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Notre prochaine réunion de travail,
ouverte à toute personne intéressée
de près ou de loin par l’Amérique Latine,
se tiendra le lundi 10 septembre à 20 heures
au Centre Social (rue de Pavigny)
à Lons le Saunier (39).

Nouvelles récentes

NICARAGUA – Les racines de la rébellion estudiantine

(Maynor Salazar, Confidencial, 30/04/2018 – Trad. B.Fieux)

Les différentes universités publiques sont :
UNAN : Université Nationale Autonome de Nicaragua
UCA: Université Centro-américaine
UAM : Université Américaine
UNA : Université Nationale Agraire
UNI : Université Nationale d’Ingenierie
Upoli : Unité Polytechnique du Nicaragua

Le point de départ de la rébellion universitaire contre le régime du Président Daniel Ortega et de la vice-présidente Rosario Murillo fut la manifestation convoquée par les étudiants de la UCA et UAM, contre les réformes de l’INSS (Institut National de Sécurité Sociale).

La semaine précédente, les jeunes avaient protesté contre l’incendie de la Réserve Forestière de Indio Maiz, dans le sud-est du pays. Cette réserve écologique avait été incendiée et 5000 hectares de forêt étaient anéantis. Cette destruction qui affectait de nombreux travailleurs s’était produite sans réaction du gouvernement, ce qui révoltait une partie de la population.

La convocation réalisée sur les réseaux sociaux sous l’étiquette #SOSINSS
fut fondamentale pour que travailleurs et autres citoyens se groupent pour exprimer leur mécontentement envers Ortega et ses réformes.

Le mercredi soir il y avait déjà plusieurs blessés, incluant manifestants et journalistes. Mais la nuit des incidents se produisirent, qui éveillèrent le mécontentement des jeunes de tous les réseaux contactés : des dirigeants de l’Université Nationale Autonome du Nicaragua ordonnèrent aux étudiants internes de préparer leurs affaires pour se rendre à Managua participer à une contre-marche de protestation organisée par le gouvernement d’Ortega. Continuer la lecture

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« L’insurrection pacifique au Nicaragua a commencé en avril 2018 »

Publié par Alencontre le 12 juin 2018
Par Oscar-René Vargas

1. Depuis 54 jours (du 18 avril au 10 juin 2018), le Nicaragua connaît une insurrection pacifique: jeunes, préadolescents, femmes, étudiant·e·s et habitants des quartiers et des villages sont assassinés, battus et arrêtés par le gouvernement d’Ortega-Murillo. Depuis son retour au pouvoir en janvier 2007, le gouvernement Ortega est connu pour réprimer toute forme de protestation au Nicaragua.

2. La jeunesse universitaire a été à l’origine de la protestation sociale, et cette jeunesse a été suivie par la population, par beaucoup de personnes et de plus en plus. Pendant des années, il y a eu des morts et de la terreur dans les zones rurales mais Managua semblait dormir. Et quand Managua s’est réveillée, elle a soulevé tout le pays à l’unisson. Comment cela a-t-il été possible? Non pas à cause d’une conspiration de l’extérieur, mais à cause de la lave sociale incandescente accumulée à l’intérieur. Les volcans n’avertissent pas quand ils entrent en éruption.

3. En raison de ses dimensions et de ses conséquences, l’explosion d’avril a surpris l’ensemble du pays et y compris les très jeunes qui l’ont initiée. Le principal stupéfait a été le régime d’Ortega-Murillo.

4. 54 jours plus tard, le mécontentement continue et augmente. Des manifestations dans tout le pays exigent la justice pour les morts et un changement de gouvernement: «Que Ortega-Murillo s’en aillent!» est le principal slogan parmi les manifestant·e·s. Il y a une ligne de démarcation claire entre le Nicaragua d’avant avril 2018 et le Nicaragua actuel. Continuer la lecture

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NICARAGUA – 3 Mai : journée Mondiale de la Liberté de la Presse…

3 Mai : journée Mondiale de la Liberté de la Presse…
mais au Nicaragua,
journalistes et médias expérimentent
un dramatique recul.…
(Guillermo Rothschuh – Extraits – Trad.B.Fieux)

Depuis le 18 avril, le pays traverse une période troublée, marquée par des journées de protestation avec la participation des citoyens de tous âges, en particulier des jeunes. La liberté d’expression est mise à mal, la profession de journaliste devient très dangereuse : les journalistes sont agressés, censurés, emprisonnés, soumis à la peur et au risque de voir leur outil de travail supprimé. Avec l’assassinat du journaliste Angel Gahona, à Bluefields, le Nicaragua s’inscrit sur une liste rouge. Gahona fut tué par balle alors qu’il couvrait les manifestations dans la ville principale de la Région Autonome des Caraïbes Sud (RACS) : les gens clamaient leur opposition aux réformes de l’INSS (Institut National de Sécurité Sociale). Ce fut un fait brutal. Depuis l’assassinat de Carlos Guadamuz, en 2004, on n’avait pas vécu d’actions aussi violentes.

La mort de Gahona confirme les périls assumés par les journalistes. Le pays entier est abasourdi. Cette mort ne doit pas rester dans l’impunité. Les autorités sont obligées d’effectuer les investigations pertinentes : arrêter et juger les coupables. A Bluefields ses collègues sont indignés. Ils entament le processus légal correspondant : présenter une accusation aux juges. Ils veulent la justice. Le silence des associations professionnelles – Union des Journalistes du Nicaragua (UPN) et Association des Journalistes du Nicaragua (APN) – leur semble totalement inexplicable.… A Bluefields règne la douleur et l’indignation. Cet assassinat endeuille le journalisme nicaraguayen. La brutalité de cette mort préoccupe les journalistes. Gahona ne faisait que son travail d’information. Ruse et violence ?…(…) Continuer la lecture

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Quelques précisions sur la situation au Nicaragua

(Extraits de l’article de José Agustín Cedeño Romero,
dans l’article « El amanecer no ha dejado de ser una tentación »,
en date du 28/04/2018 – Trad. B. Fieux)

L’INSS (Institut National de Sécurité Sociale)
en difficulté.

Le mercredi 18 avril 2018, par décret présidentiel, sans consensus ni dialogue avec des secteurs de la société civile, le gouvernement nicaraguayen approuva ce qui suit :

A partir du premier juillet, les retraités devront verser 5% de leur pension, les travailleurs 7%, au lieu de 6,25% jusque-là, et les entreprises devraient augmenter leur quota de 19 à 22,5%.

Or ces réformes ont un caractère inconstitutionnel car selon les lois du pays, le seul organe d’Etat qui peut augmenter ce type d’impositions est l’Assemblée Nationale. Mais le gouvernement affirma que ces versements étaient « nécessaires » dans l’immédiat pour combler le déficit de la Sécurité Sociale. Continuer la lecture

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