Brèves – Septembre 2015

COLOMBIE – Journée des Disparus, EL SALVADOR – Les pandilleros : des « terroristes », CUBA / ETATS-UNIS – Changement de politique… 

COLOMBIEJournée des Disparus.  La journée du 30 août, Journée Internationale des  Victimes de Disparition Forcée, fut commémorée à Bogotá avec différentes galeries de la mémoire dans lesquelles les familles ont pu évoquer le souvenir de leurs êtres chers, et ont exigé une fois de plus de l’Etat des actions efficaces pour leur recherche, et pour que se décident des investigations qui permettent d’éclairer les cas et d’amener devant la justice les auteurs de la disparition de plus de 45 personnes en Colombie.

EL SALVADORLes pandilleros : des « terroristes »…  La plus haute autorité juridique du pays a émis une sentence qui représente un tournant dramatique vis-à-vis des politiques de l’administration Funes : celles-ci appuyaient la trêve parmi les pandillas  en mars 2012. Cette mesure avait fait baisser drastiquement les chiffres d’homicides et de violences dans le pays : on enregistrait en moyenne 5 assassinats par jour. Actuellement, cette moyenne est passée à 51 assassinats, dont la plupart sont eux-mêmes pandilleros. En fait, il faut cesser de considérer les pandilleros comme des jeunes incompris et marginalisés. Il y a entre eux une concurrence féroce  pour prendre le commandement de la pandilla et/ou le  contrôle du territoire. Désormais, la dernière sentence qui a force de loi, clôt tout possibilité de négociation avec les pandilleros et les considère comme des « terroristes ». Leur dernière action a été d’organiser une grève des transports  sans rapport avec  les transporteurs mais avec le seul but de paralyser tout le pays…

CUBA / ETATS-UNIS – Changement de politique.  Dans une interview avec le quotidien mexicain LA JORNADA au sujet de l’inauguration des nouvelles ambassades, – celle de Cuba à Washington et celle des Etats-Unis à La Havane -, le philosophe américain Noam Chomsky  fut interrogé sur la décision des Etats-Unis de rétablir des relations diplomatiques  après plus d’un demi-siècle :

« La raison du changement dans la politique états-unienne est assez claire. Depuis des décennies, dans les enquêtes, la population états-unienne est favorable à la normalisation des relations. Cependant, la norme veut que l’opinion publique soit ignorée. Plus intéressant encore : des secteurs importants du capital états-unien ont été en faveur de la normalisation : secteur pharmaceutique, énergie, agro-industrie, entre autres. D’habitude, ce sont eux, en effet, qui prennent les décisions, mais quand ils sont ignorés, cela démontre qu’il y a en jeu un intérêt d’Etat encore plus important », signale le philosophe. « Le virage dans la politique extérieure des Etats-Unis envers Cuba résulte du fait qu’avec les changements notables en Amérique Latine ces dernières années, Washington s’est vue de plus en plus isolée dans sa  propre arrière-cour et obligée de changer de  position par rapport à l’île ».


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