Agenda

Le Comité Amérique Latine du Jura
vous invite à la projection d’un film de Michel Peyrat

Mercredi 23 octobre à 20 h

au Centre social rue Pavigny
Lons-le-Saunier

« Artisans d’un autre modèle de société
dans les Andes » (55 mn)

Le film nous fait partager l’action de solidarité financée et animée par l’association Horizons19 depuis 2013.

Le « Sumaj Kawsay » ou le « bien vivre » est inscrit
dans la nouvelle constitution de l’Etat Plurinational de Bolivie.
Il constitue une alternative pour les peuples.

Le concept donne du sens aux actions d’éducation et de formation émancipatrices, menées sur un territoire de communautés paysannes quechua dans les Andes.

Michel Peyrat dédicacera ses 2 livres : « Journal de Bolivie »
Dans sa version classique et sa version photo.

Des toiles du peintre bolivien Mario Vargas, auteur des peintures murales dans le centre de formation, seront exposées à cette occasion.

Nouvelles récentes

CUBA – Les graves conséquences pour le peuple cubain de la politique de Donald Trump

(Extraits d’un article de la revue Cuba-­Coopération n°35, 2e semestre 2019)

Nombreux sont nos concitoyens à penser que le blocus c’est de l’histoire ancienne !
Que nenni ! … Celui-ci s’est malheureusement et lourdement aggravé cette année encore :

  • Renforcement des mesures interdisant les voyages des Etatsuniens à Cuba,
  • Interdiction aux bateaux de croisière d’accoster à Cuba (plusieurs milliers de touristes visitaient l’île chaque jour),
  • Nouvelles lourdes sanctions contre les sociétés qui commercent avec Cuba, quel que soit leur pays d’origine,
  • Droit aux propriétaires de biens nationalisés lors de la Révolution de traduire en justice les sociétés cubaines qui exploitent des entreprises, des hôtels, des ports !
  • Réduction des sommes autorisées à être versées par les Cubano-Américains à leurs familles à Cuba,
  • Développement de la politique « d’invasion médiatique »…

Comme toujours les prétextes, qui changent au fil des époques, n’ont rien à voir avec la réalité ! L’objectif est toujours le même : détruire la Révolution cubaine, l’affaiblir, empêcher son nécessaire développement… Et ils obtiennent hélas des résultats dont les conséquences touchent l’ensemble de la population de l’île…

Certains craignent le retour à la période noire, qui a suivi la fin de l’Union Soviétique, où tout manquait, où l’économie était à l’arrêt. Mais aujourd’hui la situation est bien différente: Cuba entretient des relations avec plus de cent pays dans le monde, pour ne citer que les plus grands : la Chine, la Russie, plusieurs pays d’Afrique, d’Amérique Latine, l’Union Européenne, la France ! Et elle bénéficie de l’expérience de cette triste époque et le pays a grandi. Il reste toujours au premier plan en matière d’éducation, de santé, de solidarité !

La mise à jour du système politique, économique, social, se poursuit sans hâte mais avec une claire volonté de répondre toujours mieux aux besoins de la population dans tous les domaines. (…) Les problèmes du quotidien de la population cubaine sont traités avec rigueur et continuité par les dirigeants du pays à tous les niveaux. (…) Certes les difficultés sont nombreuses : en matière de logement, de pouvoir d’achat, des salaires et des prix. Dans ce dernier domaine, une importante augmentation des rémunérations des enseignants, des personnels de santé, des retraités, vient d’être décidée malgré la situation économique tendue. (…)

Comme les 10 Présidents qui l’ont précédé et malgré sa hargne à s’attaquer à Cuba, Trump ne parviendra pas à ses fins. Il s’y cassera les dents !! – A suivre…

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NICARAGUA – entre amnistie et mécontentement.

(Jose Luis Rocha Gómez (Nouvelle Société) – 26-6-2019 – Trad. B. Fieux)

Daniel Ortega a mis en marche une Loi d’Amnistie dans le but de libérer des centaines de prisonniers politiques. Cependant, l’amnistie ne naît pas des dialogues avec l’opposition, mais elle est le fruit d’une décision unilatérale qui accorde l’impunité à ceux qui ont réprimé les manifestations sociales massives en 2018. Ortega espère diviser l’opposition et éviter des sanctions extérieures. En attendant, la libération des prisonniers politiques a ouvert une nouvelle étape dans laquelle les secteurs contestataires reviennent à la rue avec une énergie nouvelle.

Après au moins cinq tentatives avortées de dialogue entre délégations de l’opposition et gouvernement sandiniste, Daniel Ortega donna satisfaction à la demande la plus urgente, celle des protagonistes de la rébellion qui éclata en avril 2018 :libération de la majorité des prisonniers politiques. Toutefois, pour les centaines de personnes qui sortirent des prisons, leur liberté ne résulta pas d’un accord obtenu par le dialogue – qui devait établir leur libération dans un délai de 90 maximum jours d’ici le 18 juin-, mais obéissait à l’intempestive mise en œuvre d’une Loi d’Amnistie, présentée le 7 juin et approuvée avec une rapidité inusitée le lendemain, jour de l’ultime élargissement des prisonniers politiques.

Les activistes libérés firent des déclarations dans les médias. Ils narrèrent d’effrayantes histoires de tortures et de maltraitance : brûlures des parties génitales, empoisonnement, abus sexuels, menaces de couper en morceaux leurs enfants, ainsi que l’assassinat de sang froid d’Eddy Montes, victime aléatoire des rafales de plomb que l’un des gardes décocha aux reclus. Ils en profitèrent aussi pour rejeter une Loi d’Amnistie qui impliquait la ratification indirecte de la légitimité de leurs condamnations, – certaines, comme celles des 3 membres du Mouvement Paysan, de plus de 200 ans -, ainsi que la préparation d’une voie vers l’impunité pour les groupes de paramilitaires et de policiers qui assassinèrent plus de 300 personnes durant les marches civiques et le démantèlement des barricades qui mirent le pays en suspens pour plus de trois mois. Continuer la lecture

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HONDURAS – A 10 ans du coup d’Etat…

(Collectivo Latinoamerica Socialista – 29-06-2019 – Trad.B.Fieux)

Le 28 juin 2009, les secteurs conservateurs nationaux, appuyés par le gouvernement des Etats-Unis, lancèrent un coup d’Etat contre le président Manuel Zelaya, événement qui imposait de facto un nouveau président et qui décernait un message clair : «  ici rien ne changera ». Le Honduras continuera soumis et subordonné aux intérêts de Washington, le peuple ne décide pas.…

Dix années ont passé et aujourd’hui tout un peuple se lève, sort dans les rues, résiste et lutte contre le gouvernement putchiste, actuellement présidé par Juan Orlando Hernández (JOH) ; les mobilisations massives expriment un message magistral : le peuple hondurien est toujours là, il n’a pas été mis en déroute et finalement ce sera lui qui décidera de sa propre voie. Le peuple commande.

Le coup d’Etat de 2009 : pourquoi ?
Le président hondurien d’alors, Manuel Zelaya, un homme politique libéral, propriétaire terrien et chef d’entreprise forestière, était parvenu en trois ans de mandat à une réduction notable de la dette extérieure et à l’augmentation du salaire minimum ; grâce à son incorporation dans l’ALBA, le Honduras avait amélioré sensiblement divers indices économiques et sociaux. Zelaya s’était proposé de réduire comme jamais encore les indices alarmants de pauvreté du pays. Au cours de la dernière année de son mandat,il impulsa la réalisation d’un référendum constitutionnel pour le 28 juin 2009. Quatre cent mille Honduriens avaient signé une demande de réalisation de référendum, avec l’argument que la constitution, en vigueur depuis 1982, rendait impossible d’adopter des mesures permettant d’éradiquer la misère et l’inégalité qui régnaient au Honduras, où 7 personnes sur 10 vivaient dans des conditions de pauvreté. Continuer la lecture

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Guatemala – Élections et fraude renforcent le « pacte des corrompus ».

(Giorgio TRUCHI (LINYM) – 28-06-2019 – Trad.B.Fieux )

Le 11 août prochain, Sandra Torres (Unidad Nacional de la Esperanza – UNE) et Alejandro Giammattei (Vamos) s’affronteront dans le second tour pour définir qui sera le président du Guatemala durant les quatre prochaines années.

Devant l’avalanche d’irrégularités dénoncées durant le premier tour, les magistrats électoraux décidèrent de réaliser une révision de tous les actes, mais conditionnèrent cette décision au fait que les urnes ne soient pas ouvertes pour un recomptage vote par vote. De plus ils accordèrent seulement 12 heures pour mener à bien le processus et s’assurèrent que le résultat de la révision ne serait pas inaliénable avec les chiffres officiels.

L’un des résultats les plus intéressants des élections du 06 juin fut le score de la candidate du MLP (Mouvement pour la Libération des Peuples ), Thelma Cabrera qui, avec 10,4% des votes et presque un demi million de votes, se classait au quatrième rang.

Malgré la grande quantité de votes, le MLP, bras politique du Comité de Développement Paysan (CODECA), n’obtint aucune mairie et seulement un élu député. Cabrera et le parti dénoncèrent la fraude électorale grossière et refusèrent de reconnaître les résultats officiels.

Leiria Vay García, membre du Conseil Politique du CODECA, expliqua comment on en est arrivés à cette décision.

« Le MLP est un parti politique qui est issu du mouvement indigène et paysan avec la finalité d’impulser des changements structurels au Guatemala, grâce à un processus d’assemblée constituante populaire et plurinationale.

Le parti s’est constitué fin 2018. Malgré les obstacles mis sur sa route nous avons fourni un travail intense dans les communautés et finalement nous avons pu inscrire le MLP. La répression fut féroce. L’année dernière six dirigeants du CODECA et du MLP ont été assassinés et cette année trois autres encore. De plus une compañera est toujours portée disparue. Continuer la lecture

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