VENEZUELA : Après les élections présidentielles.

(www.jornada.unam.mx / www.laprimerisima.com / www.rebelion.org)

 Le 14 avril, le Venezuela a voté. Dans ce pays le vote n’est pas obligatoire. Le taux de participation a atteint 78,71 %. Nicolas Maduro est élu avec 50,66 % des voix devant son rival, Henrique Capriles, qui totalise 49,07 %.

Dès l’annonce des résultats, Maduro s’exprima par un appel à la paix : « Au nom du Christ et en mémoire du commandant Chávez, j’appelle à la bonne administration des résultats, avec humilité, sans appel à la violence, dans le respect des institutions et  le respect des électeurs ». Confiant dans le système électoral du Venezuela, reconnu par les observateurs internationaux comme très performant, Maduro ajouta qu’il ne s’opposerait pas à d’éventuelles vérifications.

Il est vrai que la campagne électorale s’était déroulée dans un climat tendu, plein d’alertes devant des sabotages possibles, et un plan auquel  participaient des mercenaires salvadoriens et des fonctionnaires étatsuniens dans l’intention de déstabiliser  le pays. Durant les dernières semaines une série d’actions violentes avaient été perpétrées par des groupes de prétendus « étudiants » de l’opposition, payés directement avec  l’argent de la CIA par un coordinateur employé  à la « Universidad de los  Andes ». Ce dernier utilisait les véhicules de l’université d’Etat pour éviter des contrôles policiers, et d’autres membres de l’opposition se chargeaient de la logistique. Chaque « étudiant » qui participait aux actes de violence recevait 300 dollars. Et ce n’est qu’un exemple parmi beaucoup d’autres.

La présidente du CNE (Conseil National Electoral) a signalé que l’on avait observé « des éléments, des situations, des messages, qui tentaient de porter préjudice au processus électoral et donc à la démocratie ».

Maduro révèle qu’avant les résultats électoraux, il avait « reçu la demande  d’un membre de la campagne des opposants, lui annonçant que le candidat Capriles désirait parler avec lui. » Homme de dialogue, Maduro accepta. Capriles lui exposa sa vision des choses, et proposa à Maduro que tous deux délèguent leurs chefs de campagne pour conclure un pacte. Maduro refusa, disant que le Conseil National Electoral donnerait les résultats et « si je perds par un seul vote, je te remets le pouvoir le lendemain ». Mais il gagna par plus de trois cent mille voix.

A présent Maduro a un lourd agenda devant lui : combattre la corruption, la violence, la pauvreté, attirer les investissements et la technologie dans le pays. Promouvoir la croissance économique ne sera pas chose facile. Selon le dernier rapport de la Banque Centrale et du Ministère des Finances, le niveau de pénurie des produits alimentaires de base comme la farine, l’huile et le lait dépasse 50 %. La révision du système électrique national va être confiée aux Forces Armées, tant les pannes de courant dans les entreprises ressemblent à du sabotage. …A suivre donc.


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