Organisation mexicaine ERRAC .

Projet : “ Réseau de femmes artisanes de Hidalgo – 2009 ”1/Antécédents de ce réseau.
La micro-région de travail dans l’Etat de Hidalgo est divisée en deux sous-régions : le Haut Mezquital et la Sierra Viva. Elle se situe à la limite nord de la région Centre du Mexique.
Dans la première sous-région, les groupes hñas-hñus de Milpa Maguey Tierno de la Mujer, constitués de 23 femmes productrices du nectar d’aguamiel, disposent aussi d’une serre de cactées (magueys et nopales). L’autre groupe est celui de Dexthí – Cerro Blanco, qui est constitué de quatre femmes qui produisent des shampoings : de sábila, sangre de grado et xithé ou lechuguilla : et dans la seconde communauté on produit du savon solide pour la peau et les cheveux.
Dans la Sierra Viva nous travaillons avec deux autres groupes , las Manzanas et La Laguna, tous deux producteurs de remèdes selon la médecine traditionnelle.
En 2002, ces 4 groupes de femmes possédaient déjà les techniques de l’utilisation écologique de leurs ressources et de fabrication de produits adoucissants, savons, pommades et sirops.
Elles s’étaient libérées de la servitude imposée par les participants masculins. Cependant, le commerce n’atteignait pas  les niveaux requis pour améliorer de manière significative l’économie familiale.
ERRAC les a appuyées de nouveau. Depuis lors ces groupes de femmes hñas-hñus se sont alliées avec celles de la Sierra, également marginalisées et pauvres. Elles ont constitué un réseau de femmes pour la commercialisation de leurs produits.
A partir de l’année 2005 s’est formé  le Réseau de Femmes artisanes de Hidalgo, intégré par les groupes mentionnés auparavant  et organisés dans le but de s’aider mutuellement dans la production et la commercialisation.
En 2008, les ventes ont augmenté de plus de 100 %. La volonté persévérante de toutes ces femmes organisées, luttant pour surmonter l’injustice de leur situation, a demandé un triple effort, dans l’apprentissage de techniques de production et d’administration, avec un capital financier renouvelable, accru durant des années et avec l’attention systématique sur un marché en expansion.

2/Justification.
A partir de 2006, il y a eu des avancées dans l’organisation des groupes pour la production et le commerce. En analysant de manière collective l’expérience différente dans les groupes, on a proposé le travail en équipe comme un instrument qui améliore les résultats.
Les groupes les plus anciens se sont montrés plus autocritiques et plus aptes à faire des propositions dans leur organisation.  C’est le cas de Milpa de Maguey et Las Manzanas.  Les autres groupes n’ont pas réussi à assigner des fonctions aux participantes. Ils se sentent  mieux  lorsqu’ils sont accompagnés bien que cela  engendre des coûts plus élevés.
On a trouvé de nouveaux marchés, cependant certains se sont avérés peu rentables ou peu intéressants en termes économiques, vu que leur paiement retarde la dynamique de production. Il faut étudier l’ensemble des opérations financières.
Une nouvelle auto-évaluation est nécessaire aussi pour qualifier les niveaux de production, les recettes monétaires et non monétaires du travail féminin, ainsi que la soutenabilité du projet.

3/ Objectif.
L’objectif général  du projet en cours est de  promouvoir le renforcement du réseau de femmes dans les 3 aspects : production, commercialisation et exigences fiscales.

Ce contenu a été publié dans Les brèves, avec comme mot(s)-clé(s) , , , , , , , , . Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *