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Nouvelles récentes

Festival de Cannes 2019 : « Que sea ley », l’âpre lutte des Argentines pour le droit à l’avortement

Des actrices françaises ont confirmé qu’elles monteront les marches du Palais des festivals avec le foulard vert, symbole de la légalisation de l’IVG en Argentine.

Le Monde – Par Angeline Montoya – Publié le 17 mai 2019

Il faisait froid et il pleuvait cette nuit-là à Buenos Aires. Pendant des heures, les centaines de milliers de personnes massées dans les rues pour suivre sur des écrans géants les débats au Sénat avaient scandé sans relâche : « Que sea ley ! » (« Que ce soit légal »). A trois heures du matin, le 9 août 2018, le verdict de la chambre haute est tombé : le projet de légalisation de l’interruption volontaire de grossesse (IVG) était rejeté.

Dans l’hémicycle, le sénateur et cinéaste Fernando Pino Solanas s’écriait, le cœur rempli d’espoir malgré la déception : « Aujourd’hui, ce n’est pas une défaite, c’est un triomphe monumental ! Personne ne pourra arrêter la marée de la nouvelle génération ! »

Dehors, parmi les milliers de personnes qui agitaient un foulard vert, symbole du droit à l’avortement, son fils, Juan Solanas, cinéaste lui aussi, filmait cet instant où l’Argentine avait failli devenir le troisième pays d’Amérique latine, après Cuba et l’Uruguay, à donner aux femmes le droit de décider.

Lire la suite de l’article sur le site du Monde

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BRÉSIL – Quels sont les projets de lois visant à prévenir de nouveaux crimes environnementaux comme celui de Brumadinho?

Publié par Alencontre le 25 janvier 2020 – Par Pedro Rafael Vilela

Le 25 janvier 2020, un samedi, de 8h à 21h, dans la ville de Brumadinho, région métropolitaine de Belo Horizonte, sera un jour très remarquable pour ceux et celles qui y seront présents. En effet, il y aura une année que s’est produit le crime/tragédie de la rupture du barrage de la compagnie minière Vale avec des «déchets de l’exploitation minière» – des boues toxiques ­– à Córrego do Feijão [zone rurale de la municipalité de Brumadinho], enterrant 272 personnes vivantes et tuant la rivière Paraopeba. Les corps de 11 «joyaux», comme on appelle affectueusement ces martyrs, sont toujours portés disparus sous la boue toxique.

Face à l’épuisement de la crise de l’eau et à tant de morts que l’exploitation minière criminelle et dévastatrice perpétue dans les Etats du Minas Gerais, du Pará et dans d’autres Etats, s’affirme un impératif éthique, celui de conquérir d’autres formes de travail qui interrompent la machine à tuer des compagnies minières qui font la guerre aux gens, à la «mère nature», à tous les animaux et à toutes sortes d’êtres vivants. Continuer la lecture

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BRÉSIL – Le compte rendu du Rapporteur spécial de l’ONU accablant

17 janvier 2020, par CETIM – Communiqué

Brésil : Le Rapporteur spécial de l’ONU exhorte le gouvernement et les multinationales à prendre leur responsabilité

16 janvier 2020 – Dans un compte rendu émis à l’issue de son voyage au Brésil en décembre 2019, le Rapporteur spécial sur la gestion et l’élimination des produits et déchets dangereux a clairement évoqué la responsabilité de la multinationale Vale et du gouvernement brésilien dans le drame du barrage de Brumadinho en janvier 2019.

En mars dernier, le CETIM saisissait le Conseil des droits de l’homme de l’ONU suite à la rupture du barrage de Brumadinho, propriété de la multinationale Vale, dans l’état du Minas Gerais. En collaboration avec les représentants des populations affectées brésiliennes présents à Genève (en particulier le Mouvement des affectés par les barrages, MAB), le CETIM dénonçait la responsabilité de Vale dans ce drame d’ordre criminel et organisait une rencontre avec différents Rapporteurs spéciaux pour leur demander de se rendre sur place pour enquêter (voir article paru dans le bulletin no 59 du CETIM).

Aujourd’hui, le CETIM est heureux que le Rapporteur spécial sur les incidences sur les droits de l’homme de la gestion et de l’élimination écologiquement rationnelles des produits et déchets dangereux, Baskut Tuncak, se soit rendu au Brésil. Dans un premier compte rendu publié suite à son voyage, il prend position dans notre sens et énonce clairement que la multinationale Vale aurait pu empêcher la rupture du barrage de Brumadinho.

« Après avoir recueilli pendant cinq ans les témoignages de communautés dont les droits ont été bafoués par les milieux d′affaires, en tant que rapporteur spécial de l’ONU, je n’ai jamais vu ou entendu un traumatisme aussi grave que celui que vit la communauté de Brumadinho. » indique Baskut Tuncak. Continuer la lecture

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BRÉSIL – Malgré les défis, la presse amazonienne se distingue dans sa couverture des enjeux environnementaux

25 janvier, par Jessica Botelho
Source : Autres Brésils

En tant que région la plus étendue du Brésil, dotée d’une importance critique dans les négociations mondiales sur les changements climatiques, la région Nord fait montre d’un certain nombre de défis vis-à-vis de la presse locale. Dans sa troisième édition, l’Atlas da Noticia (Atlas de l’info) a recensé l’existence de 323 nouveaux “déserts d’information”, en plus de la fermeture de six titres. Ces données sont inclues dans la cartographie des sept états de la région.

Le journalisme local y est confronté à des défis financiers et institutionnels, ainsi qu’à la persécution des journalistes actifs/ves dans le suivi des questions environnementales. Il s’est pourtant révélé incontournable dans la couverture des enjeux environnementaux. C’est le journal Folha do Progresso, basé dans la ville de Novo Progresso, État du Pará, qui a dénoncé le dit « Jour du feu » après avoir mené une enquête révélant le plan des propriétaires terriens locaux de déclencher des incendies criminels de manière coordonnée le 10 août.

Folha do Progresso est un journal bi-mensuel imprimé dans cette ville du sud-ouest de l’État du Pará où vivent un peu plus de 25 000 habitants. En plus du format imprimé, Folha do Progresso maintient un site web qui héberge des vidéos et une web radio. Durant les incendies, le journal G1[note Globo] Santarém (un groupe qui intègre la chaîne de télévision Tapajós, affiliée au groupe Globo) a couvert l’intégralité de l’arrestation des pompiers volontaires [de Alter do Chão] de Santarém (PA) accusés d’avoir provoqué des incendies dans la région. Continuer la lecture

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