Agenda

ASSEMBLÉE GÉNÉRALE ORDINAIRE
Samedi 26 mars 2022
à 15h 00
Centre Social
2 rue de Pavigny
à LONS LE SAUNIER

– Rapport moral

– Bilan des activités 2021

– Bilan financier 2021

– Élections au conseil d’administration (moitié sortante)

Tout(e)adhérent(e) à jour de sa cotisation peut être candidat(e) au conseil d’administration

Afin de permettre à notre association de poursuivre son activité au profit de l’Amérique Latine, il est essentiel de renforcer le conseil d’administration. Toute nouvelle candidature est donc la bienvenue !

– Enquête aux adhérents(es)

Cette enquête vise à améliorer la qualité de la communication de l’association avec ses adhérents et ses partenaires. A partir de la présentation des premiers résultats de l’enquête aux adhérents, nous vous proposons un temps d’échange.

– Questions diverses

L’assemblée générale s’achèvera parle pot de l’Amitié qui permettra de prolonger les échanges.

 

A noter dans vos agendas :

Une exposition-vente d’artisanat d’Amérique Latine se déroulera du dimanche 17 juillet au mercredi 17 août 2022 à la mairie de Clairvaux les Lacs (39).

Nouvelles récentes

BRÉSIL – Malgré les défis, la presse amazonienne se distingue dans sa couverture des enjeux environnementaux

25 janvier, par Jessica Botelho
Source : Autres Brésils

En tant que région la plus étendue du Brésil, dotée d’une importance critique dans les négociations mondiales sur les changements climatiques, la région Nord fait montre d’un certain nombre de défis vis-à-vis de la presse locale. Dans sa troisième édition, l’Atlas da Noticia (Atlas de l’info) a recensé l’existence de 323 nouveaux “déserts d’information”, en plus de la fermeture de six titres. Ces données sont inclues dans la cartographie des sept états de la région.

Le journalisme local y est confronté à des défis financiers et institutionnels, ainsi qu’à la persécution des journalistes actifs/ves dans le suivi des questions environnementales. Il s’est pourtant révélé incontournable dans la couverture des enjeux environnementaux. C’est le journal Folha do Progresso, basé dans la ville de Novo Progresso, État du Pará, qui a dénoncé le dit « Jour du feu » après avoir mené une enquête révélant le plan des propriétaires terriens locaux de déclencher des incendies criminels de manière coordonnée le 10 août.

Folha do Progresso est un journal bi-mensuel imprimé dans cette ville du sud-ouest de l’État du Pará où vivent un peu plus de 25 000 habitants. En plus du format imprimé, Folha do Progresso maintient un site web qui héberge des vidéos et une web radio. Durant les incendies, le journal G1[note Globo] Santarém (un groupe qui intègre la chaîne de télévision Tapajós, affiliée au groupe Globo) a couvert l’intégralité de l’arrestation des pompiers volontaires [de Alter do Chão] de Santarém (PA) accusés d’avoir provoqué des incendies dans la région. Continuer la lecture

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BRESIL – MANIFESTE DE PIARAÇU

Sommet de leaders amazoniens uni.es contre Bolsonaro

22 janvier, par Observatoire de la démocratie brésilienne

Source : Autres Brésils

600 dirigeant.es ont élaboré ce manifeste en défense de la forêt et des peuples autochtones.

Mebengokrê, à Piaraçu, n’a pas été choisie par hasard : elle se trouve loin des grands centres urbains, sur les rives du fleuve Xingu, en pleine forêt vierge.

L’objectif principal de la réunion : former une union sacrée pour faire face aux projets du gouvernement Bolsonaro qui menacent selon ces caciques le mode de vie des peuples autochtones, notamment une loi qui autoriserait les activités minières sur leurs terres.

DES DIRIGEANT.E.S ET CHEF.FES AUTOCHTONES DU BRÉSIL REUNI.E.S A PIARAÇU

Nous, représentants de 45 peuples autochtones du Brésil, soit plus de 600 participants, avons été conviés par le cacique Raoni à nous réunir, du 14 au 17 janvier 2020, dans le village de Piaraçu (Terre indigène de Capoto Jarina), afin d’unir nos forces et de dénoncer le projet politique de génocide, d’ethnocide et d’écocide que mène le gouvernement brésilien.

L’État brésilien doit comprendre qu’il a une dette historique envers les peuples autochtones. Nous sommes les premiers habitants de notre pays. Nous ne défendons pas seulement l’environnement : nous sommes la Nature elle-même. Détruire l’environnement, c’est nous tuer. Nous voulons préserver la forêt sur pied, non pas parce qu’elle est belle, mais parce que tous les êtres qui l’habitent font partie de nous et courent dans notre sang.

L’État brésilien reconnaît les droits des autochtones dans les articles 231 et 232 de la Constitution fédérale de 1988, que nous avons contribué à élaborer, ainsi que dans d’autres normes juridiques nationales et internationales, telles que la convention 169 de l’Organisation Internationale du Travail (OIT). Nous exigeons donc que notre droit à une consultation libre, préalable et informée soit respecté chaque fois que sont prévus des projets et des décisions susceptibles de nous affecter et de menacer nos territoires et nos modes de vie. Continuer la lecture

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CHILI – « Nous vivons des jours historiques »

Par Justine Fontaine

Plus d’un million de personnes ont défilé dans les rues de Santiago du Chili vendredi 25  octobre – sans compter les manifestations dans d’autres villes du pays – pour protester  contre les inégalités sociales. Sur plus de deux kilomètres, les gigantesques avenues qui mènent à Plaza Italia, dans le centre de Santiago, débordent de manifestants. Ces Chiliens,  dont beaucoup de jeunes, demandent le départ du gouvernement et des réformes  profondes pour mieux redistribuer les richesses du pays.

« Nous vivons des jours historiques, estime Javiera Herrera, étudiante, qui manifeste tous  les jours depuis une semaine. Car nous ne pouvons pas continuer ainsi, à nous endetter  pour acheter à manger, pour nous soigner, pour payer nos études. De quelle qualité de vie peut-on parler dans ces conditions ? Les gens en ont marre ! »

Changement profond

Les manifestants, d’abord mobilisés contre la hausse du ticket de métro, demandent des  réformes sociales profondes – dans l’un des pays les plus inégalitaires au monde – mais  aussi la fin de la répression contre les manifestants, qui a fait des centaines de blessés.

Mais ils n’ont pas été convaincus par les annonces faites jusqu’à maintenant par le  gouvernement de Sebastian Piñera. Le président de droite, l’un des hommes les plus riches  du Chili, a promis d’augmenter les minima vieillesse de 20%. Il a par ailleurs annulé l’augmentation du prix du ticket de métro et du prix de l’électricité. Mais les manifestants  souhaitent un changement beaucoup plus profond : par exemple, une réforme radicale du  système de santé public, très critiqué, et du système de retraites, privatisé dans les années 1980 sous la dictature du général Pinochet.

Violences policières

Depuis le début du mouvement, plus de 500 personnes ont été hospitalisées après avoir été blessées par des armes à feu, des tirs au plomb ou des tirs de flashballs. Maximiliano Leiva,  étudiant et photographe amateur le constate tous les jours: « Ils visent directement la foule.

Les gens luttent avec de simples casseroles et cuillers en bois, mais eux nous visent avec des flashballs et des bombes lacrymogènes. » Plusieurs personnes ont aussi dénoncé avoir été victimes de tortures de la part des forces de l’ordre ou arrêtées chez elles par des policiers  sans mandat d’arrêt. Une délégation du Haut-commissariat des Nations unies aux droits de l’homme est attendue dès lundi au Chili pour examiner ces accusations.

Le président Sebastiañ Piniera a déclaré de son côté avoir « entendu le message ». « La foule, joyeuse et pacifique, défile aujourd’hui avec des Chiliens qui demandent un Chili plus juste et solidaire. Cela ouvre de grands chemins d’avenir et d’espérance », a déclaré le chef de l’État sur Twitter. « Nous avons tous entendu le message », a-t-il ajouté… (RFI, 26 octobre 2019)

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CHILI – « Le Chili d’il y a un mois a cessé d’exister »

Par Aude Villiers-Moriamé –Publié par Alencontre. 26-10-2019.

« La plus grande manifestation du Chili. » C’est ainsi que restera, dans les mémoires, le  assemblement de ce vendredi 25 octobre à Santiago, où plus de 1,2 million de personnes ont gagné la plaza Italia et l’Alameda, l’avenue qui mène au palais présidentiel.

« C’est la première fois que l’on voit ça depuis la manifestation pour le non au référendum  de Pinochet, en 1988 », souligne Julio Pinto, historien de l’université de Santiago du Chili.  A l’époque, plus de 1 million de personnes étaient descendues dans les rues de la capitale  pour exiger la fin de la dictature militaire (1973-1990), à la veille d’un référendum pour  décider du maintien ou non au pouvoir du général Augusto Pinochet. Ce vendredi, alors  que le mouvement social dure depuis déjà une semaine, Santiago a connu sa journée la plus intense de mobilisation sociale. «Cela montre bien l’ampleur du mécontentement, qui ne  faiblit pas», note M. Pinto.

«Trop de demandes urgentes»

Pour Marta Lagos, analyste politique et fondatrice de l’institut de sondages  Latinobarometro, « une porte s’est ouverte, et elle ne va pas se refermer de sitôt. La société  chilienne a accumulé trop de demandes urgentes ». Dans un pays où 1% de la population,  une poignée de milliardaires – parmi lesquels figure le président de droite Sebastian Piñera –, concentre près du tiers des richesses, « l’indignation et le malaise se sont profondément  accentués », indique Marco Kremerman, économiste de la Fondation Sol.

Vu de loin, tous les voyants économiques du Chili, réputé l’un des plus stables d’Amérique  du Sud, pourraient sembler au vert : croissance ininterrompue depuis trente ans, taux de  pauvreté de 8 % – contre 35 % en Argentine – faible inflation… « Mais ce qu’il faut se  demander, c’est à qui bénéficie vraiment la croissance… L’économie chilienne paraît  prospère, mais les salaires ne sont pas du tout alignés sur le coût de la vie », analyse Marco  Kremerman. Au Chili, la moitié des travailleurs gagne 400 000 pesos (500 euros) ou moins  par mois, « alors que le coût de la vie y est équivalent à celui d’un pays européen », explique  l’économiste. « Ces dernières années, un problème s’est aussi particulièrement  aggravé : celui de l’endettement de la population. Sur 14 millions d’adultes, plus de 11  millions sont endettés. »

C’est le cas de José Quezada. Ce Chilien de 21 ans a contracté une dette de 30 millions de pesos (plus de 37 000 euros) pour financer ses six ans d’études en génie civil, dans une  université privée de la capitale. Il manifestait plaza Italia, ce mardi, le visage blanchi par  l’eau bicarbonatée, afin de contrer les effets du gaz lacrymogène. « Cela va probablement me prendre plusieurs décennies pour tout rembourser, déplore le jeune homme. J’ai grandi en sachant qu’il fallait s’endetter pour étudier, puis qu’il fallait travailler dur pour rembourser son prêt, puis qu’on allait avoir une retraite misérable. »

L’éducation, la santé, les retraites… et même l’eau : tout est privatisé au Chili. Le système  de retraite, qui fonctionne par capitalisation individuelle auprès de fonds de pension privés, ne permet pas à l’immense majorité des personnes âgées de vivre dignement. Magdalena  Cid, la soixantaine, touche 250 000 pesos (310 euros) par mois. «C’est déjà beaucoup, j’ai presque honte de le dire. Mais le fait est que je ne peux pas payer mon loyer, qui s’élève à  260 000 pesos, avec ça. Au lieu de profiter de ma retraite, je dois continuer à travailler !  s’indigne la sexagénaire, qui a un petit boulot de vendeuse pour subvenir à ses besoins.  Pour l’instant, ça va, mais je ne sais pas ce que je ferai lorsque ma santé ne me permettra plus de travailler.» Magdalena Cid soutient entièrement le mouvement contre les inégalités sociales, et attend du gouvernement chilien des réformes profondes.

Le président Sebastian Piñera a annoncé mardi soir une longue série de mesures,  comprenant notamment une hausse de 20 % du minimum retraite. «Cela peut sembler beaucoup, mais si l’on part d’un montant très bas, c’est-à-dire 110 000 pesos [136 euros], 20 % d’augmentation représente très peu d’argent supplémentaire», fait remarquer l’économiste Marco Kremerman. Le gouvernement chilien a aussi fixé un seuil de revenu minimum de 350’000 pesos, s’engageant à compléter les revenus des salariés travaillant  dans des entreprises qui ne pourraient pas leur verser ce montant. «Avec ces mesures, le  gouvernement a poussé plus loin encore l’idée d’un Etat néolibéral qui subventionne des  entreprises privées. Ce n’est pas du tout un changement de paradigme», estime le  chercheur.

Pour l’analyste politique Marta Lagos, «les mesures du gouvernement auraient été  applaudies il y a un mois. Mais le Chili de cette époque a cessé d’exister». Les manifestants réclament aujourd’hui un virage à 180 degrés. «Et M. Piñera ne se montre pas à la hauteur.»

D’abord provoquée par la hausse du coût de la vie dans le pays – et en particulier par  l’augmentation, annulée depuis, du prix du ticket de métro à Santiago –, la colère des  Chiliens s’étend aujourd’hui à la réponse disproportionnée du gouvernement face au  mouvement social. «Faire appel à l’armée, qui n’est pas préparée à maintenir l’ordre dans la société civile, a été une grande erreur», affirme l’historien Julio Pinto. Selon l’Institut  national des droits humains (INDH), organisme public indépendant, plus de 3 000 personnes ont été arrêtées en une semaine, et près de 400 blessées par arme à feu. Un bilan  provisoire fait état de 19 morts.

« Un climat de peur »

Au moins cinq de ces personnes auraient été tuées par les forces de l’ordre, selon l’INDH, qui recense une quinzaine de cas de violences sexuelles. Michelle Bachelet, ex-présidente socialiste du Chili, haute-commissaire aux droits de l’homme de l’ONU, a annoncé qu’une commission se rendrait lundi dans le pays pour enquêter sur les allégations de violations des droits de l’homme.

Plaza Italia, José Quezada brandit une pancarte sur laquelle il a écrit «El derecho de vivir en paz» (le droit de vivre en paix), en référence à la chanson de Victor Jara, assassiné dans les jours suivant le coup d’Etat militaire de septembre 1973. Ces derniers jours, elle est devenue l’hymne des manifestants contre les violences policières, résonnant de balcon en balcon dès les premières minutes du couvre-feu, instauré depuis sept nuits consécutives dans de nombreuses villes du pays.

« Nous, les Chiliens, pensions que le respect des droits de l’homme était un sujet résolu, un acquis définitif de la démocratie, indique Julio Pinto. Le gouvernement Piñera a voulu instaurer un climat de peur. » C’était sans compter sur la capacité de mobilisation des jeunes Chiliens, en première ligne dans ce mouvement de contestation sociale. «Nos parents ont connu le coup d’Etat et la dictature, déclarait Carla Rojas, étudiante de 26 ans, dimanche 20 octobre, lors d’une grande manifestation pacifique plaza Nuñoa. Mais nous, non, alors nous n’avons pas peur du couvre-feu, ni de sortir dans les rues pour manifester comme il se doit ! » (Article publié sur le site du quotidien Le Monde, le 26 octobre 2019)

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