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	<title>Comité Amérique Latine du Jura &#187; information</title>
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	<description>28 ans d&#039;information et de solidarité avec l&#039;Amérique Latine</description>
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		<title>Réunion du 9 décembre 2011</title>
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		<pubDate>Fri, 16 Dec 2011 08:50:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Bernard</dc:creator>
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		<description><![CDATA[1. Bilan du ciné latino: 1416 entrées dont 376 scolaires , donc assistance très satisfaisante ( 410  pour le film inaugural « Même la pluie»). Il faut remercier la presse locale qui a couvert l’événement pendant toute la durée du festival, &#8230; <a href="http://www.lecalj.com/2011/12/16/reunion-du-9-decembre-2011/">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>1. Bilan du ciné latino:</strong><br />
1416 entrées dont 376 scolaires , donc assistance très satisfaisante ( 410  pour le film inaugural « Même la pluie»). Il faut remercier la presse locale qui a couvert l’événement pendant toute la durée du festival, également signaler l’engagement des enseignants   qui ont préparé leurs élèves à la projection grâce au dossier pédagogique proposé par Bernard. La qualité et la diversité des films expliquent aussi largement ce résultat. Les frais de transport des films n’étant pas encore facturés, le bilan financier ne peut être dressé avec précision mais le solde devrait être positif.<span id="more-1227"></span></p>
<p>Pour l’année prochaine, compte tenu de l’ouverture de la médiathèque , nous devrons négocier une nouvelle convention avec la municipalité.</p>
<p><em>L’association louhannaise « Tous au ciné » invite le CALJ à présenter le film « Même la pluie » au cinéma l’Eden de Louhans le jeudi 19 janvier à 20h30.</em></p>
<p><strong>2. Vente de livres:</strong></p>
<p>Une vente  organisée par la nouvelle responsable, Eliane, dans le hall de la faculté des Lettres de Besançon, a rapporté 160 Euros.</p>
<p>Le tri des livres en fonction du public : livres d’histoire, littérature, poésie, et aussi la vente à très bas prix (5 euros la cagette) semblent de bons moyens pour relancer la vente, ce qui avait déjà été expérimenté avec succès à Salins. A renouveler dans d’autres lieux.</p>
<p><strong>Comme notre stock semble à nouveau diminuer, nous accueillons à nouveau les dons de livres. Il suffit de nous contacter  (03 84 47 39 41)</strong></p>
<p><strong>3. Vente d&#8217;artisanat:</strong></p>
<p>470 euros pour la troisième vente de l’année au Marché de Noël Solidaire du Puits Salé. Une vente à la fête de la Courge à Arinthod  et une autre à Clairvaux ont été également fructueuses.</p>
<p><strong>4. Questions diverses:</strong></p>
<p>- Situation financière : mise au point et répartition des responsabilités dans le cadre de la gestion collégiale de l’association. Les comptes sont en ordre mais nous puisons dans nos réserves pour financer les projets que nous soutenons ; il est donc nécessaire de diversifier nos activités pour faire rentrer de l’argent.</p>
<p>- Don de 200 Euros à RCF qui diffuse nos informations et organise des émissions en partenariat avec le CALJ  sur les problèmes d’Amérique Latine.</p>
<p>-préparation de l’AG : ordre du  jour habituel, Bernard présentera le film qu’il a réalisé sur son dernier séjour en Bolivie.</p>
<p><strong>Les membres du CALJ vous remercient de votre fidélité et vous souhaitent une fin d’année paisible et chaleureuse ainsi qu’un bon départ dans  l’année 2012.</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Des nouvelles de nos projets de solidarité au Nicaragua et en Bolivie</title>
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		<pubDate>Fri, 16 Dec 2011 08:41:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Bernard</dc:creator>
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		<description><![CDATA[1. NICARAGUA : Projet de santé PROSALUD, à Ciudad Darío. Ce projet  que nous soutenons depuis mars 1997 comprend trois pôles d’activités: Programme de médicaments essentiels Programme de santé communautaire Cliniques sociales Médicaments essentiels (VSM) Le réseau de ventes des &#8230; <a href="http://www.lecalj.com/2011/12/16/des-nouvelles-de-nos-projets-de-solidarite-au-nicaragua-et-en-bolivie/">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>1. NICARAGUA : Projet de santé PROSALUD, à Ciudad Darío.</strong><br />
Ce projet  que nous soutenons <strong>depuis mars 1997</strong> comprend trois pôles d’activités:</p>
<ul>
<li>Programme de médicaments essentiels</li>
<li>Programme de santé communautaire</li>
<li>Cliniques sociales</li>
</ul>
<p><strong>Médicaments essentiels (VSM)</strong><br />
Le réseau de ventes des médicaments essentiels compte maintenant 252 points de ventes, dans 8 départements du pays. Ce projet bénéficie actuellement à 540 000 habitants. Les médicaments sont de qualité et sont vendus en moyenne trois fois moins cher que dans les pharmacies traditionnelles. Le projet comprend un aspect éducatif pour l’usage rationnel des médicaments. PROSALUD travaille en lien avec d’autres associations pour la distribution des médicaments. Ce projet s’auto-finance.<span id="more-1225"></span><br />
<strong>Santé communautaire.</strong><br />
PROSALUD  est présente dans 15 municipios des départements de Matagalpa et Jinotega. Ce programme permet d’entreprendre des campagnes localisées sur des mesures d’hygiène préventive, de vaccinations, etc. La participation citoyenne est un objectif important, les gens sont incités à se responsabiliser. Les thèmes d’information sont en rapport avec le profil épidémiologique des municipios concernés. Actuellement s’effectue une campagne de détection du cancer du col de l’utérus, fréquente cause de mortalité chez les femmes au Nicaragua. Pour assurer le suivi, les médecins disposent d’équipements adéquats : colposcopie, criothérapie, et formation du personnel médical grâce à la collaboration avec l’Hôpital Bertha Calderón. En 2011, 547 femmes ont effectué  l’examen (test de Papanicolaou, ou Pap.), à la suite de quoi on enregistre 21 inspections visuelles, 32 colposcopies et 2 criothérapies.</p>
<p><strong>Cliniques sociales.</strong><br />
Celle de Ciudad Darío foncionne depuis le début du projet, après avoir été « Clinique maternelle », elle est devenue « clinique sociale » pour tous en raison des besoins. Celle de Terrabona fonctionne depuis 3 ans environ. Les services disponibles sont variés et permettent des soins de santé intégrale (= dans tous les domaines) : consultation de médecine générale, laboratoire, vente sociale de médicaments, odontologie, actes de prévention : vaccins, conrtôle du développement de l’enfant, contrôle prénatal, planification familiale… Toutes  les semaines le service d’échographie fonctionne, tous les 15 jours celui de chirurgie générale et d’endoscopie.<br />
Du 1/1/2011 au 31/10/2011 on a enregistré :<br />
10 233 consultations médicales<br />
12 755 examens de laboratoire<br />
1114 échographies<br />
1482 services d’odontologie<br />
105 consultations spécialisées<br />
904 cas de patients pris en charge financièrement.</p>
<p>En outre une initative appréciée des malades est le fonctionnement de groupes d’entraide pour certaines maladies chroniques : diabète, hypertension, asthme…Les patients se réunissent chaque trimestre, ils ont droit à une consultation mensuelle gratuite, des examens de laboratoire, des médicaments, en complément des services de santé publique. Ils reçoivent aussi des informations adaptées (style de vie, prévention de complications…) Ils ont constitué une association pour canaliser leurs inquiétudes et être solidaires entre eux.<br />
A Terrabona un nouveau projet concerne les handicapés, avec priorité aux enfants et ados. Cette activité est en  lien avec l’ONG nationale Los Pipitos, spécialisée pour les handicapés. L’objectif est d’encourager l’organisation et la participation active des parents. Sur 139 personnes handicapées, 89 relèvent de soins spécialisés qui seront dispensés par Los Pipitos.<br />
En lien avec le MINSA (Ministère de la Santé), PROSALUD apporte des soins à 60 patients atteints de tuberculose. Ce sont des patients vivant dans l’extrême pauvreté et outre les soins, une aide complémentaire est nécessaire pour améliorer leur qualité de vie (réparation de toits, élevage de volailles, cuisine au gaz…)</p>
<p>Toutes ces actions concernant la santé ne peuvent pas s’autofinancer. Elles nécessitent en moyenne 17 000 Euros par an. L’aide du CALJ  est une goutte d’eau qui se joint à d’autres…</p>
<p><strong>2. BOLIVIE : un nouveau  projet d’adduction d’eau.</strong><br />
Alimenter en eau potable une communauté des Andes boliviennes. Avec HSF (Hydraulique sans Frontières), une ONG dont le siège se trouve à Chambéry.</p>
<p>Tuni est une communauté de 40 indiens aymaras vivant sur l’Altiplano, au nord de La Paz. Face à  l’abandon de plusieurs mines, la communauté s’est tournée vers l’élevage de lamas et de moutons. Afin de fixer durablement les familles et d’améliorer les conditions de vie rude à 4300m, un écotourisme s’est développé à Tuni, avec entre autres projets :</p>
<p>-    l’alimentation en eau potable,<br />
-    le dispositif d’assainissement,<br />
-    la réhabilitation d’une centrale électrique.</p>
<p>Une maison communautaire a été construite en grande partie par  les villageois en 2009. 3 chambres sont réservées aux randonneurs.</p>
<p>L’alimentation en eau potable est prise en charge par HSF.</p>
<p>Jusqu’en 2009, l’eau était prélevée dans un puits souillé par les lamas et contaminé par des produits  miniers toxiques.<br />
La première visite d’Alain Malatray en 2009 a consisté à examiner les conditions de captage d’une petite source située à 1 km de l’estancia Tuni. Un tuyau provisoire a été tiré jusqu’à  la maison communautaire. Le projet défini par HSF comporte :</p>
<p>-    Un ouvrage de captage (altitude 4510 m),<br />
-    L’enfouissement d’une conduite PVC sur 1 km,<br />
-    La construction d’un réservoir de 10 m3,<br />
-    Le réseau de l’alimentation de deux bornes fontaines.</p>
<p>Le montant total du  projet est estimé à 15 500 Euros, sachant que  la main d’œuvre sera assurée par la communauté de Tuni.</p>
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		<title>Le Brésil et le Plan Condor (décembre 2011)</title>
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		<pubDate>Fri, 16 Dec 2011 08:27:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Bernard</dc:creator>
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		<description><![CDATA[(Source : www.adital.org.br) C’est durant l’époque sanglante des dictatures militaires d’Amérique Latine que fut créé le plus grand réseau terroriste international du vingtième siècle, sous le nom de “ Plan Condor ”. Son nom faisait trembler de terreur les exilés &#8230; <a href="http://www.lecalj.com/2011/12/16/le-bresil-et-le-plan-condor-decembre-2011/">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>(Source : www.adital.org.br)</p>
<p>C’est durant l’époque sanglante des dictatures militaires d’Amérique Latine que fut créé le plus grand réseau terroriste international du vingtième siècle, sous le nom de “ Plan Condor ”. Son nom faisait trembler de terreur les exilés et les persécutés brésiliens,  argentins,  chiliens,  uruguayens, paraguayens et boliviens.</p>
<p>Ce plan qui secoua le monde quand il fut découvert, était un accord signé en 1975 pour la répression politique entre  les gouvernements du Chili, du Brésil, de l’Argentine, du Paraguay, de l’Uruguay, de Bolivie et du Pérou. Il consistait en échange d’informations sur les dissidents de chacun de ces pays pour ensuite les séquestrer, les échanger, les faire disparaître, les ramener à leur pays d’origine ou les assassiner sur place. En Argentine et au Chili les auteurs de ces délits sont en cours de jugement et bientôt le long bras de la justice va arriver au Brésil.<span id="more-1222"></span><br />
Les auteurs du coup d’Etat au Brésil en 1964 , Mariscal Humberto Castello Branco et les généraux Arthur da Costa Silva, Emilio Garastazú  Médici Ernesto Geisel et Joao Baptista Figueiredo, qui gouvernèrent le pays par la terreur jusqu’en 1985, n’avaient jamais imaginé que la roue de l’Histoire leur jouerait un tour et que ceux qu’ils avaient persécutés parviendraient un jour à être présidents du pays.</p>
<p>Pourtant c’est ce qui arriva. En 1995 le Dr Enrique Cardoso, expulsé par la junte militaire du pays fut élu président. En 2003, il fut remplacé par un ex-détenu dirigeant du Parti des Travailleurs, Luis Inácio Lula da Silva et finalement cette année, une ex-guérillera arrêtée, emprisonnée et torturée durant la dictature, Dilma Vana Rousseff fut élue présidente du Brésil.</p>
<p>Il est fréquent que le retour à la démocratie ne signifie pas immédiatement l’application de la justice aux crimes commis dans le passé. Les militaires brésiliens, avant de quitter le pouvoir, promulguèrent la Loi d’Amnistie qui les exonérait de toute responsabilité pour la répression  entre 1964 et 1985 et en particulier pour leur participation au Plan Condor.</p>
<p>Dans le contexte de la Guerre Froide entre Etats-Unis et URSS, le Brésil occupait une place spéciale.Ce fut l’un des rares pays qui avait des relations diplomatiques avec l’Union Soviétique, qui considérait que seuls Cuba et le Brésil de Goulart étaient des “ pays progressistes ” en Amérique Latine, ce qui produisait l’irritation de Washington. Après le coup d’Etat ces relations avec l’URSS se refroidirent jusqu’aux années 70 et de nombreux communistes brésiliens, y compris le Secrétaire Général du Parti Communiste Luiz Carlos Orestes, s’exilèrent à Moscou.</p>
<p>Cependant à partir de 1975, justement quand le Condor commençait son vol répressif sur l’Amérique Latine, il y eut un rapprochement pragmatique et strictement commercial entre le Brésil qui commençait à chercher l’indépendance économique  par rapport aux Etats-Unis, et l’URSS qui cherchait de nouveaux marchés fournisseurs de blé durant le blocus étatsunien. Ainsi les intérêts économiques se superposaient aux intérêts idéologiques, le Comité Central du Parti Communiste de l’URSS fermant les yeux face à la persécution de ses camarades brésiliens.</p>
<p>Très peu de gens savent que le Brésil fut le précurseur  de ce sinistre Plan Condor , qui ne portait pas encore ce nom, et qui commença à s’appliquer et se perfectionner dès 1964. Malgré tant d’années passées et malgré les changements politiques, les militaires brésiliens ont toujours su occulter ou justifier les crimes de la dictature, faire disparaitre les statistiques et protéger de l’épée de Damoclès de la Justice les oppresseurs ainsi que toute l’institution.</p>
<p>L’influence des Forces Armées est telle qu’au Brésil il n’y a jusqu’à présent aucun condamné pour abus des droits humains entre 1964 et 1985. Du peu que l’on sait, il y eut plus de 600 personnes assassinées, quelque 150 disparus, plus de 50 000 détenus, 2000 cas de tortures et dix mille Brésiliens en exil. Les véritables chiffres des victimes doivent être beaucoup plus élevés mais les militaires n’ont pas la volonté  d’ouvrir leurs archives si toutefois elles ne sont pas détruites.</p>
<p>Tel est leur pouvoir dans le Brésil démocratique que même Lula durant sa présidence  (2003-2011) n’osa pas créer une Commission de la Vérité comme ce fut le cas dans la plupart des pays d’Amérique Latine. Il y a deux semaines la présidente Dilma Rousseff, après une longue indécision, et sous la pression du Parti des Travailleurs auquel elle appartient, osa signer la Loi de la Commission de la Vérité qui donne un délai de deux ans à ses sept membres pour conclure un rapport sur  les abus des droits humains au Brésil durant les années de dictature.</p>
<p>Elle signa aussi la Loi d’Accès à  l’Information qui établit une limite de 50 ans pour ouvrir les archives ultra-secrètes. C’est dire que la vérité ne serait finalement connue qu’en 2035. En attendant, la Loi d’Amnistie pour les militaires, promulguée en 1979, reste en vigueur et les protège malgré tous les abus des droits humains commis entre 1946 et 1988.</p>
<p>Les militaires ne veulent pas que l’opinion publique sache comment, en 1964, ils reçurent les instructions du président nord-américain Lyndon B. Johnson, afin d’éloigner du pouvoir le président Joao Goulart pour sa sympathie envers l’URSS.</p>
<p>L’attaché militaire nord-américain, avec l’un des hommes les plus sinistres et intelligents de la CIA, le colonel Vernon Walter, élabora le plan du coup d’Etat et élut le général Humberto Castello Branco comme leader, le séduisant avec l’idée que le Brésil se convertirait en bras droit des Etats Unis en Amérique Latine. L’histoire du “ bras droit ” ne se concrétisa pas, simplement le pays fut transformé en laboratoire d’essai du Plan Pré-Condor.</p>
<p>Pour entrainer les cariocas aux techniques de tortures, on envoya au Brésil le fameux agent du FBI recruté par la CIA, Daniel Mitrione, considéré comme le meilleur spécialiste en matière de torture. C’est là qu’il créa son laboratoire pour les futurs tortionnaires latino-américains et qu’il inventa sa fameuse “ chaise du dragon ”, utilisant pour ses expériences les mendiants de Bello Horizonte. Par la suite il reçut l’aide du général français Paul Aussaresses qui perfectionna son art sinistre en Algérie.</p>
<p>Depuis 1964 déjà, les agents brésiliens passaient par l’Argentine comme par leur maison pour séquestrer les opposants à  la dictature. Henri Kissinger et Walter Vernon décidèrent d’utiliser  leur expérience de persécution des dissidents dans d’autres pays pour créer en 1975 l’internationale de la terreur sous le nom de “ Plan Condor ”.<br />
Mais depuis un certain temps déjà, les agents et “ diplomates ” brésiliens travaillaient en Argentine, Uruguay, Paraguay, Chili et Bolivie, sous prétexte de lutter contre le communisme qui n’avait pas de frontières, préparant de futurs coups d’Etat en Amérique Latine.</p>
<p>Les Forces Armées brésiliennes continuent d’occulter l’Histoire, de protéger les auteurs de répressions et d’imposer le pardon et l’oubli. Seulement, une question surgit : et les torturéss, pourront-ils oublier et pardonner ? et les familles des disparus et des assassinés ? ?<br />
(Spécial pour Argenpress.info – 5 décembre 2011 – Comcosur / Montevideo)</p>
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		<title>MEXIQUE  (novembre 2011)</title>
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		<pubDate>Tue, 06 Dec 2011 08:01:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Bernard</dc:creator>
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		<description><![CDATA[L’Etat mexicain accusé de torturer, faire disparaître et exécuter en toute impunité… (www.rebelion.org) L’organisation Human Rights Watch (HRW) publie un rapport prouvant que dans la lutte contre la délinquance organisée au Mexique, les trois pouvoirs de l’Etat ont commis des &#8230; <a href="http://www.lecalj.com/2011/12/06/mexique-novembre-2011/">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>L’Etat mexicain accusé de torturer, faire disparaître </strong><strong>et exécuter en toute impunité…</strong> (www.rebelion.org)</p>
<p>L’organisation Human Rights Watch (HRW) publie un rapport prouvant que dans la lutte contre la délinquance organisée au Mexique, les trois pouvoirs de l’Etat ont commis des violations de droits humains généralisées et presque aucun cas n’a fait l’objet d’une enquête sérieuse.</p>
<p>Ce rapport de 229 pages s’intitule “ Ni sécurité, ni droits : exécutions, disparitions et tortures dans la “ guerre contre le  narcotrafic ” du Mexique. Dans des investigations exhaustives réalisées dans les cinq Etats les plus “ violents ” du pays, ( Basse Californie, Chihuahua, Guerrero, Nuevo León et Tabasco) HRW a rencontré des évidences suggérant fortement que des membres des forces de sécurité auraient participé à plus de 170 cas de torture, 39 “ disparitions ” et 24 exécutions extra-judiciaires depuis que Calderón a assumé la présidence en décembre 2006.<span id="more-1202"></span></p>
<p>“ Au lieu de réduire la violence, la “ guerre contre le narcotrafic ” du Mexique a provoqué une augmentation dramatique des assassinats, tortures et autres terribles abus de la part des forces de sécurité, qui  ne font que contribuer à aggraver le climat de terreur et d’absence de contrôle qui prédomine dans de nombreuses zones du pays ” déclare Miguel Vivanco, directeur de HRW pour les Amériques.</p>
<p>Peu après son accession à la présidence, Calderón déclara la “ guerre ” à la délinquance organisée et incita l’armée mexicaine à participer à la lutte contre les cartels, malgré les antécédents d’abus et d’impunité de cette institution. Plus de 50 000 soldats furent assignés à cette initiative, outre des milliers de membres de la Marine, de la Police Fédérale et des forces de police locales.</p>
<p>Dans les cinq Etats visités, HRW constata que les forces de sécurité appliquent systématiquement des tortures pour obtenir que les détenus fournissent des informations sur les cartels. Le  rapport d’HRW fait état de cas flagrants de “ disparitions ” et d’exécutions extra-judiciaires, perpétrés par soldats et policiers, et dans bien des cas, des mesures ont été prises pour occulter ces délits.</p>
<p>Les soldats qui commetttent des violations de droits humains contre des civils continuent d’être jugés par la juridiction militaire, même quand la Cour Suprême de Justice du Mexique et la Cour Interaméricaine des Droits Humains ont exprimé que ces abus doivent être traités par la juridiction pénale ordinaire, et que les tribunaux militaires manquent de l’impartialité nécessaire pour juger leurs propres membres. Le résultat de cette pratique est une impunité casi totale, selon HRW.</p>
<p>De 2007 à janvier 2011 :<br />
Sur 35 000 assassinats liés à la délinquance organisée, on relève :<br />
1649 cas ( 5 % ) qui ont fait l’objet d’investigations pour homicides par le Procureur Général de la République,<br />
326 cas ( 1 % ) d’investigations dans lesquelles des personnes ont été impliquées<br />
22 cas ( 0,06 %) d’investigations dans lesquelles des personnes ont été condamnées !</p>
<p>En différentes occasions, le Président Calderón a déclaré publiquement que 90 % de ces victimes étaient des délinquants. Cependant les données obtenues par HRW permettent de douter de la fiabilité de ces affirmations. Le Procureur Général de la République que la Constitution autorise à enquêter sur les homicides liés à la délinquance organisée, a indiqué à HRW qu’il n’avait entrepris que 997 enquêtes sur ce type d’homicides entre 2007 et 2011. Et les juges fédéraux n’ont condamné que 22 personnes accusées d’homicide et autres délits liés à la délinquance organisée.</p>
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		<title>Brèves (2) Novembre 2011</title>
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		<pubDate>Thu, 17 Nov 2011 13:31:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Bernard</dc:creator>
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			<content:encoded><![CDATA[<p><strong><br />
</strong><strong>CUBA. Non au blocus, mais toujours sans succès…</strong>(www.rebelion.org)<br />
Le 26 octobre dernier, pour la vingtième année consécutive, les Nations Unies ont condamné le blocus imposé par les Etats-Unis à Cuba, et exigé la levée de cette mesure inique. Les votes de l’ONU contre ce blocus ont commencé en 1992. A cette époque, 59 pays votaient en faveur du blocus, 3 contre, et 71 s’abstenaient. En 2011, ce sont 186 pays qui exigent de mettre fin au blocus, deux seulement sont contre, &#8211; comme toujours Etats-Unis et Israel -, et trois îles s’abstiennent (Iles Marshall, Palau et Micronésie). L’information sur Cuba a progressé en 20 ans !…<br />
Le gouvernement cubain souligne que l’actuel gouvernement des Etats-Unis a adopté quelques mesures positives mais limitées et sans réelle intention de modifier l’enchevêtrement de lois, régulations et dispositions qui, année après année, ont constitué la politique de blocus contre Cuba. Dans la réalité, Cuba ne peut ni importer ni exporter librement des produits ou services des Etats-Unis ou de pays en lien avec eux, ni utiliser le dollar américain dans des transactions financières internationales, ni avoir des comptes  bancaires dans cette monnaie, ni accéder à un crédit de banque ou d’institution internationale…<span id="more-1188"></span></p>
<p><strong>ARGENTINE. Enfin la justice passe…</strong> (www.prensamercosur.com.ar)<br />
Après 22 ans de débat et l’audition de plus de 250 témoins, furent condamnés à la prison à perpétuité 12 membres de la ESMA  (Ecole Supérieure de la Marine,  symbole de l’horreur durant la dictature, et aujourd’hui reconvertie en Musée). Parmi eux, Alfredo Astiz et Jorge « Tigre » Acosta. Ce jugement emblématique réunit les cas de deux religieuses françaises disparues en Argentine, Alice Domon et Léonie Duquet, des fondatrices des Mères de la Place de Mai, et de 79 autres victimes.</p>
<p><strong>PANAMA . TLC avec les Etats-Unis.</strong> (www.noticiasaliadas.org)<br />
Le gouvernement de Panama a manifesté sa satisfaction pour la ratification le 12 octobre par le Congrès Etatsunien du traité de libre commerce (TLC) avec les Etats-Unis. En fait cet accord commercial fut signé en 2007 par les deux pays mais le pouvoir législatif étatsunien refusa de le ratifier en protestation pour la désignation cette année-là de Pedro Miguel Gonzalez comme Président de l’Assemblée Nationale du Panama : Gonzalez avait donné la mort à un soldat étatsunien en 1992…<br />
Le Congrès approuva ce même jour les TLC avec la Colombie et avec la Corée du Sud.</p>
<p><strong>VENEZUELA. L’opposition se prépare.</strong> (www.noticiasaliadas.org)<br />
Henrique Capriles émerge comme le principal rival du Président Chávez et se positionne déjà pour les prochaines présidentielles du 7 octobre 2012. Chávez est au pouvoir depuis 1999, actuellement il est en traitement pour un cancer ; il a annoncé qu’il serait à nouveau candidat. Capriles dit n’être ni de droite ni de gauche  mais vouloir réunir les forces de ce pays «profondément divisé ». Les partis d’opposition au Président Chávez n’avaient pas participé aux présidentielles de 2005, alléguant qu’elles ne seraient pas transparentes. Mais l’opposition à Chávez a repris des forces lors des législatives de 2010… A suivre !</p>
<p><strong></p>
<p></strong></p>
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		<title>BRESIL: “ Mouvement des Sans Terre ” (Octobre 2011)</title>
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		<pubDate>Wed, 12 Oct 2011 16:52:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Bernard</dc:creator>
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			<content:encoded><![CDATA[<p>“ La lutte pour la terre nous oblige aujourd’hui à repenser notre tactique ”<br />
Source : ALAI &#8211; //alainet.org  &#8212; Sergio Ferrari et l’ONG suisse E-CHANGER</p>
<p>En ayant pu établir 400.000 familles dans 24 Etats du Brésil, le Mouvement des travailleurs ruraux sans terres (MST) est aujourd’hui l’un des principaux acteurs sociaux, représentant une référence pour la société civile latino-américaine. Néanmoins, après 27 ans d’existence, “ les défis du futur sont énormes pour nous, notamment celui de devenir une réelle organisation de masse et de nous adapter à la nouvelle étape que vit notre pays ”, souligne Salete Carollo, membre de la coordination nationale du MST et coopér-actrice brésilienne de E-CHANGER, lors d’une visite en Suisse. Carollo est l’une des responsables du travail international du MST.<br />
“ La nature de la lutte pour les mouvements sociaux de la campagne change au Brésil ”, relève Salete Carollo. “ Il y a encore quelques années,  nous affrontions les latifundistes autochtones, aujourd’hui nous sommes confrontés à de grandes multinationales étrangères installés sur notre territoire . Disputer la terre à ces grandes entreprises  nous oblige à repenser notre tactique ”. Le MST est en train d’en définir les nouvelles modalités.<span id="more-1121"></span>Dispute différente à la campagne</p>
<p>Les occupations de terre ne peuvent plus être petites, mais grandes. “ Auparavant, nous réalisions une occupation avec 300 familles, aujourd’hui il faut le faire avec 3000 familles ”. Une dimension qui  doit nous donner un autre rapport de forces pour aboutir à des victoires effectives  grâce à ces actions , en réduisant leur nombre et en améliorant leur qualité.<br />
Cette stratégie exige en plus une articulation avec d’autres secteurs sociaux de la campagne brésilienne, d’où la signification d’impulser des actions non seulement comme MST mais en tant que VIA CAMPESINA, qui regroupe d’autres organisations rurales. D’autre part, dans l’étape actuelle, nous devons occuper des terres propres à être expropriées, et donc réellement transférées aux paysans, et ne pas utiliser l’occupation seulement comme moyen de pression politique.<br />
“ En complément de cette nouvelle logique, explique Salete Carollo, “ nous menons un dialogue actif avec des secteurs urbains, du monde académique, des mouvements sociaux dans les villes pour obtenir une articulation plus intégrale de nos objectifs et de nos luttes communes . Par exemple, le MST  prépare une grande campagne de mobilisation sociale ces prochaines semaines pour dénoncer l’utilisation de produits toxiques dans l’agriculture. Cette campagne se base sur une enquête universitaire prouvant  que chaque Brésilien/ne consomme annuellement 5 litres de poison dans ses aliments .Aujourd’hui, le Brésil est sans aucun doute  le principal consommateur mondial de produits toxiques, qui nous arrivent comme partie du paquet intégral des grandes multinationales vouées à l’agro-exportation. Une situation qui préoccupe aussi bien le paysan que le consommateur urbain ”.</p>
<p>La surprise de Dilma.</p>
<p>“ Durant les premiers mois du nouveau gouvernement dirigé par Dilma Rousseff entré en fonction le 1er janvier 2011, nous avons ressenti un certain désenchantement car nos revendications n’étaient pas entendues. Nous voyions une continuité par rapport aux 8 années du gouvernement de Lula, qui n’a jamais mis à l’ordre du jour la réforme agraire et les revendications les plus urgentes des sans-terre .<br />
Néanmoins, après une longue journée de mobilisation sociale en août 2011, avec 50.000 personnes présentes à Brasilia,  nous avons été entendus par la nouvelle présidente , qui semble vouloir changer de politique envers la campagne.<br />
Nous avons obtenu des succès inattendus. Dilma a intégré le thème de la réforme agraire à son agenda personnel. Elle a décidé d’affecter 400 millions de reales (autour de 200 millions de francs) pour exproprier des parcelles afin que celles-ci soient livrées aux sans-terre, montant qui pourrait même augmenter d’ici la fin de l’année. Et, comme troisième conquête, elle accepté un programme d’éducation que nous exigions depuis des années. C’est même bien plus que ce que nous espérions ”, précise Salete Carollo.<br />
Ces signes positifs néanmoins  ne nous démobilisent pas. Pour les mouvements sociaux, le défi consiste à ne pas rester les bras croisés en attendant des promesses, mais à se mobiliser pour que celles-ci se concrétisent ”. Et malgré le projet “ développementiste ” du nouveau gouvernement brésilien, “ nous pensons que Dilma comprend qu’à la campagne il n’y pas place seulement pour le modèle agro-exportateur – privilégié de manière univoque par Lula -, mais aussi pour la production familiale paysanne préconisée par le MST. C’est l’unique alternative réelle pour combattre la misère et la marginalisation rurale et urbaine au Brésil ”, conclut Salete Carollo.</p>
<p><strong>Des nouvelles de l’Ecole Nationale Florestan Fernandes.</strong><br />
<strong>(Source : Frères des Hommes, resonances@fdh.org)</strong></p>
<p>Dans nos infos de mai 2004, nous annoncions que le CALJ allait soutenir financièrement la construction de l’Ecole Nationale Florestan Fernandes (ENFF)  par les membres du Mouvement des Sans Terre dans la région de São Paulo pour accueillir des stages diversifiés destinés à leurs adhérents. Nous avons participé à ce projet par l’intermédiaire de l’organisation Frères des Hommes (FDH). Depuis, l’Ecole fonctionne et  le dernier bulletin d’information de FDH nous apporte des détails intéressants sur l’évolution de cette structure :</p>
<p>Le Mouvement des Sans Terre (MST) a développé une technique d’habitation écologique : la maison en bambou. L’objectif est d’innover dans l’éco-construction et de montrer qu’il est possible de construire des habitats avec des matériaux naturels, durables et respectueux de l’environnement. Aujourd’hui, le MST organise une visite pour présenter la maison en bambou aux groupes d’étudiants, nouvellement arrivés à l’Ecole nationale Florestan Fernandes.Cette expérimentation est une grande première pour le MST.</p>
<p>Depuis décembre 2010, une maison écologique a vu le jour au sein de l’ENFF. Au départ, un simple projet de rénovation qui est devenu une expérience inédite pour le MST. La décision a été prise collectivement par la coordination de l’école et les membres du département du secrétariat national du MST. La maison a été construite avec des matériaux venant en grande partie de l’école : bambou, herbes, terre, etc. Le bambou est une des matières que l’on retrouve le plus sur le terrain de l’école. De plus il offre, grâce à ses tiges creuses, une grande capacité de captation et de récupération des eaux de pluie.</p>
<p>Dans la continuité du processus d’apprentissage mis en place à l’ENFF, le lien entre la théorie et la pratique a été la base de la création de la maison en bambou. Ce travail collectif est devenu un espace de formation où tout un chacun, avec des niveaux de formation divers, a participé à la construction d’une maison d’un nouveau type. L’aspect “ apprentissage ” de cette expérimentation est fondamental du fait que les paysans peuvent désormais bâtir des maisons en matières naturelles dans leurs régions respectives. Ce travail a mêlé plusieurs corps de métiers tels que la tuilerie, la maçonnerie, l’électricité et a permis aux travailleurs de diversifier les tâches. L’habitation fait également office de lieu d’exposition, puisque des visites sont organisées pour informer et initier les universitaires et intellectuels brésiliens aux techniques de construction et à l’architecture originale de cette demeure.</p>
<p>Ce centre d’éducation et de formation contribue au maintien et au développement d’une agriculture paysanne familiale. Par la participation aux travaux pratiques ( entretien des pépinières, du potager et du jardin ) les “ étudiants ” comprennent mieux l’impact du système agro-écologique et constatent les possibilités d’autonomie alimentaire. Le projet actuel est la création, sur les 10,5 ha de terrain que possède  l’Ecole, d’une ferme modèle avec un verger, un potager, un poulailler, une porcherie, 3 étangs pour la pêche, un espace de recyclage et un espace de transformation d’huile. Le soutien de FDH ( 15 000 Euros) sera destiné à l’entretien de pépinières d’arbres fruitiers pour le reboisement de huit mille hectares ; la fourniture d’outils de  maraichage pour les étudiants, et l’installation de nouveaux systèmes de stockage d’eau pour la pépinière et le jardin (construction de citernes, capitalisation de l’eau de pluie et forage de puits)</p>
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		<title>VENEZUELA : Situation en 2011.</title>
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		<pubDate>Mon, 23 May 2011 13:07:37 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Bernard</dc:creator>
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			<content:encoded><![CDATA[<p>(Sources : SOLAL printemps 2011 – ALAI : //alainet.org)</p>
<p>Le Venezuela et son président Hugo Chávez sont l’objet de passions. Passions parfois très opposées et certains “ grands ” journaux européens  manient la désinformation sans vergogne.… Nous ne nous attarderons pas à relever leurs mensonges. Nous nous bornerons à citer des données, éventuellement chiffrées, qui parlent d’elles-mêmes.</p>
<p>Mais d’abord il faut rappeler qu’en 2011, l’opposition vénézuélienne possède 90 % du pouvoir communicationnel d’où elle lance des épithètes qui sont de véritables insultes pour la majorité du peuple vénézuélien et appelle régulièrement au coup d’Etat contre le président élu.</p>
<p>La censure d’Internet au Venezuela est un des thèmes favoris de la désinformation mondiale contre le pouvoir bolivarien. Or en janvier 2011 l’UNESCO a décerné un prix au Venezuela pour la création d’un réseau national d’infocentres qui connecte et forme gratuitement des centaines de milliers de citoyens jusqu’ici exclus des technologies massives de l’information. La seule censure exercée sur Internet a été commise par des “ anonymous hackers ” qui ont bloqué depuis l’étranger plusieurs sites … de l’Etat vénézuélien au nom de la lutte contre Chávez, ennemi d’Internet !<span id="more-1034"></span><br />
Rappelons que lors du Sommet du Millénaire 2000, l’ONU avait fixé les Objectifs de Développement du Millénaire, données concrètes et quantifiables qui devaient être réalisées par les gouvernements avant 2015. Or le Venezuela avait déjà atteint 6 de ces objectifs dès la fin de l’année 2008. Citons les éléments les plus significatifs de la politique menée depuis 12 ans.</p>
<ul>
<li>Le Venezuela a rompu avec le Fonds Monétaire International. Les réserves en devises internationales ont augmenté. La dette publique a diminué : elle est passée de 47,5 % à 25%.  L’industrie pétrolière a repris sa croissance. La compagnie publique, Petroleos de Venezuela, s’est libérée de la Bourse des valeurs des Etats-Unis après paiement de la dette de 26 milliards de dollars.</li>
<li>Récupération de terres pour l’agriculture et remise de terres à des familles paysannes. Diversification de la production agricole. Création d’usines qui fabriquent tracteurs, bicyclettes, automobiles, ciment… en coopération avec l’Iran.</li>
<li>Création d’un nouveau service national de santé. Ouverture d’hôpitaux pourvus de couveuses et  d’équipements de pointe. Construction du centre de cardiologie infantile. Baisse de la mortalité infantile de 27 %. L’espérance de vie qui était de 72,2 ans en 1998, passe à 73,9 en 2009. Construction de la première clinique populaire indigène à Apure et réseau de 10 dispensaires pour les populations indigènes. Accès aux médicaments essentiels, de préférence génériques. Campagnes permanentes pour informer sur le sida, le paludisme et autres maladies.</li>
<li>Création de l’Institut national de la femme. Prise en charge des futures mères avant l’accouchement. Allongement de la durée du congé de maternité. Entre 1990 et 1996 le pourcentage de filles dans le système éducatif était de 31,25 %. Il passe rapidement à 47,56% entre 1996 et 1998. Dans l’éducation supérieure la présence féminine domine. Sur les 5 pouvoirs de l’Etat, quatre ont été dirigés par des femmes. A  l’Assemblée Nationale la représentation féminine est passée  de 10 % à 16,5 %. La participation féminine dans les Conseils Communaux est d’environ 60 %.</li>
<li>L’éducation, à tous les niveaux, est publique et gratuite pour tous. Présence de l’Université bolivarienne dans la totalité des Etats du Venezuela (plus de 800 techniciens supérieurs diplômés) et création d’une Université du Sport à Cojedes. Accès au second cycle du secondaire pour des milliers de jeunes : plus de deux cent  mille bacheliers diplômés. Alphabétisation de plus de un million et demi de personnes, ce qui a conduit l’UNESCO à déclarer le pays libéré de l’analphabétisme. Création de 58 236 écoles primaires et de 255 collèges techniques. Suppression des frais d’inscription pour  intégrer les collèges publics.</li>
<li>Edition de plus de 50 millions de livres distribués gratuitement pour élever le niveau culturel du pays.</li>
<li>Paiement de toutes les dettes dues par l’Etat aux instituteurs, professeurs, médecins et retraités, et hausses substantielles des traitements. Retraites versées aux instituteurs des écoles catholiques “ Foi et Allégresse ” qui n’avaient reçu depuis 50 ans, ni retraite ni indemnité.</li>
<li>Baisse du taux de grande pauvreté de 80 % à 30 % (entre 1998 et 2007).Réseau de maisons d’alimentation pour personnes en grande difficulté. Programme de construction d’immeubles neufs destinés au logement sur des terrains à bâtir non occupés ou en remplacement de logements précaires. Prestations comprises, le salaire minimum des travailleurs vénézuéliens s’élève à 638 dollars.</li>
<li>Augmentation du nombre de foyers raccordés au réseau électrique et d’eau potable. Entre 1990 et 2008 le pourcentage de personnes ayant accès à l’eau est passé de 68 % à 94 %. Plan national de distribution de gaz.</li>
<li>Création de Télésur (www.telesurtele.net) et de l’Agence bolivarienne d’information. Mise en orbite du satellite Simon Bolivar pour le développement de la télé-médecine, du télé-enseignement et pour l’indépendance nationale en matière d’information. L’investissement en science et technologie était en 1998 de 0,39 du PIB, en 2009 il pase à 2,69. La téléphonie mobile était utilisée en 1998 par 8,62 % de la population et par 95,99 % en 2008. Création de Centres Bolivariens d’Informatique et Télématique, qui offrent l’accès gratuit aux réseaux.</li>
<li>Fin de la dépendance des Forces Armées Nationales vis-à-vis de l’influence de l’Ecole des Amériques. Expulsion des techniciens yankees qui espionnaient dans les casernes et diversification du marché pour se fournir en armement.</li>
<li>Adhésion au MERCOSUR. Création de l’ALBA, rétablissement de la souveraineté nationale et développement de la démocratie.</li>
<li>En 2010, 73 % du territoire vénézuélien était classé comme zones naturelles sous protection : Zones sous administration spéciale, parcs nationaux, réserves forestières, zones protégées, etc.</li>
</ul>
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		<title>Mexique : Les femmes assassinées de Ciudad Juárez.</title>
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		<pubDate>Tue, 22 Mar 2011 10:50:33 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Bernard</dc:creator>
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		<description><![CDATA[(Laura Carlsen, Directrice du “ Programme de Politiques pour les Amériques ” dans la ville de Mexico). La vie de Marisela Escobedo changea pour toujours en août 2008, quand sa fille Rubi, 16 ans, ne rentra pas à la maison. &#8230; <a href="http://www.lecalj.com/2011/03/22/mexique-les-femmes-assassinees-de-ciudad-juarez/">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>(Laura Carlsen, Directrice du “ Programme de Politiques pour les Amériques ” dans la ville de Mexico).</p>
<p>La vie de Marisela Escobedo changea pour toujours en août 2008, quand sa fille Rubi, 16 ans, ne rentra pas à la maison. Des mois plus tard, ce fut dans une décharge qu’on retrouva ce qui restait du corps de Rubi : 39 tronçons d’os calcinés. Rubi devenait un élément macabre de plus dans les statistiques de Ciudad Juárez, au nord de l’Etat de Chihuahua, sur la frontière avec les Etats-Unis. Depuis presque deux décennies, l’assassinat de femmes jeunes, souvent violées et torturées, signifiait pour cette ville l’infamie internationale bien avant qu’elle devienne l’épicentre de la guerre contre la drogue et assume aussi le titre de capitale mondiale du crime. <span id="more-973"></span>Cependant, pour sa mère, jamais Rubi ne pourrait se résumer à une statistique. Marisela apprit que sa fille avait été assassinée par un ancien “ novio ”, Sergio Barraza. Comme les autorités ne montraient aucun intérêt pour enquêter sur le cas, elle entreprit une croisade de femme seule à travers deux Etats pour amener l’assassin devant la justice. La revue mexicaine Proceso obtint récemment les archives de son cas. L’odyssée de Marisela la conduisit sur les traces de l’assassinat mais aussi sur les traces du sexisme, de la corruption et de l’impunité. C’est une odyssée qui se termina le 16 décembre 2010 quand Marisela, dans sa continuelle protestation de l’absence de justice pour l’assassinat de sa fille deux ans plus tôt, fut abattue en plein jour d’une balle dans la tête.</p>
<p>Elle avait finalement réussi à localiser Barraza. Elle obtint qu’il soit arrêté et soumis à la justice, elle voyait enfin une issue correcte qui lui permettrait de continuer sa vie avec plus de sérénité. Mais à Ciudad Juárez, le terme “ justice ” est une plaisanterie de mauvais goût, surtout pour les femmes. Bien que Barraza ait avoué devant les juges et conduit les autorités devant le cadavre, trois juges du Chihuahua le libérèrent. Marisela le vit sortir du tribunal absous de toutes les accusations pour “ manque de preuves ”. Mais, conséquence de l’accroissement des pressions par les organisations de femmes et de droits humains, un nouveau jugement fut ouvert et cette fois, Barraza fut condamné à 50 ans de prison. Mais à ce moment-là, il avait disparu depuis longtemps. Marisela réussit cependant à connaître son refuge et à fournir cette information-clé à la police et au procureur. Elle recevait de multiples menaces de mort mais poursuivait son action, et c’est en portant des documents à la justice qu’elle fut abattue en plein jour par un tueur à gages.</p>
<p>A Ciudad Juárez les institutions légales ont perdu le contrôle face à la puissance armée des cartels de la drogue. Il y a 17 ans, Ciudad Juárez commença à enregistrer un nombre alarmant de cas de femmes torturées, assassinées ou disparues. Durant des décennies, les organisations féministes nationales et internationales firent pression sur le gouvernement pour qu’il fasse justice. Le gouvernement constitua des commissions qui changeaient de sigle et de directeur à chaque nouveau gouverneur. Mais jamais elle n’ont réussi à résoudre les crimes de violence et moins encore à  les prévenir. Les recommandations au gouvernement mexicain s’amoncelaient en même temps que les cadavres, les missions des Nations Unies et de l’OEA formulèrent environ 200 recommandations pour protéger les droits des femmes. 50 % d’entre elles concernaient les cas de Ciudad Juárez.</p>
<p>L’assassinat de Marisela se produisit un an après que le Tribunal Interaméricain pour les Droits Humains ait pris une résolution dans laquelle il parlait de la négligence du gouvernement mexicain face aux assassinats de femmes jeunes. La résolution sur le cas “ Campo de Algodón ” , ainsi appelée pour rappeler le lieu où, le 21 novembre 2001, on  trouva les corps de trois femmes, inclut une liste de mesures et de réparations, dont la plupart sont restées ignorées.</p>
<p>Depuis les cas analysés dans la résolution du Tribunal mentionné, la guerre de la drogue entreprise à Ciudad Juárez par le gouvernement mexicain, avec l’appui de l’Initiative Merida des Etats-Unis, a produit un chiffre record de 15 273 homicides en 2010 (avec un total de 34  612 morts depuis que le président Calderón a lancé l’offensive il y a 4 ans.) La stratégie a été centrée sur l’usage de la violence face aux cartels du narcotrafic pour intercepter les envois et capturer les señors de la drogue. On s’est basé sur la militarisation de la ville, ce qui a amené dans la région une violence que personne ne pouvait imaginer.</p>
<p>Ironiquement, le Président Felipe Calderón déclare que les objectifs de la guerre contre la drogue visent à augmenter la sécurité publique et à renforcer les institutions légales. Mais l’histoire des crimes de genre et la réponse du gouvernement révèle les erreurs fondamentales des efforts actuels de lutte contre le narcotrafic et les failles d’un système qui garantit pratiquement l’impunité à travers un cocktail de corruption institutionnelle, de sexisme, de racisme, d’incompétence et d’indifférence.</p>
<p>Dans le contexte d’injustice institutionnalisée, la guerre contre la drogue à Juárez fut court-circuitée dès le début. La  séquence logique d’investigation, d’arrestation, de jugement et de sanction, tout simplement n’existe pas devant l’absence d’un système de justice efficient. En déstabilisant le trafic transfrontalier des cartels de la drogue et en lançant des guerres hors de contrôle, le gouvernement déclencha une tourmente de violence en relation avec la drogue, et ni la police ni les institutions légales ne peuvent faire face parce que ces institutions sont en disfonctionnement. En l’absence d’institutions d’appui ou d’une stratégie cohérente, l’explosion résultant de cette confrontation directe avec les cartels de la drogue était prévisible.</p>
<p>Si nous voyons encore des croix roses érigées dans le désert pour rappeler les cas non résolus des femmes assassinées, c’est que le problème fondamental est qu’à Juárez, les traces nous conduisent jusqu’au gouvernement lui-même. Tant qu’on ne mettra pas fin à l’impunité, la région continuera d’attirer la délinquance, commune ou organisée, ou simplement perverse.</p>
<p>Dans cette situation, les féminicides de Juárez non seulement n’ont jamais été résolus, mais ils ont augmenté de manière spectaculaire – presque 300 en 2010 – en même temps que le taux global d’homicides. La guerre contre la drogue a stimulé la violence de genre au lieu de la diminuer. Elle accueille ceux qui commettent des assassinats et autres barbaries contre les femmes en faisant de l’assassinat une partie normale de la vie quotidienne. Elle favorise une société armée où les personnes trop pauvres pour pouvoir s’en aller n’ont d’autre possibilité que celle de se mettre sous terre pour qu’on ne les attaque pas de toutes les manières. Non seulement Juárez accueille assassins, tortionnaires et violeurs de femmes, mais elle les attire.</p>
<p>La vulnérabilité des femmes augmente. Durant des années, l’impunité a donné carte blanche aux assassins de femmes qui trouvaient que les travailleuses des maquiladoras étaient des objectifs faciles pour la torture, les actes de sadisme, les viols, les assassinats et autres actes éventuellement inspirés par les films sur les assassinats réels (snuff movies) et les réseaux internationaux de délinquance, tout cela couvert par des fonctionnaires du gouvernement. Dernièrement, les défenseurs des droits humains sont aussi devenus des cibles et les femmes militantes ont l’impression qu’on a “ ouvert la chasse ” contre elles.</p>
<p>L’unique rayon de lumière a surgi de la réponse de la société civile mexicaine. Après l’assassinat de Marisela, une ex-directrice de commision gouvernementale, Alicia Duarte, a écrit au Président une lettre ouverte : “ Voici trois ans, quand j’ai quitté mon poste de Procureur Spécial pour l’attention aux Crimes en rapport avec des actes de violence  contre les Femmes, j’ai indiqué clairement que je le faisais pour la honte que je ressentais d’appartenir au système corrompu de la  justice de mon pays. En ce moment, cette honte m’envahit à nouveau et me brûle la peau et  la conscience, par conséquent je me joins à l’indignation de toutes les femmes de ce pays qui, apprenant l’assassinat de Marisela Escobedo et les attaques contre sa famille, ont décidé de réclamer justice. ” Leurs protestations se sont unies à un mouvement citoyen de portée nationale , “ No más Sangre ” qui refuse la stratégie actuelle de guerre contre la drogue.</p>
<p>L’assassinat de Marisela symbolise la relation existant entre la violence de genre dans les sphères privée et publique, entre le létal sexisme des hommes qui tuent les femmes et les gouvernements qui leur permettent de faire impunément ce qui leur plait, entre une guerre contre le narcotrafic hors de contrôle et l’ébullition d’une durable situation de crimes de genre impunis.</p>
<p>Personne dans le gouvernement mexicain ne reconnaît ces relations. On pourrait en dire autant du gouvernement des Etats-Unis. Le dernier rapport du Département d’Etat félicitait Mexico pour les droits humains et sollicitait davantage d‘appui  à l’Initiative Merida pour la guerre contre la drogue. L’indignation actuelle pour l’assassinat de Marisela  et la nouvelle campagne “ No más Sangre ” démontrent que le peuple mexicain a supporté suffisamment d’excuses pour la violence dans laquelle on l’oblige à vivre.</p>
<p>En attendant que les deux gouvernements changent de points de vue devant l’hypocrisie de leurs systèmes et politiques légales, la spirale de la violence ne fera que continuer. Pour Marisela et tant d’autres qui ont osé  défendre les droits humains et la justice au Mexique, il est l’heure que la société civile, des deux côtés de la frontière, exige que l’on mette fin au bain de sang.</p>
<p><strong>LA JORNADA,  Mexico, 23 / 02 / 2011<br />
Human Rights Watch (HRW) exige du Mexique la protection des militant(e)s à Ciudad Juárez.</strong></p>
<p>L’association de Droits Humains HRW demande une investigation “ impartiale et exhaustive ” des attaques contre les défenseures de droits humains dans l’Etat mexicain de Chihuahua et prie instamment le gouvernement de Felipe Calderón d’adopter une fois pour toutes un mécanisme fédéral de protection pour ces militant(e)s.</p>
<p>Combien de défenseures devront encore être menacés, séquestrés ou assassinés pour que le gouvernement adopte les mesures nécessaires pour garantir leur sécurité ? s’interroge le directeur pour les Amériques de l’organisation de droits humains, José Miguel Vivanco.<br />
Selon HRW, la semaine dernière les logements des défenseures de droits humains María Luisa García et Sara Salazar, qui travaillent pour l’organisation Nuestras Hijas de Regreso a Casa, ont été incendiés.</p>
<p>A cela s’ajoute la séquestration,  depuis le 7 février, des fils de Salazar Magdalena et Elias Reyes Salazar, ainsi que de l’épouse de celui-ci, Luisa Ornelas, outre plusieurs assassinats dans cette famille au cours des années passées.</p>
<p>Bien que la Commission Interaméricaine des Droits Humains ( CIDH) ait accordé en 2008 des mesures de protection à ces militants, HRW soutient que les autorités fédérales et locales “ n’ont pas adopté les mesures adéquates pour leur assurer protection ”, chose que l’organisation considère comme un “ problème systémique ” à Mexico.</p>
<p>“ Les attaques contre les défenseur(e)s des droits humains au Chihuahua mettent en évidence la nécessité urgente pour le gouvernement Calderón de travailler avec la société civile à la création d’un mécanisme qui protège les défenseur(e)s des droits humains et leurs familles ” soutient Vivanco.</p>
<p>“ Pour que ce mécanisme soit effectif, ajoute-t-il, il doit inclure des “ fonctions de prévention, de protection et d’investigation, être de juridiction fédérale et disposer de ressources suffisantes et d’indépendance. Et les organisations de droits humains doivent participer dans tous les aspects de la conception, de la mise en place et du suivi ”.</p>
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		<title>Des nouvelles de notre partenaire mexicain ERRAC</title>
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		<pubDate>Sun, 13 Feb 2011 13:38:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Bernard</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Les rapports d’activité de ERRAC sont exemplaires par leur régularité et leur précision (justificatifs à l&#8217;appui). Cette fois nous recevons un rapport très détaillé sur la formation des groupes de femmes aux difficultés de la commercialisation, dans l’Etat de Hidalgo &#8230; <a href="http://www.lecalj.com/2011/02/13/des-nouvelles-de-notre-partenaire-mexicain-errac/">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Les rapports d’activité de ERRAC sont exemplaires par leur régularité et leur précision (justificatifs à l&#8217;appui).<br />
Cette fois nous recevons un rapport très détaillé sur la formation des groupes de femmes aux difficultés de la commercialisation, dans l’Etat de Hidalgo notamment. Grâce aux conseils techniques de ERRAC, en quelques années ces femmes très motivées, qui fabriquent des produits à base de plantes (savons sirops, pommades, etc) sont passées d’un mode de production-vente confidentiel à une organisation rationnelle, à caractère coopératif, et conforme aux exigences de la vente courante.</p>
<p>Rapport annuel du projet “Développement soutenable des paysannes dans les montagnes du Mexique central”<br />
Période concernée: mai 2010 à janvier 2011<span id="more-940"></span></p>
<p><strong>Objectif général:</strong><br />
Compléter la formation des femmes comme promotrices du développement communautaire, en insistant sur la  promotion commerciale des produits élaborés par  le Réseau de Femmes Artisanes de Hidalgo.</p>
<p><strong>Objectifs spécífiques:</strong><br />
•    Former un comité de promotrices commerciales (agents de ventes), dans les différents groupes.<br />
•    Concevoir une base thématique pour la formation de promotrices commerciales, en accord avec les besoins commerciaux tant des productrices que des exigences du marché.<br />
•    Accroître les revenus par des ventes promues par les groupes et la coordination de ERRAC.</p>
<p>Le Réseau est constitué par 5 groupes de femmes : Milpa Maguey Tierno de la Mujer, Union de Mujeres San José de las Manzanas, Union de Femmes de la Laguna et ses origines, Cerro Blanco et el Dexthi San Juanico.</p>
<p>Dans les groupes  les plus  nombreux : Milpa Maguey  Tierno de la Mujer et La Union de Femmes San José de las Manzanas, avec la coordination de Enlace Rural Regional, ont été élus deux représentantes et un assistant, qui se chargent de promouvoir et systématiser les ventes des deux groupes dans des centres urbains et des communautés proches. Trois groupes : Cerro Blanco, Dexthi et la Laguna, ont été visités par les promotrices, discutant avec les femmes leaders avec l’intention d’améliorer la production et le commerce en fonction de leurs expériences.</p>
<p>Dans les ateliers de formation pour la commercialisation on a discuté combien il est important de vendre ce que l’on produit et que le marché du village n’y suffit pas, par conséquent il est nécessaire de promouvoir au-dehors et parmi les femmes des ateliers afin que l’on connaisse ce processus et les coûts qu’il implique.</p>
<p>Le principal défi auquel se sont affrontées les femmes promotrices est le temps consacré à cette activité, étant donné que ce sont en général des femmes ayant des labeurs quotidiens dans la famille, les champs et la représentation communautaire. Elles ne manquent pas d’occupations. Cependant, une partie du processus de formation impliquait de réfléchir et de  trouver des actions à travers lesquelles elles peuvent être aidées par les enfants ou les époux dans le travail familial, ce qui est une  grande avancée dans la conscience de la famille quant à  l’importance non seulement économique, mais aussi morale du travail féminin rural. Il convient de signaler que ce processus de réflexion prend davantage de temps, élément qui facilite cette évolution  de conscience dans l’apport à l’économie familiale que représentent les ventes promues par les groupes.</p>
<p>A l’intérieur des groupes nous avons renouvelé deux règlements de groupes : celui de l’Union des Femmes San José de las Manzanas et la Milpa Maguey Tierno de la Mujer, étant donné que l’agent commercial est une figure qui n’était pas prise en compte à l’origine des groupes. Maintenant on explique quelles sont ses fonctions, comment il va travailler avec les productrices, quelles informations ils doivent connaître  et quelle rétribution monétaire ils doivent avoir en fonction de la vente et de l’organisation qu’ils promeuvent. Les  promotrices sont Juana Chávez Otero, Hortensia Rómulo Pérez et Janet Rómulo Pérez, cette dernère étant assistante dans la région du Haut Mezquital.<br />
Et dans le règlement du Réseau, on  a mentionné la nécessité d’homologuer les actes de commerce qui se réalisent dans les différents groupes, pour renforcer la représentation commerciale.<br />
Avec la promotrice de ERRAC des lettres descriptives ont été réalisées, on y décrit les axes thématiques concernant le commerce, dans lesquels les groupes ont le plus de conflits. Les thèmes abordés sont :</p>
<p>•    Présentation et image des produits, description des normes mexicaines qui régissent la vente légale des produits : la norme mexicaine du nectar d’aguamiel et la loi sanitaire pour les sirops naturels avec  l’intention de protéger la santé des consommateurs et de respecter la loi sur la production et la vente des produits.<br />
•    information nutritionnelle et sanitaire des produits, dans le cas où les clients nécessitent cette information et appuient la vente des produits.<br />
•    Coûts et prix de production, commercialisation et distribution, séparément, de telle sorte que les groupes identifient de combien ils doivent augmenter le prix pour payer les activités de commerce et de distribution.<br />
•    Transparence dans l’utilisation des cartes bancaires qui appartiennent aux groupes, analyse des bilans banquiers, paiement de taxes, d’annuités et d’impôts.<br />
•    Et enfin, besoins commerciaux et de qualité pour l’exportation dans les groupes du Haut Mezquital.</p>
<p>Ces thèmes proposés par la coordinatrice de ERRAC ont eu pour intention de connecter les productrices avec le marché: services aux clients, qualité dans la production et la vente, ainsi que d’analyser la concurrence avec d’autres producteurs, tant pour les prix que pour la qualité de production.</p>
<p>En se basant sur ce qui précède, la coordinatrice de ERRAC a conçu des ateliers de formation en groupes distincts. Il convient de signaler que l’ordre dans les thèmes vus change en accord avec les nécessités commerciales du contexte de chaque groupe. Ainsi par exemple dans les groupes du Haut Mezquital qui ont plus d’expérience, de proximité de centres commerciaux et sont plus actifs, on promeut autant la vente au détail que la connaissance des normes pour la production d’exportation. Alors que dans  les groupes de la Sierra, plus éloignés de marchés dynamiques on  promeut la vente au détail, la diversification des activités et la connexion avec les clients qui diminuent les coûts, c’est-à-dire les agents solidaires qui promeuvent les produits dans des présentations diverses.<br />
Dans le groupe Union de Femmes San José de las Manzanas actuellement s’élaborent différentes sortes de savons très bien acceptés par les consommateurs urbains, différentes présentations de  pommades et sirops, spécifiques pour ce même milieu.</p>
<p>Ce processus a pour but : de connaître les clients actuels, de revoir la fréquence des achats, le mode de paiement, la promotion qu’on leur remet pour les informer des propriétés tant nutritionnelles que curatives des produits. Dans les activités de suivi, les appels téléphoniques et les courriers électroniques pour être au courant de l’approvisionnement des produits avec les clients. A ces agents commerciaux, on leur a remis une liste de clients actualisée, dans laquelle on insiste sur la privacité de cette information, qui est propriété des groupes.</p>
<p>La promotion commerciale consiste à faire connaître le produit aux nouveaux clients, ainsi qu’à amener ou connecter les produits avec les clients actuels. Ces activités sont réalisées dans les communautés proches de Cieneguilla, El Dexthi et Cerro Blanco par les femmes elles-mêmes, tandis que la distribution et la promotion hors des localités voisines s’effectue grâce à  la  promotion de ERRAC. Les centres urbains où l’on promeut les produits sont : Pachuca, Tulancingo, Mexico-ville, Actopan, Oaxaca, Tijuana (introduction de deux clients nouveaux), ils revendent les produits. De cette manière tandis que les femmes promeuvent la vente dans leurs communautés pour la consommation directe, la vente à plus grande échelle est aussi promue avec des clients de vente en gros.<br />
La quantité qui s’offre dans les marchés dépend aussi des facteurs de production naturels, car bien que l’on ait augmenté les  niveaux de production en général, on dépend quelquefois du climat, c’est-à-dire de l’excès de pluie, de la sécheresse, etc. Ce qui limite les possibilités de production. Pour nous aider dans la commercialisation, nous élaborons deux feuillets qui fournissent l’information actualisée et les avantages des  produits.<br />
Nous complétons l’information pour la commercialisation par une analyse chromatologique du miel de maguey.  Cette nouvelle technique permet de mesurer les niveaux de sucre selon la couleur du miel, avec l’intention de disposer d’une information pour la vente spécifique. Cette étude a été réalisée dans le secteur Chimie de l’Université Autonome de Hidalgo. Nous participons à deux expositions régionales, où l’objectif fut non seulement de vendre les produits sans interférer sur les activités des femmes avec celles des autres groupes régionaux, et ainsi promouvoir des alliances solidaires entre groupes d’artisans.<br />
Pour promouvoir ces rencontres nous nous sommes retrouvées en réseau à  la Radio université Autonome de Hidalgo. Les expositions eurent lieu à Pachuca et Ixmiquilpan en octobre et novembre. Dans l’exposition de Ixmiquilpan  le volume des ventes fut seulement d’environ 1000 pesos par groupe. Dans celle de Pachuca le volume de ventes approchait les 2000 pesos par groupe. Dans ce dernier, le réseau a fait partie d’un mouvement plus vaste qui se nomme le RÉSEAU UNI DE HIDALGO, dans lequel les femmes participent comme réseau de Femmes Artisanes.</p>
<p>Le groupe de la Laguna et ses origines, antérieurement produisait des médecines traditionnelles, cependant pour des problèmes d’organisation il avait abandonné cela et actuellement il est en train de reprendre la production. Il se trouve en cours de réorganisation et de distribution des tâches et des priorités.</p>
<p>En ce qui concerne les sessions de formation des groupes, elles sont ouvertes pour toutes les femmes qui les intègrent, avec l’intention d’avoir l’information pour évaluer et comprendre ce que les agents réalisent. Un thème sur lequel on a insisté est l’interprétation des bilans financiers (bancaires) dans les deux groupes qui ont un compte: Milpa Maguey et la Unión de Mujeres. Ces comptes qui sont partagés avec les autres groupes vu que certaines ventes s’effectuent en réseau. Cependant, il existe aussi un processus spécifique pour les promotrices que  nous informons sur les bilans bancaires, les taxes et commissions bancaires, les impôts qui se déclarent et qui se paient. Ceci est un sujet de grand intérêt dans les groupes pour les diverses expériences négatives avec les banques.</p>
<p>En  ce qui concerne les bilans à l’intérieur des groupes on dispense la formation sur : les entrées et les sorties, c’est-à-dire les recettes et dépenses par groupe, dépendant de leurs activités commerciales et la manière de les présenter aux membres associés avec l’intention de favoriser la transparence et le rendement de comptes au sein des groupes. Enfin, les activités d’évaluation ont été réalisées avec les groupes de Cerro Blanco et Las Manzanas. Elles consistent à évaluer les entrées et les ventes réalisées par les membres du groupe.</p>
<p>Le budget s’est réalisé à 100 %, les frais les plus contraignants furent ceux de transport et de réparation de la camionnette qui eut une panne fin décembre. Cette réparation fut payée grâce au budget du CALJ. Les frais de transport se justifient par  les visites aux communautés, remise commerciales et participation aux festivités des groupes et de la coordinatrice du  projet, les frais de transport  furent utilisés dans la mobilisation des groupes, ainsi que les viatiques qui furent partagés avec les femmes des groupes dans les réunions de travail.</p>
<p>En matière de papeterie on a acheté les deux triptyques, en conception et en impression, qui ont été répartis dans les expositions et &laquo;&nbsp;ferias&nbsp;&raquo; ainsi que dans les points de vente.</p>
<p>Rédaction: Jozelin Soto Alarcón.<br />
Enrique Gomez ERRAC</p>
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		<title>HONDURAS :coup d’Etat militaire – résistance populaire – crise institutionnelle –  impunité. (janv.2011)</title>
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		<pubDate>Sun, 13 Feb 2011 13:20:58 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Bernard</dc:creator>
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		<description><![CDATA[(Source :  Lista Informative “ Nicaragua y más ”) Au milieu de fortes pressions, menaces et harcèlements, la Commission de la Vérité (CdV) poursuit son minutieux travail pour tenter de faire la lumière sur les faits survenus avant, pendant et &#8230; <a href="http://www.lecalj.com/2011/02/13/honduras-coup-d%e2%80%99etat-militaire-resistance-populaire-crise-institutionnelle-impunite-janv-2011/">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>(Source :  Lista Informative “ Nicaragua y más ”)</p>
<p>Au milieu de fortes pressions, menaces et harcèlements, la Commission de la Vérité (CdV) poursuit son minutieux travail pour tenter de faire la lumière sur les faits survenus avant, pendant et après le coup d’Etat au Honduras le 28 juin 2009. Il s’agit de signaler les responsables des milliers de violations de droits humains. Entretien avec Mirna Perla Jiménez, membre de la CdV, magistrate de la Cour Suprême de Justice de El Salvador, présidente de la Commission des Droits Humains de El Salvador.<span id="more-938"></span></p>
<p><strong>- Quelles sont les avancées de votre travail ?</strong><br />
Nous sommes à six mois de terminer la phase de recueil d’informations sur les violations des droits humains enregistrées à partir du coup d’Etat. Et nous trouvons une situation très particulière et anormale. Normalement les faits se constatent après la fin d’un conflit, alors qu’au Honduras le conflit n’est pas terminé et une situation de rupture institutionnelle persiste. La répression contre les paysans du Bajo Aguán, un conflit agraire dû à une structure injuste de l’Etat qui  permet l’appropriation et l’accumulation de terres et de richesses par quelques personnes, les violations de droits civils, politiques, économiques, sociaux et culturels, le manque de respect des institutions pour enquêter et sanctionner les responsables, sur tout ceci nous devons enquêter, analyser et établir des documents.</p>
<p><strong>- Croyez-vous que le pays est pacifié comme l’affirme le gouvernement de Porfirio Lobo ?</strong><br />
De nombreux pays disent que la crise occasionnée par le coup d’Etat n’est pas terminée. Le mandat du président Manuel Zelaya a été interrompu de manière violente. On a organisé des élections auxquelles la majorité de la population a décidé de ne pas participer. On continue de réprimer les secteurs sociaux et populaires qui veulent le retour à l’institutionnalité et qui s’opposent à un gouvernement qui n’est pas issu de la volonté du peuple. Nous sommes dans une situation de violation généralisée des droits des gens, dans un Etat faible et en crise. Cependant et malgré la répression, les gens ont surmonté la peur et en sont arrivés à exiger que leurs droits soient respectés, de même que les institutions.</p>
<p><strong>- La situation est compliquée…</strong><br />
Si cette situation perdure, elle peut être une menace qui risque d’affecter les pays voisins comme le Salvador où le processus de démocratisation est encore faible et où le gouvernement se sent menacé, ou encore le Guatemala. Au Honduras se joue actuellement la possibilité d’une avancée démocratique de la région ou d’un retour vers la dictature…</p>
<p><strong>- Est-ce que l’impunité règne toujours ?</strong><br />
En tant que Commission de la Vérité nous n’avons pas trouvé, de la part de l’organe judiciaire, l’ouverture nécessaire pour réintégrer les juges qui furent expulsés pour leur engagement dans l’institutionnalité. Ce serait une manière de démontrer qu’il y a des avancées dans l’indépendance judiciaire. En outre nous ne connaissons aucun cas où l’on ait poursuivi les responsables de délits commis contre  la population. Il y a une grande faiblesse des trois principaux pouvoirs de l’Etat et ceci met encore plus en évidence la crise institutionnelle du  pays, et aucun signe ne nous indique la fin de l’impunité.</p>
<p><strong>- Le fait d’avoir créé un Secrétariat des Droits Humains n’est-il pas un signe que le gouvernement veut protéger ces droits dans le pays ?</strong><br />
Tant que le discours ne coïncide pas avec la réalité il est bien difficile qu’il y ait des résultats concrets et positifs. Cela semble plutôt un rideau de fumée, parce que ce n’est pas le fait de créer davantage d’institutions qui permet de dire qu’il y a des avancées. Ce que nous voyons, c’est plutôt une violation massive des droits humains avec le consentement de l’Etat.</p>
<p><strong>- Le secrétaire général de l’OEA, José Miguel Insulza, déclare qu’il est temps que le Honduras réintègre cette organisation. Qu’en pensez-vous ?</strong><br />
(Le Honduras avait été rejeté de l’OEA, (Organisation des Etats Américains) après le coup d’Etat qui expulsa le président Zelaya du pouvoir.) Il y a des normes internationales et une Charte Démocratique à respecter. Tant qu’existe la rupture institutionnelle, la violation des droits humains, le non-respect de la démocratie, on ne peut envisager de réintégrer le Honduras dans l’OEA, ni reconnaître un gouvernement issu de  cette situation de crise. L’ex-président Manuel Zelaya ne peut pas encore rentrer dans son pays, les pouvoirs de l’Etat n’ont ni indépendance ni impartialité ni efficacité pour protéger les droits des personnes, ni pour donner des réponses au droits d’accès à  la justice des gens.<br />
Heureusement les temps ont changé et la communauté internationale a évolué et mûri, la preuve en est que ce gouvernement ne réussit pas à s’imposer sur la scène internationale. J’espère qu’en tant que CdV nous pourrons contribuer à la véritable recherche de la vérité, à la réconciliation mais avec justice, avec réparation aux victimes, avec le renforcement des institutions qui garantiront une participation réelle des différents secteurs du pays.</p>
<p><strong>Le régime en place criminalise l’opposition </strong>(www.noticiasaliadas.org)</p>
<p>L’approbation par le Congrès hondurien de la polémique loi contre le Financement du Terrorisme, le 18 novembre, est destinée à criminaliser l’opposition politique. Elle oblige les ONG et les organisations de la société civile à informer l’Etat sur leurs donations économiques supérieures à deux mille Euros et destinées aux véhicules et à l’équipement. Ces entités doivent démontrer que leurs dons seront utilisés pour l’avancée sociale et non pour organiser des marches de protestation qui déstabilisent le pays. Pour le gouvernement, il ne s’agit pas en fait de contrôler si les ressources sont effectivement investies dans le social,  mais “ d’intervenir dans l’agenda et d’éviter l’appui aux organisations qui soutiennent le FNRP (Front National de Résistance Populaire) ou qui impulsent des processus de changement social. ”</p>
<p>Cette loi fut approuvée après la comparution du gouvernement hondurien, début novembre, devant le Conseil de Droits Humains des Nations Unies, dont le rapport soulignait la situation d’impunité qui règne au Honduras depuis le coup d’Etat.<br />
A cela s’ajoute le témoignage de Arturo Valenzuela, secrétaire adjoint du Département d’Etat des Etats-Unis pour les affaires hémisphériques : Valenzuela, en visite début décembre à Tegucigalpa, déclare que son pays partage avec la communauté internationale la préoccupation pour la situation des Droits Humains et l’impunité.</p>
<p>Ce diplomate états-unien d’origine chilienne a souligné l’insatisfaction de son pays pour l’impunité après les assassinats de militants et de journalistes. Du 28 juin au 31 décembre 2009, 53 personnes furent assassinées pour des motifs politiques, en majorité des syndicalistes, des étudiants et des hommes politiques de gauche, crimes pour lesquels il n’y eut ni enquête ni jugement. De même, dans les six premiers mois de 2010, 9 journalistes furent assassinés, faisant du Honduras l’un des pays les plus dangereux de l’hémisphère pour la profession.<br />
Valenzuela affirma aussi que la réintégration du Honduras dans l’OEA dépendra du retour de Zelaya qui se trouve toujours isolé en République Dominicaine.</p>
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