BREVES – mai 2014

(REBELION – ADITAL – ERBOL)

BOLIVIE. Le lithium de l’avenir.
La Bolivie avance lentement vers l’ère du lithium. Alors que l’Australie, le Chili, la Chine et le Canada exportent déjà le métal et tirent bénéfice de la fabrication croissante de batteries, notre pays continue dans la phase initiale de développement de ce secteur, qui sera un secteur clé de l’économie mondiale d’ici 5 ou 10 ans au plus. Juan Carlos Zuleta, expert bolivien sur ce thème , a signalé que la Bolivie possède dix millions de tonnes de lithium, dans le seul Salar d’Uyuni. Avec l’Argentine et le Chili, ces trois pays concentrent 70% des ressources planétaires de ce produit. Ce qui signifie que l’Amérique du Sud sera le principal fournisseur d’énergie quand le pétrole sera remplacé par la propulsion électrique, dans laquelle le lithium est l’élément central. Zuleta conseille de s’allier avec la Corée, le Japon et la Chine pour faire de la Bolivie un acteur important sur ce marché.

PEROU. La cocaïne légale ?
En Uruguay, en Hollande et au Portugal, ainsi que dans les Etats nord-américains du Colorado et de Washington, on a décidé de dépénaliser au moins une des drogues interdites auparavant. Dans ces pays on n’emprisonne plus ceux qui vendent ou consomment des substances comme la marihuana. Pour la première fois il y a des lieux où nous apprendrons ce qui se produit quand on supprime une interdiction comme celle-ci. L’Entreprise Nationale de la Coca (ENACO), produit déjà 320 kilos de cocaïne pure et légale à des fins cliniques ou industrielles.

VENEZUELA. « Sans les travailleurs, pas de pays ».
Fidèle aux engagements de protéger le pouvoir d’achat et de maintenir continuellement le salaire plusieurs points au-dessus de l’inflation, le Président de la République Nicolas Maduro a annoncé ce mardi 29 avril une nouvelle hausse de 30 pour cent du salaire minimum des travailleurs et des revenus des retraités et pensionnés. Le salaire minimum s’établit donc au premier mai 2014 à 4251,78 bolivars. Si l’on y ajoute les chèques d’alimentation il s’élève à 5.602 bolivars. Avec la hausse décidée en début d’année, le salaire minimum a donc augmenté de 43 % en 2014 : ¨En 15 ans de révolution, nous avons décidé, fidèles à notre politique socialiste et à notre mandat constitutionnel, 25 augmentations salariales et 25 augmentations des pensions. C’est un record, aucun autre pays ne l’a fait » a déclaré le président du Venezuela.
Ces annonces ont été faites lors de la Conférence nationale avec le monde du travail. ¨Sans les travailleurs nous n’aurions pas de pays, pas de patrie » a ajouté Nicolas Maduro, lui-même ex-syndicaliste du transport, qui a par ailleurs annoncé la création d’une commission présidentielle pour proposer de nouvelles améliorations à la Loi du Travail (2012) d’inspiration anti-néo-libérale.
En plus du renforcement des services publics gratuits (santé, éducation, etc..), cette politique de hausse continue des salaires des travailleurs et de lutte contre l’inflation fonctionne grâce à un contrôle sur le terrain du prix des produits de première nécessité.

AMERIQUE LATINE . Quel sens donner au premier mai ?
A l’occasion de la journée des Travailleurs, le gouvernement du Venezuela a établi une augmentation du salaire minimum de 30 %. Le président bolivien Evo Morales a signé une augmentation salariale de 20 %. Morales, en ses huit années de gouvernement, a augmenté le salaire minimum national de 300%. Rafael Correa, président de l’Equateur, a accepté la proposition du nouveau Code du Travail présenté par des manifestants du 1er mai. Les présidents du Nicaragua et du Salvador, aux côtés du peuple mobilisé, ont célébré le 1er mai en annonçant des transformations structurelles fondées sur les droits.

 

 

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