Agenda

EXPOSITION – Clairvaux-les-Lacs
Salle Pyot / Entrée gratuite

du 21 juillet au 20 août
Tous les jours : 10h – 12h et 14h30 – 18h30
Le mercredi: 9h – 18h30

  • Tapisseries encadrées
  • Artisanat d’Amérique Latine: coussins, sacs, bijoux…
  • Enveloppes toutes gagnantes

Recette et dons seront versés intégralement au Centre Bérard Lyon,
au CHU Minjoz à Besançon, au Comité Amérique Latine du Jura.

Notre prochaine réunion de travail,
ouverte à toute personne intéressée
de près ou de loin par l’Amérique Latine,
se tiendra le lundi 10 septembre à 20 heures
au Centre Social (rue de Pavigny)
à Lons le Saunier (39).

Nouvelles récentes

MEXIQUE – Elections présidentielles (02/07/2018)

Andres Manuel López Obrador (A.M.L.O) a gagné avec une large avance les présidentielles célébrées le 2 juillet au Mexique. Le dispositif de comptage rapide de l’autorité électorale lui reconnait 53% des votes et un avantage de plus de 20 points pour cent sur le second candidat.

López Obrador s’est présenté comme le candidat antisystème et a réussi à prendre una avance considérable sur son rival Ricardo Anaya, encouragé par une équipe de de droite etgauche (PAN, PRD et Mouvement Citoyen) et à José Antonio Meade, du PRI, jusqu’ici au pouvoir, et qui apparait à une lointaine troisième place.

« L’information des résultats dont je dispose m’indique que la tendance favorise Andrès Manuel Lopez Obrador. Il y a quelques minutes je lui ai parlé au téléphone, je reconnais son triomphe et lui exprime mes félicitations et lui souhaite le succès pour le bien du Mexique », dit Anaya depuis son lieu de campagne.

López Obrador, 64 ans, a su capitaliser le ras-le-bol du Mexique pour la violence brutale et la corruption rampante, après le gouvernement de Enrique Peña Nieto du PRI. Continuer la lecture

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NICARAGUA – Mardi 17 juillet

Depuis les premières heures d’aujourd’hui, mardi 17 juillet 2018, les paramilitaires, la police et les forces « antiémeutes » liées au gouvernement Ortega-Murillo ont commencé une attaque contre le quartier indigène de la ville de Masaya : Monimbó. Dans des déclarations publiques, le chef de la police, présent dans le commissariat de Masaya, Ramón Avellán, affirme que son supérieur, Ortega-Murillo, lui a ordonné de prendre le contrôle total de Masaya, de Monimbó et de la région environnante « quel qu’en soit le prix ». En d’autres termes, le pouvoir dictatorial a décidé d’augmenter la répression. Le but est le suivant : Ortega veut pouvoir annoncer le 19 juillet – soit le 39e anniversaire de la révolution sandiniste – le triomphe militaire contre la protestation civique qui a commencé le 18 avril 2018.

Ortega-Murillo ne « dialoguera » pas et ne négociera pas, car le binôme au pouvoir pense avoir gagné. Il a démantelé les barrages (tranques), éliminé de nombreux dirigeants des tranques, la population est terrifiée. Il n’y a pas de pression internationale, à l’exception de certains communiqués de l’OEA, de l’Union européenne, des Etats-Unis et de certains présidents latino-américains. Cela ne le tourmente pas. Cela ne l’intimide pas. Il poursuivra sa stratégie : réprimer, tuer, tyranniser la population. Pour Ortega-Murillo, ce n’est qu’une question de temps avant que la crise sociopolitique soit maîtrisée. Il a opté pour une « sortie de crise » à la Pinochet : ce qui implique des morts, des blessés, des prisonniers politiques, des disparitions et l’effondrement de l’économie nicaraguayenne (plus de pauvreté, plus de chômage, plus de récession). Les forces gouvernementales Ortega-Murillo pourront entrer à Monimbó parce qu’elles disposent de la force militaire, mais elles ne pourront pas gouverner. (Réd. A l’Encontre, sur la base d’informations reçues ce soir, à 21h)

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VENEZUELA – Le programme de Maduro

« Nous devons opérer un changement radical, une rectification en profondeur, et un profond réapprentissage. Nous ne faisons pas les choses correctement et nous devons changer ce pays » a déclaré Nicolas Maduro devant la plénière des députés constituants, lors de la session extraordinaire du jeudi 24 mai où il prêtait serment en tant que président réélu pour la période 2019-2025. Dans son discours, Maduro a appelé à « une transformation de la direction de la révolution. Nous n’en faisons pas assez et nous ne nous débrouillons pas bien. Nous faisons de bonnes choses, mais cela ne veut pas dire que nous en faisons assez ! Pour résoudre les problèmes, il n’y a pas d’excuses … nous avons tous les gouvernorats, les mairies, les conseils législatifs, la Constituante ! ».

Le chef de l’Etat a tracé six grandes lignes d’action :

1. Un processus de réconciliation nationale pour lequel il a demandé de commencer un processus de libération des dirigeants d’opposition emprisonnés pour leur responsabilité dans les violences des guarimbas de 2017 : « Il y a un ensemble de personnes emprisonnées pour la violence politique. Pas de pardon pour les assassins mais je veux que d’autres soient libérés et que cela donne l’occasion d’un processus national de réconciliation avec ceux qui n’ont pas commis de crimes graves. J’annonce une large politique de rencontre et de pacification pour que ceux qui étaient dans la violence se retrouvent dans le champ de la légalité et du respect de la Constitution ! ». Continuer la lecture

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BRÉSIL – Le coup d’État avance avec plus de violence dans les mondes rural et urbain

Par Ruben Siqueira, vendredi 22 juin 2018, mis en ligne par Dial

Ruben Siqueira est membre de la Commission pastorale de la terre (CPT) de Bahia et de la Coordination nationale de la CPT. Dans ce texte, paru dans la revue Pastoral da terra (n° 232, janvier-mars 2018), il dresse un état de lieux des offensives conduites par la classe dominante de retour au pouvoir.


Nous vivons une période extraordinaire de violations et de violences. Pas seulement au Brésil. Mais qu’est-ce que l’« extra » par rapport à l’« ordinaire » ? Le pays vit actuellement une succession interminable de coups d’État ourdis par une classe dominante réactionnaire et globalisée, contre la fragile démocratie institutionnelle, politique et sociale du pays – le plus récent étant l’intervention militaire à Rio de Janeiro sous le faux prétexte de combattre la violence du « crime organisé » [1]. Cette allégation n’est rien de plus qu’un « rideau de fumée », une tentative pour relever la popularité du président qui n’a jamais été aussi basse, pour intimider les habitants des favelas et faire reculer la gauche et la candidature d’une véritable opposition aux élections présidentielles d’octobre. Elle est simple, cette grande complexité : après avoir accompli son rôle d’instrument d’intervention politico-judiciaire sur la conjoncture du pays, l’opération Lava Jato [« Lavage express »] est devenue contraire aux intérêts des auteurs corrompus du coup d’État. Elle a été remplacée par l’intervention militaire. Que va-t-il se passer maintenant ? Continuer la lecture

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