BOLIVIE – La nationalisation des hydrocarbures.

(Article du Ministre des Hydrocarbures Luis Sánchez, dans Telesur – 30/04/2017 –
Trad. B. Fieux)

La nationalisation du pétrole et du gaz, en 2006, a consolidé les avancées économiques de la Bolivie. L’exportation du gaz a permis de multiplier les revenus nationaux  qui sont passés de deux mille millions de dollars en 2005 à 31 500 millions de dollars en 2016. Malgré la crise provoquée par la chute des prix du brut, en 2016 la Bolivie a produit plus de 60 millions de mètres cubes de gaz naturel par jour.

En 2005 il n’existait que 40 000 installations de gaz à domicile, en 2017 ce sont 3,5 millions de foyers qui en profitent. Selon les études réalisées par une entreprise canadienne, on prévoit que d’ici 5 ans, les réserves de gaz naturel  permettront de produire un minimum de 73 millions de mètres cubes par jour.

La Bolivie continuera d’être le premier pays en croissance dans toute l’Amérique du Sud. La Commission Economique pour l’Amérique Latine et les Caraïbes, ainsi que le FMI prévoient que cette nation sera en tête des pays pour l’expansion régionale. En 2016, le PIB s’est accru de 4,3 % et pour 2017 le Ministère de l’Economie pronostique environ 4,7%.

Un des projets les plus importants est la construction de la première usine de propylène et polypropylène  qui s’intallera dans la province du Grand Chaco, au sud de la Bolivie. Elle sera le complexe pétrochimique le plus grand de Bolivie. Le Président de l’YPFB (Yacimientos Petrolíferos Fiscales Bolivianos, Gisements pétrolifères Boliviens ) explique que cette usine permettra de créer au moins 4000 emplois directs et environ dix mille dans tout le complexe pétrochimique.

Pour développer ce mégaprojet, l’investissement nécessaire sera d’au moins 500 millions de dollars. Par ailleurs, l’offre énergétique sera significative avec les nouveaux projets  comme : l’hydroélectrique Carrizal, Cambari et Huacata, agrandissement de la Thermoélectrica del Sur, génération éolienne de La Ventolera, et solaire.

Selon le Ministre des Hydrocarbures, au cours des onze années à Tarija, au sud du pays, on a investi 3400 millions de dollars pour le développement de la production de gaz, qui est passée de 24 millions à 42 millions de mètres cubes quotidiens. Ces projets en plein essor et qui se développeront encore jusqu’en 2025, impliquent un excédent de capacité installée de 930,16 mégawatts, qui seraient destinés à l’exportation d’énergie électrique ou au développement industriel départemental.

Dans la région de Tarija des projets d’exploration sont prévus; c’est là que se trouvent les principaux réservoirs de gaz de Bolivie. Un peu plus au nord, Iñiguazu et Huacareta sont aussi des zones prometteuses, un total de neuf zones qui intéressent la compagnie Shell.

La nationalisation des hydrocarbures  a généré 31 500 millions de dollars en dix ans. L’utilisation de ses propres ressources durant cette période a permis à l’Etat bolivien de réaliser des routes, de construire des écoles, des hôpitaux, des postes sanitaires, des terrains de sports, entre autres œuvres qui améliorent la qualité de vie des Boliviens. La Bolivie exporte également son gaz à des pays comme l’Argentine et le Brésil.

« Nous avons de nombreux motifs de célébrer les 11 ans de la Nationalisation des Hydrocarbures, qui a amélioré notre économie sociale, en donnant des  jours meilleurs aux familles boliviennes, en nous rendant la souveraineté sur nos ressources naturelles que d’autres gouvernements avaient gaspillées; elle nous a rendu la dignité et la possibilité d’avancer vers l’industrialisation, qui est maintenant devenue notre boussole. »

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