Brèves (été 2014)

(NoticiasAliadas)

BRESIL. Monseigneur Tomás Balduino, défenseur de la réforme agraire et des peuples indigènes du Brésil, est décédé le 2 mai 2014 à l’âge de 91 ans. Religieux dominicain et évêque du diocèse de Goiás, au centre du pays, il a participé à la création du Conseil Indigéniste Missionnaire en 1972 et de la Commission Pastorale de la Terre en 1975, dont il fut président de 1999 à 2005. Il appuya la Mouvement des Travailleurs sans Terre (MST) et durant des années dénonça la violence envers les paysans dans les conflits pour la terre.

CHILI. Le Département d’Etat des Etats-Unis a publié le 23 mai un livre qui rassemble 366 documents déclassifiés sur le Chili élaborés entre 1969 et 1973, qui révèlent les actions de Washington pour éviter le triomphe électoral du Président Salvador Allende (1970 – 73 ), les conversations entre le président Etats-unien de l’époque Richard Nixon (1969 – 74 ) et le Secrétaire d’Etat Henry Kissinger dans lesquelles il ordonne de ruiner l’économie chilienne après la nationalisation du cuivre et la connaissance anticipée de la CIA sur le coup d’Etat militaire qui allait renverser Allende. Un second tome inclura des documents allant de 1973 à 1976.

GUATEMALA. La haute commissaire adjointe des Nations Unies pour les Droits de l’Homme, Flavia Pansieri, alerta le 22 mai à propos d’une résolution approuvée par le Congrès du Guatemala en avril , et qui nie l’existence d’un génocide contre la population indigène durant les 36 ans de guerre civle (1960 – 1996), guerre qui a causé plus de 250 000 morts. Selon la Commissaire, la déclaration – présentée par un législateur allié de l’ex-dictateur Ríos Montt ( 1982-83 ) accusé d’avoir encouragé l’extermination de la population maya ixil durant son régime – , pourrait affecter le nouveau jugement pour génocide contre Ríos Montt qui aura lieu en janvier 2015.

CHILI. Amnesty International déclare que 30 % de la population chilienne redoute d’être torturée en cas de détention, car la pratique de la torture n’est pas reconnue comme délit dans la législation chilienne. Amnesty a lancé une campagne « Stop torture au Chili » le 26 juin, dans le cadre de la Journée Internationale d’Appui aux Victimes de la Torture. L’objectif de cette campagne, qui se réalise au niveau mondial, est la protection de toutes les personnes contre le risque d’être victimes de traitements cruels, inhumains et dégradants par l’Etat.

AMERIQUE LATINE – CARAÏBES. Dans cette zone, environ 1,8 million de personnes sont victimes de travail forcé, activité qui génère des gains illicites pour 12 milliards de dollars, révèle le récent rapport de l’OIT (Organisation Internationale du Travail) : « Profits et pauvreté : aspects économiques du travail forcé ». Bien que 90 % des gains illicites correspondent à l’exploitation sexuelle commerciale, cette pratique est courante également dans le travail domestique, l’agriculture, la construction, les manufactures, l’industrie minière et les services. L’exploitation inclut la servitude pour dettes, pratique analogue à l’esclavage et à la traite de personnes.

EQUATEUR. L’Assemblée Nationale a approuvé le 24 juin à une large majorité la Loi des Eaux (ressources hydriques, utilisations, et approvisionnement) qui donne à l’Etat la maitrise de cette ressource et évite sa privatisation. Elle prévoit aussi la redistribution équitable et garantit le soin des sources et leur qualité. En outre, elle priorise l’eau pour la consommation humaine et garantit l’eau d’irrigation pour la production agricole destinée à la consommation interne. L’initiative, qui a reçu l’appui massif des citoyens, remplace le réglement en vigueur depuis 40 ans.

EQUATEUR-PEROU. Le Conseil de Sécurité des Nations Unies a approuvé le 26 juin dernier une résolution présentée conjointement par l’Equateur et le Pérou pour que ces deux Etats adoptent des normes destinées à assurer que l’acquisition, la possession et l’utilisation d’armes civiles sont régulées de manière effective pour éviter la mauvaise utilisation et les dommages éventuels à des tiers. Selon les données du gouvernement péruvien, dans le pays sont enregistrées 300 000 armes dans les mains des civils. En Equateur 170 000 permis ont été délivrés pour port d’arme.

 

 

 

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