Agenda

Lundi 10 septembre,
à 20h30, au Centre Social rue de Pavigny, LONS.

Rencontre avec Céline CARREY, originaire de Lemuy,
qui vit et travaille au NICARAGUA depuis vingt ans,
et revient dans le Jura pour quelques jours.

Depuis avril dernier la situation au NICARAGUA est inquiétante…
Comment a éclaté la rébellion civique dans ce pays ?
Comment évolue la situation ?
Quelles sont les perspectives actuellement ?
Quels problèmes nouveaux se révèlent ?… ( problèmes internes, relations avec les pays voisins, élections, migrations, difficultés économiques…)

Le témoignage de Céline nous aidera
à comprendre la situation de ce petit pays.

– Pot de l’amitié –

Entrée libre

Nouvelles récentes

Nicaragua – Pour la libération des prisonniers politiques et contre la répression des employé.e.s du secteur de la santé

Communiqué de presse. «Campagne le Nicaragua exige justice et liberté»

Nous informons le peuple du Nicaragua ainsi que la communauté internationale que mercredi 1er août nous manifesterons pour exiger la libération de tous les prisonniers politiques et dénoncer les abus systématiques commis par la dictature de Daniel Ortega contre les médecins ainsi que le personnel qui travaille dans la santé publique. Le slogan sous lequel nous manifesterons est le suivant : Justice et Liberté!

Cette campagne est portée par une série d’organisations engagée dans l’insurrection civique que développe la population depuis le 18 avril, entre autres par la Coordinadora Universitaria por la Democracia y la Justicia, l’Alianza Universitaria Nicaragüense y Movimiento Estudiantil 19 de abril, Patria Libre y vivr, Alianza Cívica por la Justicia y la Democracia, Grito por Nicaragua, Nicaragua Ùnete ainsi que l’Articulación de Movimientos Sociales y Organizaciones de la Sociedad Civil.

Ces actions visent à revendiquer la libération d’au moins 120 personnes, emprisonnées illégalement par la dictature et accusées de crimes pour avoir participé ou soutenu les protestations sociales, bien avant que l’arbitraire «Loi contre le terrorisme» – dont l’objectif est de criminaliser les protestations sociales – ait été imposée. Continuer la lecture

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VENEZUELA – Programme de Maduro

« Nous devons opérer un changement radical, une rectification en profondeur, et un profond réapprentissage. Nous ne faisons pas les choses correctement et nous devons changer ce pays » a déclaré Nicolas Maduro devant la plénière des députés
constituants, lors de la session extraordinaire du jeudi 24 mai où il prêtait serment en
tant que président réélu pour la période 2019-2025. Dans son discours, Maduro a
appelé à « une transformation de la direction de la révolution. Nous n’en faisons pas
assez et nous ne nous débrouillons pas bien. Nous faisons de bonnes choses, mais
cela ne veut pas dire que nous en faisons assez ! Pour résoudre les problèmes, il n’y a
pas d’excuses … nous avons tous les gouvernorats, les mairies, les conseils législatifs,
la Constituante ! ».

Le chef de l’Etat a tracé six grandes lignes d’action :

1. Un processus de réconciliation nationale pour lequel il a demandé de
commencer un processus de libération des dirigeants d’opposition emprisonnés pour
leur responsabilité dans les violences des guarimbas de 2017 : « Il y a un ensemble
de personnes emprisonnées pour la violence politique. Pas de pardon pour les
assassins mais je veux que d’autres soient libérés et que cela donne l’occasion d’un
processus national de réconciliation avec ceux qui n’ont pas commis de crimes graves.
J’annonce une large politique de rencontre et de pacification pour que ceux qui étaient
dans la violence se retrouvent dans le champ de la légalité et du respect de la
Constitution ! ». Continuer la lecture

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Nicaragua. La guerre déclenchée par Ortega-Murillo. Faire face à une phase nouvelle de l’histoire politique

Publié par Alencontre le 18 août 2018
Par notre correspondant à Managua

1.- Quatre mois après le début des manifestations pacifiques, l’insécurité règne au sein de la population. Les menaces, les arrestations et la torture sont les principales raisons pour lesquelles les gens s’adressent aux organisations de défense des droits de l’homme suite au 18 avril.

2.- La guerre déclenchée par le gouvernement Ortega-Murillo avec sa police cagoulée et ses paramilitaires vise à briser et à détruire les manifestations sociales. Le mouvement social ne peut pas aborder cette guerre avec la même «logique» que le gouvernement Ortega-Murillo.

3.- Ortega-Murillo représentent le nœud central du gouvernement qui contrôle et manipule des secteurs sociaux afin de poursuivre leurs terribles crimes contre les citoyens et citoyennes non armés. Nous ne devons pas oublier que la «culture caudilliste» est présente chez de nombreuses personnes, ce qui permet la manipulation par le régime de nombreuses consciences.

4.- Le mouvement étudiant d’avril 2018 a marqué le début du déchirement du système politique du co-gouvernement Ortega-Murillo+le Grand Capital, étant donné la lassitude généralisée et la faillite de ce modèle qui a accru l’appauvrissement au sein de la population générale.

5.- La réponse du régime aux protestations a été une répression insensée. Le mensonge, la manipulation, la corruption de la «Justice», l’impunité, l’insulte et la répression nous démontrent que les folies du pouvoir ont été nombreuses ainsi que, de même, les silences complices. Je pense qu’une critique à contretemps n’est pas une critique, mais une justification.

6.- Selon l’Unión de Productores Agropecuarios du Nicaragua (UPANIC), 50 propriétés, jusqu’en date 16 août, ont été saisies, ce qui couvre une superficie de 8742,5 manzanas [une manzana équivaut à 0,7050 hectare]. Selon la même source cela a suscité des pertes à hauteur de 16,4 millions de dollars pour ce secteur privé [1]. Continuer la lecture

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Nicaragua : l’insurrection populaire face au terrorisme d’État

Dans un témoignage bouleversant, Julio López Campos, combattant de l’offensive révolutionnaire finale contre Somoza en 1979 et ancien responsable du Département des Relations internationales du gouvernement sandiniste, confie à la revue nicaraguayenne Envío ses réflexions sur les défis de l’insurrection populaire qui affronte aujourd’hui le régime sanguinaire de Daniel Ortega et Rosario Murillo.

J’ai connu Daniel Ortega du temps de ma jeunesse. J’étais le président du centre estudiantin de l’Institut Ramírez Goyena et lui était dirigeant étudiant du collège Maestro Gabriel. Entre autres choses, nous devions nous mettre d’accord sur l’organisation de la commémoration annuelle du massacre du 23 juillet 1959, l’assassinat de quatre étudiants de la ville de León par la Garde nationale somoziste. Je dis bien quatre : nous luttions alors contre un dictateur qui avait tué quatre jeunes… Et c’est ce même Daniel qui est aujourd’hui dictateur, et qui est responsable de l’assassinat de dizaines d’étudiants… C’est difficile à comprendre… Avant le 18 avril, les analystes politiques avaient du mal à convaincre les gens que ce gouvernement était une dictature. Et c’était difficile pour nous, parce que pour les gens, une dictature, c’est un régime qui tue, qui emprisonne, qui bombarde les villes. Il nous fallait leur expliquer que tout cela n’arrive qu’à la fin, lorsque la dictature sent son pouvoir menacé. Et nous leur avons rappelé qu’au cours des onze premières années de la dictature, entre 1937 et 1948, Somoza n’avait tué qu’un seul étudiant, Uriel Sotomayor.

Je n’ai jamais connu au Nicaragua une situation aussi difficile que celle que nous vivons aujourd’hui face à cette dictature. Jamais. Et je n’ai jamais vu mon pays plongé dans une telle incertitude quant à son présent et son avenir. Je n’ai jamais vu non plus le Nicaragua soumis à une violence criminelle telle que celle que nous impose Daniel Ortega. Ça n’est jamais arrivé, même sous la dictature de Somoza. Je n’aurais jamais cru qu’un gouvernement ayant ses racines dans le sandinisme serait capable de faire tuer des personnes désarmées, comme il le fait aujourd’hui, pour le seul fait de protester. Les confrontations, les conflits, les morts, nous connaissons, mais cette façon d’assassiner les gens, de manière aussi lâche et monstrueuse, c’est inacceptable pour tous ceux qui se réclament du sandinisme. La répression actuelle est si brutale qu’elle n’a plus rien à voir avec la gauche, la droite, ou le centre : elle nous met face à un défi essentiellement éthique et moral que nous ne pouvons pas éluder et que nous devons affronter avec la volonté de faire tout ce qui est en notre pouvoir pour résister et pour mettre en déroute cette politique de terreur. Ces crimes n’ont aucune justification ni aucune excuse. Continuer la lecture

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