Agenda

Notre prochaine réunion de travail (ouverte à tous) :

Jeudi 25 avril 2019 à 20h
Salle 311 du Centre Social
rue de Pavigny
39000 Lons le Saunier

Rejoignez-nous !

* * * *

Beau rendez-vous cinématographique
ce jeudi 21 mars
au Cinéma 4C à Lons le Saunier :
merci à toute l’équipe pour l’accueil
et au public venu nombreux !Deux films émouvants et riches :

* Santiago, Italia de Nanni Moretti

* ECUADOR – Mon Pouvoir dans la Constitution ?
En présence d’un des co-réalisateurs du documentaire,
Florian Michel

 

Nouvelles récentes

VENEZUELA – « La politique de la panne électrique »

Publié par Alencontre le 19 mars 2019
Par Humberto Marquez

Le 8 mars 2019 : un jour après « l’effondrement électrique » au Venezuela

Une panne «surprise» de 100 heures a touché simultanément l’ensemble du territoire, laissant ses 30 millions d’habitants sans électricité ni eau potable, presque sans moyens de communication et impuissants face à la mort de dizaines de personnes hospitalisées. Le Venezuela est tombé encore plus bas dans le dans le fossé d’une crise multiforme où il stagne: hyperinflation, pénurie, effondrement des services publics, migration massive et blocus politique et institutionnel, qui oppose le président qui dispose effectivement le gouvernement, Nicolás Maduro, au leader de l’opposition Juan Guaidó, qui cherche à l’écarter en s’appuyant sur un vaste soutien international que dirige Washington. Le service d’électricité est rétabli, mais les présages d’heures plus sombres redoublent.

Le courant est coupé! Cela s’est produit quelques minutes avant 17 heures, le jeudi 7 mars, et des millions de Vénézuéliens se sont précipités vers leurs balcons, fenêtres et téléphones pour voir si c’était juste leur quartier. Non, tout le pays est resté sans électricité en même temps, pendant 48 heures dans certaines régions, pendant 72 ou 90 heures, par intermittence, parfois. Dans certains endroits la «panne» a duré presque une semaine, et donc sans les services associés à l’électricité: eau potable, métro, aéroports, opérations bancaires, Internet, radios, télévision; centres de santé sans système de secours [sans disposer de. Générateurs autonomes], usines, magasins, écoles et bureaux fermés. Continuer la lecture

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VENEZUELA – « Émigrer quand on est une femme vénézuélienne »

Publié par Alencontre le 23 mars 2019
Betilda Muñoz-Pogossian

Selon le portail Migration Data, 50,7% du total des migrant·e·s entre pays en 2017 en Amérique latine étaient des femmes, et 49,3% des hommes. Tandis que ces pourcentages varient de région en région, et selon les années, pour ce qui est des femmes vénézuéliennes qui émigrent, les chiffres correspondent à cette proportion. Par exemple, dans le cas de la Colombie, qui concentre la plus grande partie de l’émigration vénézuélienne, en 2018, sur le total des 1’032’016 émigrés vénézuéliens, 51,8% étaient des femmes tandis qu’environ 48,1% étaient des hommes.

Cela montre le changement du rôle des femmes dans les processus migratoires. Elles semblent désormais constituer l’avant-garde de la migration, avec leurs conjoints qui les rejoignent plus tard. Elles démentent aussi la vision traditionnelle selon laquelle les femmes vénézuéliennes attendent que leurs maris ou compagnons émigrent d’abord, réussissent à s’établir, et font venir leur famille une fois que la situation de l’emploi et du logement s’est stabilisée. Les femmes vénézuéliennes qui prennent la tête des processus migratoires démontrent leur courage et leur détermination de chercher une vie meilleure pour elles-mêmes et pour ceux qu’elles aiment. Cela mérite notre admiration et notre soutien. Continuer la lecture

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VENEZUELA – Dix mini-chroniques de la résistance populaire

Par Gustavo Borges, publié par Venezuela infos, 14 mars 2019

A chaque menace de guerre, la peau du Venezuela se hérisse, se laisse toucher, sort ses griffes et sa mémoire de peuple mille fois recommencé, jamais tout à fait dans la révolution, jamais tout à fait en dehors d’elle, inapte aux violences calculées par les psychologues. A l’autre bout, dans les quartiers riches, le seixième siècle s’abîme dans Discovery Channel. La minorité coloniale qui sert de “peuple vénézuélien” aux médias occidentaux, se retrouve plus seule que jamais, hors-sol, rivée au WhatsApp qui promet la délivrance par les marines et le bombardement des quartiers populaires où grouillent les chavistes. Il est facile de comprendre d’où viennent les projets qui s’affrontent ici, et pas seulement depuis vingt ans. Le plus haut niveau de l’Histoire des vénézuéliens est un geste de libération : ce fut pour libérer d’autres peuples qu’en 1819, Bolivar et son armée populaire traversèrent les Andes.

Thierry Deronne, Caracas 14 mars 2019

1. « Nous nous sommes assis pour filer des mèches de lampe dans le salon. Moi je savais que l’affaire allait durer. Il était près de huit heures du soir. Mes deux garçons et ma fille observaient presque sans respirer pendant que la maman cherchait un tissu, du coton ou de la corde, dans l’obscurité. Quand tout fut prêt, tous regardaient fébrilement, les gamins complètement hypnotisés avec ce truc, c’était un vrai film, ce moment… une adrénaline familiale, tous me scrutaient au moment où j’allais allumer la mêche dans l’obscurité. Ce fut incroyable, je ne pourrais pas décrire l’euphorie de la famille. Les enfants et la fillette applaudirent en riant, je crois même avoir vu une larme sur la joue d’Aurora, la maman. Cette nuit j’ai compris qu’ils ne pourraient jamais nous vaincre ». Continuer la lecture

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MEXIQUE – Plus de 37 000 disparus en dix ans…

(Irma Rosa Martinez Arellano – 31 octobre 2018 – Trad. B. Fieux et résumé)

José Angel Alvarado bavardait avec sa cousine Nitza devant la maison de ses beaux-parents, dans le village de Buenaventura au nord de l’Etat de Chihuahua, quand un commando de militaires les arrêta. Cette même nuit, d’autres militaires enlevèrent aussi la nièce des deux premiers, Irene, dans son propre domicile. Ceci se produisit le 29 décembre 2009, et plus jamais on n’entendit parler d’eux. Les trois personnes qui disparurent dans cette famille font partie du total de 37 435 personnes(dont 1 861 enfants) que le gouvernement comptabilisa entre 2007 et avril 2018. Le chiffre pourrait être encore plus élevé car de nombreux cas ne sont pas dénoncés.

Pour le cas de José, Nitza et Irene, le gouvernement mexicain est soumis à justice par la Cour Interaméricaine des Droits Humains (CIDH). C’est la première fois (depuis les cas de l’époque appelée de la Guerre Sale,dans la décennie 70, où des centaines de Mexicains impliqués dans la guerilla disparurent) que le Mexique est sur le banc des accusés, maintenant dans le contexte de la guerre contre le narcotrafic. Continuer la lecture

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