuses, des petits gâteaux, des pâtes… Quant à la pêche, le poisson se fait de plus en plus rare  depuis la rupture d’un gazoduc en 2005 : les poissons du río Urubamba ont été détruits et maintenant, avec le passage journalier d’une centaine de bateaux de différentes compagnies pétrolières, les communautés riveraines se plaignent qu’il faut beaucoup plus de temps pour pêcher moins de poisson qu’avant.<br />
L’ONG Prisma réalise un programme financé par la compagnie Pluspetrol et dont l’objectif est de combattre la malnutrition chronique des enfants. Ses activités formatrices s’adressent aux parents et aux enfants. Ses abondantes statistiques montrent que dans les 7 communautés concernées par le projet, la malnutrition chronique affecte un enfant sur 4, et l’anémie 76,6 % de ces enfants. “ Même si les parents dépensent plus d’argent en nourriture, la malnutrition chronique est là, parce qu’une boisson gazeuse remplit le ventre mais ne nourrit pas ”.</p>
<p>Cinq ans de présence de Repsol dans le Lote 57 ont généré des changements rapides dans la vie de la communauté. Les impacts environnementaux se manifesteront avec les accidents et les écoulements qui se produiront inévitablement  avec les 23 puits qui sont en projet. La transformation des communautés natives en localités pétrolières produit le paradoxe de l’argent qui engendre la pauvreté. Les hommes de la communauté ont du travail et donc de l’argent. Mais ils n’ont pas de temps pour pêcher ni pour s’occuper de leur terre. L’argent ne garantit pas les soins ni l’alimentation de la famille parce que leurs modèles de consommation et de socialisation sont basés sur l’alcool.</p>
<p>Nous quittons Nuevo Mundo après avoir attendu deux jours sur la plage de la communauté espérant voir arriver un  bateau. Enfin un commerçant arrive, il provient de Ivochote, sur la route qui relie la forêt à Cuzco et Quillabamba. Il décharge 250 caisses de 12 bouteilles de bière. A ses va-et-vient s’ajoute celui de plusieurs  femmes qui descendent au río, transportant des sacs pleins de bouteilles de bière vides.</p>
<p>Elles les entassent sur le sable en une énorme montagne de bouteilles . “ Chaque semaine je fais ce transport et après moi, trois autres bateaux arrivent, avec la même charge, ” déclare le commerçant.  Pour une communauté de mille personnes, dont la moitié sont des femmes et des enfants, les statistiques de consommation sont très élevées.…  Nous abandonnons la communauté tandis que le bruit des bouteilles vides se fond avec celui des moteurs d’hélicoptère et de bateaux. Et nous nous demandons si les enfants de cette communauté seront un jour maîtres de leur destin, quand la “ ley de Consulta ” entrera en vigueur.…</p>
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		<title>HONDURAS: le retour de Zelaya.</title>
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		<pubDate>Sun, 26 Jun 2011 19:41:10 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Bernard</dc:creator>
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		<description><![CDATA[( www.rebelion.org) Bref rappel. Au Honduras, depuis le départ forcé, le 28 juin 2009, du Président Manuel Zelaya, qui vécut provisoirement en République Dominicaine, la résistance au gouvernement de facto de Porfirio Lobo s’est accrue et organisée. Ce gouvernement avait &#8230; <a href="http://www.lecalj.com/2011/06/26/honduras-le-retour-de-zelaya/">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>( www.rebelion.org)<br />
<strong>Bref rappel.</strong><br />
Au Honduras, depuis le départ forcé, le 28 juin 2009, du Président Manuel Zelaya, qui vécut provisoirement en République Dominicaine, la résistance au gouvernement de facto de Porfirio Lobo s’est accrue et organisée. Ce gouvernement avait espéré que la résistance ne serait qu’un feu de paille. Or les nombreuses atteintes aux Droits Humains, les assassinats de paysans, les mesures gouvernementales répressives, les décisions impopulaires, ont contribué à exaspérer le peuple qui, toujours en contact avec Zelaya, attend son retour avec impatience.<br />
<span id="more-1059"></span><strong>Les “ torts ” de Zelaya. </strong><br />
Il prend le pouvoir en janvier 2006 et, élu comme membre du Parti Libéral, il crée la surprise en s’entourant de conseillers dont la pensée politique ne courbe pas l’échine devant les dictats de l’économie néolibérale. Ses mesures s’adressent aux masses traditionnellement exclues. Il ose s’attaquer à la corruption des puissants, notamment des militaires. Les forces de l’oligarchie et des multinationales commencent à l’accuser à travers les médias à leur solde.</p>
<p>Tandis que le FMI et la Banque Mondiale veulent le persuader que l’activité agro-pastorale doit être financée uniquement à travers l’entreprise privée, Zelaya accorde des aides aux petits paysans et augmente  le salaire minimum, au grand mécontentement des entreprises et des multinationales.<br />
Zelaya engage son pays dans l’ALBA, vers la solidarité avec les nations du Sud. Il signe un accord avec Petrocaribe pour acheter directement le combustible et le vendre au consommateur national, investissant le produit pour des réalisations énergétiques et sociales.<br />
En fait il ouvre les yeux des masses jusqu’ici exclues, et son rapprochement avec Chávez, Castro et Ortega est dénoncé par les riches qui vivent toujours dans la peur du communisme.</p>
<p><strong>En l’absence de Zelaya.</strong><br />
Il est rapidement apparu que les Etats-Unis avaient leur part de responsabilité dans la séquestration de Zelaya. Sur le plan militaire, entre autres, le Honduras vit depuis longtemps sous la coupe des Etats-Unis.<br />
Les militaires qui avaient emmené de force Zelaya en avion au Costa Rica calculaient que cette affaire agiterait ses partisans durant deux semaines puis qu’ils oublieraient rapidement. En quoi ils se trompaient. Zelaya avait montré au peuple qu’il avait des droits, le peuple découvrait qu’il pouvait résister à une situation illégale et à l’oppression.</p>
<p>Les résistants constituent le Front National de Résistance Populaire (FNRP), qui réclame avec insistance le retour de son chef légitime, tandis que les partisans de l’oligarchie préparent des élections qui mettent en place un président de facto, Porfirio Lobo.</p>
<p><strong>Un an et demi passe…</strong><br />
Zelaya est accueilli en République Dominicaine. De là, il correspond avec le FNRP. Au Honduras, la répression et les assassinats continuent : une dizaine de journalistes, 27 paysans en 15 mois, dirigeants syndicaux, étudiants…</p>
<p>Les enseignants sont visés par une mesure qui veut privatiser  l’enseignement. Ils manifestent, entament une grève de la faim. En guise de répression leurs salaires sont suspendus. Suppression des libertés des ONG, sommées de déclarer à l’Etat l’usage des dons reçus, afin d’éviter qu’elles soutiennent le FNRP.</p>
<p>Lobo prend aussi d’autres mesures impopulaires : augmentation des impôts municipaux, approbation de “ villes modèles ”, c’est-à-dire transformation de grandes parties du territoire en enclaves administrées par des multinationales, voire par d’autres Etats.</p>
<p><strong>Réactions.</strong><br />
La Mission Internationale des Droits Humains dénonce en février 2011 que “ répression et violence continuent contre des organisations sans défense ” et que “ les crimes commis restent impunis, d’où des violations répétées des Droits Humains ”.<br />
Divers organismes de coopération suspendent leur aide au Honduras. Aide internationale et lignes de crédit vont faire durement défaut au pays.</p>
<p>Le Honduras est exclu de l’OEA (Organisation des Etats Américains). L’UNASUR (Union des Nations sud-américaines) ne reconnaît  pas le gouvernement Lobo. Elle déclare qu’une normalisation n’est pas envisageable tant que Zelaya, qui avait été élu démocratiquement,  est privé de droits politiques dans son pays.</p>
<p>Cette situation tourne à l’impasse pour le gouvernement de facto. Quant à Roberto Micheletti, qui a conduit les putchistes en juin 2009, il a été nommé par le Parlement “ député à vie ” et décoré “ premier héros national du 21ème siècle ” par l’association nationale des industriels honduriens, afin de récompenser “ son combat pour que le Honduras ne tombe pas dans le socialisme ” ! !</p>
<p><strong>Initiatives des pays voisins.</strong><br />
Lors d’une réunion de l’OEA, le président colombien Juan Manuel Santos et le venezuelien Hugo Chávez prennent l’initiative d’un rapprochement diplomatique entre Zelaya, Porfirio Lobo et Barahona, porte-parole du FNRP.<br />
(Colombie et Venezuela, jusqu’ici  peu enclins à coopérer, trouvent à présent, pour diverses raisons qui sortent du cadre de ce texte, des avantages réciproques à un rapprochement).</p>
<p>Cette évolution positive a pour conséquence que l’OEA  (sauf l’Equateur) approuve le retour en son sein du Honduras, à quatre conditions :<br />
•    le retour de tous les exilés honduriens, dont Manuel Zelaya,<br />
•    la mise en place d’une assemblée nationale constituante “ démocratique et participative ”,<br />
•    la reconnaissance du FNRP en tant que parti politique,<br />
•    le démantèlement des structures issues du coup d’Etat et le châtiment des putchistes.</p>
<p><strong>Retour de Zelaya.</strong><br />
Le premier point est aussitôt accepté par Lobo. Le 28 mai Zelaya arrive au Honduras parmi ses partisans en liesse. Quant aux autres points de la décision … il faudra suivre les évènements !</p>
<p><strong>( Lire aussi dans  “ Le Monde Diplomatique ” de juin, p.10-11, l’article de Maurice Lemoine “ Bras de fer au Honduras ”)</strong></p>
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		<title>VENEZUELA : Situation en 2011.</title>
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		<pubDate>Mon, 23 May 2011 13:07:37 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Bernard</dc:creator>
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			<content:encoded><![CDATA[<p>(Sources : SOLAL printemps 2011 – ALAI : //alainet.org)</p>
<p>Le Venezuela et son président Hugo Chávez sont l’objet de passions. Passions parfois très opposées et certains “ grands ” journaux européens  manient la désinformation sans vergogne.… Nous ne nous attarderons pas à relever leurs mensonges. Nous nous bornerons à citer des données, éventuellement chiffrées, qui parlent d’elles-mêmes.</p>
<p>Mais d’abord il faut rappeler qu’en 2011, l’opposition vénézuélienne possède 90 % du pouvoir communicationnel d’où elle lance des épithètes qui sont de véritables insultes pour la majorité du peuple vénézuélien et appelle régulièrement au coup d’Etat contre le président élu.</p>
<p>La censure d’Internet au Venezuela est un des thèmes favoris de la désinformation mondiale contre le pouvoir bolivarien. Or en janvier 2011 l’UNESCO a décerné un prix au Venezuela pour la création d’un réseau national d’infocentres qui connecte et forme gratuitement des centaines de milliers de citoyens jusqu’ici exclus des technologies massives de l’information. La seule censure exercée sur Internet a été commise par des “ anonymous hackers ” qui ont bloqué depuis l’étranger plusieurs sites … de l’Etat vénézuélien au nom de la lutte contre Chávez, ennemi d’Internet !<span id="more-1034"></span><br />
Rappelons que lors du Sommet du Millénaire 2000, l’ONU avait fixé les Objectifs de Développement du Millénaire, données concrètes et quantifiables qui devaient être réalisées par les gouvernements avant 2015. Or le Venezuela avait déjà atteint 6 de ces objectifs dès la fin de l’année 2008. Citons les éléments les plus significatifs de la politique menée depuis 12 ans.</p>
<ul>
<li>Le Venezuela a rompu avec le Fonds Monétaire International. Les réserves en devises internationales ont augmenté. La dette publique a diminué : elle est passée de 47,5 % à 25%.  L’industrie pétrolière a repris sa croissance. La compagnie publique, Petroleos de Venezuela, s’est libérée de la Bourse des valeurs des Etats-Unis après paiement de la dette de 26 milliards de dollars.</li>
<li>Récupération de terres pour l’agriculture et remise de terres à des familles paysannes. Diversification de la production agricole. Création d’usines qui fabriquent tracteurs, bicyclettes, automobiles, ciment… en coopération avec l’Iran.</li>
<li>Création d’un nouveau service national de santé. Ouverture d’hôpitaux pourvus de couveuses et  d’équipements de pointe. Construction du centre de cardiologie infantile. Baisse de la mortalité infantile de 27 %. L’espérance de vie qui était de 72,2 ans en 1998, passe à 73,9 en 2009. Construction de la première clinique populaire indigène à Apure et réseau de 10 dispensaires pour les populations indigènes. Accès aux médicaments essentiels, de préférence génériques. Campagnes permanentes pour informer sur le sida, le paludisme et autres maladies.</li>
<li>Création de l’Institut national de la femme. Prise en charge des futures mères avant l’accouchement. Allongement de la durée du congé de maternité. Entre 1990 et 1996 le pourcentage de filles dans le système éducatif était de 31,25 %. Il passe rapidement à 47,56% entre 1996 et 1998. Dans l’éducation supérieure la présence féminine domine. Sur les 5 pouvoirs de l’Etat, quatre ont été dirigés par des femmes. A  l’Assemblée Nationale la représentation féminine est passée  de 10 % à 16,5 %. La participation féminine dans les Conseils Communaux est d’environ 60 %.</li>
<li>L’éducation, à tous les niveaux, est publique et gratuite pour tous. Présence de l’Université bolivarienne dans la totalité des Etats du Venezuela (plus de 800 techniciens supérieurs diplômés) et création d’une Université du Sport à Cojedes. Accès au second cycle du secondaire pour des milliers de jeunes : plus de deux cent  mille bacheliers diplômés. Alphabétisation de plus de un million et demi de personnes, ce qui a conduit l’UNESCO à déclarer le pays libéré de l’analphabétisme. Création de 58 236 écoles primaires et de 255 collèges techniques. Suppression des frais d’inscription pour  intégrer les collèges publics.</li>
<li>Edition de plus de 50 millions de livres distribués gratuitement pour élever le niveau culturel du pays.</li>
<li>Paiement de toutes les dettes dues par l’Etat aux instituteurs, professeurs, médecins et retraités, et hausses substantielles des traitements. Retraites versées aux instituteurs des écoles catholiques “ Foi et Allégresse ” qui n’avaient reçu depuis 50 ans, ni retraite ni indemnité.</li>
<li>Baisse du taux de grande pauvreté de 80 % à 30 % (entre 1998 et 2007).Réseau de maisons d’alimentation pour personnes en grande difficulté. Programme de construction d’immeubles neufs destinés au logement sur des terrains à bâtir non occupés ou en remplacement de logements précaires. Prestations comprises, le salaire minimum des travailleurs vénézuéliens s’élève à 638 dollars.</li>
<li>Augmentation du nombre de foyers raccordés au réseau électrique et d’eau potable. Entre 1990 et 2008 le pourcentage de personnes ayant accès à l’eau est passé de 68 % à 94 %. Plan national de distribution de gaz.</li>
<li>Création de Télésur (www.telesurtele.net) et de l’Agence bolivarienne d’information. Mise en orbite du satellite Simon Bolivar pour le développement de la télé-médecine, du télé-enseignement et pour l’indépendance nationale en matière d’information. L’investissement en science et technologie était en 1998 de 0,39 du PIB, en 2009 il pase à 2,69. La téléphonie mobile était utilisée en 1998 par 8,62 % de la population et par 95,99 % en 2008. Création de Centres Bolivariens d’Informatique et Télématique, qui offrent l’accès gratuit aux réseaux.</li>
<li>Fin de la dépendance des Forces Armées Nationales vis-à-vis de l’influence de l’Ecole des Amériques. Expulsion des techniciens yankees qui espionnaient dans les casernes et diversification du marché pour se fournir en armement.</li>
<li>Adhésion au MERCOSUR. Création de l’ALBA, rétablissement de la souveraineté nationale et développement de la démocratie.</li>
<li>En 2010, 73 % du territoire vénézuélien était classé comme zones naturelles sous protection : Zones sous administration spéciale, parcs nationaux, réserves forestières, zones protégées, etc.</li>
</ul>
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