Agenda

EXPO-VENTE d’ARTISANAT d’Amérique Latine

Clairvaux les lacs, salle PYOT (cour de la Mairie)

Du 20 juillet au 20 août

Tous les jours de la semaine

De 10h à 12h et de 14h30 à 18h30

Nouvelles récentes

NICARAGUA – entre amnistie et mécontentement.

(Jose Luis Rocha Gómez (Nouvelle Société) – 26-6-2019 – Trad. B. Fieux)

Daniel Ortega a mis en marche une Loi d’Amnistie dans le but de libérer des centaines de prisonniers politiques. Cependant, l’amnistie ne naît pas des dialogues avec l’opposition, mais elle est le fruit d’une décision unilatérale qui accorde l’impunité à ceux qui ont réprimé les manifestations sociales massives en 2018. Ortega espère diviser l’opposition et éviter des sanctions extérieures. En attendant, la libération des prisonniers politiques a ouvert une nouvelle étape dans laquelle les secteurs contestataires reviennent à la rue avec une énergie nouvelle.

Après au moins cinq tentatives avortées de dialogue entre délégations de l’opposition et gouvernement sandiniste, Daniel Ortega donna satisfaction à la demande la plus urgente, celle des protagonistes de la rébellion qui éclata en avril 2018 :libération de la majorité des prisonniers politiques. Toutefois, pour les centaines de personnes qui sortirent des prisons, leur liberté ne résulta pas d’un accord obtenu par le dialogue – qui devait établir leur libération dans un délai de 90 maximum jours d’ici le 18 juin-, mais obéissait à l’intempestive mise en œuvre d’une Loi d’Amnistie, présentée le 7 juin et approuvée avec une rapidité inusitée le lendemain, jour de l’ultime élargissement des prisonniers politiques.

Les activistes libérés firent des déclarations dans les médias. Ils narrèrent d’effrayantes histoires de tortures et de maltraitance : brûlures des parties génitales, empoisonnement, abus sexuels, menaces de couper en morceaux leurs enfants, ainsi que l’assassinat de sang froid d’Eddy Montes, victime aléatoire des rafales de plomb que l’un des gardes décocha aux reclus. Ils en profitèrent aussi pour rejeter une Loi d’Amnistie qui impliquait la ratification indirecte de la légitimité de leurs condamnations, – certaines, comme celles des 3 membres du Mouvement Paysan, de plus de 200 ans -, ainsi que la préparation d’une voie vers l’impunité pour les groupes de paramilitaires et de policiers qui assassinèrent plus de 300 personnes durant les marches civiques et le démantèlement des barricades qui mirent le pays en suspens pour plus de trois mois. Continuer la lecture

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HONDURAS – A 10 ans du coup d’Etat…

(Collectivo Latinoamerica Socialista – 29-06-2019 – Trad.B.Fieux)

Le 28 juin 2009, les secteurs conservateurs nationaux, appuyés par le gouvernement des Etats-Unis, lancèrent un coup d’Etat contre le président Manuel Zelaya, événement qui imposait de facto un nouveau président et qui décernait un message clair : «  ici rien ne changera ». Le Honduras continuera soumis et subordonné aux intérêts de Washington, le peuple ne décide pas.…

Dix années ont passé et aujourd’hui tout un peuple se lève, sort dans les rues, résiste et lutte contre le gouvernement putchiste, actuellement présidé par Juan Orlando Hernández (JOH) ; les mobilisations massives expriment un message magistral : le peuple hondurien est toujours là, il n’a pas été mis en déroute et finalement ce sera lui qui décidera de sa propre voie. Le peuple commande.

Le coup d’Etat de 2009 : pourquoi ?
Le président hondurien d’alors, Manuel Zelaya, un homme politique libéral, propriétaire terrien et chef d’entreprise forestière, était parvenu en trois ans de mandat à une réduction notable de la dette extérieure et à l’augmentation du salaire minimum ; grâce à son incorporation dans l’ALBA, le Honduras avait amélioré sensiblement divers indices économiques et sociaux. Zelaya s’était proposé de réduire comme jamais encore les indices alarmants de pauvreté du pays. Au cours de la dernière année de son mandat,il impulsa la réalisation d’un référendum constitutionnel pour le 28 juin 2009. Quatre cent mille Honduriens avaient signé une demande de réalisation de référendum, avec l’argument que la constitution, en vigueur depuis 1982, rendait impossible d’adopter des mesures permettant d’éradiquer la misère et l’inégalité qui régnaient au Honduras, où 7 personnes sur 10 vivaient dans des conditions de pauvreté. Continuer la lecture

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Guatemala – Élections et fraude renforcent le « pacte des corrompus ».

(Giorgio TRUCHI (LINYM) – 28-06-2019 – Trad.B.Fieux )

Le 11 août prochain, Sandra Torres (Unidad Nacional de la Esperanza – UNE) et Alejandro Giammattei (Vamos) s’affronteront dans le second tour pour définir qui sera le président du Guatemala durant les quatre prochaines années.

Devant l’avalanche d’irrégularités dénoncées durant le premier tour, les magistrats électoraux décidèrent de réaliser une révision de tous les actes, mais conditionnèrent cette décision au fait que les urnes ne soient pas ouvertes pour un recomptage vote par vote. De plus ils accordèrent seulement 12 heures pour mener à bien le processus et s’assurèrent que le résultat de la révision ne serait pas inaliénable avec les chiffres officiels.

L’un des résultats les plus intéressants des élections du 06 juin fut le score de la candidate du MLP (Mouvement pour la Libération des Peuples ), Thelma Cabrera qui, avec 10,4% des votes et presque un demi million de votes, se classait au quatrième rang.

Malgré la grande quantité de votes, le MLP, bras politique du Comité de Développement Paysan (CODECA), n’obtint aucune mairie et seulement un élu député. Cabrera et le parti dénoncèrent la fraude électorale grossière et refusèrent de reconnaître les résultats officiels.

Leiria Vay García, membre du Conseil Politique du CODECA, expliqua comment on en est arrivés à cette décision.

« Le MLP est un parti politique qui est issu du mouvement indigène et paysan avec la finalité d’impulser des changements structurels au Guatemala, grâce à un processus d’assemblée constituante populaire et plurinationale.

Le parti s’est constitué fin 2018. Malgré les obstacles mis sur sa route nous avons fourni un travail intense dans les communautés et finalement nous avons pu inscrire le MLP. La répression fut féroce. L’année dernière six dirigeants du CODECA et du MLP ont été assassinés et cette année trois autres encore. De plus une compañera est toujours portée disparue. Continuer la lecture

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55 millions de travailleuses domestiques attendent toujours leurs droits !

Peuples Solidaires Jura et le Comité Amérique Latine du Jura
accueillent Fidelia et Floridelma* :

Représentantes du syndicat de travailleuses domestiques guatémaltèques (SITRADOMSA) la veille du début de la négociation de la convention de l’Organisation Internationale du Travail sur les violences et le harcèlement au travail.

Pour en parler, nous allons les accueillir
le samedi 8 juin à 20h,
au centre social de Lons Le Saunier,
rue de Pavigny.

Entre le 10 et le 21 juin 2019, l’Organisation Internationale du Travail (OIT) va accueillir des négociations pour la signature d’un Convention internationale contre la violence et le harcèlement au travail.

Cette convention concernera tou.te.s les travailleurs.ses, à noter que les victimes sont le plus souvent des femmes. Cette convention, suivie de sa ratification permettra de réguler, encadrer, modifier, créer des outils et des mécanismes pour que les travailleuses du monde entier, (dont les travailleuses domestiques) jouissent et bénéficient des mêmes droits que les autres travailleur.se.s du pays.

L’OIT estime à au moins 55 millions, le nombre de travailleuses domestiques à travers le monde. Près de 70% d’entre elles sont en Asie et en Amérique latine. Elles représentent une part importante de la main d’œuvre mondiale du secteur informel et constituent l’une des catégories de travailleuses les plus vulnérables : une travailleuse domestique sur cinq est âgée de moins de 17 ans et des millions d’entre elles sont des travailleuses migrantes.
« Je commençais à travailler à 5 heures du matin jusqu’à 10 ou 11 heures du soir, pour un salaire mensuel qui va de 54 à 207 € » souligne Fidelia Castellanos, ancienne travailleuse domestique guatémaltèque (invitée le 8 juin).

Elles vont raconter leurs expériences au Guatemala :
• Les abus de droits dont elles ont été l’objet ainsi que l’absence de sécurité sociale, de temps de repos et de libertés syndicale et associative,
• Sous-rémunération, temps de travail supplémentaire, …
• Et l’importance de la Convention de l’OIT pour elles, et pour toutes les travailleuses domestiques.

* Fidelia et Floridelma passent en France (sur la route pour Genève) où elles viennent plaider pour faire avancer les droits des travailleur-se-s domestiques auprès de l’OIT.

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