INFOS (février 2009)

VENEZUELA : le “ OUI ” l’a emporté, le 15 février (www.prensamercosur.com.ar)
Mais “ oui ” à quoi ? La “ bonne ” presse laissait entendre  que Chavez se faisait réélire président à vie… En fait, la Constitution vénézuélienne limite l’élection des gouverneurs, maires et présidents à deux  législatures, celle des parlementaires à trois. Les Vénézuéliens étaient convoqués à voter OUI ou NON à un amendement constitutionnel qui élimine  cette limitation. L’approbation de l’amendement affecte donc d’autres charges que celle du Président. Elle ne suppose pas l’élection à vie du Président,  mais la possibilité de se représenter à la fin de son mandat, de même que d’autres mandataires. Et la parole est alors aux électeurs.
Le OUI l’a emporté avec 54,36 % des voix. Il y avait 98 observateurs internationaux qui  ont pu circuler sans problème dans le pays et constater le déroulement normal du référendum. Petite précision ; dans l’Union Européenne, 17  nations sur les 27 membres pratiquent la réélection sans limitation et on ne songe pas à les accuser de dictatures ou de dégradation de la démocratie…

EL SALVADOR : élections aussi  (www.agenciapulsar.org)
Le 18 janvier les électeurs ont voté pour les mairies, l’Assemblée Législative et le Parlement Centroaméricain. Le FMLN a perdu  la mairie de San Salvador mais s’est affirmé comme la principale force politique du pays. Le 15 mars il s’agira d’élire le Président de la République. Le candidat du FMLN est Mauricio Funes et celui de l’ARENA Rodrigo Avila, ex-directeur de la Police Nationale civile.

MEXIQUE: Droits Humains.(www.agenciapulsar.org)
Un rapport d’organisations de la société civile signale qu’entre 2004 et 2006  l’usage excessif de la force par les corps de sécurité mexicains, en réaction aux manifestations sociales, ont causé 31 morts, 54 blessés et 219 cas de tortures. Les violations des Droits Humains sont une constante, la torture une pratique systématique, généralisée et impunie. Le cadre légal mexicain ne fournit pas de règlement précis sur l’usage de la force par les corps de sécurité. Selon le Groupe de Travail  sur les Disparitions forcées, il faut ajouter 476 cas de disparitions forcées, outre les 208 cas non résolus datant pour la plupart de la décennie 70.
Quant à la liberté d’expression, le rapport signale que depuis 2001, au moins 24 journalistes et travailleurs des médias ont été assassinés, et 8 demeurent disparus.

CUBA-CHILI : contre le blocus (www.agenciapulsar.org)
La Présidente chilienne Michelle Bachelet, récemment en visite à La Havane, a condamné ouvertement le blocus imposé par les Etats-Unis à Cuba. Elle a assuré que “ le blocus des Etats-Unis contre Cuba affecte sérieusement les conditions de vie du peuple cubain ” et a remarqué que cette situation est particulièrement compliquée dans la crise économique actuelle. Elle a rappelé que “ le Chili s’est toujours opposé à la prolongation de pratiques discriminatoires de commerce ”. Cette condamnation s’ajoute à celles des mandataires du Panama, de l’Equateur et d’Argentine. Soulignons que la venue de Michelle Bachelet est la première visite d’un mandataire chilien à Cuba depuis celle de Salvador Allende en 1972.

BOLIVIE : nouvelle Constituante.(www.prensamercosur.com.org)
Le 25 janvier, un référendum permettait de savoir si la population acceptait la nouvelle Constitution. Le résultat fut positif avec plus de 60 % des voix. “ Le texte constitutionnel “donne la parole au peuple”. Il le libère de la tutelle économique, financière et « morale » des États-Unis d’Amérique. De nouveaux principes fondamentaux sont proclamés, justice sociale et droits sociaux en étant au cœur. Ainsi, prenant en considération les inégalités sociales générées par l’exercice d’un droit de propriété réservé aux plus riches, et sans adopter la logique de la redistribution des terres, la limite maximale des latifundia a été établie à 5.000 hectares, — cette mesure n’étant pas rétroactive…
Les droits des indigènes sont reconnus ; 37 langues sont dites “officielles”, l’espagnol, certes, et 36 autres langues vernaculaires des peuples autochtones.
L’Etat bolivien est en mesure de s’assurer la maîtrise des ressources naturelles du pays puisque, dès maintenant, le principe est que les ressources naturelles ne seront ni privatisées ni sous-traitées ; il est aussi en mesure d’agir pour une amélioration substantielle des conditions de vie de la population dans la mesure où tous les services fondamentaux relèvent désormais d’un régime de service public et ne seront pas délégués à des entreprises privées. Ces dispositifs indiquent ainsi la voie d’une transformation des rapports sociaux ”.

La nouvelle Constitution n’autorise qu’une réélection présidentielle. Elle prévoit la séparation de l’Eglise et de l’Etat, garantit les autonomies régionales et indigènes et interdit l’installation de bases militaires étrangères. SUCRE est la “ capitale constitutionnelle ” de la Bolivie et les pouvoirs exécutif et législatif resteront à LA PAZ où ils se trouvent depuis la guerre fédérale de 1899.
Parmi les articles qu’on pourrait croire “ secondaires ” dans cette Constitution, il en est un qui a provoqué l’enthousiasme des enfants travailleurs. Ils sont organisés depuis longtemps, comme dans de nombreux pays d’Amérique Latine, d’Afrique et d’Asie, dans le “ Mouvement des enfants et adolescents travailleurs de BOLIVIE ” (UNATsBol). Ils  avaient fait des propositions, organisé des manifestations pour  convaincre les délégués indigènes qui participaient à  la rédaction du projet de Constitution. Leur objectif : obtenir que le travail des enfants ne soit pas interdit, Ils ont eu gain de cause !

L’article 61 dit d’abord que “ toute forme de violence envers des enfants, dans la famille comme dans la société, est interdit et sera puni ”. Puis : “ Le travail forcé et l’exploitation des enfants sont interdits. Les activités que les enfants exercent dans le cadre familial et social, servent à leur formation intégrale comme citoyens et citoyennes ”
Ainsi le travail des enfants acquiert une signification positive pour la société et la famille, quand il s’agit d’un travail “ digne ”.

Le chancelier David Choquehuanca, d’origine aymara comme Evo Morales, a expliqué que “ les enfants doivent travailler dans la communauté, ils doivent avoir des responsabilités dès le jeune âge. L’Occident dit que les enfants ne doivent pas travailler, Mais nous disons que  travailler dans des conditions dignes, c’est la félicité ”.
Comme le disent les enfants travailleurs : L’OIT (Organisation Internationale du Travail) qui prône toujours “ l’éradication du travail des enfants ”, devrait commencer par tenter d’éradiquer… la pauvreté !

COLOMBIE : respecter les Droits Humains.(www.agenciapulsar.org)
Les rapporteurs de l’ONU et de l’OEA (Organisation des Etats d’Amérique) ont mis en doute les accusations du Président Uribe contre le journaliste Hollman Morris, qui participait à la couverture des libérations des otages des FARC. Les rapporteurs ont constaté qu’il n’existe pas une seule preuve de la culpabilité du journaliste et ont déclaré que les accusations du gouvernement colombien, disant que Morris serait un “ complice du terrorisme ”, mettent en grand péril la vie et l’intégrité personnelle des journalistes et défenseurs des Droits Humains.

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