BREVES: Avril 2012

BANCO DEL SUR, l’institution financière sud-américaine 
(Source : www.adital.org.br / Barometro Internacional)
Tout est prêt pour inaugurer ses activités. La Banco del Sur (Banque du Sud) l’institution financière sud-américaine,  est le fruit de la  nouvelle architecture financière régionale. Cinq des 7 pays fondateurs ( Argentine, Bolivie, Equateur, Venezuela et Uruguay),  ont déjà ratifié l’accord constitutif de l’organisme et le Brésil et le Paraguay devraient le faire sous peu. El Banco del Sur fut fondée à Quito en décembre 2007.  Après deux années de flottement, ses membres concrétisèrent en 2009 un accord qui formalisa l’existence de l’institution.
El Banco del Sur disposera d’un capital initial de 7 mille millions de dollars. L’Argentine, le Brésil et le Venezuela apporteront chacun 2000 millions de dollars, l’Equateur et l’Uruguay chacun 400 millions, le Paraguay et la Bolivie chacun cent millions. Le capital global devrait atteindre vingt mille millions de dollars, destinés en majorité à promouvoir la construction d’infrastructures régionales.
Selon différentes sources, 31 projets d’infrastructures attendent le signal de départ de la banque pour passer à l’action. L’éventuelle participation de la Colombie, du Chili et du Pérou augmenterait considérablement le pouvoir d’action de l’institution.
A la différence d’autres organismes multilatéraux, notamment le FMI, la Banque Mondiale (BM) ou la Banque Interaméricaine de Développement (BID), dans El Banco del Sur chaque pays aura droit à une voix, indépendamment du capital qu’il aura apporté, différence considérable avec les autres organismes où le vote est proportionnel aux apports de chaque pays membre.

17 avril : journée internationale des luttes paysannes
(www.adital.org.br)
Le 17 avril 1996, 22 « Sans Terre » trouvèrent la mort dans l’Etat brésilien de Pará, à Eldorado dos Carajás. 69 autres personnes furent blessées. Ils étaient 1500 hommes et femmes qui manifestaient en faveur de la réforme agraire. Deux groupes de policiers les encerclèrent avec gaz lacrymogène et armes à feu. Aujourd’hui, 16 ans après, aucun des auteurs n’a été jugé.
C’est pourquoi le 17 avril est  devenu depuis la journée internationale des luttes paysannes qui, cette année, a été marquée par plus de 250 manifestations coordonnées par Vía Campesina. L’objectif actuel est d’attirer l’attention sur la concentration de terres aux mains des Etats et des entreprises qui utilisent la terre pour développer la monoculture pour l’exportation et la production d’agrocombustibles. Cette démarche, outre qu’elle provoque la dévastation du milieu environnant, cause la faim et la pauvreté parmi les paysans et leur famille et le manque d’emplois locaux.
Les terres et les ressources naturelles, comme l’eau et les semences, sont généralement aux mains des grands investisseurs ,  propriétaires de plantations, entreprises forestières, groupes qui investissent dans la mine et l’énergie hydroélectrique, le tourisme, l’immobilier, etc. Ces groupes ont une forte influence politique, laquelle paralyse fréquemment les institutions démocratiques. En outre ils agissent avec la complicité de la classe dirigeante locale et nationale.

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